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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 978343 )22/07 Ste Marie-Madeleine, pénitente par ami de la Miséricorde (2024-07-21 23:40:28) 



Ste Marie Madeleine, pénitente

Biographie de Sainte Marie Madeleine

la Sainte Baume

Basilique de Vezelay

Basilique de Sainte Marie Madeleine à Saint Maximin (Var)

Litanies de Sainte Marie Madeleine

Des prières à Sainte Marie Madeleine

Sermon de Saint Ephrem à propos de Sainte Marie Madeleine

"Personne, je pense, n'ignore dans la ville l'indignité de ma vie passée, les désordres honteux dans lesquels je me suis jetée, en y entraînant les autres par l'appât du plaisir. Mais dès que j'ai pu voir le Saint qui est apparu sur la terre, ce Médecin, ce Sauveur, mon âme a été touchée de sa Beauté si pure.

J'ai vu de mes propres yeux ses moyens extraordinaires de guérison, ses miracles incomparables, sa Miséricorde et son Indulgence extrême. Il accueille les pécheurs, ne craint pas l'approche des publicains, ne repousse ni les lépreux, ni même les impies; tous ont un droit égal à sa Commisération, et Il ne S'irrite contre aucun de ceux qui L'approchent Ce touchant spectacle m'a émue, et je me suis dit: Malheureuse que je suis, comment pourrai-je vivre, si je n'ose m'en approcher! l'oserai-je toutefois, du sein de la corruption qui me dévore?

Mais pourquoi négliger le soin de ma propre vie? trouverai-je jamais un médecin plus habile et une plus heureuse occasion? Je suis persuadée que c'est un Dieu qui est apparu environné d'un grand pouvoir et d'une grande autorité.

Il commande à tout par sa Parole; par sa Parole, Il guérit les malades, et, toujours libre et indépendant dans sa Volonté puissante, Il remet les péchés aux coupables. Puisque enfin, j'ai trouvé une si belle occasion et un si grand Médecin, je ne dois pas m'endormir dans un repos funeste, ni négliger ma propre guérison. Courons donc présenter au souverain Juge la liste de mes fautes; je sais que j'ai péché au-delà de toute mesure, et je ne puis dire tout ce qu'il y a en moi d'impureté et de débauche.

Cependant, comparés à l'abondance de sa Miséricorde, aux trésors de sa Pitié, mes péchés, quelque nombreux qu'ils soient, ne sont qu'une goutte d'eau, et j'ai la conviction que, si j'ai seulement le bonheur de m'approcher de Lui, je serai purifiée de toutes mes fautes et de toutes mes iniquités, parce qu'Il fera sortir de moi tout ce qu'il y a de dérèglements et d'injustices, tant sont grandes sa Divinité, sa Sainteté et son Innocence.

Voilà tous les secrets de mon coeur: maintenant donnez-moi le parfum, car depuis longtemps déjà vous me retardez pour apprendre de moi à qui je veux l'offrir."

Source : laresurrectionduchrist.com
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 978344 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-07-21 23:43:26) 
[en réponse à 978343]



CHAPITRE III

Que la sacrée complaisance donne notre coeur à Dieu, et nous fait sentir un perpétuel désir en la jouissance.


Mais parce que cette complaisance amoureuse étant en nous qui l'avons, ne laisse pas d'être en Dieu en qui nous la prenons, elle nous donne réciproquement à la divine bonté; si que par ce saint amour de complaisance nous jouissons des biens qui sont en Dieu, comme s'ils étaient nôtres. Mais parce que des perfections divines sont plus fortes que notre esprit, entrant en icelui, elles le possèdent réciproquement; de sorte que nous ne disons pas seulement que Dieu est nôtre par cette complaisance, mais aussi que nous sommes à lui.

L'herbe aproxis (Aporoxis, fraxinelle. Cette plante secrète une huile volatile formant durant la nuit comme une vapeur qui l'environne. Si l'on approche une bougie, l'atmosphère jette une lueur et brûle rapidement, sans endommager la plante), ainsi que nous avons dit ailleurs, a une si grande correspondance avec le feu, qu'encore qu'elle en soit éloignée, soudain néanmoins qu'elle est à son aspect, elle attire la flamme et commence à brûler, concevant son feu non tant à la chaleur qu'à la lueur de celui qu'on lui présente.

Quand donc par cette attraction elle s'est unie au feu, si elle savait parler, ne pourrait-elle pas dire : Mon bien-aimé feu est mien, puisque je l'ai attiré à moi, et que je jouis de ses flammes ; mais moi je suis aussi à lui, car si je l'ai attiré à moi, il me réduit en lui, comme plus fort (...): il est mon feu, et je suis son herbe; je l'attire, et il me brûle.

Ainsi notre coeur s'étant mis en la présence de la divine bonté, et ayant attiré les perfections d'icelle par la complaisance qu'il y prend, peut dire en vérité: La bonté de Dieu est toute mienne, puisque je jouis de ses excellences, et moi je suis tout sien, puisque ses contentements me possèdent.

Par la complaisance, notre âme, comme une toison de Gédéon, se remplit toute de la rosée céleste et cette rosée est à la toison, parce qu'elle est descendue en icelle; mais réciproquement la toison est à la rosée, parce qu'elle est détrempée par icelle et en reçoit le prix.

Qui est plus l'une à l'autre, ou la perle à l'huître, ou l'huître à la perle? La perle est à l'huître qui la attirée à soi; mais l'huître est à la perle, laquelle lui donne la valeur et l'estime. La complaisance nous rend possesseurs de Dieu, tirant en nous les perfections d'icelui, et nous rend possédés de Dieu, nous attachant et appliquant aux perfections d'icelui.

Or, en cette complaisance nous assouvissons tellement notre âme de contentement, que nous ne laissons pas de désirer de l'assouvir encore, et savourant la bonté divine, nous la voudrions encore savourer; en nous rassasiant nous voudrions toujours manger, comme en mangeant nous nous sentons rassasier.

Le chef des apôtres ayant dit dans sa première épître que les anciens prophètes avaient manifesté les grâces qui devaient abonder parmi les chrétiens, et entre autres choses la Passion de notre Seigneur et la gloire qui la devait suivre, tant par la résurrection de son corps que par l'exaltation de son nom ; enfin il conclut que les anges mêmes désirent de regarder les mystères de la rédemption en ce divin Sauveur, auquel, dit-il, les anges désirent regarder.

Mais comme donc se peut-il entendre que les anges qui voient le Rédempteur, et en icelui tous les mystères de notre salut, désirent encore néanmoins de le voir ? Théotime, ils le voient certes toujours, mais d'une vue si agréable et délicieuse, que la complaisance qu'ils en ont les assouvit sans leur ôter le désir, et les fait désirer sans leur ôter l'assouvissement: la jouissance n'est pas diminuée par le désir, ains en est perfectionnée; comme leur désir n'est pas étouffé, ains affiné (aiguisé) par la jouissance.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde