Le Forum Catholique
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( 977286 )
Le Pape orthodoxifie-t-il l'Église catholique ? par Dysmas (2024-06-13 14:01:27)
Votre analyse après la publication de
ce texte ?

( 977298 )
Le relativisme de la Foi par Carillon 1758 (2024-06-14 14:40:31)
[en réponse à 977286]
"La primauté romaine doit être comprise non pas tant comme un pouvoir universel dans une Église universelle (Ecclesia universalis), mais comme une autorité au service de la communion entre les Églises (communio Ecclesiarum), c’est-à-dire de l’Église tout entière (Ecclesia universa)."
page 123

( 977303 )
Ce n’est pas du relativisme par Signo (2024-06-14 21:21:59)
[en réponse à 977298]
C’est simplement un retour à une ecclésiologie saine, équilibrée et vraiment traditionnelle. Non, le pape n’est pas un gourou doté de pouvoirs absolus sur l’Eglise universelle. Il n’est que le serviteur de la communion des Églises locales, communion sur le fondement de la foi catholique.
Après des siècles de papolâtrie (papolâtrie indéfendable sur les plan théologique et historique), on en revient enfin à une saine conception du ministère pétrinien.
Les traditionalistes sur ce sujet sont dans la contradiction: le lefebvrisme, attaché à l’ecclésiologie déséquilibrée et à certains égards délirante du XIXe siècle (faisant du pape quasiment un « vice-Dieu »), a accusé Vatican II d’avoir relativisé le pouvoir papal par la collégialité, bien que la collégialité soit de manière incontestable un des fondements de l’Eglise depuis sa fondation (le Christ n’a pas fondé une monarchie solitaire mais un collège d’apôtres présidé par Pierre, et la Tradition a toujours reconnu aux Conciles œcuméniques une autorité doctrinale distincte de celle du pape, quoique toujours unie à la sienne).
Ce que les traditionalistes, et notamment la FSSPX, ne comprennent pas, c’est que c’est précisément cette ecclésiologie déséquilibrée qu’ils défendent qui a permis la révolution que fut la réforme liturgique de 1969 (les Mémoires de Bouyer sont éloquentes à ce sujet: « le Pape le veut » était un argument employé par Bugnini pour imposer certaines modifications à une commission parfois réticente). C’est encore cette papolâtrie qui explique la passivité vraiment surprenante avec laquelle pareille rupture dans la tradition liturgique a pu être accueillie. Une telle révolution eût été impossible dans le monde orthodoxe par exemple. C’est l’absolutisation de l’autorité papale au détriment de la Tradition qui a créé un contexte ecclésial rendant possible la conception et l’acceptation par l’ensemble des évêques et des fidèles d’une « réforme » aussi radicale.
On en a un bel exemple avec Solesmes: alors que le Père abbé avait fait partie du Coetus Internationalis Patrum aux côtés de Mgr Lefebvre durant le Concile, le Père abbé, en cela fidèle à l’ultramontanisme aveugle de Dom Guéranger, finit par accepter la réforme au nom de l’obéissance au pape, allant jusqu’à intégrer de nombreuses nouveautés et à tenter d’imposer la nouvelle liturgie à ses filles récalcitrantes (Fontgombault notamment).
Il est donc temps de sortir de cette contradiction: oui, les enseignements de Vatican II sur la relation entre collégialité et ministère pétrinien constituent un retour à une ecclésiologie plus saine et équilibrée que celle de Vatican I, et ce texte du Saint-Siège est sans doute le meilleur (ou le moins mauvais) des textes produits sous l’actuel pontificat.

( 977305 )
En partie d'accord avec vous par Jean-Paul PARFU (2024-06-14 22:11:27)
[en réponse à 977303]
Sur la papolâtrie. A ceci près que ce que les Traditionalistes et notamment la FSSPX refusent, c'est une Eglise synodale, comprise comme une sorte d'Eglise des Soviets où c'est la palabre continuelle qui s'imposerait et dirait ce qu'il faut faire et croire ou pas.

( 977313 )
Bon... par Roger (2024-06-15 11:53:49)
[en réponse à 977305]
Ni papolâtrie ni synodalite...mais alors quoi?
Je ne vois quune solution la parfulatrie !

( 977309 )
Merci Signo par Francis Dallais (2024-06-15 00:55:31)
[en réponse à 977303]
Il serait temps de revenir à l'ecclésiologie du premier millénaire.
Précisons simplement que la synodalité des Eglises Orientales est très différente de celle que le pape François veut imposer à l'Eglise Catholique romaine.

( 977314 )
Pas limité à cela par Carillon 1758 (2024-06-15 13:36:42)
[en réponse à 977303]
Vous avez manqué l'objet de ce travail. Ce qui est proposé est une vision œcuménique où la foi catholique n'est qu'une parmi d'autres. L'objectif est que toutes les "Églises" se joignent ensemble pour ne former qu'une seule "Église". Pour y arriver il faut écouter les autres, modifier les éléments qui ne font pas l'objet d'un consensus synodal.
Ce qui a permis la révolution ce n'est pas le respect de la Tradition, c'est le rejet du magistère autoritaire, la déconstruction de la pensée par le relativisme qui conduit au rejet de la Vérité et place l'homme au dessus de Dieu.

( 977311 )
ce sera pas avec Francois par Bénigne (2024-06-15 09:12:22)
[en réponse à 977286]
que les orthodoxes (ou autres) seront tentés par la prétendue relachement de la l’aitorité papale. Pour percevoir le degrée de respect de traditions autres que celle de 1969 les autres chrétiens ont bien sûr noté TradCustodes et les persecutions qui ont suivi.