Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 980975 )Nouveaux sacrements et FSSPX par Halbie (2024-10-18 10:00:16) 

Je crée un nouveau fil pour ne pas polluer celui consacré au décès de Mgr Tissier de Mallerais. Je voulais répondre au message de Lycobates ici

Je n'ai jamais bien compris quelle était la position de la Fraternité concernant les nouveaux sacrements. Mgr Lefebvre les trouvait manifestement douteux puis qu'il confirmait sous condition (et ordonnait ?). Quid depuis 1991 ? On sait, comme l'a rappelé Lycobates, que Mgr Tissier de Mallerais les trouvait plus que douteux, mais je n'ai pas l'impression que sa position soit encore publiquement partagée par les prêtres et les évêques de la FSSPX.
images/icones/carnet.gif  ( 980977 )Pour la confirmation... par Zbourgue (2024-10-18 11:26:56) 
[en réponse à 980975]

... quand le saint chrême ou la matière utilisée n'est pas à base d'huile d'olive (par exemple huile de tournesol) , ils reconfirment sous condition. Je le sais puisqu'un de mes amis a été reconfirmé pour cette raison au début des années 2000.

Pour les autres sacrements je ne peux vous dire.

images/icones/1i.gif  ( 980979 )M'enfin !... Comment font-ils... par Père M. Mallet (2024-10-18 11:42:01) 
[en réponse à 980977]

...pour savoir si le Saint-Chrême utilisé à Trifouilly-le-Petit en 1993 par Mgr X., un des 4 évêques auxiliaires, avait été confectionné avec de l'huile d'olive ou bien de tournesol ?...


Abbé Michel Mallet (admiratif, dubitatif et perplexe)



images/icones/carnet.gif  ( 980989 )Pour le coup par Leopardi (2024-10-18 14:16:01) 
[en réponse à 980979]

L'huile d'olive a une odeur caractéristique très reconnaissable.

Leopardi
Grand consommateur
images/icones/carnet.gif  ( 980992 )En l'occurence par Zbourgue (2024-10-18 14:52:09) 
[en réponse à 980989]

Mon ami savait qu'il ne s'agissait pas d'huile d'olive mais d'huile de tournesol car on leur avait dit.
images/icones/fleche2.gif  ( 980999 )Il y a aussi le baume par Lycobates (2024-10-18 15:48:40) 
[en réponse à 980989]

qui s'ajoute à l'huile d'olives (pour en faire le Saint Chrême) et qui apporte un parfum particulier.
images/icones/fleche2.gif  ( 980996 )En l'espèce ... par Lycobates (2024-10-18 15:11:47) 
[en réponse à 980979]

au moins dans les diocèses devenus conciliaires depuis 1965/70 que j'ai fréquentés, ce fut notoire, puisque le fait de ne plus utiliser l'huile d'olive mais une autre substance se savait parce que c'était plus au moins annoncé officiellement ou commenté dans les publications diocésaines.

Mais le problème ne se réduit pas à la question de la bonne matière de base (l'huile d'olive ad validitatem), il demeure le possible défaut de forme et de ministre idoine dans beaucoup de cas.
images/icones/carnet.gif  ( 980993 )Confirmation en rit traditionnel ED/diocésaines par Halbie (2024-10-18 14:55:07) 
[en réponse à 980977]

La question de la validité se pose aussi pour celles-ci ?
images/icones/colombe2.png  ( 981007 )Sur la confirmation par Jean-Paul PARFU (2024-10-18 18:36:39) 
[en réponse à 980977]

Il y a un doute sur le sacrement de confirmation conféré dans le cadre "Nom", soit parce qu'il est souvent conféré par des prêtres alors que le ministre de ce sacrement est normalement l'évêque, soit à cause des paroles prononcées, soit à cause de l'huile utilisée.

C'est la raison pour laquelle Mgr Lefebvre reconfirmait sous condition, comme je l'ai été moi-même par lui en 1986.
images/icones/carnet.gif  ( 981039 )Prêtres qui confirment par Candidus (2024-10-19 14:14:04) 
[en réponse à 981007]

Je ne vois pas comment le fait que le ministre de la confirmation soit un prêtre délégué par l'évêque, pourrait rendre douteux le sacrement.

Le prêtre est le ministre ordinaire de la confirmation dans les Églises grecques-catholiques roumaine et ukrainienne et dans plusieurs autres Églises catholiques orientales.

Par ailleurs, je crois, même si je ne peux pas l'affirmer avec une totale certitude, que Mgr Lefebvre a lui-même délégué des prêtres, dans les débuts de la FSSPX, pour confirmer des fidèles.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 981045 )délégués par le Pape seulement par Lycobates (2024-10-19 15:29:52) 
[en réponse à 981039]

ou dans les cas prévus par le droit canon.

Selon la sententia certa, un prêtre simplement délégué par l'évêque n'est pas le debitus minister, et il ne confirmera donc pas validement, en dehors des cas prévus par le droit (curé confirmant son propre paroissien en danger de mort, etc.).
Pour confirmer validement un prêtre a besoin d'une délégation pontificale, donc du Pape lui-même.
Le Concile de Trente, sans se prononcer sur les modalitès de la délégation, a anathématisé l'opinion qui maintient que tout prêtre peut confirmer comme ministre ordinaire de la confirmation.

Quant aux Orientaux unis au Siège de Rome, leurs confirmations conférées par des prêtres (un abus, et un départ de la pratique apostolique, longtemps institutionalisé) ne sont valides que moyennant cette même délégation.
Pour les Orientaux elle n'est pas nominative, ou liée à des cas de figure spécifiques, mais octroyée à certaines communautés en tant que telles.
Elle n'a pas été octroyée à toutes les communautés orientales, et à certaines (Bulgarie, Chypre, Italie et ses îles, les Maronites du Liban) la délegation a même été expressément révoquée. Dans ces cas les confirmations, aussi d'enfants baptisés dans le rite oriental par un prêtre oriental, sont invalides. Ce n'est donc pas automatique.

Pour les Latins il est impératif de reconfirmer sous condition tous les confirmands ayant été confirmés par un simple prêtre depuis les années '60 (même en supposant par ailleurs matière valide et ordres validement reçus ce qui est une autre question).
C'est la pratique chez nous, et aussi chez la FSSPX, et c'est très bien ainsi.
images/icones/carnet.gif  ( 981067 )Le CIC de 83 par Jerailu (2024-10-20 17:18:22) 
[en réponse à 981045]

donne à l'évêque la faculté de désigner des prêtres ministres extraordinaires de ce sacrement dans certains cas.


CIC83-Canon 884§1: L'Évêque diocésain administrera par lui-même la confirmation ou veillera à ce qu'un autre Évêque l'administre; mais si la nécessité le requiert, il peut concéder la faculté d'administrer ce sacrement à un ou à plusieurs prêtres déterminés.

CIC83-Canon 884§2: Pour une cause grave, l'Évêque, ou le prêtre doté de la faculté de confirmer en vertu du droit ou par une concession particulière de l'autorité compétente, peuvent, pour chaque cas, s'adjoindre des prêtres qui administrent aussi le sacrement.



Dans le diocèse où j'ai été confirmé, il a été fait le choix de toujours confirmer les adultes (nouveaux baptisés comme recommençants) lors d'une messe pontificale commune, l'année où j'ai reçu le sacrement nous étions 600 divisés en deux messes, l'une lors de la Vigile de la Pentecôte et l'une dimanche, il n'aurait pas été raisonnable de laisser monseigneur de Germay confirmer seul.


CIC83-Canon 885§1: L'Évêque diocésain est tenu par l'obligation de veiller à ce que le sacrement de confirmation soit administré à ses sujets qui le demandent dûment et raisonnablement.

CIC83-Canon 885§2: Le prêtre qui a cette faculté doit l'utiliser en faveur des personnes pour qui elle lui a été accordée.



Sur l'exception au Can. 885§2, je l'ai vu de mes yeux l'année de mon propre baptême, lors de la vigile pascale de 2021, car l'un de mes co-baptisés ne pouvait pas être présent lors de la pentecôte et aurait été obligé d'attendre un an pour l'être lors de la cérémonie pontificale, mgr De Germay a donc donné la juridiction nécessaire à notre recteur.

Evidemment, du point de vue sédévacantiste ce texte n'étant pas valide il est cohérent de ne pas tenir les confirmations faites sous ces cas comme valide par défaut, cependant même de ce point de vue -si on ne tient pas compte de la question de la validité du sacrement- il me semble que l'on pourrait en défendre la validité puisque pour d'autres sacrements où le prêtre est également ministre seulement s'il en reçoit la juridiction -je pense en particulier à la confession- si le prêtre ou le fidèle se trompe sur le fait que celui-ci en a le droit, le sacrement est bien tenu pour valide.
images/icones/1a.gif  ( 981088 )Merci pour votre témoignage par Lycobates (2024-10-21 12:08:47) 
[en réponse à 981067]

Vous le deviniez : le "CIC" de 1983 n'est pas opérant pour qui considère les autorités conciliaires comme caduques, mais même la FSSPX, qui accepte les autorités conciliaires en principe comme légitimes, agit dans la pratique en ignorant le "CIC" 1983, et dans certains cas, le CIC de 1917 aussi, l' "état de nécessité", vous voyez.


Dans le diocèse où j'ai été confirmé, il a été fait le choix de toujours confirmer les adultes (nouveaux baptisés comme recommençants) lors d'une messe pontificale commune, l'année où j'ai reçu le sacrement nous étions 600 divisés en deux messes, l'une lors de la Vigile de la Pentecôte et l'une dimanche, il n'aurait pas été raisonnable de laisser monseigneur de Germay confirmer seul.



On dirait que vos évêques conciliaires n'ont pas l'étoffe des héros.


Mais quelle idée d'associer des confirmations à une messe pontificale !
Dans la tradition catholique, on peut dire plusieurs fois millénaire, le sacrement de la confirmation est conféré toujours en dehors de la messe, et normalement sans messe, les évêques n'officiant pontificalement que dans leurs cathédrales et seulement pour les grandes fêtes.
Lorsque (je reviens toujours aux mêmes exemples) Mgr Ignatius Senestrey fut nommé (prince-)évêque de Ratisbonne en 1858 à 39 ans (et anobli depuis cette date : von Senestrey) - il resta en fonction pendant 48 ans, jusqu'en 1906 - , il commença son règne avec une visitation de grande envergure de son diocèse, qui avait peut-être été un peu délaissée par son prédecesseur, et conféra pendant cette tournée le sacrement de la confirmation à ... 31.000 enfants.
Allant pendant presqu'une année de paroisse en paroisse et visitant plusieurs paroisses par jour, après avoir célébré une messe basse tôt le matin, là où il avait passé la nuit, avec deux servants et son prêtre assistant.
Ecce sacerdos vere magnus !


Evidemment, du point de vue sédévacantiste ce texte n'étant pas valide il est cohérent de ne pas tenir les confirmations faites sous ces cas comme valide par défaut, cependant même de ce point de vue -si on ne tient pas compte de la question de la validité du sacrement- il me semble que l'on pourrait en défendre la validité puisque pour d'autres sacrements où le prêtre est également ministre seulement s'il en reçoit la juridiction -je pense en particulier à la confession- si le prêtre ou le fidèle se trompe sur le fait que celui-ci en a le droit, le sacrement est bien tenu pour valide.



Peut-être, mais ici s'ajoutent d'autres doutes raisonnables, régulièrement sur la matière et souvent aussi sur la forme, et cela en fait un peu beaucoup.
Le tutiorisme en matière sacramentelle oblige, notamment pour un sacrement qui imprime un caractère et ne peut être répété, normalement.
images/icones/mitre4.png  ( 981092 )Les évêques potiches par Nemo (2024-10-21 12:49:39) 
[en réponse à 981088]

Comme je suis d'accord avec vous !

Cette habitude de célébrer des messes pontificales partout a je crois été lancée par Mgr Lefebvre. Les fidèles étant frustrés de l'absence de messes pontificales dans leurs diocèses propres, le prélat a accepté d'en célébrer dans des diocèses dont il n'était pas l'ordinaire, sans mandat de ce dernier. Comme il n'avait pas accès aux cathédrales, il l'a fait dans des lieux de fortune. Et comme il n'était pas un grand liturge (lui-même me l'avait dit) et poussé par des cérémoniaires fougueux (j'en ai fait partie, péché de jeunesse) il a accepté de célébrer au trône mitré crossé. Il a aussi accepté de célébrer de simples messes solennelles ce qui est pire. Donc on associait messe pontificale et confirmation. Idée bien moderniste qui adore multiplier les accouplements liturgiques : Messe-vêpres, mariage célébré à l'offertoire. Autrefois on limitait cette pratique (Samedi Saint, ordinations) qui peut introduire de la confusion chez des fidèles mal informés.

On est aussi dans la période des messes hors des églises, voire en plein air, pratiques qui pourtant étaient très sévèrement encadrées et devaient être exceptionnelles. Le scoutisme a savamment utilisé pour faire progresser les idées nouvelles.

Dans le même ordre d'idées, alors qu'il n'y a jamais eu aussi peu de confirmations, on a créé des évêques auxiliaires (en principe cette anomalie ne devait exister que pour aider les évêques des gros diocèses à assurer les confirmations et autres rares cérémonies pontificales, dédicaces d'églises, ordinations...). Or justement on fait confirmer par des prêtres (ce qui ne devrait se faire qu'en cas de péril avéré).

En fait ces évêques devraient être seulement des vicaires généraux ou épiscopaux, mais cet épiscopat est distribué comme une légion d'honneur.

Toutes ces pratiques sont bien affligeantes, reviendra-t-on un jour à une situation logique et normale ?
images/icones/francis2.gif  ( 981096 )Je ne me prononcerai pas sur la légitimité par Jerailu (2024-10-21 16:09:23) 
[en réponse à 981092]

des messes auxquelles on adjoint d'autres sacrements parce que je n'ai pas encore lu l'histoire de ces cérémonies mais d'après mes observations, il y'a un double effet dans l'Eglise actuelle qui sont peut être du fait de ces célébrations:

d'un côté on dit la messe pour tout, bientôt on la dira même pour une Bar Mitzvah ou en action de Grâce parce que Simone a acheté un rôti de boeuf à la mode Welligton -alors que pour ce cas, vous en conviendrez, un exorcisme conviendrai mieux: c'est de la nourriture anglaise- c'est la "messaïte" mais de l'autre on relativise l'importance de la messe et son rapport au sacrifice.

Il ne semble pas totalement incohérent de vouloir adjoindre chaque pan de la vie de l'Eglise et de ses chrétiens à la messe, qui est le source et le sommet de la vie même du Monde, mais pour les raisons ci-dessus je m'interroge sur la pertinence de tel acte.

Pour les heures:

Dans mon cher diocèse de Lyon, la messe pontificale dans notre rit était toujours précédée de l'Office de Tierce, donc il y'a des précédents à la messe "vespéralisée" ou tout du moins "horarifiée" mais je ne vois pas pourquoi mélanger, comme le propose la Présentation Générale de la Liturgie des Heures, la messe et l'heure célébrée quand on peut simplement célébrer les deux à la suite.

Tout au plus, l'on pourrait envisager une procession d'entrée en étole (et éventuellement chape) puis une procession de sortie après la fin de la messe. Je n'ai malheureusement pas sur moi le cérémoniaire du rit lyonnais que je possède, il me semble qu'il dit de procéder ainsi pour la messe pontificale à la primatiale Saint-Jean-Baptiste donc, comme on dit, take it with a grain salt.

En conclusion,

Les choses se sont perdues, même chez les conservateurs et les traditionalistes comme vous le notez. Cependant, bien qu'amateur de liturgie, je ne saurai pas encore me donner le qualificatif de liturgiste -j'y aspire mais il y'a tant à apprendre rien que dans l'histoire liturgique latine et je n'ai même pas attaqué l'Orient si ce n'est en surface- mais je sais déjà qu'il y'a sans doute des abus dans beaucoup de domaines -et pourtant, il me semble l'avoir dit ici, je suis plutôt dans le camps "libéral" de la liturgie plutôt que dans celui des rubricistes- qui sont un peu dommage parce que l'on s'approprie alors pour soit la liturgie et en particulier celle qui nous est divine.

L'abbé Anthony Cekada rapporte dans son article sur la querelle entre la FSSPX et 9 prêtres sédévacantistes rapporte bien cet état d'esprit dans lequel s'est développé le milieu traditionaliste:


L'évolution des pratiques liturgiques en place dans la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X fera sans doute un jour un excellent sujet pour la thèse de doctorat d'un liturge. Dans les premiers moments d'Ecône, "la messe traditionelle" qui y était célébrée était un mélange des réformes de 1962 par Jean XXIII et de la messe dites "intérimaire" de Paul VI (entre 1964 et 1967) combiné à "ce que monseigneur aime"; "ce que l'on fait en France" et occasionnellement des pratiques venant du missel de 1945.

Nous américains, nous sommes sentis trahis en arrivant à Ecône pour y trouver une version "modernisée" de la Messe Tridentine ! Le psaume 42 était omis des prières au bas de l'autel, le prêtre s'asseyant sur le côté (comme on le fait lors du Novus Ordo), l'Epître et l'Evangile lu depuis deux ambons face au peuple et un certain nombre d'autres innovations.



In Christo,
Jerailu.
images/icones/fleche2.gif  ( 981047 )Cette délégation est devenue courante par AVV-VVK (2024-10-19 15:39:28) 
[en réponse à 981039]

du moins dans mon diocèse (et probablement aussi ailleurs). Le rite du sacrement perd ainsi son noble caractère.
images/icones/mitre4.png  ( 980997 )Saint-Roch confirme en nouveau rite par Nemo (2024-10-18 15:11:52) 
[en réponse à 980975]

Mais en latin et avec les dentelles, le drap d’or et l’archevêque de Paris dont j’ai oublié le nom. Les intéressés ne seraient pas tous au courant. Comme quoi tout le monde n’est pas conscient de la différence. De même les ordinations à Lagrasse, quelqu’un peut-il confirmer ? auraient été données dans le rite réformé !
Tout fout le camp !
images/icones/iphone.jpg  ( 981015 )Oui cher Nemo par Semper parati (2024-10-18 22:38:40) 
[en réponse à 980997]

L’asticot est dans le fruit, le Rhin se jette dans le Tibre … et vous le savez aussi bien si ce n’est plus que moi. Les pseudos tradis ( ceux qui ne se contentent que de l’apparence ) sont les idiots utiles du Vatican.

SP
images/icones/carnet.gif  ( 981089 )Ordinations par Halbie (2024-10-21 12:08:55) 
[en réponse à 980975]

Quelqu'un aurait la réponse pour les ordinations ? Je trouve que c'est bien plus révélateur que les déclarations officielles.

Élément qui va dans le sens d'une acceptation : Mgr Huonder (consacré évêque en 2007) aurait célébré la messe chrismale en 2023.
images/icones/carnet.gif  ( 981103 )La FSSPX reconnaît la validité des ordinations NOM par Candidus (2024-10-21 21:38:31) 
[en réponse à 981089]

J'en veux pour preuve que Mgr Lefebvre, au début de la Fraternité, a ordonné selon le nouveau rite d'ordination l'abbé Cottard, à Fontgombault. Pour cette raison, des séminaristes d'Ecône refusaient de lui servir la messe ; l'abbé Cottard a alors demandé à Mgr Lefebvre de le réordonner sous condition, mais Mgr Lefebvre s'est contenté de compléter le rite en procédant à la cérémonie de la "porrection (ou tradition) des instruments", absente du nouveau rite. Ce complément était inutile puisque Pie XII avait défini infailliblement, le 30 novembre 1947, que la matière du sacrement de l’Ordre était uniquement l’imposition des mains de l’Evêque. Cette cérémonie ne pouvait donc avoir aucune incidence sur un éventuel défaut dans la matière ou la forme du sacrement reçu par l'abbé Cottard.

En résumé, si le nouveau rite d'ordination était invalide, un des plus anciens prêtres de la FSSPX serait un imposteur et Mgr Lefebvre serait à l'origine de cette imposture.
images/icones/1f.gif  ( 981104 )non, le problème est ailleurs par Lycobates (2024-10-21 22:26:44) 
[en réponse à 981103]

Le problème ne réside pas autant dans le nouveau rite d'ordination (même s'il est à mon avis et celui d'autres au moins douteux pour des raisons que je ne détaillerai pas ici, mais pas parce que la porrection des instruments fait défaut), mais il réside dans le nouveau sacre, qui est sûrement invalide pour une triple raison (selon son édition typique, sans parler de fantaisies épiscopales ultérieures qui sont légion).

Tant que des évêques encore sacrés dans le rite catholique ordonnaient, à partir de 1968/69, dans le nouveau rite, en le suivant fidèlement, le problème était plus ou moins circonscrit.
Les gros problèmes surgirent dès que des "évêques" sacrés dans le nouveau rite se mettaient à ordonner dans le nouveau, ou pire, plus récemment, à nouveau dans l'ancien rite (comme c'est le cas dans la mouvance ED), sans effet sacramentel évidemment, puisque nemo dat quod non habet. Mais c'est un thème que je ne saurais aborder ici qu'avec beaucoup d'appréhension.
images/icones/1j.gif  ( 981109 )Si les évêques consacrés dans le nouveau rite ne sont pas évêques... par Pétrarque (2024-10-21 23:40:16) 
[en réponse à 981104]

...c'en est terminé de l'Eglise.

Si le nouveau sacre des évêques est "sûrement invalide", comme vous le dites, il n'y a plus de légitimes en 2024 dans l'Eglise que les évêques sacrés par Mgr Lefebvre, et peut-être quelques autres, dont beaucoup d'épiscopes sédévacantistes.

Si on poursuit le raisonnement, tous les prêtres ordonnés par ces nouveaux évêques ne le sont pas ni ne l'ont jamais été, et les sacrements distribués par tous ces gens sont également et nécessairement invalides...

Cela veut surtout dire, ici et maintenant, que tous les prêtres des instituts ex-ED ordonnés par des évêques conciliaires ne sont pas prêtres.

De même, il n'y a plus de cardinaux, puisque tous désormais sont devenus évêques par le sacre réformé. Donc plus aucun épiscopat dans le monde, plus de Sacré Collège.

Et surtout, le moment venu pour nos amis sédévacantistes, plus rien où choisir un pape catholique ?

Entrevoyez-vous l'abîme ?

Cela s'appellerait la victoire de Satan sur les promesses faites à l'Eglise par Notre Seigneur.

Donc il nous faut garder un peu de raison, je crois.

Qu'il puisse y avoir des doutes sur certaines situations, j'en conviens, et je le déplore autant que vous. Que la forme de certains sacrements soit parfois (et malheureusement, souvent) douteuse, certes.

Mais que le doute systématique devienne la règle dans l'Eglise, et que nous autres, pauvres fidèles, ayons à statuer de façon aussi péremptoire qu'incertaine sur la validité du nouveau rite de consécration épiscopale avec toutes les conséquences y afférentes, non, vraiment.

Ou alors il nous faut nous résoudre à perdre la foi en l'Eglise, et donc en Dieu...
images/icones/fleche2.gif  ( 981110 )Réponse claire, je suppose par AVV-VVK (2024-10-21 23:49:10) 
[en réponse à 981109]

Ubi Petrus, ibi Ecclesia
images/icones/fleche2.gif  ( 981114 )réponse très claire par Lycobates (2024-10-22 09:27:15) 
[en réponse à 981110]

ubi fides, ibi Petrus, ibi Ecclesia
images/icones/fleur.gif  ( 981116 )Avec vous, c'est toujours un festival... par Pétrarque (2024-10-22 09:53:33) 
[en réponse à 981110]

...de clarté, j'entends.
images/icones/fleche2.gif  ( 981119 )Vos interrogations sont pertinentes par Lycobates (2024-10-22 10:01:03) 
[en réponse à 981109]

Il existe des réponses solides en théologie à vos interrogations et inquiétudes, mais nous avons déjà largement dépassé les limites du permissible dans ce forum pour que je puisse, même si j'en avais le temps maintenant, développer davantage.

D'ailleurs sur ces points une ample littérature sérieuse (mais pas tellement en français je le crains, plutôt allemand et anglais) existe (dernièrement aussi sur internet) depuis au moins 50 ans.
images/icones/carnet.gif  ( 981125 )[réponse] par Marco Antonio (2024-10-22 10:49:54) 
[en réponse à 981109]


Si les évêques consacrés dans le nouveau rite ne sont pas évêques...

...c'en est terminé de l'Eglise.

Si le nouveau sacre des évêques est "sûrement invalide", comme vous le dites, il n'y a plus de légitimes en 2024 dans l'Eglise que les évêques sacrés par Mgr Lefebvre, et peut-être quelques autres, dont beaucoup d'épiscopes sédévacantistes.

Si on poursuit le raisonnement, tous les prêtres ordonnés par ces nouveaux évêques ne le sont pas ni ne l'ont jamais été, et les sacrements distribués par tous ces gens sont également et nécessairement invalides...

Cela veut surtout dire, ici et maintenant, que tous les prêtres des instituts ex-ED ordonnés par des évêques conciliaires ne sont pas prêtres.

De même, il n'y a plus de cardinaux, puisque tous désormais sont devenus évêques par le sacre réformé. Donc plus aucun épiscopat dans le monde, plus de Sacré Collège.

Et surtout, le moment venu pour nos amis sédévacantistes, plus rien où choisir un pape catholique ?

Entrevoyez-vous l'abîme ?

Cela s'appellerait la victoire de Satan sur les promesses faites à l'Eglise par Notre Seigneur.

Donc il nous faut garder un peu de raison, je crois.

Qu'il puisse y avoir des doutes sur certaines situations, j'en conviens, et je le déplore autant que vous. Que la forme de certains sacrements soit parfois (et malheureusement, souvent) douteuse, certes.

Mais que le doute systématique devienne la règle dans l'Eglise, et que nous autres, pauvres fidèles, ayons à statuer de façon aussi péremptoire qu'incertaine sur la validité du nouveau rite de consécration épiscopale avec toutes les conséquences y afférentes, non, vraiment.

Ou alors il nous faut nous résoudre à perdre la foi en l'Eglise, et donc en Dieu...



L'argument quantitatif ne me semble pas du tout décisif, Monsieur.
Il y avait autrefois ceux qui pensaient qu'il était impossible que les ordinations anglicanes soient invalides, car autrement cela aurait signifié penser qu'il n'y avait presque plus de prêtrise au Royaume-Uni (avec des dommages évidents pour de nombreuses âmes).
On sait comment ça s'est terminé...
images/icones/croix.gif  ( 981132 )N'oubliez pas... par Candidus (2024-10-22 12:08:29) 
[en réponse à 981109]

... le clergé des Églises orientales unies à Rome, dont les rites d'ordination n'ont pas été modifiés. L'Église Latine n'est qu'une des 22 Églises catholiques, même si numériquement elle les éclipses.

Pour le coup, on appréciera l'oecuménisme qui empêche les Orientaux de trop s'éloigner du conservatisme liturgique de leurs frères non unis à Rome.
images/icones/carnet.gif  ( 981108 )[réponse] par Marco Antonio (2024-10-21 23:03:22) 
[en réponse à 981103]


J'en veux pour preuve que Mgr Lefebvre, au début de la Fraternité, a ordonné selon le nouveau rite d'ordination l'abbé Cottard, à Fontgombault. Pour cette raison, des séminaristes d'Ecône refusaient de lui servir la messe ; l'abbé Cottard a alors demandé à Mgr Lefebvre de le réordonner sous condition, mais Mgr Lefebvre s'est contenté de compléter le rite en procédant à la cérémonie de la "porrection (ou tradition) des instruments", absente du nouveau rite. Ce complément était inutile puisque Pie XII avait défini infailliblement, le 30 novembre 1947, que la matière du sacrement de l’Ordre était uniquement l’imposition des mains de l’Evêque. Cette cérémonie ne pouvait donc avoir aucune incidence sur un éventuel défaut dans la matière ou la forme du sacrement reçu par l'abbé Cottard.

En résumé, si le nouveau rite d'ordination était invalide, un des plus anciens prêtres de la FSSPX serait un imposteur et Mgr Lefebvre serait à l'origine de cette imposture.



Au-delà « du début », quelle a été la norme de conduite historiquement adoptée par Mgr Lefebvre en matière d'ordinations?
Je demande aussi: exigeait-il normalement que les prêtres novus ordo qui entraient dans la fraternité soient réordonnés (par de vrais évêques)?
images/icones/carnet.gif  ( 981113 )Le cas de Father Belwood par Candidus (2024-10-22 08:54:02) 
[en réponse à 981108]

Je ne sais ce qui est advenu de ce charmant prêtre anglais rosminien qui officiait en Bretagne et Normandie dans les années 1990-2000, mais il est intéressant de savoir que son ministère s'exerçait en étroite collaboration avec la FSSPX. Il était proche de Mgr Williamson et célébrait et confessait régulièrement dans les chapelles de la Fraternité, notamment au prieuré de Caen. Or, il avait été ordonné dans le nouveau rite et cela ne semblait poser aucun problème à l'époque.
images/icones/fleche2.gif  ( 981117 )Autant que je sache par Lycobates (2024-10-22 09:56:25) 
[en réponse à 981113]

feu l'archevêque de Dakar (et les quatre évêques après lui, peut-être avec des nuances) a toujours accédé à des demandes anxieuses de clercs ordonnés dans le nouveau rite pour les réordonner sous condition, dès qu'ils avaient un doute sur leurs ordres et le lui exposaient.
Ceux qui n'avaient pas de doutes et ne voulaient pas se faire réordonner, ne l'ont pas été.
Mgr Lefebvre n'a jamais imposé de réordination comme condition préalable pour travailler avec la FSSPX.
Sa politique semble donc, si je ne me trompe pas, avoir été plutôt de soulager le cas échéant des consciences troublées, qu'une prise de position de principe.
images/icones/carnet.gif  ( 981124 ) Ce qui rejoint par Halbie (2024-10-22 10:39:29) 
[en réponse à 981117]

Les griefs contre Mgr Lefebvre exposés par l'abbé Cekada dans "We Resist You to Your Face". Il procédait au cas par cas.

Concernant Mgr Tissier de Mallerais, voici un document intéressant :

https://fr.scribd.com/document/703809511/1998-08-12-Lettre-de-Mgr-TISSIER-de-MALLERAIS-sur-les-sacres-conciliaires
images/icones/carnet.gif  ( 981121 )[réponse] par Marco Antonio (2024-10-22 10:11:08) 
[en réponse à 981113]

En fait, j’entends aussi qu’aujourd’hui, et depuis (aumoins) plusieurs années, la FSSPX ne demande pas aux prêtres novus ordo d’être à nouveau ordonnés sous condition.
Mais ma question concernait la règle historiquement adoptée par Mgr. Lefebvre, sur laquelle, je vois maintenant, il vient de s'exprimer Lycobates.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 981135 )Il est en retraite ... toujours aussi délicieux par Glycéra (2024-10-22 12:16:55) 
[en réponse à 981113]


Je ne pense pas faire une indiscrétion qui le peinerait ...

En maison de retraite, catholique, il se plaignait que les pensionnaires "étaient tous vieux" !

Après une chute très grave, et de sérieux ennuis de santé, il y a quelques semaines, il est revenu chez lui.

Que Dieu lui donne de continuer à faire du bien par son humour et sa foi chevillée. Et Merci à Rosmini de ses écrits solides !