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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 977864 )05/07 St Antoine-Marie Zaccaria, confesseur par ami de la Miséricorde (2024-07-05 00:12:19) 



St Antoine-Marie Zaccaria, confesseur

Biographie de Saint Antoine Marie Zaccaria

Les Lettres de Saint Antoine-Marie Zaccaria

SERMON de Saint Antoine-Marie Zaccaria

Nous sommes fous à cause du Christ ; Saint Paul, notre guide et notre protecteur, disait cela de lui-même, des autres Apôtres et de tous ceux qui professent la vie chrétienne et apostolique. Mais, frères très chers, cela ne doit pas nous étonner ou nous effrayer, car le serviteur n’est pas plus grand que son maître, l’esclave n’est pas plus grand que son seigneur.

Ceux qui s'opposent à nous se font tort à eux-mêmes, mais ils nous procurent des mérites, car ils embellissent notre couronne de gloire éternelle, tandis qu'ils attirent sur eux la colère divine ; nous devons donc les plaindre et les aimer plutôt que les détester et les haïr. Nous devons même prier pour eux et ne pas nous laisser vaincre par le mal, mais vaincre le mal par le bien et amasser sur leurs têtes des charbons ardents, comme nous y exhorte l'Apôtre, c'est-à-dire leur prodiguer des témoignages d'affection. C'est ainsi qu'en voyant notre patience et notre douceur, ils reviendront à une meilleure conduite et seront gagnés par le feu de l'amour envers Dieu.

Malgré notre indignité, Dieu nous a choisis en nous tirant du monde, selon sa Miséricorde, pour que nous le servions en progressant de vertu en vertu, pour que nous méritions beaucoup de fruits par la persévérance, en trouvant notre gloire non seulement dans l'espérance de la gloire des fils de Dieu, mais encore dans nos épreuves.

« Voyez bien quelle est votre vocation », frères très chers. Si nous voulons la considérer attentivement, nous verrons facilement ce qu'elle exige. Nous qui avons entrepris de suivre, quoique de loin, les traces des Saints Apôtres et des autres soldats du Christ, ne refusons pas de participer à leurs souffrances. « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. »

Nous qui avons choisi ce grand Apôtre comme notre guide et notre père, et qui faisons profession de le suivre, essayons d'exprimer par notre conduite son enseignement et sa vie. Il ne faut pas que, sous un tel chef, nous soyons des soldats lâches ou fuyards, ni que nous soyons les fils dégénérés d’un si noble père.

Source : missel.free.fr

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 977865 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-07-05 00:18:17) 
[en réponse à 977864]



CHAPITRE V

Que la seule cause du manquement et refroidissement de la charité
est en la volonté des créatures.


Tenez, voilà maintenant, Théotime, ce que je veux dire. Tous les hommes sont voyageurs en cette vie mortelle: presque tous nous nous sommes volontairement endormis en l'iniquité; et Dieu, soleil de justice, darde sur tons très suffisamment, aine abondamment, les rayons de ses inspirations; il échauffe nos coeurs de ses bénédictions, touchant un chacun des attraits de son amour.

Eh! que veut dire donc que ces attraits en attirent si peu, et en tirent encore moins? Ah t certes, ceux qui étant attirés, puis tirés, suivent l'inspiration, ont grande occasion de s'en réjouir, mais non pas de s'en glorifier. Qu'ils se réjouissent, parce qu'ils jouissent d'un grand bien; ruais qu'ils ne s'en glorifient pas, puisque c'est par la pure bonté de Dieu, qui, leur laissant l'utilité de son bienfait, s'en est réservé la gloire.

Mais quant à ceux qui demeurent au sommeil de péché, ô Dieu, qu'ils ont une grande raison de lamenter, gémir, pleurer et regretter! car ils sont au malheur le plus lamentable de tous; ruais ils n'ont pas raison de se douloir et plaindre, sinon deux-mêmes, qui ont méprisé, ains ont été rebelles à la lumière, revêches aux attraits, et se sont obstinés contre l'inspiration; de sorte qu'à leur malice seule doit être à jamais malédiction et confusion, puisqu'ils sont seuls auteurs de leur perte, seuls ouvriers de leur damnation.

Ainsi les Japonais se plaignant au B. François Xavier, leur apôtre, de quoi Dieu, qui avait eu tant de soin des autres nations, semblait avoir oublié leurs prédécesseurs, ne leur ayant point fait avoir sa connaissance par le manquement de laquelle ils auraient été perdus, l'homme de Dieu leur répondit que la divine loi naturelle était plantée en l'esprit de tous les mortels, laquelle si leurs devanciers pussent observée, la céleste lumière les eût sans doute éclairés; comme au contraire l'ayant violée, ils méritèrent d'être damnés.

Réponse apostolique d'un homme, apostolique, et toute pareille à la raison que le grand Apôtre rend de la perte des anciens Gentils, qu'il dit être inexcusables d'autant qu'ayant connu le bien, ils suivirent le mal; car c'est en un mot ce qu'il inculque au premier chapitre aux Romains. Malheur sur malheur à ceux qui ne reconnaissent pas que leur malheur provient de leur malice!

CHAPITRE VI

Que nous devons reconnaître de Dieu tout l'amour que nous lui portons.


L'amour des hommes envers Dieu tient son origine, son progrès et sa perfection de l'amour éternel de Dieu envers les hommes. C'est le sentiment universel de l'Église notre mère, laquelle, avec une ardente jalousie, veut que nous reconnaissions notre salut et les moyens pour y parvenir de la seule Miséricorde du Sauveur, afin qu'en la terre comme au ciel à lui seul soit honneur et gloire.

Qu'as-tu que tu n'aies reçu? dit le divin Apôtre parlant des dons de science, éloquence, et autres telles qualités des pasteurs ecclésiastiques, et si tu l'as reçu, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu ne l'avais pas reçu ? Il est vrai, nous avons tout reçu de Dieu; mais par-dessus tout, nous avons reçu les biens surnaturels du saint amour. Que si nous les avons reçus, pourquoi en prendrons-nous de la gloire?

Certes, si quelqu'un se voulait rehausser, pour avoir fait quelque progrès en l'amour de Dieu, hélas! chétif homme, lui dirions-nous, tu étais pâmé en ton iniquité, sans qu'il te fût resté ni de vie, ni de force pour te relever (comme il advint à la princesse de notre parabole, liv. III, chap. 3.), et Dieu, par son infinie bonté, accourut à ton aide, et criant à haute voix :

Ouvre la bouche de ton attention, et je la remplirai ; il mit lui-même ses doigts entre tes lèvres et desserra tes dents, jetant dedans ton coeur sa sainte inspiration, et tu l'as reçue; puis, étant remis en sentiment, il continua par divers mouvements par différents moyens de revigorer ton esprit, jusques à ce qu'il répand en icelui sa charité, comme ta vitale et parfaite santé.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde