Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 980654 )Paix liturgique apporte son soutien à la FSSP par Aliocha (2024-10-09 16:28:16) 

Je découvre le coup de poignard dans le dos, sous forme d’un article dans La Croix du 3 octobre 2024, que donne Grégory Solari à la Fraternité Saint-Pierre plongée dans l’inquiétude puisqu’elle vient d’apprendre qu’elle serait soumise à une visite apostolique (Visite apostolique de la Fraternité Saint-Pierre : La Croix).

Grérory Solari, 59 ans, Genevois et Parisien, de formation philosophique, converti ce qui est tout à son honneur, grâce à la messe traditionnelle, s’est tout naturellement retrouvé dans les aires du catholicisme traditionnel. Il devint directeur des éditions Ad Solem, fondées par Claude Martingay, lesquelles seront absorbées en 2016 par le groupe Artège. Son traditionalisme se situait dans le soutien aux 16 prêtres de la FSSP qui, le 29 juin 1999, déposèrent un recours auprès de la Commission Ecclesia Dei contre le « raidissement » de leur communauté qui refusait toute célébration du NOM, notamment sous forme de concélébration. Mais G. Solari est allé beaucoup plus loin que ces prêtres et s’est vite éloigné du monde traditionnel, qu’il a désormais traité avec beaucoup de condescendance et d’aigreur.

Chargé de cours à l'Institut Catholique de Paris, animateur d’une émission sur Radio Notre-Dame, il finit par se déclarer, intégration oblige, toujours plus nettement ennemi de ce que représente la mouvance traditionnelle, notamment en soutenant fortement le motu proprio Traditionis custodes (voir son entretien sur Cath.CH du 18 juin 2021 sur le thème « Le rite tridentin est devenu une impasse », Grégory Solari: «Le rite tridentin est devenu une impasse» – Portail catholique suisse).

Son raisonnement, dans le présent article de La Croix où il attaque la FSSP et avec elle l’ensemble des communautés traditionnelles, avec ce ressentiment acerbe qui caractérise désormais ses prises de position sur ce sujet, fait l’impasse sur la question doctrinale de fond. Plus exactement il transforme le refus de la nouvelle liturgie et de ce qu’elle représente en un refus de « la vie », un refus du « développement », avec un coup de patte au passage au pèlerinage de Chartres et à la référence à l’idéal de chrétienté : « La singularité de la crise traditionaliste, écrit-il, consiste à jouer un moment de l’histoire de l’Église contre le développement de la vie de l’Église. Derrière le "passéisme" que dénonce François, il y a davantage qu’une nostalgie pour la figure que s’est donnée la communauté à un moment de son histoire. On y trouve la peur de la vie – ce que John Henry Newman appelle le « phénomène du développement », qui atteste que l’Église est vivante. D’où la recherche d’un refuge via une (ré) appropriation des traces laissées par les générations passées : monuments (Chartres) ou idéaux (chrétienté). »

Car, comme tout rallié profond, Solari ne supporte pas la prise de distance avec la modernité : « C’est là, dans l’ambiguïté de son rapport [celui du monde traditionnel] avec la vie dont vit la communauté ecclésiale, que se trouve le ressort du traditionalisme. Pour exister, il doit générer une distance. Car son essence consiste dans une fonction de distanciation : avec l’Église, avec le monde. » Monde traditionnel, qu’il réduit ni plus ni moins à l’hérésie : « Dit autrement, et sans doute un peu brutalement, le passéisme visé par le pape François, avec l’ambiguïté qu’il génère, s’apparente à une forme d’hérésie. Non plus dogmatique, mais éthologique. » La qualification est vraiment charmante : les traditionnels sont des hérétiques « éthologiques », hérétiques du fait de leur comportement, sachant que l’éthologie est la science du comportement … des animaux.

Mais ça ne suffit pas. In cauda venenum, ou plutôt le maximum de venin pour la fin : « Il serait bon que leur leçon [celle des prêtres de la FSSP qui avaient recours à la CED, laquelle avait cassé l’élection de l’abbé Bisig comme supérieur général] ne soit pas oubliée par Rome à l’approche d’un nouvel examen critique du rite tridentin et de ses effets sur la vie de communion que doit attester, en même temps que générer, la liturgie. Car l’ambiguïté est systémique. Pour la résoudre, il faut abolir le dispositif canonique derrière lequel se réfugie le traditionalisme pour pouvoir célébrer la messe sans vis-à-vis. » On apprend au passage que, selon Solari, la visite apostolique de la FSSP, tant souhaitée par certains évêques français, permettra « un nouvel examen critique du rite tridentin et de ses effets sur la vie de communion ». Et finalement, pour résoudre la crise traditionnelle, qui traduit une « ambiguïté systémique », il faut supprimer sa raison d’être, c’est-à-dire l’attachement à la liturgie traditionnelle. Pour ce, poursuit notre bon apôtre, il faut abolir le dispositif canonique derrière lequel le monde traditionnel se réfugie. Concrètement, en ce qui concerne les communautés ex-Ecclesia Dei, il faut introduire chez elles la « diversité », concélébrations, NOM de temps à autre dans les apostolats et les séminaires.

Grégory Solari de manière caractéristique va jusqu’à transformer l’adage lex orandi, lex credendi : il veut que le lien entre intégrité de la croyance et intégrité de la liturgie soit soumis au critère la lex vivendi. Même si « la vie » évolue en mal en flouant les dogmes et leur traduction liturgique, c’est « la vie » qui a raison, contre le dogme eucharistico-sacrificiel par exemple et contre son expression dans la messe. Il ne faut surtout pas être « décalé » par rapport au développement de « la vie » de l’Église. Pour Solari, ce n’est plus l’intelligence de la foi, via celle des rites qui instruit la communauté, mais c’est « la vie de la communauté qui doit alimenter de l’intérieur l’intelligence des rites ». Ce qui sent l’évolutionnisme moderniste. Soyons gentil : cela sent l’évolutionnisme éthologique.

Qu’importe si « la vie » en question s’avère être en réalité la fin de la mission de l’Église, la désertification des lieux de culte, la disparition progressive des candidats au sacerdoce. Lex vivendi ? Allons donc, lex moriendi.

Loi de mort dont nous ne voulons pas. Et de ce refus nous témoignons en demandant sans relâche qu’on nous rende, à Paris, les célébrations qu’on nous a enlevées, en récitant le chapelet devant les bureaux de l’archevêché, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30
PL/Grégory Solari
images/icones/3b.gif  ( 980655 )Comme souvent voire toujours par Roger (2024-10-09 16:42:31) 
[en réponse à 980654]

Ces gens de PL se délectent avec des attaques personnelles. Quel intérêt ?
images/icones/1i.gif  ( 980656 )Heu, attaques personnelles ? par Aliocha (2024-10-09 16:54:18) 
[en réponse à 980655]

Comme dans ce fil ?
images/icones/abbe5.gif  ( 980658 )Ce sinistre personnage... par Fatherjph (2024-10-09 18:47:56) 
[en réponse à 980655]

mérite amplement cette analyse lucide de sa prose prétentieuse. Je n'y vois guère d'attaque.
images/icones/carnet.gif  ( 980659 )Mes remarques par Chris (2024-10-09 19:05:58) 
[en réponse à 980654]

C'est pas le moment pour PL d'apporter son soutien à la FSSP, cela ne va pas aider la FSSP
Ce sinistre personnage qui connait la tradition veut rallumer la crise de 1999-2000 avec les 16 prêtres qui ont 'donné' un coup de poignard dans le dos' de l'Abbé Bisig
Il ferait mieux de voir aussi que 70 Prêtres au moins avaient soutenu le supérieur de la FSSP en réaction
Le Nom, la concelebrattion : éternel refrain de ceux qui ne veulent plus ou comprennent pas la Messe traditionnelle
Inclure la diversité ?
Il veut que ça devienne un autre Poncallec?
Quel c..
images/icones/carnet.gif  ( 980662 )Si Paris vaut bien une messe, par pacem tuam da nobis, Domine (2024-10-09 20:21:49) 
[en réponse à 980659]

la tradition vaut bien une concélébration.

Le Nom, la concélébration : éternel refrain de ceux qui ne veulent plus ou comprennent pas la Messe traditionnelle


Refuser ce signe de communion, puis s'étonner que ceux à qui cette fin de non-recevoir est adressée finissent par se demander si, “en face”, on n'est pas plutôt dans une forme de sécession larvée, relève d'une “naïveté” qui ressortit en réalité soit à la sottise soit à la duplicité. Vous choisirez.
La critique abrupte, massive et obsessionnelle de la rigidité que nous sert et ressert à tout propos François trouve ici, par exception, une assez bonne illustration.
Pacem tuam da nobis, Domine
images/icones/4a.gif  ( 980667 )La Tradition vaut bien davantage par Jean-Paul PARFU (2024-10-09 21:49:07) 
[en réponse à 980662]

A l'origine de la volonté de faire concélébrer des prêtres appartenant à des instituts traditionnels, il y a une innovation et une volonté.

1) L'innovation est que, depuis Vatican II et ensuite depuis la révolution liturgique, l'accent n'est plus mis sur l'objet de la foi, mais sur le sujet de la foi.

Dès lors, ce qui compte est moins l'unité de la foi que l'unité des sujets de la foi qui doivent montrer cette unité en se rassemblant. Et ce d'autant plus que la messe n'est plus considérée comme un sacrifice, mais comme un rassemblement et un repas communautaire ; à tel point qu'elle n'est pas célébrée si la communauté n'est pas présente et rassemblée.

2) La volonté consiste ensuite, et dans le cadre décrit ci-dessus, à vouloir obliger le clergé traditionnel à se soumettre, d'abord au moins une fois par an, puis peu à peu de plus en plus fréquemment, à cette nouvelle conception de la foi et de la messe. Il s'agit d'obliger les prêtres de la Tradition à se plier aux exigences des Modernistes qui ont pris le pouvoir dans l'Eglise.

Or, il faut quand même rappeler que :

a) Ce n'est pas le Vom qui remplace le Nom, mais le Nom qui remplace le Vom. C'est le Nom qui vient ainsi modifier les habitudes et l'unité liturgiques de l'Eglise. Dès lors, il ne devrait rien exiger. C'est donc en réalité aux adeptes du Nom de célébrer de temps à autre le Vom et non l'inverse.

b) L'unité de l'Eglise, c'est l'unité de la Foi et donc la Tradition. Le concélébration (hors ordinations) n'existait pas avant 1965-1970 et pourtant l'Eglise était une ! Si l'évêque tient à ce que les prêtres de son diocèse célèbrent autour de lui, il peut célébrer la messe traditionnelle ou y assister, la présider.

c) La concélébration n'est pas la condition pour que le prêtre reste prêtre, comme l'insinue, par exemple, un Patrice de Plunkett. Une fois ordonné, le prêtre est prêtre pour l'éternité et il n'a pas besoin de recharger, au moins une fois par an, auprès de l'évêque, les batteries de son ordination.

d) Enfin, il y a le Saint sacrifice de la messe et il y a l'eucharistie. Le Saint sacrifice de la messe fait l'eucharistie. En un mot, on célèbre le Saint sacrifice de la messe, on ne préside pas une eucharistie et c'est pourquoi les prêtres de la Tradition préfèrent célébrer uniquement dans le rite de toujours de la messe !

Conclusion :

L'exigence de la concélébration est à la mesure de l'imposture que constitue le changement de rite dans l'Eglise latine. Ce changement est une impiété révolutionnaire et ses suppôts agissent avec le culot et la violence de l'ange rebelle qui les inspire !
images/icones/bravo.gif  ( 980675 )Effectivement... par vistemboir2 (2024-10-10 09:32:15) 
[en réponse à 980667]

La méthode rappelle celle du tentateur qui disait à nos premiers parents : "Vous serez comme des dieux"...
On connaît la suite...
images/icones/hein.gif  ( 980676 )Si je vous comprends bien... par Roger (2024-10-10 09:51:40) 
[en réponse à 980675]

Vous comparez les évêques à Satan !

Est ce bien cela ?
images/icones/salutscout.gif  ( 980678 )Certains oui, mais pas tous !... par vistemboir2 (2024-10-10 10:01:17) 
[en réponse à 980676]

Ne généralisons pas...
images/icones/bible.gif  ( 980686 )Vous comprenez bien Roger ! par Jean-Paul PARFU (2024-10-10 16:36:35) 
[en réponse à 980676]

La crise de l'Eglise, ce sont des hommes d'Eglise qui enseignent l'erreur !

"Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l'abomination de leur impiété ; de sorte qu'en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau. » Petit exorcisme de Léon XIII.

La 2ème lettre de St Paul aux Thessaloniciens, le message de La Salette, le 3ème secret de Fatima nous préviennent de cette crise et ... Paul VI lui-même a parlé "d'autodestruction de l'Eglise" (7 décembre 1968) et "des fumées de Satan qui, par quelques fissures, sont entrées dans le Temple de Dieu" (29 juin 1972).

Et je vous rappelle que c'est notre Seigneur Jésus-Christ qui dit à St Pierre : "Arrière de moi, Satan! Tu m'es en scandale, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes !" (St Matthieu 16-23).

Enfin, beaucoup d'anges ont suivi Satan parce qu'il était Lucifer, le porte lumière, celui par qui il recevait les lumières et les ordres du Très-Haut !
images/icones/carnet.gif  ( 980700 )Dans une “disputatio”, il y a ceux qui par pacem tuam da nobis, Domine (2024-10-10 20:34:55) 
[en réponse à 980667]

pratiquent l'art d'ouvrir le ban et ceux qui ne savent que fermer le ban. C'est parmi ces derniers que vous êtes un maître, M. Parfu.
Cf. votre brillantissime final. Toutes mes félicitations !


L'exigence de la concélébration est à la mesure de l'imposture que constitue le changement de rite dans l'Eglise latine. Ce changement est une impiété révolutionnaire et ses suppôts agissent avec le culot et la violence de l'ange rebelle qui les inspire !


Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine
images/icones/1e.gif  ( 980715 )Logiciel du barreau? par Roger (2024-10-11 08:38:55) 
[en réponse à 980700]

Notre bon maître parfu n'est pas un juge. Il ne sait pas qu'il peut exister des arguments pro et contra. Il ne mentionne que ceux qui vont dans son sens et négligé la thèse adverse.
Déformation professionnelle probablement.
images/icones/croix.gif  ( 980677 )Oui mais par Roger (2024-10-10 09:57:54) 
[en réponse à 980662]

Certes on peut voir dans la concelebration annuelle une preuve de communion et de respect de l'autorité épiscopale (ainsi que de reconnaissance de la validité du NOM).

MAIS

Il y en a d'autres : inviter l'évêque à confirmer ou simplement à célébrer la messe une fois par an
Se confesser à l'évêque
Assister à la messe chrismale (ou à toute autre messe célébrée par l'évêque ) et recevoir la communion de ses mains.


D'une manière générale on est partagé entre
- l'esprit d'obéissance (la Tradition n'a rien à voir avec LFI !)
- le respect du aux sacrements qui ne peuvent pas être (à mon sens) objet de négociations "politiques ".

images/icones/musique.gif  ( 980682 )La loi de Grégory Solari : « Supprime ton prochain » par Gaspard (2024-10-10 14:40:09) 
[en réponse à 980654]

L'article de Solari est stupéfiant, toujours la même ritournelle, toujours cet abyssal manque de charité élémentaire. Aigri, c'est vraiment peu dire. Aucun raisonnement. Juste quelques mots ronflants pour une approche binaire terrifiante. Et sa conclusion: supprimer les tradis (il propose de supprimer la liturgie traditionnelle pour faire plus soft).

Et le monsieur se prétend théologien !


si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

Saint Paul, 1 Corinthiens 13.

S'il avait un minimum d'amour, il comprendrait ses frères... et il ne serait obsédé par des idées exterminatrices.
images/icones/musique.gif  ( 980684 )PL soutient la FSSP comme la corde le pendu... par Justin Petipeu (2024-10-10 15:33:15) 
[en réponse à 980654]

La FSSP a perdu son ministère à Quimper parce que monsieur a jugé bon de faire le malin. C'est la mouche du coche. Rien à dire et zéro efficacité mais il se pense indispensable. On a un peu le même à Nantes, qui, lors de négociations délicates avec l'évêque, a cru bon de sortir un message incendiaire sur Mgr Percerou.

Peu importent les problèmes et les apostolats perdus, du moment que cela sert la gloriole de quelques laîcs en mal de reconnaissance.
images/icones/carnet.gif  ( 980685 )Incroyable par JFB33 (2024-10-10 16:28:47) 
[en réponse à 980684]

C'est toujours la faute à Voltaire !
Aucune remise en cause...
Gloire à ceux qui dénoncent les agissements indécents de certains évêques qui haïssent la Tradition.
images/icones/musique.gif  ( 980687 )Allez dire ça aux Quimpérois... par Justin Petipeu (2024-10-10 16:43:29) 
[en réponse à 980685]

Ce qui compte, ce sont les faits ; pas le baratin de tradis qui s'ennuient planqués derrière leurs écrans.
images/icones/find.gif  ( 980688 )Cher Justin par Jean-Paul PARFU (2024-10-10 16:54:27) 
[en réponse à 980687]

Vous savez très bien que les évêques ne peuvent pas confondre une feuille de choux tradie avec les instituts traditionnels. Ils savent que l'enjeu est le rite bimillénaire de l'Eglise latine. "Paix liturgique" n'est que le lamentable prétexte dont ils excipent pour obéir aux ordres du tyrannosaure sorti tout droit des années 60-70 et qui règne à Rome !
images/icones/fleche2.gif  ( 980691 )Cela n'empêche ... par Luc de Montalte (2024-10-10 17:41:41) 
[en réponse à 980688]

... que fournir inutilement des prétextes propres à saboter toute négociation est délétère. Même si évidemment vous n'avez pas tort sur le fait même qu'il est déjà scandaleux de devoir négocier le simple droit d'assister au rite traditionnel.
images/icones/carnet.gif  ( 980690 )Lesquels ? par JFB33 (2024-10-10 17:33:16) 
[en réponse à 980687]

Il y a plusieurs quimpérois, pas que ceux de la chapelle que vous citez. J'ai lu d'ailleurs quelqu'un sur ce forum qui ne s'en plaignait pas... Bien au contraire !
Mais oui c'est évident çà ne me poserait aucun problème je vous assure.
Bien à vous qui êtes aussi planqué derrière un écran.
images/icones/carnet.gif  ( 980692 )beaucoup dans ces fils semblent n'avoir pas lu Traditionis custodes 2021 par Luc Perrin (2024-10-10 18:40:00) 
[en réponse à 980684]

et les responsa ad dubia du Dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements du 4 décembre 2021.

Ces textes sont pourtant limpides et je suis toujours étonné par les remarques ingénues - mais c'est X non c'est Y non c'est plutôt le neveu de la concierge de l'évêché qui que quoi - remarques qui fleurissent périodiquement quand on annonce la fin ou le rabougrissement d'un apostolat existant (institut ex Ecclesia Dei ou prêtre diocésain).

Il faut avoir à l'esprit ces deux textes ainsi que la Lettre d'accompagnement encore plus incisive pour replacer ces "négociations" dans leur contexte. Les évêques n'ont comme "pouvoir" résiduel que de déterminer le rythme de la marche vers l'étouffement et l'extinction forcée de toutes les communautés et messes romaines traditionnelles.

T.C. et les Responsa sont un "garrot canonique" et exigent des évêques de serrer soit d'un coup pour tuer vite, soit progressivement. Mais exécuteurs des basses oeuvres, c'est le seul rôle qui leur est assigné par Rome.

C'est mutatis mutandis la même chose qu'au sein de l'UE-OTAN : la marge de décision laissée est faible et les directives générales s'imposent par dessus la volonté des peuples.

Je cite intégralement la "Note explicative" de la 2e des Responsa de décembre 2021. Tout y est dit sans fard, ne nous voilons pas la face le problème est à Rome pas derrière tel arbuste local, folliculaire ou telle graminée. Et j'ajoute que je comprends l'embarras des évêques, d'autant que Rome a bien tapé sur les doigts de ceux qui n'allaient pas assez rondement en ne serrant pas assez le garrot.

Je sais regarder la réalité en face n'est jamais agréable, j'en ai fait cette année la rude expérience sur un plan personnel.

Citation :

"Note explicative.

Le Motu proprio Traditionis custodes vise à rétablir dans toute l’Église de Rite Romain une prière unique et identique exprimant son unité, selon les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, en conformité avec les décrets du Concile Vatican II et dans la ligne de la tradition de l’Église.

L’Évêque diocésain, en tant que modérateur, promoteur et gardien de toute la vie liturgique, doit œuvrer pour que, dans son diocèse, on revienne à une forme unitaire de célébration (cf. Pape François, Lettre aux évêques du monde entier pour la présentation du Motu Proprio « Traditionis custodes », 16 juillet 2021).

Cette Congrégation, exerçant, pour la matière relevant de sa compétence, l’autorité du Saint-Siège (cf. Traditionis custodes, n° 7), considère que, voulant progresser dans la direction indiquée par le Motu proprio, on ne doit pas accorder la licence d’utiliser le Rituale Romanum et le Pontificale Romanum antérieurs à la réforme liturgique, livres qui, comme toutes les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures, ont été abrogés (cf. Traditionis custodes, n° 8).

Seulement aux paroisses personnelles érigées canoniquement qui, selon les dispositions du Motu Proprio Traditionis Custodes, célèbrent avec le Missale Romanum de 1962, l’Évêque diocésain est autorisé à accorder, selon son discernement, la licence d’utiliser uniquement le Rituale Romanum (dernière editio typica 1952) et non le Pontificale Romanum antérieur à la réforme liturgique du Concile Vatican II. Il convient de rappeler que la formule du Sacrement de la Confirmation a été changée pour toute l’Église latine par saint Paul VI avec la Constitution Apostolique Divinæ consortium naturæ (15 août 1971).

Cette disposition vise à souligner la nécessité d’affirmer clairement l’orientation indiquée par le Motu Proprio, qui voit dans les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, l’unique expression de la lex orandi du Rite romain (cf. Traditionis custodes 1).

Dans la mise en œuvre de ces dispositions, on veillera à accompagner ceux qui sont enracinés dans la forme antérieure de célébration vers une pleine compréhension de la valeur de la célébration dans la forme rituelle que nous a donnée la réforme du Concile Vatican II, à travers une formation appropriée qui permette de découvrir comment elle est le témoignage d’une foi inchangée, l’expression d’une ecclésiologie renouvelée et la source première de spiritualité pour la vie chrétienne."

nb. l'indult accordé à la seule FSSP donne un droit particulier à celle-ci mais ne change pas la loi générale et la politique imposée aux évêques.
images/icones/fleche3.gif  ( 980699 )A propos, Cher Luc, il existe un document... par Père M. Mallet (2024-10-10 20:25:33) 
[en réponse à 980692]

...relativement récent (un mois ?...), sur le site du Saint-Siège, qui esquisse un futur Rite Amazonien, à l'image du Rite Zaïrois ; très audacieux, et explicitement motivé par le souci d'une saine diversité des rites.
L'avez-vous vu ?...
Je ne le retrouve pas et n'ai pas le temps de chercher.
Mais ce document doit contenir des éléments importants pour votre réflexion.



images/icones/1d.gif  ( 980706 )Je parie que ce rite amazonien... par vistemboir2 (2024-10-10 21:27:42) 
[en réponse à 980699]

comporte une cérémonie pour la célébration de Pachamama...
images/icones/linux.gif  ( 980707 )Raté. Il comporte beaucoup d'encensements... par Père M. Mallet (2024-10-10 21:48:30) 
[en réponse à 980706]

...ce qui se traduit par la nouvelle fonction d' "encenseur" ; certains accusent cette fonction et d'autres, éventuelles, moins importantes, d'être un démembrement des fonctions du prêtre.


Quant à la langue dans laquelle j'ai vu ce document je ne sais plus du tout, ce qui ne facilite pas les recherches, hélas.


images/icones/linux.gif  ( 980723 )Un article (bof) de ce mois-ci ... par Père M. Mallet (2024-10-11 11:50:16) 
[en réponse à 980707]

http://www.belgicatho.be/archive/2024/10/02/le-rite-amazonien-en-cours-de-fabrication-sera-introduit-ava-6517073.html
...sera introduit avant la fin de l'année.

Cet article confirme simplement ce que je disais, mais ne donne pas de lien vers le site du Saint-Siège.
images/icones/fleche2.gif  ( 980730 )cher Père j'ai entendu la rumeur rien de plus par Luc Perrin (2024-10-11 13:40:23) 
[en réponse à 980699]

mais l'objet du rit "amazonien" pour ses promoteurs est aux ... antipodes du sujet qui nous préoccupe : la pérennité du rit romain, traditionnel d'abord et même dans sa version révolutionnée dite "ordinaire" par Benoît XVI.

Ce serait une autre révolution néo-liturgique de bien plus grande ampleur que le rit zaïrois, assez limité à une adaptation locale surtout pour la matière des espèces consacrées.

Le but des promoteurs, déçus lors du Synode (absurde) sur "l'Amazone", une zone fort peu peuplée et sans unité culturelle en prime, des Allemands-Autrichiens surtout appuyés sur les éléments le plus néo-modernistes - ça ne manque pas - des épiscopats brésiliens etc. étaient d'avancer vers une abolition de facto par étape régionale du Missale romanum de Jean Paul II en vigueur : on ferait régionalement un peu n'importe quoi (prières à l'idole Pachamama dans les jardins du Vatican et procession dans une église romaine !) et on avancerait vers un "ministère" féminin - et pourquoi pas LGBTQ transXYZW2396 ...

La résurgence de ce cheval de Troie est à relier, à mon sens, à l'agitation renouvelée des lobbys néo-modernistes autour du féminisme ecclésial et de l'intégration plus poussée encore dans le compromis avec la dégénérescence occidentale de l'empire OTAN-UE-Davos. Le Pontife romain a célébré au début de 2024 cette organisation criminelle mafieuse et profondément hostile à la Parole de Dieu qu'est le Forum économique mondial (W.E.F. Davos). Il a récemment pris la criminelle Ursula von der Leyen comme référence pour une bonne gestion de l'Église...

T.C. et son application sont un thermomètre aussi de cette sécularisation interne accrue de l'Église romaine depuis 2013 mais aussi des autres Églises chrétiennes établies : tant les diaspora orientales, très touchées par le phénomène en Europe et en Amérique du Nord ou Australie, que les Communautés ecclésiales protestantes classiques - c'est plus complexe chez les néo-évangéliques - que même dans le judaïsme où les courants libéraux et autrefois dits "orthodoxes" ne le sont plus tout avec des rabbins femmes (!) ce qui est prohibé par la Torah comme pour toute la Tradition biblique A.T. et N.T.
images/icones/fleche3.gif  ( 980702 )Oui. Car TC a été annulé par François le 11/02/2022 et encore le 24/06/2024 par Gaspard (2024-10-10 20:44:43) 
[en réponse à 980692]

Le texte Traditionis custodes, et les dispositions que vous citez, ont été totalement annulés par François lui-même quelques mois plus tard avec son décret sur la Fraternité Saint-Pierre du 11 février 2022 :

Le Saint-Père François, concède à tous et à chacun des membres de la Société de vie apostolique « Fraternité Saint-Pierre », fondée le 18 juillet 1988 et déclarée « de droit pontifical » par le Saint-Siège, la faculté de célébrer le sacrifice de la Messe, d’administrer les sacrements et les autres rites sacrés, et de s’acquitter de l’Office Divin, selon les éditions typiques des livres liturgiques en vigueur en l’année 1962, c’est à dire le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain.


Source

C'est donc bien évidemment que les calembredaines de TC "abrogation des livres" etc. ne sont que des calembredaines.

Il me semble qu'il ne faut surtout pas faire une lecture tradi d'un texte de François. Pas de rigidité ! Ne pas chercher une cohérence ! Ne pas appliquer le principe de non-contradiction ! Souplesse ! TC exprime le ressenti du jour (probablement une vidéo d'un fou-furieux américain se revendiquant malheureusement du rite traditionnel, comme quoi effectivement il faut quand même faire attention à ce que l'on publie), le décret du 11 février 2022 exprime un autre ressenti: affection filiale pour la FSSP qu'il reçoit personnellement.

Idem pour l'ICRSP, reçu chaleureusement par François le 24 juin 2024, les fariboles de TC étant du passé Source.

A charge pour les tradis de ne pas donner des bâtons pour se faire battre, et aux évêques d'être charitables, à l'image du pape François.
images/icones/neutre.gif  ( 980708 )Deux réflexions par Justin Petipeu (2024-10-10 21:55:54) 
[en réponse à 980702]

- Les tradis ont le droit d'être malins. Jouer aux pyromanes sur internet en ne militant jamais sur le terrain est trop facile. Donner des prétextes aux évêques est une faute grave, même "sub specie boni".

- Traditionis Custodes a été contredit, certes. Mais s'il a été contredit, c'est par le rescrit de Mgr Roche. Ce texte enlève tout pouvoir aux évêques en ce qui concerne la messe tradi pour tout ramener à Rome et fait des évêques de simples préfets. C'est encore plus grave que le motu proprio en lui-même car cela touche à la constitution de l'Eglise. Le pape n'est pas un despote.
images/icones/1d.gif  ( 980716 )C'est plus sioux que ça par Regnum Galliae (2024-10-11 09:03:18) 
[en réponse à 980702]

TC a été écrit pour mettre fin à l'attrait de nombreux jeunes prêtres diocésains pour la messe traditionnelle.
Un jour, quelqu'un a dû demander : "et quid des instituts ex Ecclesia Dei ?"
- "ah oui, c'est vrai, nous avions oublié. Ils ne sont pas concernés"
images/icones/info2.gif  ( 980728 )cher Gaspard arrêtez svp : vous êtes dans le déni du réel par Luc Perrin (2024-10-11 13:17:58) 
[en réponse à 980702]

Le pape François n'a absolument RIEN "abrogé" de T.C. et des Responsa.

Vous confondez deux notions basiques de droit canonique :
la loi générale et le droit particulier qui ne supprime pas la première.

Le décret du 11 février 2022 que vous avez lu trop distraitement - j'avais commenté ce texte en son temps en soulignant sa portée limitée - est un texte qui concède un droit particulier. Le décret le rappelle très clairement :

"Ils peuvent user de cette faculté dans les églises et oratoires propres ; partout ailleurs, ils n’en useront qu’avec le consentement de l’ordinaire du lieu, sauf pour la célébration de la Messe privée.

Sans préjudice de ce qui a été dit ci-dessus, le Saint-Père suggère que, dans la mesure du possible, on réfléchisse aussi à ce qui a été établi dans le motu proprio Traditionis Custodes."

Pour ceux qui ne savent pas lire le français pour le coup accessible et sans langue de buis, le droit particulier concédé ne s'étend pas aux apostolats sauf "avec le consentement de l'ordinaire du lieu" pour les messes publiques. Or c'est le cas pour Quimper et ailleurs.

Non seulement le décret du 11 février 2022 n'abroge rien de la loi générale T.C. et Responsa mais invite à une "réflexion" à leur sujet dans le dernier paragraphe. C'est, à mon humble avis, la raison sous-jacente à la visite apostolique de la FSSP récemment annoncée.

Quant au fait de recevoir les responsables d'un institut ici l'ICRSP, une audience papale est chose assez banale. Le Pontife romain a exprimé un encouragement mais rien au sujet d'un décret concédant un droit particulier à l'ICRSP. Rien non plus quant à une "abrogation" de la loi générale.
Il y aurait une inflexion relative si en effet, l'ICRSP, la FSVF etc. se voyaient octroyer un indult similaire à celui concédé à la FSSP en 2022. A ce jour, ce n'est pas le cas.
Cela en outre ne vaudrait que dans les étroites limites dudit décret du 11 février 2022 comme je l'ai rappelé ci-dessus.

Ne prenez pas vos désirs, légitimes et que je comprends bien, pour la réalité. Revenez sur terre hic et nunc.









images/icones/bravo.gif  ( 980794 )Merci Luc ! par Jean-Paul PARFU (2024-10-13 08:55:21) 
[en réponse à 980728]

Tout est dans le titre !