Le Forum Catholique
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( 978333 )
Pontcallec : Lettre aux mères prieure et sous-prieure de l’institut des Dominicaines du Saint-Esprit par Justin Petipeu (2024-07-21 20:17:20)
Lettre aux mères prieure et sous-prieure de l’institut des Dominicaines du Saint-Esprit
« Devant la situation de l'Église d'aujourd'hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée
de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l'incertitude, la problématique,
l'inquiétude, l'insatisfaction, l'affrontement. » (S.S. le pape Paul VI, 29 juin 1972)
Très révérendes mères,
Le dimanche 7 juillet dernier, vous avez fait annoncer à l’ambon par le célébrant que, lors de votre
retraite de communauté, du 27 juillet au 2 août, la messe de communauté serait célébrée selon le
Novus Ordo Missae par le père dominicain prêchant votre retraite, « à la demande de Rome ».
Nous, simples fidèles fréquentant régulièrement et de longue date la messe à Pontcalleck, par amour
de la liturgie traditionnelle, familles ayant choisi de s’implanter à proximité pour bénéficier de cette
même liturgie traditionnelle, mais aussi parents, grands-parents de servants de messe, de
cérémoniaires, de prêtres et de religieux qui ont bénéficié ou bien bénéficient encore de cette belle
liturgie, l’ont servie ou bien la servent encore, parents, grands-parents, arrière-grands-parents d’élèves
des écoles de l’institut, anciennes élèves, parents, enseignantes de vos écoles, enfin, frères ou sœurs,
de certaines de vos sœurs dominicaines, nous ne pouvons rester silencieux, et taire plus avant le
trouble et l’inquiétude dans lesquels cette annonce nous a plongés.
C’est avec une très vive conscience des bienfaits que votre communauté a répandus autour d’elle dès
sa fondation par monsieur l’abbé Berto, bienfaits dont tous nous avons bénéficié à divers titres et selon
des modalités variées, et qui nous obligent aujourd’hui à la reconnaissance et à cette difficile charité
de la Vérité, que nous nous adressons à vous.
En effet, par cette annonce, et cette mesure prise « à la demande de Rome » - permettez nous ici une
question qui n’est impertinente qu’en apparence, parce que de sa réponse dépend beaucoup : qui donc
est « Rome » ? – vous créez un précédent qui sera presque inévitablement appelé à se renouveler. Vous
légitimez ainsi notre inquiétude de voir un jour les dominicaines du Saint-Esprit abandonner
totalement la liturgie traditionnelle, et nous offrez l’occasion d’exprimer ouvertement cette inquiétude
– et notre vigilante sollicitude.
Avant de poursuivre, il nous semble opportun de préciser deux choses.
La première, c’est que nous sommes attachés, indéfectiblement, à la liturgie traditionnelle, dite de
Saint-Pie V. Ce point est établi et ne sera ni discuté ni justifié ici. D’autres ont fait cela bien mieux que
nous ne saurions le faire, nous n’y reviendrons pas. Vous-mêmes devriez bien le comprendre, puisqu’on
peut encore lire sur votre site internet : « Elles [les dominicaines du Saint-Esprit] attachent une grande
importance à la dignité, la piété et la beauté de l’office liturgique célébré en latin selon le rite romain,
dans sa forme extraordinaire. » Et ceci fait écho au décret pris en la fête de la Chaire de Pierre, le 22
février 1990 par son Éminence le cardinal Mayer, alors préfet de la commission Ecclesia Dei, érigeant
votre sodalité en Société Apostolique de droit pontifical, et qui affirmait : « Cette sodalité certes se sent
attachée à certaines formes antérieures de la liturgie et de la discipline de la tradition latine’’, mais
jamais elle n’a rompu le lien de communion avec celui à qui le Christ a confié le ministère de l’unité de
l’Église. »
La deuxième, c’est que nous sommes pleinement conscients que Pontcalleck n’est pas une paroisse.
Nous ne prétendons pas prendre part au processus de prise de décision interne à l’institut, et nous
immiscer dans la conduite de ses affaires.
Ces précautions étant prises, il nous faut maintenant exprimer sans détour ce que le précédent exposé
par votre annonce nous inspire. Abandonner le Vetus Ordo, passer au Novus Ordo chez les
dominicaines du Saint-Esprit, ce serait :
- Trahir la volonté du père fondateur et de ses premières religieuses, qui affirmaient vouloir tenir
tout ensemble la fidélité à Rome et l’attachement indéfectible à la liturgie traditionnelle ;
entreprise couronnée de succès, comme le soulignait le décret d’érection évoqué plus haut ;
c’est en cela une faute objective contre le 4ème commandement ;
- Abuser d’un pouvoir qui n’appartient pas aux héritières et intendantes que vous êtes, sinon en
détournant l’œuvre de son objet, à tout le moins en démantelant son plus puissant contrefort ;
il serait bien plus honnête de quitter les Dominicaines du Saint-Esprit et de fonder une nouvelle
maison ;
- Réduire la fidélité à la liturgie catholique romaine à une affaire de gestion du patrimoine propre
de l’institut, en oubliant qu’elle participe au bien commun de toute l’Église, comme le rappelait
Benoît XVI : « Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour
nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste.
Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière
de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. »
- Donner aux plus jeunes d’entre nous, élevés dans l’idée que la loyauté et la fidélité sont parmi
les valeurs les plus hautes, un fâcheux exemple de trahison, ou à tout le moins de reddition
sans combat ni résistance, trahison de personnes consacrées, donc a priori dignes de leur
respect ; mesure-t-on assez l’impact sur leurs âmes ?
- Plonger dans la détresse de vieilles mères désemparées à l’idée de devoir choisir entre leur
attachement à cette liturgie, dont elles ont fait le choix avec celui de l’institut, et la menace de
perdre le cadre de vie dans lequel elles imaginaient pouvoir finir paisiblement leurs jours, à un
âge où il est difficile de tout recommencer ;
- Priver des fidèles, des familles de la possibilité de la liturgie traditionnelle chaque jour que Dieu
fait, qui ont choisi de s’implanter aux environs de Pontcalleck, soit de manière permanente,
soit pour les vacances, précisément parce ce qu’ils ou elles y trouvaient celle-ci ;
- Ajouter la crise à la crise, au risque de tarir les vocations, de voir les familles se détourner de
vos écoles, et finalement d’aggraver encore l’affaiblissement de votre communauté.
Arrivés à ce point, et sans prétendre atténuer le moins du monde la dure expression de nos craintes,
nous souhaitons vous assurer que c’est bien la tristesse, la compassion devant les crises qu’a traversées
l’institut depuis de trop nombreuses années, autant que la raison, qui nous incitent aujourd’hui à vous
écrire.
Croyez en l’assurance de nos prières pour vous-mêmes et toute la communauté.

( 978334 )
???? par Leopardi (2024-07-21 20:24:37)
[en réponse à 978333]
Qui écrit ?
Merci

( 978335 )
Vous savez lire par Justin Petipeu (2024-07-21 20:26:59)
[en réponse à 978334]
Nous, simples fidèles fréquentant régulièrement et de longue date la messe à Pontcalleck, par amour
de la liturgie traditionnelle, familles ayant choisi de s’implanter à proximité pour bénéficier de cette
même liturgie traditionnelle, mais aussi parents, grands-parents de servants de messe, de
cérémoniaires, de prêtres et de religieux qui ont bénéficié ou bien bénéficient encore de cette belle
liturgie, l’ont servie ou bien la servent encore, parents, grands-parents, arrière-grands-parents d’élèves
des écoles de l’institut, anciennes élèves, parents, enseignantes de vos écoles, enfin, frères ou sœurs,
de certaines de vos sœurs dominicaines

( 978345 )
Ne soyez pas désagréable par Leopardi (2024-07-21 23:46:13)
[en réponse à 978335]
Je demandais qui ou quel groupe avait été à l’initiative de cette lettre. Vous peut-être ?

( 978348 )
Non par Justin Petipeu (2024-07-22 08:49:13)
[en réponse à 978345]
Je ne suis ni l'auteur, ni l'initiateur de cette lettre. Mais j'en fais la publicité car le hold-up qui se produit chez les Dominicaines du Saint-Esprit est tout simplement honteux.
Si le cardinal Ouellet veut des Dominicaines à lui qui célèbrent le NOM, il n'a qu'à fonder. On verra le résultat. Il suffit de voir le nombre de Dominicaines NOM en France. C'est assez éclairant. Les seules Dominicaines de Fanjeaux sont plus nombreuses.
Le NOM se caractérise par sa stérilité. Rome est en train de ruiner, avec il faut le dire, l'aide de quelques infiltrées, une belle œuvre qui s'est bâtie grâce au rite traditionnel.

( 978360 )
c'est où "Pontcalleck" ? au bord de la Vistule par Cristo (2024-07-22 13:13:59)
[en réponse à 978335]
tout es dans le titre !

( 978364 )
Pas du tout par Le Cap (2024-07-22 15:38:23)
[en réponse à 978360]
C'est au bord du Rubicon…

( 978470 )
Anonyme en fait par MJP (2024-07-25 07:50:09)
[en réponse à 978335]
Je n'ai jamais aimé les représentants auto-désignés.
Ce "nous", qui semble grouper une totalité unanime, oublie les donateurs. C'est ballot.
Mais dans les faits on ne sait pas qui sont les rédacteurs/rapporteurs de cette unanime réaction. Comment les joindre ?
Bref c'est plutôt anonyme.
Pontcalleck. Par deux fois, ce n'est pas une faute de frappe. C'est juste pour montrer la non maîtrise du sujet ?
Cela dit les fidèles soutiens que sommes depuis fort longtemps ne peuvent plus suivre les errements pédagogiques et liturgiques de la communauté ainsi que le mutisme comme seule réaction des Dominicaines.

( 978471 )
Vous pouvez les joindre. par Justin Petipeu (2024-07-25 08:04:51)
[en réponse à 978470]

( 978337 )
Merci aux fidèles Bretons par Ptitlu (2024-07-21 21:22:53)
[en réponse à 978333]
De ne pas laisser passer cette annonce faite en plein été presque en catimini.
Union de prières.

( 978338 )
Merci par Vassilissa (2024-07-21 21:28:17)
[en réponse à 978333]
de nous transmettre cette lettre magnifique de dignité, de fidélité et de vérité.
Ce qui se passe à Pontcallec est indigne, ignoble et injustifiable.

( 978346 )
Medias-Presse-Infos fait l'honneur de citer un extrait de la lettre et met un lien pour votre fil sur le sujet. par Hepzibah (2024-07-22 08:13:31)
[en réponse à 978333]
Ils ont d'ailleurs toujours besoin de 21970€ pour 2024. (??)
Surprenant.
Enfin, je suis très actif ailleurs déjà.
Ne pas s'éparpiller.

( 978352 )
C'est pire ! par Luc de Montalte (2024-07-22 10:14:11)
[en réponse à 978346]
Ils affirment avoir besoin de 90.000€ pour 2024 pour lesquels il manquerait 21570€. Ils se moquent de leurs lecteurs.

( 978362 )
Moins que d'autres par oblique (2024-07-22 14:17:37)
[en réponse à 978352]
Le salon beige se goinfre aussi... et qui plus est d'argent public, par le biais de la défiscalisation. Ils sont bien plus 'subventionnés' que la presse classique qu'ils vouent aux gémonies.

( 978439 )
N'exagérons rien par Luc de Montalte (2024-07-23 23:17:52)
[en réponse à 978362]
Les subventions de la presse publique sont bien plus élevées (même en considérant un peu fallacieusement les défiscalisations comme des subventions). Toutefois, je suis bien d'accord avec vous pour dénoncer l'absence de vergogne de ces sites et de la prétendue « réinfosphère » de manière générale, d'ailleurs en réalité bien souvent aussi peu objective que la grande presse, les journalistes d’investigation en moins (ce ne sont généralement que de bêtes revues de presse, souvent alimentées par des bénévoles, coût quasi zéro).

( 978448 )
Le Salon Beige stipendié par l'État immigrationniste et avorteur par oblique (2024-07-24 10:35:54)
[en réponse à 978439]
Alors je propose une chose, si défiscaliser n'est pas la même chose que subventionnner: Que l'on défiscalise les abonnements à la presse, de même que l'on défiscalise les dons au Salon Beige.
Plus sérieusement, c'est sans doute les deux tiers du budget du Salon Beige qui relève de cette générosité fiscale. Appelons-la comme vous voudrez, mais c'est au final une part d'argent public bien plus grande pour eux que pour Le Monde, le JDD, ou Le Figaro.
En reprenant les manières du salon on pourrait presque écrire que le Salon Beige est stipendié par l'État immigrationniste et avorteur.

( 978457 )
Comme les écoles hors contrat, les œuvres etc par Ptitlu (2024-07-24 14:35:16)
[en réponse à 978448]
Comme tout en fait.
Je rentre de la campagne où je suis allé prêter main forte à une association qui vit de dons (en matériel principalement - donc faut des bras de temps à autre - et un peu en numéraire pour payer les expéditions vers les pays aidés, c'est donc l'état colonialiste et jacobin qui finance !
Vraiment la polarisation ça fait du mal au cerveau.

( 978460 )
Non par Luc de Montalte (2024-07-24 16:36:29)
[en réponse à 978448]
Il y a plusieurs ordres de grandeur de différence. Et par ailleurs ce n'est pas cela le problème.

( 978476 )
Le Salon Beige©, un des médias les plus aidés par l'Etat. par oblique (2024-07-25 13:14:27)
[en réponse à 978439]
Je viens de regarder les chiffres. Un peu plus de 75 % des aides à la presse correspondent non pas à un chèque qui lui serait fait, mais bien à des ressources auxquelles l'État renonce. Tarifs postaux ultra avantageux, et TVA ultra basse à 2,1 % par exemple.
Quand on additionne versements directs et aides indirectes, on est à un peu moins de 300 millions pour un secteur dont le chiffre d'affaires est du côté de 4 milliards. La générosité étatique ne représente pas le dixième des recettes des journaux, contre potentiellement jusqu'aux 2/3 de celles du Salon Beige.
Dans l'absolu, le Courrier Du Pays Cauchois, Présent, ou La Croix touchent plus que le Salon Beige. Rapporté à leurs revenus, ils touchent carrément moins que ce blog qui vit majoritairement d'assistanat fiscal.
Une autre question serait de savoir ce que le Salon Beige et Media Presse Info font de l'argent des Français.

( 978353 )
Simple question par Le Cap (2024-07-22 11:00:48)
[en réponse à 978333]
Connaît-on le nom de ce prédicateur-réformé francisco-zélé et d'où il vient?
Merci par avance.

( 978354 )
“la messe de communauté serait célébrée selon le Novus Ordo Missae“. par AVV-VVK (2024-07-22 11:05:24)
[en réponse à 978333]
Source: Medias-Presse. Info
Tout dépend de l' exécution de la forme ordinaire. Si elle est célébrée également "ad Orientem" ( du moins dans la partie eucharistique), en latin, en employant uniquement la Prière eucharistique I, conservant la pratique de la sainte communion sur la langue, etc., ce ne serait pas un "drame".
P.S. La situation locale m' est totalement inconnue...

( 978361 )
Pourquoi alors changer de rite ?.. par vistemboir2 (2024-07-22 14:11:54)
[en réponse à 978354]
Si c'est pour "copier" le Vetus Ordo et faire une messe en mode dégradé ! Car l'original sera toujours préférable à la copie...

( 978427 )
Y’en a qui n’ont toujours pas compris… par Nemo (2024-07-23 20:54:39)
[en réponse à 978354]
Vous auriez pu ajouter les boîtes à violon et les mantilles.
Personnellement je m’en fous complètement que la messe Polcisse soit célébrée la tête à l’endroit ou à l’envers, avec de l’encens acheté chez Dior, chantée en volapuk ou en esperanto.
En fait je trouverais plus rigolo que les relieuses de Pontcallec invitent un groupe de metal pour chanter la nouvelle messe.
De toutes façons je ne donne pas cher de la communauté. Pas plus que de la communauté Saint-Martin. Si la seule spécificité est de recruter entre gens « comme il faut » c’est un peu foutu. Seules la tradition et la sainteté sont porteuses d’espérance.

( 978450 )
Pour comprendre: par AVV-VVK (2024-07-24 10:51:15)
[en réponse à 978427]
Ne faut-il alors pas dire qu' il y a des fidèles qui assistent à la messe et d' autres assistant à la célébration eucharistique ? Pour dire secrètement que la messe traditionnelle est valide et l' autre pas, que la dénomination "messe ancienne, tridentine, traditionnelle" est un pléonasme ?...

( 978413 )
vu par Paix liturgique par Cristo (2024-07-23 18:11:10)
[en réponse à 978333]
LES DOMINICAINES DE PONTCALEC FONT LE CHOIX DU NOVUS ORDO LORS DE LEUR PROCHAIN CHAPITRE
QUE VONT FAIRE LES FAMILLES ?
QUAND AUX ECOLES ELLES VONT ACCEUILLIR DESORMAIS SURTOUT LA BONNE BOURGEOISIE CONSERVATRICE DITE "BOBO" QUI REFUSE LA MIXITE SOCIALE
L'on savait – avec les déboires de mère Marie Ferréol et le jugement du tribunal civil de Lorient renvoyant ses persécuteurs – la congrégation et le cardinal Ouellet – dans leurs buts, que la congrégation des Dominicaines du Saint-Esprit était sur la pente glissante. Le choix délibéré de la messe moderne, au détriment de leur histoire et de la sensibilité liturgique tant d'une majorité de religieuses, est une nouvelle étape dans leur glissement qui se fait dans le dos des parents des élèves de leurs écoles.
Le célébrant, avant l'homélie de la messe du 7 juillet dernier à Pontcalec a fait savoir – écrit Riposte Catholique le 15 juillet dernier, reprenant une information parue sur le Forum Catholique le même jour – que lors de leur « retraite annuelle du 27 juillet au 2 août, la messe sera célébrée selon le Nouvel ordo, à l'exception du dimanche 28 juillet où la messe sera célébrée selon le rite dominicain ».
Néanmoins, aucune communication externe n'a été faite par les Dominicaines du Saint-Esprit, ni sur leur site, ni sur leurs réseaux sociaux, à ce sujet. Le site de la congrégation indique toujours que « les sœurs […] attachent une grande importance à la dignité, la piété et la beauté de l'office célébré en latin dans le rite romain, dans sa forme extraordinaire ».
Ce décalage ( Habituel desormais chez elles ) entre la communication et cette annonce si importante, à l'échelle de la congrégation et si peu médiatisée énerve et inquiète certains parents d'élèves dans les écoles que la congrégation gère encore – et qui essaient de rester en-dehors de la crise qui secoue la congrégation depuis des années, les premières tensions entre les sœurs apparaissant encore à l'orée des années 2000, bien avant la crise des exorcismes – qui du reste, n'étaient pas les premiers pratiqués dans la congrégation. « L'abbé Berto doit se retourner dans sa tombe », constate, dépité, un fidèle de Pontcalec. « Cette innovation, et le fait que les religieuses ne communiquent pas – donc qu'elles n'assument pas, n'augure rien de bon ».
Dans certaines des écoles des religieuses de Pontcalec – notamment Nantes (le Fort) et Saint-Cloud, un « glissement "bobo" » est constaté – et déploré – par des parents d'élèves. « Quand on voit des religieuses, en cours, faire l'éloge de l'accueil des migrants, on est quelque peu désarçonné – on ne met pas nos enfants dans leurs écoles pour qu'ils se fassent servir le même discours que dans les médias », clame un parent d'élève à Nantes.
« Et puis à Nantes tout particulièrement on subit les conséquences de l'accueil inconsidéré des migrants par les collectivités de gauche dans la ville, ce qui pousse les familles à quitter la ville à force de s'inquiéter pour les enfants, alors c'est un peu le comble... d'autant que les religieuses ont aussi eu à souffrir depuis leur déménagement rue du Fort de la proximité avec les camps Roms et les tonnes de détritus qu'ils laissent, les désagréments, les intrusions... On peut comprendre que le concept abstrait d'accueillir des migrants plaise au Pape François, mais qu'il en prenne au Vatican ».
A l'autre bout de la France dans l'est, à la Baffe, des parents d'élèves constatent, inquiets, la situation de crise dans laquelle se trouvent les dominicaines : « Pontcallec est à l'autre bout de la France, mais on en entend parler et ça ne nous rassure pas du tout. L'attachement à la messe tridentine est l'une des raisons majeure pour lesquelles j'ai choisi cette école, et on voit très bien que les sœurs sont soumises à de fortes pressions externes, et que certaines pensent qu'en y cédant, elles gagneront la tranquilité. Elles risquent surtout d'y perdre nos enfants, car pour nous, c'est non possumus ».
En Bretagne historique, écouter les parents d'élèves permet de comprendre à quel point les dominicaines de Pontcallec – dont les établissements étaient jadis au sommet de l'éducation hors contrat dans la région historique, ont perdu de leur éclat. « Nous, on attend une place au Rafflay [l' école de filles de la FSSPX, au sud de la Loire] mais c'est plein et il y a de l'attente. Le Fort a été – et demeure – un second choix ». Et si la messe change ? « On arrête, on n'a pas signé pour ça ». A Pontcallec, ce sont des établissements tenus par la FSSPX qui sont l'horizon de parents d'élèves inquiets, et même d'anciennes de l'école qui trouvent que « l'esprit d'origine se perd et les sœurs aussi se perdent à force d'écouter ceux qui ont le pouvoir ».
D'autres parents préfèrent cette école, jugée plus stricte et moins perméable à la doxa que l'enseignement catholique nantais, largement laïcisé et qui compte, dans deux établissements, des professeurs transsexuels. « Sans oublier des problèmes d'abus, de drogue, de discipline... régulièrement mis sous le tapis quand les parents ou les élèves eux-mêmes se plaignent », constate un parent d'élève nantais, qui est « conscient de la crise de la congrégation, mais les sœurs arrivent à éviter qu'elle pèse de trop sur les élèves et sur l'école, et nous les en remercions ».
En Loire-Atlantique et dans le Morbihan, un certain nombre de projets d'écoles libres catholiques sont dans les cartons, malgré les difficultés créées par les administrations et une partie de la presse locale qui n'hésite pas à tenter de réveiller des peurs d'un autre âge en titrant, au sujet d'un projet d'école à Légé – aux confins de la Bretagne et de la Vendée, « A Légé, un projet d'école-collège avec prières et uniforme » (Ouest-France 20 février 2024 – il est loin le temps où ce journal, fer de lance de la démocratie chrétienne, défendait les écoles libres, avec justement prière, crucifix dans les classes et uniformes!).
Dans les Mauges, la presqu'île guérandaise, au nord de la Vendée, dans le pays de la Mée, l'ouest du Morbihan etc. des familles veulent un enseignement qui soit vraiment libre et vraiment traditionnel, et qui ne dépende pas du bon vouloir d'un cardinal québecois – accusé de surcroît d'abus au Québec et persécuteur de religieuses de ce côté de l'Atlantique. Il est fort probable que l'abandon de la messe traditionnelle par les religieuses de Pontcallec dans leurs écoles, à la suite de leur retraite annuelle et en catimini donne un coup de fouet aux nouveaux projets d'écoles libres, et sonne le glas de leurs établissements ; Pontcalec sera peut-être un jour une congrégation avec la messe moderne, mais éteinte – les élèves et les vocations iront ailleurs. Que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent !
https://www.paixliturgique.fr/aff_lettre.asp?LET_N_ID=NDA0OA%3D%3D

( 978446 )
Bobos par Nemo (2024-07-24 09:09:56)
[en réponse à 978413]
C’est la première fois que je vois le terme bobo associé à bonne bourgeoisie conservatrice.
J’évolue dans pas mal de milieux, y compris le milieu bobo, et vraiment ce n’est pas du tout ça, mais alors pas du tout !
Les intéressés seraient aussi pliés en deux que moi en se voyant qualifier de cette façon, et ce n’est pas demain qu'ils vont confier leurs enfants aux dominicaines, quand bien même les mères auraient quitté l’habit, la messe traditionnelle etc.

( 978490 )
Alors, le FC utilise Windows et Crowdstrike par Ptitlu (2024-07-26 03:53:29)
[en réponse à 978333]
Ou c'est pour nous empêcher de commenter l'abandon de tout à Pontcallec ? Pauvre abbé Berto qui se retourne dans sa tombe. Pontcallec sera moderne, mais décédée.

( 978491 )
Et le bréviaire ? par Nemo (2024-07-26 10:37:02)
[en réponse à 978490]
On ne va même pas commenter le salmigondis liturgique qui s’installe chez les dominicaines.
Les discordances entres calendriers, ruptures permanentes de cycles détruisent totalement la liturgie traditionnelle, c’est le but, mais même, paradoxalement, le peu de cohérence qui existe dans la nouvelle liturgie.
Les dominicaines seront championnes de la liturgie la plus bête du monde, ce qui est un comble pour un ordre disons intellectuel !
Mais qu’en est-il du bréviaire dominicain, partie moins visible mais tellement importante ?
J’avoue que la reddition de cette maison fait peur, il n’en restera bientôt plus grand chose, sauf si les soeurs abandonnent la tenue religieuse, acceptent un peu tout le monde sans contrainte et transforment leurs écoles en établissements pas trop confessionnels, boîtes à bac privées comme il y en a beaucoup.
En tous cas cet exemple est intéressant car, sauf erreur de ma part, ce sort sera bientôt réservé aux instituts dits Ecclesias Dei, un par un, et on verra si un plan B existe chez eux..
Sinon on se retrouvera tous à la FSSPX ou associations équivalentes pour un temps… Et nos sous avec.