Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 978290 )20/07 St Jérôme Emilien, confesseur, Ste Marguerite d'Antioche par ami de la Miséricorde (2024-07-19 23:45:59) 



St Jérôme Émilien, confesseur

Biographie de Saint Jérôme Emilien

Prière de Saint Jérôme Emilien

« Seigneur, notre Dieu, Tu nous as envoyé Ton Fils Jésus : dans nos ténèbres, Il a fait jaillir la Lumière de Sa vie ; qu’il nous réveille maintenant de tout sommeil, qu’il nous relève de toute mort. Grâce à Lui, nous vivrons pour Toi et nous marcherons vers ton Royaume.

Toi qui règnes avec Lui et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. À chaque heure de ce jour, puissions-nous Te bénir : que nos paroles et nos actes soient Ta vraie louange. Accorde-nous de ne contrister personne aujourd’hui ; à ceux qui nous rencontrent, fais-nous porter la joie. Ainsi soit-il »

Source : site-catholique.fr



Mémoire de Ste Marguerite d’Antioche, vierge et martyre

Biographie de Sainte Marguerite d'Antioche

Légende Dorée du Bx Jacques Voragine pour Sainte Marguerite d'Antioche

Prières à Sainte Marguerite d'Antioche
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 978291 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-07-19 23:52:18) 
[en réponse à 978290]



CHAPITRE II

Que par la Sainte complaisance nous sommes rendus comme petits enfants aux mamelles de notre Seigneur.


L'âme donc qui contemple les trésors infinis de perfections divines en son bien-aimé, se tient pour trop heureuse et riche, d'autant que l'amour rend sien par complaisance tout le bien et contentement de ce cher époux.

Et tout ainsi que l'enfançon fait de petits élans du côté du sein de sa mère, et trépigne d'aise de le voir découvert, comme la mère aussi, de son côté, le lui présente avec un amour toujours un peu empressé; de même l'âme dévote ressent des tressaillements et élans de joie non pareille pour le plaisir qu'elle a de regarder les trésors des perfections du roi de son saint amour, et surtout quand elle voit que lui-même les lui montre par amour, et qu'entre ces perfections celle de son amour infini reluit excellemment.

Eh! n'a-t-elle pas raison, cette belle âme, de s'écrier : O mon roi, que vos richesses sont aimables, et que vos amours sont riches! Eh! qui en a plus de joie, ou vous qui en jouissez, ou moi qui me'n réjouis?

Nous tressaillerons d'allégresse en la souvenance de votre sein si fécond en toute excellence de suavité moi, parce que mon bien-aimé en jouit; vous, parce que votre bien-aimé s'en réjouit: car ainsi nous nous en réjouissons tous deux, puisque votre bonté vous fait jouir de ma réjouissance, et mon amour me fait réjouir de votre jouissance.

Ah ! les justes et bons vous aiment. Et comment pourrait-on être bon et s'aimer par une si grande bonté? Les princes terrestres ont leurs trésors ès cabinets de leurs palais, leurs armes en leurs arsenaux; mais le prince céleste, il a son trésor en son sein, ses armes en sa poitrine, et parce que son trésor et sa bonté, comme ses armes, sont ses amours, son sein ressemble à celui d'une douce mère, dont les mamelles sont comme deux cabinets riches en douceur de bon lait, armés d'autant de traits pour assujettir le cher petit poupon comme il en peut faire de traites (Opposition de traits et traites, concession aux habitudes d'antithèse de l'époque) en tétant.

Certes, la nature a logé les mamelles en la poitrine, afin que la chaleur du coeur y faisant la concoction (digestion dans l'ancienne physiologie) du lait, comme la mère est la nourrice de l'enfant, le coeur d'icelle en fût aussi le nourricier, et que le lait fût une viande toute d'amour, meilleure cent fois que le vin.

Notez cependant, Théotime, que la comparaison du lait et du vin semble si propre à l'épouse sacrée, qu'elle ne se contente pas de dire une fois que les mamelles de son époux surpassent le vin; mais elle le répète par trois fois.

Le vin, Théotime, est le lait des raisins, et le lait est le vin des mamelles; aussi l'épouse sacrée dit que son bien-aimé est raisin pour elle, mais raisin (cyprin parfumé par les fleurs), c'est-à-dire, d'une odeur excellente.

Moïse dit que les Israélites pouvaient boire le sang très pur et très bon du raisin; et Jacob décrivant à son fils Judas la fertilité du lot qu'il aurait en la terre promise, prophétisa sous cette figure la véritable félicité des chrétiens, disant que le Sauveur laverait sa robe, c'est-à-dire, la sainte Eglise, au sang du raisin, c'est-à-dire, en son propre sang.

Or, le sang et le lait ne sont non plus différents l'un de l'autre que le verjus et le vin; car comme le verjus mûrissant par la chaleur du soleil change de couleur, devient vin agréable, et se rend propre à nourrir; aussi le sang assaisonné par la chaleur du coeur prend la belle couleur blanche, et devient une nourriture grandement convenable aux enfants.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde