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images/icones/marie.gif  ( 979720 )03/09 St Pie X, pape et confesseur par ami de la Miséricorde (2024-09-03 07:31:21) 



St Pie X, pape et confesseur

Biographie de Saint Pie X

Catéchisme Saint Pie X

Encycliques et autres Ecrits de Saint Pie X

Acte de consécration d'une famille
au Sacré-Coeur de Jésus


Coeur Sacré de Jésus, Vous qui avez manifesté à Sainte Marguerite-Marie le désir de régner sur les familles chrétiennes, nous venons aujourd'hui proclamer Votre Royauté la plus absolue sur notre famille (ici réunie).

Nous voulons vivre désormais de votre Vie ; nous voulons faire fleurir dans notre sein les vertus auxquelles Vous avez promis la paix dès ici-bas : nous voulons bannir loin de nous l'esprit mondain que Vous avez maudit.

Vous régnerez sur nos intelligences, par la simplicité de notre foi.

Vous régnerez sur nos coeurs par l'amour sans réserve dont ils brûleront pour Vous, et dont nous entretiendrons la flamme par la réception fréquente de Votre divine Eucharistie.

Daignez, ô Divin Coeur, présider nos réunions, bénir nos entreprises spirituelles et temporelles, écarter nos soucis, sanctifier nos joies et soulager nos peines.

Si jamais l'un de nous avait le malheur de s'éloigner de Vous, rappelez-lui, ô Coeur de Jésus, que Vous êtes bon et Miséricordieux pour le pécheur pénitent.

Et quand sonnera l'heure de la séparation, quand la mort viendra jeter le deuil au milieu de nous, nous serons tous, et ceux qui partent et ceux qui restent, soumis à Vos décrets éternels.

Nous nous consolerons par la pensée qu'un jour viendra où toute notre famille, réunie au Ciel, pourra chanter à jamais votre Gloire et vos bienfaits.

Daigne le Coeur Immaculé de Marie, daigne le glorieux patriarche Saint Joseph, Vous présenter cette consécration et nous la rappeler tous les jours de notre vie !

(Indulgence plénière accordée par le Pape Saint Pie X, 19 mai 1908 - Le jour de la consécration - à l'anniversaire de la consécration - le jour de la fête du Sacré-Coeur)

Prière de Saint Pie X à la Vierge Marie

Vierge Très Sainte, qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa Mère, Vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme, dans votre foi et dans votre amour, de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux qui implorent votre puissante protection.

Le serpent infernal, contre lequel fut jetée la première malédiction, continue, hélas, à combattre et à tenter les pauvres fils d'Eve.

Ah ! vous, ô notre Mère bénie, notre Reine et notre Avocate, vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi dès le premier instant de votre Conception, accueillez nos prières, et, nous vous en conjurons, unis à vous en un seul cœur, présentez-les devant le trône de Dieu, afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches qui nous sont tendues, mais que nous arrivions tous au port du salut, et qu'au milieu de tant de périls, l'Eglise et la société chrétienne chantent encore une fois l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix.

Source : http://notredamedesneiges.over-blog.com/
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 979721 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-09-03 07:33:28) 
[en réponse à 979720]



CHAPITRE XIII

De la blessure d'amour.


Or, s'il blesse, il donne par conséquent de la douleur. Les grenades, par leur couleur vermeille, par la multitude de leurs grains si bien serrés et rangés, et par leurs belles couronnes, représentent naïvement, ainsi que dit saint Grégoire, la très sainte charité, toute vermeille à cause de son ardeur envers Dieu, comblée de toute la variété des vertus, et qui seule obtient et porte la couronne des récompensas éternelles.

Mais le suc des grenades, qui, comme nous savons, est si agréable aux saints et aux malades, est tellement mêlé d'aigreur et de douceur, qu'on ne saurait discerner s'il réjouit le goût ou bien parce qu'il a son aigreur doucette ou bien parce qu'il a une douceur aigrette (douceur aigrette, diminutifs pleins de charmes et qui ont vieilli).

Certes, Théotime, l'amour est ainsi aigre-doux, et tandis que nous sommes en ce monde, il n'a jamais une douceur parfaitement douce, parce quil n'est pas parfait ni jamais purement rassasié et satisfait; et néanmoins il ne laisse pas d'être grandement agréable, son aigreur affinant la suavité de sa douceur, comme sa douceur aiguise la grâce de son aigreur.

Mais cela comme, se peut-il faire? On a vu tel jeune homme entrer en conversation, libre, sain et fort gai, qui, ne prenant pas garde à soi, sent, bien avant que d'en sortir, que l'amour, se servant des regards, des maintiens, des paroles d'une imbécile et faible créature, comme d'autant de flèches, aura féru et blessé son chétif coeur, en sorte que le voilà tout triste, morne et étonné.

Pourquoi, je vous prie, est-il triste? C'est sans doute parce qu'il est blessé. Et qui l'a blessé? L'amour.

Mais puisque l'amour est enfant de la complaisance, comme peut-il blesser et donner de la douleur? Quelquefois l'objet bien-aimé est absent; et lors, mon cher Théotime, l'amour blesse le coeur par le désir qu'il excite, lequel, ne pouvant être satisfait, tourmente gratuitement l'esprit.

Si une abeille avait piqué un enfant, certes vous auriez beau lui dire : Ah ! mon enfant, l'abeille qui t'a piqué, c'est celle-là même qui fait le miel que tu trouves si bon. Car il est vrai, dirait-il, son miel est bien doux à mon goût, mais sa piqûre est bien douloureuse.

Et tandis que son aiguillon est dedans ma joue, je ne puis m'accoiser, et ne voyez-vous pas que ma face en est toute enflée? Théotime, certes l'amour est une complaisance, et par conséquent il est fort agréable, pourvu qu'il ne laisse point dedans nos coeurs l'aiguillon du désir.

Mais quand il le laisse, il laisse avec icelui une grande douleur. Il est vrai que cette douleur provient de l'amour, et partant c'est une amiable (douce, qui plaît) et aimable douleur. Oyez les élans douloureux, mais amoureux d'un amant royal :

Mon âme a soif de son Dieu fort et vivant. Eh! quand viendrai-je et paraîtrai-je devant la face de mon Dieu? Mes larmes mont servi de pain nuit et jour, tandis qu'on me dit: Où est ton Dieu ? Ainsi la sacrée Sulamite toute détrempée en ses douleurs amoureuses, parlant aux filles de Jérusalem :

Hélas! dit-elle, je vous conjure, si vous rencontrez mon ami, annoncez-lui ma peine, parce que je languis toute blessée de son amour. L'espérance différée afflige l'âme.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde