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images/icones/marie.gif  ( 978812 )08/08 St Jean-Marie Vianney, confesseur (Missel Romain), Sts Cyriaque, Large et Smaragde, martyrs par ami de la Miséricorde (2024-08-07 23:11:16) 



St Jean-Marie Vianney, confesseur

En certains lieux : Messe propre

Pensées du Saint Curé d'Ars

Prière à la Sainte Vierge de Saint Jean Marie Vianney

« Ô Vierge Immaculée, qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez, procurez-nous une foi vive, une humilité profonde, une pureté sans tâche, une grande horreur des péchés, même les plus légers, un amour ardent pour votre Fils et pour Vous.

Puisque Vous aimer est un signe de prédestination, conjurez Votre divin Fils, notre Sauveur, qui, avant Sa mort, Vous recommanda le soin de nos âmes en la personne de Saint Jean, de nous faire Grâce et Miséricorde ; protégez-nous durant la vie, et surtout à l'heure de notre mort ; avancez la délivrance des âmes de nos frères qui sont dans le purgatoire, et que la Lumière les éclaire ».

Prière de Saint Jean Marie Vianney

« Je Vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de Vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je Vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en Vous aimant que de vivre un seul instant sans Vous aimer. Je Vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le Ciel que pour avoir le bonheur de Vous aimer parfaitement.

Je Vous aime, Ô mon Dieu, et n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura pas la douce consolation de Vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je Vous aime, du moins je veux que mon cœur Vous le répète autant de fois que je respire.

Ah ! Faites-moi la Grâce de souffrir en Vous aimant, de Vous aimer en souffrant et d’expirer un jour en Vous aimant et en sentant que je Vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je Vous conjure d’accroitre mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il ! »

source : site-catholique.fr

D'autres prières de Saint Jean Marie Vianney



Mémoire des Sts Cyriaque, Large et Smaragde, martyrs
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 978813 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-08-07 23:14:54) 
[en réponse à 978812]



LIVRE VI
CHAPITRE PREMIER.

Description de la théologie mystique, qui n'est autre chose que l'oraison.


Par celui-là nous affectionnons Dieu, et ce qu'il affectionne ; par celui-ci nous servons Dieu, et faisons ce qu'il ordonne.

Celui-là nous joint à la bonté de Dieu ; celui-ci nous fait exécuter ses volontés. L'un nous remplit de complaisance, de bienveillance, d'élans, de souhaits, de soupirs et d'ardeurs spirituelles, nous taisant pratiquer les sacrées infusions et mélanges de notre esprit avec celui de Dieu; l'autre répand en nous la solide résolution, la fermeté de courage et l'inviolable obéissance requise pour effectuer les ordonnances de la volonté de Dieu, et pour souffrir, agréer, approuver et embrasser tout ce qui provient de son bon plaisir.

L'un nous fait plaire en Dieu, l'autre nous fait plaire à Dieu. Par l'un nous concevons, par l'autre nous produisons. Par l'un nous mettons Dieu sur notre coeur, comme un étendard d'amour auquel toutes nos affections se rangent; par l'autre nous le mettons sur nos bras, comme une épée de dilection par laquelle nous faisons tous les exploits des vertus.

Or, le premier exercice consiste principalement en l'oraison, en laquelle se passent tant de divers mouvements intérieurs, qu'il est impossible de les exprimer tous, non seulement à cause de leur quantité. Mais aussi à raison de leur nature et qualité, laquelle étant spirituelle ne peut être que grandement déliée et presque imperceptible à nos entendements.

Les chiens les plus sages et mieux dressés tombent souvent en défaut, perdant la piste et le sentiment pour la variété des ruses dont les cerfs usent, faisant les horvaris (Ce mot, qui désigne certain cri des chasseurs pour ramener les chiens en défaut, se dit, par extension, des ruses des animaux chassés.), donnant le change et pratiquant mille malices pour s'échapper devant la meute, et nous perdons souvent de vue et de connaissance notre propre coeur en linfinie diversité des mouvements par lesquels il se tourne en tant de façons et avec une si grande promptitude qu'on ne peut discerner ses erres (errements, détours).

Dieu seul est celui qui, par son infinie science, voit, sonde et pénètre tous les tours et contours de nos esprits ; il entend nos pensées de loin, il trouve tous nos sentiers, faufilans et détours :

sa science est admirable, elle prévaut au-dessus de notre capacité, et nous n'y pouvons atteindre. Certes, si nos esprits voulaient faire retour sur eux-mêmes par les réfléchissements (réfexions) et replis de leurs actions, ils entreraient en des labyrinthes esquels ils perdraient sans doute lissue, et ce serait une attention insupportable de penser quelles sont nos pensées, considérer nos considérations, voir toutes nos vues spirituelles, discerner que nous discernons, nous ressouvenir que nous nous ressouvenons :

ce seraient des entortillements que nous ne pourrions défaire. Ce traité est donc difficile, surtout à qui n'est pas homme de grande oraison.

Nous ne prenons pas ici le mot d'oraison pour la seule prière ou demande de quelque bien, répandue devant Dieu par les fidèles, comme saint Basile la nomme, mais comme saint Bonaventure, quand il dit que l'oraison, à parler généralement, comprend tous les actes de contemplation ; ou comme saint Grégoire Nyssène (De Nysse), quand il enseignait que L'oraison est un entretien et conversation de l'âme avec Dieu ; ou bien comme saint Chrysostome, quand il assure que l'oraison est un devis avec la divine majesté; ou enfin comme saint Augustin et saint Damascène, quand ils disent que l'oraison est une montée on élèvement de l'esprit en Dieu.

Que si l'oraison est un colloque, un devis, ou une conversation de l'âme avec Dieu, par icelle donc nous parlons à Dieu, et Dieu réciproquement parle à nous; nous aspirons à lui et respirons en lui; et mutuellement il inspire en nous et respire sur nous.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/carnet.gif  ( 978814 )Pourquoi le 8 août ? par Zelo Zelatus (2024-08-07 23:33:36) 
[en réponse à 978812]

Je me sers du calendrier traditionnel et suis régulièrement attristé des changements fait au nouveau calendrier...

J'ai deux questions sur ces calendriers:
- Y avait-il une raison au choix du 8 août (le nouveau calendrier retient le 4, date de la mort du saint curé) ?
- Plus généralement, sait-on pourquoi le calendrier traditionnel a été massacré ? (Probablement pas des raisons valables je m'en doute).
images/icones/carnet.gif  ( 978827 )une bonne partie de la réponse se trouve dans les Mémoires du Père Louis Bouyer or. par Luc Perrin (2024-08-08 14:43:44) 
[en réponse à 978814]

Il a raconté son expérience comme expert auprès de la Commission de révision du missel romain 1964-1969.

Il signale les maniaques - de mémoire - qui ont massacré le calendrier et étaient totalement incultes mais bugninistes en la matière. Horrifié il ne s'étend pas, cela lui lui donnait des hauts le coeur même longtemps après.

Reportez vous à la Révolution Française qui a détruit méthodiquement tous les signes du christianisme à commencer par le calendrier.
C'est l'idée de la "fabrication" - cf. fil précédent et question de AV-VK à laquelle j'ai répondu de façon précise - et de la table rase. Pareil pour l'Albanie sous Enver Hodja, pareil pour la Révolution culturelle maoïste et pareil pour la Révolution culturelle actuelle que les libéraux totalitaires veulent imposer en Occident et par le biais des instances dites "internationales" (ONU, OMS, CIO, FMI ...) au monde entier qui résiste furieusement et heureusement (BRICS etc.).

A missel nouveau, NOVUS Ordo Missae, calendrier nouveau, chambardements néo-liturgiques à tous les étages. Le cardinal Roche, Préfet du Dicastère du culte divin et des sacrements, a bien expliqué la thèse néo-liturgique dans une allocution pour célébrer la mise en extinction progressive du rit romain traditionnel (T.C. 2021) que le N.O.M. est la liturgie d'une Néo-Église ou d'un néo-catholicisme qui rompt avec la Tradition et prétend être plus "fidèle", selon lui, à la Révélation en se vautrant dans la Modernité occidentale avec volupté.

Tout est lié. L'Église catholique apostolique (si peu de nos jours) et romaine a toujours vécu avec son temps comme le dit Vatican II avec la Constitution pastorale Gaudium et Spes (1965), titre traduit en français "L'Église dans le monde de ce temps".

L'ennui étant que le Prince de ce Monde de tous les temps reste Satan et que l'Église devrait toujours être sur ses gardes pour éviter la tentation de se laisser suborner par ses sourires enjôleurs.
Vous reprendrez bien une injection expérimentale mortelle ou à graves effets pas si secondaires, j'en sais quelque chose, "un acte d'amour" (pape François)... ou une belle pomme rouge empoisonnée Big Pharma ou une bonne (?) guerre OTAN... ou un "doux" génocide - ce ne sont que des Palestiniens fermez les yeux, dormez en paix - en Terre Sainte ...
images/icones/neutre.gif  ( 978834 )Merci... par Zelo Zelatus (2024-08-08 22:19:25) 
[en réponse à 978827]

...pour votre réponse qui me confirme qu'il faudra décidément que je me procure ces mémoires.
images/icones/carnet.gif  ( 978867 )la référence mais aussi en bibliothèque par Luc Perrin (2024-08-09 14:43:07) 
[en réponse à 978834]

Mémoires
de Louis Bouyer
Collection Bibliothèque du Cerf
336 pages - mai 2014
31,90€

Il faut voir sans doute aussi en complément le plaidoyer pro domo de Mgr Annibale Bugnini, de préférence dans la version très augmentée qu'en a donné
images/icones/fleche2.gif  ( 978900 )Une réponse, une explication par AVV-VVK (2024-08-10 17:54:29) 
[en réponse à 978814]

Voir: Chapitre V "l' Année liturgique" (Constitution sur la Sainte Liturgie de Vatican II)

images/icones/2a.gif  ( 978901 )Bien heureux celui par ptk (2024-08-10 18:02:20) 
[en réponse à 978900]

qui trouvera dans ce chapitre le fondement des désordres introduits


CHAPITRE V :
L’année liturgique

102. Sens de l’année liturgique

Notre Mère la sainte Église estime qu’il lui appartient de célébrer l’œuvre salvifique de son divin Epoux par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l’année. Chaque semaine, au jour qu’elle a appelé « jour du Seigneur », elle fait mémoire de la résurrection du Seigneur, qu’elle célèbre encore une fois par an, en même temps que sa bienheureuse passion, par la grande solennité de Pâques.

Et elle déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’au jour de la Pentecôte, et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur.

Tout en célébrant ainsi les mystères de la Rédemption, elle ouvre aux fidèles les richesses de la puissance et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, ces mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long du temps, les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du salut.

103. En célébrant ce cycle annuel des mystères du Christ, la sainte Église vénère avec un particulier amour la bienheureuse Marie, mère de Dieu, qui est unie à son Fils dans l’œuvre salutaire par un lien indissoluble ; en Marie, l’Église admire et exalte le fruit le plus éminent de la Rédemption, et, comme dans une image très pure, elle contemple avec joie ce qu’elle-même désire et espère être tout entière.

104. En outre, l’Église a introduit dans le cycle annuel les mémoires des martyrs et des autres saints qui, élevés à la perfection par la grâce multiforme de Dieu et ayant déjà obtenu possession du salut éternel, chantent à Dieu dans le ciel une louange parfaite et intercèdent pour nous. Dans les anniversaires des saints, l’Église proclame le mystère pascal en ces saints qui ont souffert avec le Christ et sont glorifiés avec lui, et elle propose aux fidèles leurs exemples qui les attirent tous au Père par le Christ, et par leurs mérites elle implore les bienfaits de Dieu.

105. Enfin, aux divers temps de l’année, selon des disciplines traditionnelles, l’Église réalise la formation des fidèles par des activités spirituelles et corporelles, par l’instruction, la prière, les œuvres de pénitence et de miséricorde.

C’est pourquoi le Concile a jugé bon de décréter ce qui suit.

106. Revalorisation du dimanche

L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le jour du Seigneur, ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâces à Dieu qui les « a régénérés pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3). Aussi, le jour dominical est-il le jour de fête primordial qu’il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation du travail. Les autres célébrations, à moins qu’elles ne soient véritablement de la plus haute importance, ne doivent pas l’emporter sur lui, car il est le fondement et le noyau de toute l’année liturgique.

107. Révision de l'année liturgique

L’année liturgique sera révisée de telle sorte que, en gardant ou en restituant les coutumes et les disciplines traditionnelles attachées aux temps sacrés, en se conformant aux conditions de notre époque, on maintienne leur caractère originel pour nourrir comme il faut la piété des fidèles par la célébration des mystères de la Rédemption chrétienne, mais surtout du mystère pascal. Les adaptations, selon les conditions locales, si elles étaient nécessaires, se feront conformément aux articles 39 et 40.

108. On orientera l’esprit des fidèles avant tout vers les fêtes du Seigneur, par lesquelles se célèbrent pendant l’année les mystères du salut. Par suite, le propre du temps recevra la place qui lui revient au-dessus des fêtes des saints, pour que le cycle entier des mystères du salut soit célébré comme il se doit.

109. Le Carême

Le double caractère du temps du Carême, qui, surtout par la commémoration ou la préparation du baptême et par la pénitence, invite plus instamment les fidèles à écouter la Parole de Dieu et à vaquer à la prière, et les dispose ainsi à célébrer le mystère pascal, ce double caractère, aussi bien dans la liturgie que dans la catéchèse liturgique, sera mis plus pleinement en lumière.

Par suite :

a) les éléments baptismaux de la liturgie quadragésimale seront employés plus abondamment ; et certains, selon l’opportunité, seront restitués à partir de la tradition antérieure ;

b) on en dira autant des éléments pénitentiels. En ce qui concerne la catéchèse, on inculquera aux fidèles, en même temps que les conséquences sociales du péché, cette nature propre de la pénitence, qui déteste le péché en tant qu’il est une offense à Dieu ; on ne passera pas sous silence le rôle de l’Église dans l’action pénitentielle, et on insistera sur la prière pour les pécheurs.

110. La pénitence du temps de Carême ne doit pas être seulement intérieure et individuelle, mais aussi extérieure et sociale. La pratique de la pénitence, selon les possibilités de notre époque et des diverses régions, et selon les conditions des fidèles, sera favorisée et, par les autorités mentionnées à l’article 22, recommandée.

Cependant, le jeûne pascal, le vendredi de la passion et de la mort du Seigneur, sera sacré ; il devra être partout observé et, selon l’opportunité, être même étendu au Samedi saint pour que l’on parvienne avec un cœur élevé et libéré aux joies de la résurrection du Seigneur.

111. La fête des saints

Selon la tradition, les saints sont l’objet d’un culte dans l’Église, et l’on y vénère leurs reliques authentiques et leurs images. Les fêtes des saints proclament les merveilles du Christ chez ses serviteurs et offrent aux fidèles des exemples opportuns à imiter. Pour que les fêtes de saints ne l’emportent pas sur les fêtes qui célèbrent les mystères mêmes du salut, le plus grand nombre d’entre elles seront laissées à la célébration de chaque église, nation ou famille religieuse particulière ; on n’étendra à l’Église universelle que les fêtes commémorant des saints qui présentent véritablement une importance universelle.
images/icones/c_nul.gif  ( 978906 )la Commission pauline a totalement ignoré le texte par Luc Perrin (2024-08-10 19:40:40) 
[en réponse à 978901]

pour le calendrier et pour les principes comme je l'ai maintes fois rappelé et démontré.

Citer un texte ignoré n'a ici que peu d'intérêt sauf pour démontrer un peu plus la "fabrication" qu'est ce NOVUS Ordo missae.

Le néo-liturgisme est une plaie intellectuelle et un désastre pastoral en Occident du moins et dans les Amériques en général, partiellement en Asie ; être encore aveuglé au point de tenter de le défendre en 2024 devient pathétique cher ami des Pays-Bas.
images/icones/fleche2.gif  ( 978903 )Pourquoi le 8 août.... par Père M. Mallet (2024-08-10 18:26:37) 
[en réponse à 978814]

Quand il est mort, je suppose qu'il y avait une fête le 4, qui a disparu depuis.
Phénomène fréquent pour d'autres saints ; et la fête étant supprimée par le nouveau calendrier, on a déplacé certaines fêtes pour les mettre à la date d'anniversaire du décès.
Cette suppression de fêtes de saints qui étaient devenus un peu inconnus n'est pas nécessairement une mauvaise chose, et évite des oraisons un peu tangentes :
"Seigneur, Toi qui nous réjouis chaque année en la fête de saint ...euh.... PSSTT, hé ! ...comment s'appelle-t-il ?...".

Par contre on a des docteurs de l'Eglise qui passent en "mémoire facultative", tandis que d'autres (il me vient à l'esprit les martyrs d'Ouganda, célèbres dans la liturgie pour le sermon enflammé d'optimisme et d'enthousiasme de Paul VI qui figure dans l'Office des lectures, alias matines) deviennent obligatoires pour l'Eglise universelle.


 ( 978905 )Ce saint un peu inconnu … par Lycobates (2024-08-10 18:48:20) 
[en réponse à 978903]

est un certain Saint Dominique, célébré dans l’Église latine le 4 août au rang de double majeur …
images/icones/carnet.gif  ( 978909 )saint Dominique inconnu? par Fatherjph (2024-08-10 19:45:28) 
[en réponse à 978905]

Je m'étonne
images/icones/carnet.gif  ( 978911 )C'était une réponse au 2nd degré par Meneau (2024-08-10 21:32:12) 
[en réponse à 978909]

à la phrase du Père Mallet auquel il répondait :

Cette suppression de fêtes de saints qui étaient devenus un peu inconnus n'est pas nécessairement une mauvaise chose



Merci pour vos explications détaillées ci-dessous.
Cordialement
Meneau
images/icones/abbe1.gif  ( 978907 )Une fête "mobile" par Fatherjph (2024-08-10 19:44:12) 
[en réponse à 978903]

De tous les éléments de la liturgie, le calendrier sanctoral est de loin celui qui a subi le plus grand nombre modifications à travers les siècles. En ce qui concerne la fête du curé d’Ars, on peut difficilement parler de tradition.

Saint Dominique est mort à Bologne le 6 août 1221. Lorsqu’il fut canonisé par le pape Grégoire IX, en 1234, sa fête fut fixée au 4 août, car le 6 août était la fête de la Transfiguration et le 5, la dédicace de Notre-Dame-aux-Neiges. Lorsque le curé d’Ars fut canonisé par Pie XI en 1925, on fixa sa fête au 9 août sous le rite double. En effet, le 4 août, jour de sa mort, était occupé par saint Dominique, le 5 par Notre-Dame-aux Neiges, le 7 par saint Gaëtan et le 8 par les saints Cyriaque, Large et Smaragde. La fête nouvelle du curé d’Ars mit ainsi dans l’ombre la vigile de saint Laurent. Or, en 1960, la réforme du calendrier de Jean XXIII voulut redonner son importance à cette vigile. On décida alors d’anticiper la fête de saint Jean-Marie Vianney au 8, rétrogradant ainsi les saints Cyriaque, Large et Smaragde au rang de commémoraison. Quelques années plus tard, la réforme qui suivit Vatican II voulut célébrer le curé d’Ars au jour même de sa mort. Il fut donc décidé d’intervertir sa fête avec celle de saint Dominique. Voilà ce qui explique la situation actuelle.
images/icones/1a.gif  ( 978938 )Excellent ! par Lycobates (2024-08-11 23:02:13) 
[en réponse à 978907]

Je cherchais le temps de retrouver les données que vous avez admirablement assemblées.

Je me demandais ce soir quelles vêpres sont chantées ou récitées par les adeptes du bréviaire de 1960 le 9 août quand termine après None l'office de la vigile "revalorisée", la Saint-Laurent ayant été amputée de ses premières vêpres.

Quant au 9 août selon nos rubriques de 1920 : pour les messes privées (non conventuelles) ont peut célébrer soit la messe du saint curé avec mémoire de la vigile et de saint Romain, et dernier évangile de la vigile, soit la messe de la vigile, avec mémoire du saint curé et de saint Romain.
La vigile n'est donc pas oubliée après l'introduction de la fête du curé d'Ars.
images/icones/carnet.gif  ( 978940 )Formidable par Zelo Zelatus (2024-08-12 09:28:28) 
[en réponse à 978907]

Quelle richesse que notre histoire ! Un immense merci pour ces trouvailles.