Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=977517

( 977517 )
Vers un développement des écoles privées? par oblique (2024-06-22 22:27:22)
Je pense que si nous avons des gouvernements d'extrême droite dans les années qui viennent, l'idée du chèque scolaire va ressurgir.
Ça ne se fera pas tout de suite, et ça ne se fera pas forcément d'un seul coup. Mais en gros je pense qu’ils y penseront.
Je pense aussi que les autorités seront moins regardantes que l’actuelle Éducation Nationale sur les prestataires de service. À partir du moment où les bâtiments seront aux normes, où il y aura un certain taux d'encadrement, avec un minimum de contenu côté apprentissage, ça passera.
C'est une opportunité de développement pour des écoles privées, existantes ou à créer. Dont certaines pourront relever de la mouvance traditionaliste.

( 977522 )
C est un reve par Germanicus (2024-06-23 15:06:56)
[en réponse à 977517]
qui ne se réalisera pas..;du moins pas d ici quelques décennies sans doute.les "extrêmes" n y sont pas vraiment favorables..et ne sont pas seules.Entre les promesses et la réalisation, il y a un pas énorme.
La Suède l a fait mais la France ne le fera pas.

( 977523 )
Pas si sûr par oblique (2024-06-23 16:54:13)
[en réponse à 977522]
D'une part ça ne contrecarre aucun des principes qui les portent, d'autre part ça réduit la pression des familles par rapport à une dégradation qui pourrait advenir dans les écoles publiques, enfin ça externalise une partie de la tâche, alors même que l'éducation nationale (en fait, surtout le premier degré) n'est a priori pas un domaine où ils auront beaucoup de relais. D'où l'opportunité pour des ecoles traditionalistes.

( 977525 )
Non par Vox clamantis (2024-06-23 18:44:08)
[en réponse à 977523]
Au contraire à mon sens la pression sur les écoles hors contrat et l'IEF risque d'augmenter encore, pour accroître le contrôle sur les familles "séparatistes".

( 977526 )
Je vous parle d'écoles sous contrat par oblique (2024-06-23 19:36:06)
[en réponse à 977525]
Je vous parle d'écoles sous contrat, ou en tout cas sous un nouveau type de contrat qui les habilitera à encaisser le chèque éducation émis par l'État pour chaque élève, et transmis par les familles.

( 977527 )
de quoi parlez-vous ? par jejomau (2024-06-23 19:49:11)
[en réponse à 977517]
Ou voyez-vous l'extrême-droite majoritaire et au gouvernement en France? Vous parlez de la Droite, non ? Vous parlez d'un gouvernement de Droite RN ?

( 977567 )
Pas faux par Luc de Montalte (2024-06-25 00:00:51)
[en réponse à 977527]
Si le programme du RN pouvait déjà être de droite ce serait pas mal, même non « extrêmement ». Enfin bon il ne faut pas trop en demander en France en 2024.

( 977528 )
Mais... par Marchenoir (2024-06-23 21:00:37)
[en réponse à 977517]
... avec quels professeurs ? Et formés où et par qui ?

( 977531 )
[réponse] par oblique (2024-06-23 21:38:00)
[en réponse à 977528]
Bien malin qui sait dans le détail ce que feront des gouvernements successifs d'extrême droite, mais s'ils s'inspirent des idées qu'ils prônent depuis tjrs, la formation ne devrait pas être un problème. Ni une barrière.
Concernant les écoles publiques (elles resteront majoritaires longtemps, et p-ê toujours), le programme de Marine Le Pen est d'ailleurs de supprimer la formation initiale des enseignants telle qu'elle existe depuis 5 générations, pour la remplacer par une «formation entre pairs» sur le terrain: On fait l'instit, et au bout de la première année on est titularisé si on a donné satisfaction. Cette suppression est une vieille demande, constamment réactualisée depuis la 3e République. Ca peut sembler déconnant mais finalement c'est comme ça que ça se passaient dans beaucoup de métiers juqu'il y a seulement un ou deux generations: pas de lycée agricole, on apprenait de son père.
Il est tout à fait improbable que les autorités se fassent plus exigeantes vis-à-vis des prestataires de service par le biais desquels elles externaliseront une part l'instruction. Ces établissements auront comme professeurs ceux qu'ils embaucheront, selon les critères qu'ils se donneront - le pb de la titularisation en moins. On peut imaginer que sera requis un niveau d'étude minimum - on peut aussi penser que ça ne sera pas le critère principal.
Encore une fois je n'ai pas de boule de cristal mais il m'apparait assez clairement que la situation pourra être mise à profit par exemple par des écoles traditionalistes.

( 977533 )
cessez de nous intoxiquer volontairement sur un extrémisme de Droite! par jejomau (2024-06-23 21:59:19)
[en réponse à 977531]
Par définition et d'ailleurs historiquement c'est le cas, l'extreme-droite défend une doctrine fondée sur l'antisémitisme et le rejet du Parlementarisme.
La Droite joue le jeu du régime Républicain, rejette et combat l'antisémitisme.
Le RN est donc bien de Droite.... contrairement d'ailleurs au Nouveau Front Populaire contemporain, antisémite et peu enclin à accepter le vote de la majorité...

( 977565 )
Bah par Luc de Montalte (2024-06-24 23:56:36)
[en réponse à 977528]
Formations universitaires, préparant à des concours (comme l'école professorale de Paris typiquement), etc., je ne comprends pas votre interrogation, tout cela existe déjà et même si l’État s'efforce d’étouffer l’enseignement libre depuis des dizaines d'années (enseignement libre qui a malheureusement choisi majoritairement la voie du sous-contrat, et ce malgré les avertissements de quelques uns qui se révèlent aujourd'hui justes, à une époque où des journalistes ou politiciens reprochent à certains établissements d'enseigner par exemple la morale catholique, comme je l'ai déjà évoqué sur ce forum…).

( 977571 )
complètement d'accord par oblique (2024-06-25 08:05:14)
[en réponse à 977565]
La formation des formateurs (=des enseignants) n'est pas une barrière pour qui voudrait aller dans ce sens. D'autant que les concours que vous évoquez sont des concours de recrutement qui n'auraient plus lieu d'être.
Le regard régulièrement très critique porté par l'extrême-droite sur l'enseignement actuel (et sur la formation des enseignants, depuis plusieurs générations) facilitera le passage à d'autres modes de recrutement, notamment temporaires.
Quand aux autres obstacles que vous évoquez, ils relèvent d'un logiciel qui s'effondre de plus en plus rapidement.

( 977572 )
Cela me semble pourtant clair par Marchenoir (2024-06-25 08:22:37)
[en réponse à 977565]
Formations universitaires, dites-vous, mais cela existe déjà et il est patent que ces formations peinent à remplir leurs amphis. Et je ne pense pas que la tendance puisse s'inverser aussi facilement que cela, en quoi j'ai peut-être tort d'ailleurs.
Le malaise de l'école est bien plus profond que cela, il répercute et amplifie le malaise de notre pays. Penser contrecarrer l'état d'esprit délétère de notre société à l'école, en bout de chaîne, là où il est démultiplié, c'est voué à l'échec. Mais c'est bien d'essayer, je ne dis pas.

( 977575 )
Justement par Luc de Montalte (2024-06-25 10:04:02)
[en réponse à 977572]
Proposer une offre supplémentaire aux professeurs ne ferait pas de mal. On sait comment le rectorat traite des professeurs déjà sous-payés et qui parfois aimeraient pouvoir simplement exercer leur métier (et non celui d'animateur de colonie de vacances ou de pion). Quand on vous propose de vous retrouver dans une zep, ou pire un équivalent non catégorisé (vous n'aurez pas même les avantages de carrière), vous considérez une autre carrière.

( 977581 )
La question des REP/ZEP sera vite réglée. par oblique (2024-06-25 13:27:25)
[en réponse à 977575]
Leur supression est annoncée, seules resteront les REP+. Sur le fond, on verra si la rémunération monte quand se défait le statut. Les écoles privées n'ont pas la réputation de mieux payer.

( 977587 )
Salaire par Luc de Montalte (2024-06-25 18:12:56)
[en réponse à 977581]
Les écoles privées n'ont pas la réputation de mieux payer.
D'où l'intérêt du chèque scolaire, on est d'accord. Malheureusement aucun parti ne porte cette réforme actuellement.

( 977550 )
C'était possible il y a un quart de siècle ! par jl dAndré (2024-06-24 19:58:32)
[en réponse à 977517]
À l'époque, le chèque scolaire était encore au programme du Front National et je m'en faisait l'ardent défenseur dans toutes les collectivités locales où j'étais élu. Mais déjà à l'époque, j'avais dû affronter l'opposition farouche d'autres cadres et élus du Front National.
Puis Marine Le Pen a pris la tête du Front National et a lancé sa grande politique de "dédiabolisation". L'instauration du chèque scolaire qui heurtant tant les francs-maçons et ceux qui sont sous leur influence a été l'un des premiers points à être supprimé du programme du Front National (avec l'abrogation des lois favorisant l'avortement qui fut bien plus médiatisé). Par suite, la même Marine Le Pen a purgé l'encadrement du parti de tous les nostalgiques de l'ancien programme.
Bref, le chèque scolaire a aussi peu de chance d'être adopté par le RN que l'abrogation des lois autorisant l'avortement et pour la même raison.

( 977552 )
Sauf que! par oblique (2024-06-24 20:38:01)
[en réponse à 977550]
Je le sais bien, sauf que j'imagine qu'il reviendra pour d'autres raisons. Non plus pour permettre à des familles d'aller vers les écoles que vous auriez voulu, mais pour diminuer la taille du service public d'enseignement (actuellement connu sous le nom d'Education Nationale). Une sorte de charter schools à la française, qui offriront en outre un échappatoire aux familles confrontées à une possible baisse des conditions dans les écoles publiques.

( 977597 )
Voie détournée pour vider la réforme de sa substance. par jl dAndré (2024-06-25 21:05:51)
[en réponse à 977552]
La suppression du chèque scolaire du programme du Front National ne s'est pas fait d'un coup. Il y a eu une période transitoire pendant laquelle le chèque scolaire était maintenu au programme de ce parti mais totalement vidé de sa substance et exactement de la façon que vous suggérez.
Alors que l'ancien programme du FN (du temps où il était effectivement dirigé par JM Le Pen) précisait explicitement que ledit chèque scolaire prendrait la place des anciens contrats qui deviendraient ainsi sans objet, celui concocté sous l'égide de Marine Le Pen maintenait les contrats afin que le chèque scolaire ne bénéficie qu'aux établissements publics ou privé sous contrat. Cela diminuerait ainsi peut-être la taille du service public d'enseignement comme vous le suggérez, mais sans aucun profit pour une réelle liberté de l'enseignement.

( 977600 )
[réponse] par oblique (2024-06-25 21:25:04)
[en réponse à 977597]
La liberté d'enseignement est un vaste sujet - le RN vise à la réduire dans de larges mesures, et d'abord au sein des écoles publiques, par exemple en imposant l'usage de manuels d'éditeurs labelisés. Laissons cela, au moins dans ce fil, si vous voulez bien. L'éditeur édite, l'enseignant dicte, l'élève copie, apprend, ressort, et l'enseignant sanctionne (positivement ou négativement) puis oriente. Je vous la fais brève, mais en gros l'IA sait faire, à terme, sur 80% de métier vu comme ça.
A partir du moment où un professionnel encaisse un chèque ou un remboursement, ou un financement public ou parapublic, il faut bien qu'il soit conventionné (donc sous une forme de contrat) - c'est le cas pour les médecins par exemple.
L'idée motrice serait d'éviter aux enfants de certaines familles (notamment celles qui pourront rajouter au pot) d'être avec les enfants d'autres familles (celles qui ne pourront pas - ou dont on ne voudra pas). Cette différence de recrutement valant bcp, en terme de niveau final des uns et des autres.
Le tout dans le tout il y a une carte à jouer en passant sous des fourches caudines pas trop draconniennes ni même trop caudines - je pense.

( 977606 )
Faible autonomie par Roger (2024-06-26 08:31:28)
[en réponse à 977600]
Ce débat est très intéressant.
Je n'ajoute qu'une observation : le système du contrat prive aussi l'enseignement libre d'une réelle indépendance de gestion (par exemple il ne fixe pas librement les rémunérations).
Autre détail : les enseignants sont désormais agents de l État...

( 977626 )
Je suis très surpris de ce que vous avancez. par oblique (2024-06-26 12:25:03)
[en réponse à 977606]
Pour moi, soit les personnels sont payés par l'Etat (que l'école soit privée ou publique) et c'est lui qui décide de combien il verse. Soit les personnels sont payés par l'école privée (école hors contrat, ou pour des postes en plus du contrat) et c'est cet employeur qui fixe la rémunération qu'il verse (le smic étant une limite basse).

( 977639 )
En fait par Roger (2024-06-26 15:01:50)
[en réponse à 977626]
C'est bien ce que je dis. Les directeurs d'écoles libres sont tout aussi corsetés que les chefs d'établissements publics de l'éducation nationale.
Alors qu'on pourrait imaginer simplement que lEtat verse une dotation globale plus ou.moins libre d'emploi...
Alors qu'il existe bien des administrations qui disposent d'une réelle autonomie de gestion (à commencer par les Préfectures...ou le château de Versailles).

( 977645 )
liberté des écoles par oblique (2024-06-26 17:07:24)
[en réponse à 977639]
Dans les écoles publiques, ce n'est pas une question d'être ou pas "corsété". Les enseignants ne sont pas les employés de l'école, mais de l'Etat, qui les affecte en fonction des besoins, et les rémunère selon leur évolution de carrière. J'imagine qu'il en va de même dans la police: que ce n'est pas directement le commissaire local qui recrute, en fonction de critères qui lui seraient propres, pour une rémunération negociée de grè à gré.
Dans les écoles privées, le contrat consiste justement en la mise à disposition d'une personne, qui n'est pas recrutée par l'Etat - mais qu'il paye.
Le chèque scolaire (pour les établissements qui accueillent des handicapés on parle de 'prix de journée') changerait la donne. En schématisant, le gestionnaire de l'établissement pourrait faire des classes à 15 et payer des enseignants au smic, ou faire des classes à 30 et les payer double-smic. Ou encore faire des classes à 30, payer le personnel au smic, et se servir une rémunération digne de son talent entrepreneurial.
Sinon, j'aime assez cette expression d'écoles libres qui décrit si bien la réalité : des écoles publiques accueillent tout le monde, et leurs concurrentes privées qui sont libres de ne prendre ni les familles dysfonctionnelles, ni les enfants en grande souffrance, ni ceux qui poseront problème, ni régulièrement ceux qui ne peuvent pas rajouter au pot. Un célèbre chanteur avait eu cette experience: l'Hopital Américain lui avait dit qu'il était un mauvais risque, que sa pathologie se présentait mal, qu'il risquait de faire baisser leurs statistiques. Que dans ces conditions, on pouvait l'accepter, mais au tarif fort, en chambre very-VIP.
Restera, si advient ce que je crois entr'apercevoir, la possibilité d'un développement y compris pour des écoles dont le but ne serait pas juste un entre-soi sociologique ou ethnique, pour des écoles traditionalistes notamment. Lesquelles seront probablement conservatrices, voire réactionnaires, mais pourraient être progressistes - c'est une autre question.

( 977647 )
Euh... non par Pétrarque (2024-06-26 17:40:22)
[en réponse à 977645]
et leurs concurrentes privées qui sont libres de ne prendre ni les familles dysfonctionnelles, ni les enfants en grande souffrance, ni ceux qui poseront problème, ni régulièrement ceux qui ne peuvent pas rajouter au pot.
Le bon cliché...
Vous connaissez mal ce dont vous parlez, je crois.
Les principaux critères de recrutement dans le Privé sont : l'accord des parents avec le caractère propre, le niveau et la conduite.
On trouve tous les profils de gamins, et tout le Privé n'est pas Versailles.
Quant aux professeurs du Privé, contrairement à ce que vous affirmez, ils sont évidemment recrutés par l'État, sur les titres de concours d'accès dont les épreuves sont exactement les mêmes que celles que passent leurs collègues du Public.
À cette différence près que les profs du Privé ne sont pas fonctionnaires et que leurs points de carrière sont moins avantageux.

( 977649 )
[réponse] par oblique (2024-06-26 18:26:30)
[en réponse à 977647]
Je vous parle de familles dysfonctionnelles, d'enfants en grande souffrance, d'élèves qui poseront problème. Vous me répondez que c'est une question d'adhésion des familles, de niveau, et de comportement... Je crois vraiment que nous disons la même chose.
L'école publique serait 'libre' si elle avait cette faculté de refuser les familles qui ne jouent pas de jeu, celles qui ne sont pas derrière leurs enfants, si elle pouvait refuser les élèves qui n'ont pas le niveau et dont le comportement pose problème. Si l'école publique avait par exemple la possibilité de leur demander de rester dans le privé. Lequel serait tenu de les accepter.
C'est évidemment le contraire qui se passe.
Après, évidemment, les profils restent divers. Aussi divers que possible une fois qu'on a procédé à l'élagage susmentionné. Je parle sous votre contrôle, il est tout à fait possible que vous connaissiez le sujet mieux que moi. Vous pourrez donc confirmer que le privé sous contrat accueille deux fois moins les handicapés que le public, en proportion des effectifs.
Ensuite vous nous dites que ça n'est pas partout Versailles. Oui mais ce n'est pas la question.
OK pour le recrutement des profs du privé sous contrat, j'étais dans l'idée peut-être fausse qu'on n'enseigne pas dans une école privée sans accord du chef d'établissement.

( 977661 )
L'État et le chef d'établissement par Pétrarque (2024-06-27 07:10:45)
[en réponse à 977649]
j'étais dans l'idée peut-être fausse qu'on n'enseigne pas dans une école privée sans accord du chef d'établissement.
L'État est le recruteur et l'employeur des professeurs pour toutes les heures sous contrat, mais l'accord du directeur est effectivement requis.
Ceci dit, il ne fait pas toujours ce qu'il veut en termes de recrutement.

( 977662 )
détricoter par oblique (2024-06-27 07:59:11)
[en réponse à 977661]
Merci de ces précisions. Ce que je pressens, pour l'avenir, c'est un système plus souple, un chèque éducation qui fonctionnerait comme un chèque repas - chacun ajoutant selon ses moyens, s'il en a. Rêve pour certains, cauchemar pour d'autres: peu importe.
L'avantage pour les gouvernements à venir étant de détricoter une Education Nationale dont je pense qu'ils auront bien du mal à la faire fonctionner. Non pas pour une question de personnes, les cadres se renouvèlent assez rapidement. C'est plutôt une question de logiciel de base, et la machine pourrait bien se gripper.
On verra.
Si c'est le cas, la création de "charter schools" (via chèque éducation) pourrait à la fois dégonfler le service public (facilité de gestion) en même temps qu'offrir une soupape de sécurité à leur électorat.
Là, il y aurait un coup à jouer pour toutes sortes d'écoles - dont certaines pourraient être traditionalistes.

( 977674 )
Cela a bien changé par Roger (2024-06-27 12:58:38)
[en réponse à 977661]
Depuis au moins 20 ans les directeurs doivent respecter les avis des commissions diocésaines calquees sur les CAP de l'éducation nationale

( 977677 )
Non par Pétrarque (2024-06-27 15:49:08)
[en réponse à 977674]
Mis à part le respect des grilles de priorité, les CA diocésaines ne sont pas "calquées" sur les CAP de l'Éducation nationale.

( 977765 )
Pas vraiment... par Luc de Montalte (2024-06-30 02:12:51)
[en réponse à 977645]
Un certain nombre d'établissements hors-contrat sont justement consacrés aux élèves en échec scolaire, laissés pour compte par l'école publique, avec un coût qui ne peut être supporté que si les parents en ont les moyens, tant pis pour les autres (et voilà pour vos grands discours sociaux, même si en effet je vous accorde que certains établissements hors-contrats sous-payent leurs enseignants de façon assez scandaleuse pour rester poli, mais notons aussi que les salaires pratiqués par l'État sont eux aussi très bas du reste, dans une moindre mesure bien entendu mais il est amusant de les voir s'étonner de ne plus parvenir à recruter).
Bref vous tapez à côté, comme toujours.

( 977768 )
A côté de la plaque par oblique (2024-06-30 10:17:23)
[en réponse à 977765]
C'est vous qui êtes à côté de la plaque : je parle du privé... sous contrat. Le privé hors contrat est un autre sujet.
Et donc oui je redis que le privé sous contrat accueille deux fois moins d'élèves handicapés que le public.
Ensuite vous inférez que je tiendrais ici de grands discours sociaux sur le sujet, ils sortent de votre imagination.
Sur le recrutement des enseignants du public, il devient difficile, par contre NON, personne ne s'en étonne. Il deviendra plus difficile à mesure que l'inflation mangera les salaires, et que les conditions d'exercice se dégraderont. Pour le premier degré je pense notamment à ce projet de faire venir les enseignants non plus 4 jours (c'est le cas pour une majorité d'entre eux) mais 5 jours par semaine. La restriction de la liberté pédagogique vient de surcroît, pour ne pas faire rêver.

( 977769 )
Je m'attendais à cette réponse par Luc de Montalte (2024-06-30 10:30:18)
[en réponse à 977768]
j'aime assez cette expression d'écoles libres
donc non

( 977770 )
Vous êtes oiseux. par oblique (2024-06-30 11:35:51)
[en réponse à 977769]
Dans tout ce fil, je parle d'écoles sous contrat et je le précise explicitement. Puisque un intervenant utilise l'expression d' "ecole libre" je dis que cette liberté est celle du choix des familles : lesquelles sont à la fois l'objet et le sujet du choix.
Que vous ne souhaitiez ou ne puissiez pas le comprendre est déplorable mais il faut faire avec.

( 977771 )
De toute manière par Luc de Montalte (2024-06-30 15:34:35)
[en réponse à 977770]
Ce que j'ai dit concerne aussi le sous-contrat. Vos sophismes pour ne jamais reconnaître un tort sont un peu enfantins. S'agirait de grandir.

( 977607 )
Écoles libres progressistes par Roger (2024-06-26 08:49:58)
[en réponse à 977600]
On ignore souvent qu'un petit mouvement inattendu se développe aujourd'hui. Il s'agit de projets d'établissements libres mais dont la pédagogie est progressiste : écoles régionaliste, bilingues ou Montessori...
On peut y ajouter les écoles juives...
Bientôt c'est la gauche qui vanter le chèque scolaire !

( 977609 )
Euh par Luc de Montalte (2024-06-26 09:21:30)
[en réponse à 977607]
Quel est le problème d'apprendre sa langue régionale à l'école ? Aucun rapport avec du progressisme, vos réflexes jacobins sûrement.
De même pour Montessori d'ailleurs. Et de toute façon cela relève du choix des parents.
Bref.

( 977611 )
Ah ah ah... par Roger (2024-06-26 09:30:38)
[en réponse à 977609]
Sauf rarissimes exceptions les militants des langues et patois sont presque toujours des militants d'extrême gauche qui veulent détruire l'état nation et à travers lui la société traditionnelle...vos illusions girondines vous auront caché cette réalité...

( 977614 )
Ridicule par Luc de Montalte (2024-06-26 09:42:50)
[en réponse à 977611]
... et faux d'ailleurs, il faut sortir de Paris parfois vous savez. Vous confondez certaines expressions politiques complètement gangrénées par le gauchisme et la juste aspiration des peuples à transmettre ce qu'ils sont et pas juste l'utopique universalisme républicain. Mais je vois que j'ai touché juste.
Votre jacobinisme n'a rien de droite d'ailleurs historiquement et est la gangrène de notre pays. La cartographie électoraledes européennes l'a encore prouvé du reste.

( 977622 )
Et donc par Roger (2024-06-26 11:47:26)
[en réponse à 977614]
En évitant les abstractions lyriques donnez moi la liste des écoles catholiques traditionnelles qui n'ont pas choisi le français comme langue d'enseignement.
Accessoirement pourquoi dites vous que je dois sortir de Paris? Savez-vous où j'habite ?

( 977636 )
Saint Amadour à Rocamadour par Maneguen (2024-06-26 14:44:34)
[en réponse à 977622]
ouvrirait en septembre (lu sur le Salon Beige) et je suis agréablement surpris qu'il y aura des cours d'occitan. Mais en effet l'école fonctionnera en français.
Je suis bien d'accord avec le fait que ce milieu des langues régionales est trusté par des gauchistes écolos féministes etc. C'est donc un champs de bataille qu'il faut investir. J'ai toujours pensé en voyant certains militants bretons de la langue qu'ils étaient bien de la même race que nos missionnaires bretons du XIX et XXsc.
Pour ma part, et c'est ce que nous avons fait avec nos enfants, une langue 'maternelle' s'apprend en immersion donc premièrement à la maison. L'apprentissage d'une langue en bas âge se fait très vite. Les miens ont appris le français en quelques mois seulement.

( 977637 )
à Paris par jejomau (2024-06-26 14:44:44)
[en réponse à 977614]

( 977630 )
N'importe quoi par Ptitlu (2024-06-26 12:46:46)
[en réponse à 977611]
Comment peut on écrire des bêtises pareilles ?!
Sur, les félibres étaient des statisticiens communistes. Surtout Maurras et Daudet, hein.
Et feiz ha Breiz, encore des cocos !
Sans parler des Alsaciens, naturlich !
Et l'abbé qui célèbre la messe traditionnelle à Nancy... Un prêtre rouge ?

( 977613 )
Exemples ? par Roger (2024-06-26 09:38:42)
[en réponse à 977609]
Je suis intéressé par quelques exemples d'écoles hors contrat d'orientation catholique traditionnelle dont la langue d'enseignement serait le basque le corse ou le breton...

( 977608 )
En fait par Roger (2024-06-26 08:51:39)
[en réponse à 977600]
La liberté scolaire est faible en France.
Il existe une deux écoles publiques : une école d'État et une école catholique sous tutelle de l'État...