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images/icones/marie.gif  ( 977368 )18/06, St Ephrem le Syrien, diacre, confesseur et docteur, Sts Marc et Marcellien, martyrs par ami de la Miséricorde (2024-06-17 23:03:33) 



St Éphrem le Syrien, diacre, confesseur et docteur

Biographie de Saint Ephrem le Syrien

Prière de Saint Éphrem « Nous Vous supplions, ô Bienheureuse Marie, d'avoir pitié de nous »

« Ô Vierge très pure et sans la moindre tâche ! Ô Marie ! Mère de Dieu, Reine de l’univers, Vous êtes au-dessus de tous les saints, l'Espérance des élus, et l'Allégresse de tous les bienheureux. C'est Vous qui nous avez réconciliés avec Dieu ; vous êtes l'unique Avocate des pécheurs, et le Port assuré de ceux qui ont fait naufrage ; Vous êtes la Consolation du monde, la Rançon des captifs, la Santé des infirmes, la Joie des affligés et le Salut de tous. Nous avons recours à Vous et nous Vous supplions, ô Bienheureuse Marie, d'avoir pitié de nous. Ainsi soit-il. »

Prière de Saint Ephrem « Seigneur Jésus-Christ, dégagez-moi du poids énorme de mes dettes »

« Seigneur Jésus-Christ, je ne possède rien, je ne suis même pas capable de Vous payer en retour ce que je Vous dois. Car par mes péchés innombrables j'ai dissipé mon capital et ses intérêts. Je Vous en supplie donc, n'exigez pas de moi le capital que Vous m'avez donné, mon âme, non plus que l'intérêt et le lucre qu'a pris mon corps. Dégagez-moi du poids énorme de mes dettes, Vous qui êtes la Bonté par excellence, et dites-moi les Paroles que Vous avez prononcées pour la pécheresse : « Que te soient remis tes nombreux péchés ». Car Vous seul êtes sans péché, Vous seul possédez la Bonté et la Grâce, Vous seul pouvez pardonner les fautes. Et c'est à Vous que reviennent la gloire, l'honneur et la puissance, avec le Père et l'Esprit-Saint, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il. »

D'autres prières de Saint Ephrem



Mémoire des Sts Marc et Marcellien
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 977369 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-06-17 23:06:54) 
[en réponse à 977368]



CHAPITRE X.

Que le désir précédent accroîtra grandement l'union des bienheureux avec Dieu.


On les désire néanmoins toujours extrêmes, et jamais ils ne le sont qu'ils ne soient excessifs, insupportables
et dommageables; car on meurt de joie, comme on meurt de tristesse : ains la joie est plus active à nous ruiner que la tristesse.

Alexandre ayant englouti (absorbé par sa domination) tout ce bas monde, tant en effet qu'en espérance, ouït dire à un chétif homme du monde qu'il y avait encore plusieurs autres mondes. Et comme un petit enfant qui veut pleurer pour une pomme qu'on lui refuse, cet Alexandre, que les mondains appellent le Grand, plus fou néanmoins qu'un petit enfant, se prend à pleurer à chaudes larmes de quoi il n'y avait pas apparence qu'il pût conquérir les autres-mondes, puisqu'il n'avait pas encore l'entière possession de celui-ci.

Celui qui jouissant plus pleinement du monde que jamais nul ne fit, en est toutefois si peu content, qu'il pleure de tristesse, de quoi il n'en peut avoir d'autres que la folle persuasion d'un misérable cajoleur lui fait imaginer : dites-moi, je vous prie, Théotime, montre-t-il pas que la soif de son coeur ne peut être assouvie en cette vie, et que ce monde n'est pas suffisant pour le désaltérer ?

O admirable, mais aimable inquiétude du coeur humain! Soyez à jamais sans repos ni tranquillité quelconque en cette terre, mon âme, jusquà ce que vous ayez rencontré les fraîches eaux de la vie immortelle et la très sainte divinité, qui seules peuvent éteindre votre altération et accoiser votre désir.

Cependant, Théotime, imaginez-vous, avec le Psalmiste, ce cerf qui, mal mené par la meute, n'a plus ni haleine, ni jambes, comme il se fourre avidement dans leau qu'il va quêtant; avec quelle ardeur il se presse et serre dans cet élément : il semble qu'il se voudrait volontiers fondre et convertir en eau, pour jouir plus pleinement de cette fraîcheur. Hé! quelle union de notre coeur à Dieu là-haut au ciel, où, après ces désirs infinis du vrai bien, non jamais assouvis en ce monde, nous en trouverons la vivante et puissante source !

Alors certes, comme on voit un enfant affamé, si fort collé au flanc de sa mère et attaché à son sein, presser avidement cette douce fontaine de suave et désirée liqueur, de sorte qu'il est advis (on croirait) qu'il veuille ou se fourrer tout dans ce sein maternel, ou bien le tirer et sucer tout entier dans sa petite poitrine; ainsi notre âme toute haletante de la soif extrême du vrai bien, lorsqu'elle en rencontrera la source inépuisable en la Divinité: ô vrai Dieu, quelle sainte et suave ardeur à s'unir et joindre à ces mamelles fécondes de la toute bonté, ou pour être tout abîmés en elle, ou afin quelle vienne toute en nous !

CHAPITRE XI.

De l'union des esprits bienheureux avec Dieu en la vision de la Divinité.


Quand nous regardons quelque chose, quoiqu'elle nous soit présente, elle ne s'unit pas à nos yeux elle-même, ains seulement leur envoie une certaine représentation ou image d'elle-même, que l'on appelle espèce sensible, par le moyeu de laquelle nous voyons.

Et quand nous contemplons ou entendons quelque chose, ce que nous entendons ne s'unit pas non plus à notre entendement, sinon par le moyeu d'une autre représentation et image très délicate et spirituelle que l'on nomme espèce intelligible.

Mais encore ces espèces par combien de détours et de changements viennent-elles à notre entendement! Elles abordent au sens extérieur, et de là passent à l'intérieur, puis à la fantaisie, de là à l'entendement actif, et viennent enfin au passif; à ce que passant par tant d'étamines et sous tant de limes, elles soient par ce moyen purifiées, subtilisées et affinées, et que de sensibles elles soient rendues intelligibles.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde