Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 979926 )11/09 Sts Prote et Hyacinthe, martyrs par ami de la Miséricorde (2024-09-10 23:20:11) 



François-Joseph Navez, La résurrection du fils de la veuve de Naïm, 1857, Eglise Saint Joseph, Bruxelles, Belgique

De la férie
Messe comme au dimanche précédent ou messe de la Mémoire




Mémoire des Sts Prote et Hyacinthe, martyrs


Diocèse de St Dié (et de Nancy et Toul avant 1955) : St Bodon, évêque et confesseur

Biographie de Saint Bodon

Diocèse de Nancy et Toul avant 1955 : Octave de saint Mansuy : fête de tous les Sts Evêques de Toul [1]

les évêques de Toul : saint Gerard, saint Mansuy, saint Léon, saint Epvre, saint Gauzelin

[1] N.B. : Avant 1955, la fête de St Mansuy était fixée au 3 septembre, et fut déplacée au 4 lors de l’introduction de la fête de St Pie X, l’Octave qui tombait le 10 et aurait dû être transféré au 11 fut supprimée la même année.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 979927 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-09-10 23:28:07) 
[en réponse à 979926]



CHAPITRE PREMIER
Comme l'amour fait l'union de l'âme avec Dieu en l'oraison.


Mais d'autres fois l'union se fait, non par des élancements répétés, ains par manière d'un continuel insensible pressement et avancement du coeur en la divine bonté ; car comme nous voyons qu'une grande et pesante masse de plomb, d'airain ou de pierre, quoiqu'on ne la pousse point, se serre, enfonce et presse tellement contre la terre sur laquelle elle est posée, qu'enfin avec le temps on la trouve tout enterrée, à cause de l'inclination de son poids, qui par sa pesanteur la fait toujours tendre au centre:

ainsi notre coeur étant une fois joint à son Dieu, s'il demeure en cette union et que rien ne l'en divertisse, il va s'enfonçant continuellement par un insensible progrès d'union, jusques à ce qu'il soit tout en Dieu, à cause de l'inclination sacrée que le saint amour lui donne de s'unir toujours davantage à la souveraine bonté; car, comme dit le grand apôtre de France (Saint Denys l'Aeropagite), l'amour est une vertu unitive, c'est-à-dire, qui nous porte à la parfaite union du souverain bien.

Et puisque c'est une vérité indubitable que le divin amour, tandis que nous sommes en ce monde, est un mouvement ou au moins une habitude active et tendante au mouvement; lors même qu'il est parvenu à la simple union, il ne laisse pas d'agir, quoique imperceptiblement, pour l'accroître et perfectionner de plus en plus.

Ainsi les arbres qui aiment à être transplantés, après qu'ils le sont, étendent leurs racines et se fourrent bien avant dans le sein de la terre qui est leur élément et leur aliment, nul ne s'apercevant de cela tandis qu'il se fait, ains seulement quand il est fait. Et le coeur humain transplanté du monde en Dieu par le céleste amour, s'il s'exerce fort en l'oraison, certes il s'étendra continuellement et se serrera à la Divinité, s'unissant de plus en plus à sa bonté, mais par des accroissements imperceptibles, desquels on ne remarque pas bonnement le progrès tandis qu'il se fait, ains quand il est fait.

Si vous buvez quelque exquise liqueur, par exemple de l'eau (impériale liqueur odorante, employée aussi en médecine, dans la composition de laquelle il entre du citron, de la cannelle, etc.) la simple union d'icelle avec vous se fera à mesure que vous la recevrez; car la réception et l'union sont une même chose en cet endroit; mais par après, petit à petit, cette union s'agrandira par un progrès imperceptiblement sensible; car la vertu de cette eau, pénétrant de toutes parts, confortera le cerveau, revigorera le coeur, et étendra sa force sur tous vos esprits.

Ainsi un sentiment de dilection, comme par exemple, que Dieu est bon! étant entré dedans le coeur, d'abord il fait l'union avec cette bonté, mais étant entretenu un peu longuement, comme un parfum précieux il pénètre de tous les côtés l'âme, il se répand et dilate dans notre volonté, et, par manière de dire, il s'incorpore avec notre esprit, se joignant et serrant de toutes parts de plus en plus à nous et nous unissant à lui.

Et c'est ce que nous enseigne le grand David, quand il compare les sacrées paroles au miel; car qui ne sait que la douceur du miel s'unit de plus en plus à notre sens par un progrès continuel de savourement, lorsque le tenant longuement en la bouche, ou que l'avalant tout bellement, sa saveur pénètre plus avant le sens de notre guét ? Et de même, ce sentiment de la bonté céleste exprimé par cette parole de saint Bruno:

O bonté! ou par celle de saint Thomas: Mon Seigneur et mon Dieu! ou par celle de Magdeleine : Eh mon Maître! ou par celle de saint François: Mon Dieu et mon tout! ce sentiment, dis-je, demeurant un peu longuement dedans un coeur amoureux, iI se dilate, il s'étend et s'enfonce par une intime pénétration en l'esprit, et de plus en plus le détrempe tout de sa saveur, qui n'est autre chose qu'accroître l'union, comme fait longuent précieux ou le baume, qui, tombant sur le coton, se mêle et s'unit tellement de plus en plus, petit à petit, avec icelui, qu'enfin on ne saurait plus dire si le coton est parfumé ou s'il est parfum; ni si le parfum est coton, ou le coton parfum. O qu'heureuse est une âme qui, en la tranquillité de son coeur, conserve amoureusement le sacré sentiment de la présence de Dieu! car son union avec la divine bonté croîtra perpétuellement, quoiqu'insensiblement, et détrempera tout l'esprit d'icelui de son infinie suavité.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde