Le Forum Catholique
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( 976975 )
Une mauvaise affaire pour l'Etoile du Matin et la FSSPX par Vox clamantis (2024-05-31 21:33:14)

( 976976 )
Cela fait beaucoup de moutons noirs par Vox clamantis (2024-05-31 21:51:39)
[en réponse à 976975]
à l'Etoile du Matin.
L'abbé Groche y est passé, qui fait l'objet de restrictions à son ministère après avoir admis des "dérapages" avec des jeunes paroissiens, à un autre moment de son ministère (à Libreville au Gabon).
L'abbé de Maillard, récemment condamné pour de nombreux viols etc., dont la plupart semblent avoir été commis un peu plus tard dans son ministère, en Vendée (son affectation suivante).
Et maintenant l'abbé Radier.
Sale affaire, vraiment, pour cette école.

( 976980 )
Oui il est urgent de traiter ce pb par Chris (2024-05-31 23:19:04)
[en réponse à 976976]
J'entendais un prêtre de la tradition qui disait que les abus quand ça arrive est lié aux Prêtres diocésains où on apprend plus le péché et l'enfer
Vaste blague car cela touche autant la tradition

( 976981 )
Et les supérieurs ont trop laissé faire par Chris (2024-05-31 23:20:50)
[en réponse à 976980]
Je ne pas concevoir que les supérieurs de la FSSPX ne savaient pas..

( 976982 )
Ah ? par Germain (2024-06-01 02:18:26)
[en réponse à 976981]
en quoi cela serait-il si surprenant ?
Savez-vous donc en temps réel tout ce que font vos collègues de travail ?
Je ne dis pas qu'il n'existe pas ou qu'il n'a pas existé de cas sus et tus, mais en l'occurrence votre assertion est purement gratuite.
Et puis il y aussi la présomption d'innocence ; pour l'instant il s'agit d'une seule accusation remontant à plusieurs décennies... Le minimum me paraît quand même d'attendre que l'enquête se poursuive et que d'autres victimes se signalent (par exemple), avant d'être aussi affirmatif...

( 976984 )
On sait en tous cas par Vox clamantis (2024-06-01 07:37:39)
[en réponse à 976982]
Que dans plusieurs cas jugés, les supérieurs (de la FSSPX en l'occurrence, mais tous les évêques en France ont fait pareil pendant des décennies !) se sont bornés à une admonestation et à déplacer le prêtre en question, à un autre endroit où il a pu faire d'autres victimes.
L'abbé Rostand, qui a admis lors de son procès des viols sur plusieurs enfants, a indiqué avoir informé ses supérieurs à quatre reprises dès 1998.

( 976986 )
Faux ! par Donapaleu (2024-06-01 07:54:38)
[en réponse à 976984]
Il n'a jamais été question de viols pour le prêtre auquel vous faites allusion.

( 976991 )
Il reste par Vox clamantis (2024-06-01 09:30:59)
[en réponse à 976986]
Qu'il avait largement informé ses supérieurs de ses problèmes et qu'ils n'ont pas fait grand chose d'efficace jusque très tard.

( 976992 )
Oui bien sur par Donapaleu (2024-06-01 09:39:57)
[en réponse à 976991]
sur ce point là !

( 977029 )
Cà, çà reste à voir ! par Germain (2024-06-02 12:08:30)
[en réponse à 976991]
C'est ce qu'il a dit en cours d'enquête ou au procès Mais qu'a t'il dit (ou peut-être confessé) exactement à ses supérieurs ? Il y a moyen et moyen de faire la langue de buis, de tordre le sens des mots, des phrases, etc...
D'ailleurs que je sache, ni le procès ni l'enquête n'ont abouti à une mise en examen des supérieurs pour non dénonciation, ce qui prouve bien que ce fait n'est pas prouvé, dans ce cas-là comme dans d'autres d'aileurs

( 976997 )
Figurez vous par Chris (2024-06-01 10:33:52)
[en réponse à 976982]
Que l'abbé Cellier disait dans un club des hommes en noir qu'il considérait qu'il était impossible à un supérieur de ne pas savoir au bout d'un temps de 3 ans
Dans beaucoup de prieurés c'est un vase clos,les victimes n'osant sans doute pas parler
Mais les nombreux échanges avec les parents et le fait que plusieurs prêtres partagent le même prieure..
Désolé mais je pense que au bout de quelques années et pas 20 pour 30 mais plutôt 2 ou 3 ans on sait où des doutes sérieux remontent

( 977030 )
Ce qu'a dit l'abbé Celier par Germain (2024-06-02 12:17:53)
[en réponse à 976997]
est peut-être valable dans un prieuré ou une école, notamment s'il y a des faits répétés et pluralité de victimes.
En revanche, impossible d'affirmer cela pour des supérieurs se tenant à des centaines de kilomètres (au district ou ailleurs).
De plus, quelques cas (dont peut-être celui de l'abbé Radier) semblent ne concerner qu'une seule victime ou un nombre très réduit (voir une seule victime) pour un nombre de fois très limité (en l'espèce il n'est question "que" d' un viol, ce qui est évidemment très grave en soi, mais peu évident à détecter pour une tierce personne, avouez le).
Dans un tel cas, l'affirmation de l'abbé Celier me paraît très discutable.

( 977031 )
Pluralité des victimes par Meneau (2024-06-02 12:38:58)
[en réponse à 977030]
Si on prend les chiffres de la CIASE, un prêtre abuseur a en moyenne plus de 70 victimes.
Donc la pluralité doit statistiquement être là ... sauf à considérer que les extrapolations de la CIASE ne sont pas fondées.
Cordialement
Meneau

( 977046 )
Encore faut-il qu'il s'agisse d'un prêtre abuseur ! par Germain (2024-06-02 22:16:15)
[en réponse à 977031]
Notamment dans ce cas, où, sauf erreur (qu'on ne manquera pas de rectifier), il n'y a, pour le moment, qu'un seul accusateur.
Je ne conteste nullement l 'existence de prêtres abuseurs, fait aussi indéniable que lamentable.
En revanche, je ne ne perds pas non plus de vue que certains ont parfois été accusés à tort (à Outreau par exemple) et que la caricature du prêtre abuseur est devenue tellement commune qu'elle a certainement dû donner des idées à certaines personnes en mal de moyens pour se procurer des dommages et intérêts sonnants et trébuchants (à moins qu'il ne s'agisse de haine anti-religieuse aveugle, recuite pendant des années, mais prenant sa source bien ailleurs que dans les éventuels comportements immoraux de directeurs d'école ou de prieuré).
Quant à l'abbé Radier, encore une fois je ne disculpe ni n'accuse, j'attends la suite de l'enquête, voir si cette accusation vieille de trente ans est confirmée.

( 977038 )
Viols répétés par Brutusia (2024-06-02 16:48:37)
[en réponse à 977030]
D'après la victime il ne s'agit pas "d'un seul viol" mais de viols répétés sur trois années.Et dans tous les cas "un seul" c'est déjà terrible on parle d'un prêtre !

( 977045 )
J'ignorais ce point par Germain (2024-06-02 22:02:43)
[en réponse à 977038]
et j'en prends note. Ce qui ne veut d'ailleurs pas forcément dire que l'abbé Radier est coupable, attendons la suite de l'enquête.
Oui un seul viol est évidemment terrible en lui-même et la fonction exercée par le bourreau rend la faute encore plus abjecte en défigurant le sacerdoce, ce n'est pas du tout cet point que je conteste.

( 976989 )
Prudence ! par Donapaleu (2024-06-01 08:59:43)
[en réponse à 976981]
Ce vice est tellement addictif qu'il n'y a pas, en général, de victime isolée. Il y'a plusieurs cas où la victime unique réglait un compte personnel avec une accusation mensongère. Pour des faits remontant à 30 ans, s'ils sont avérés, on va certainement découvrir d'autres victimes.

( 976983 )
On n'a probablement pas fini d'en trouver par Ptitlu (2024-06-01 06:59:31)
[en réponse à 976975]
Des auteurs et des victimes.
A Rouen c'est un instituteur du public, très engagé dans le Scrabble et le Scrabble en milieu scolaire, qui a été
rattrapé par des abus.
Il ne sera jamais jugé - il s'est
jeté des falaises d'Etretat.
Et l'éducation nationale n'aura pas à battre sa coulpe.

( 976985 )
J'attends plus de l'Eglise par Vox clamantis (2024-06-01 07:40:33)
[en réponse à 976983]
Et même de la FSSPX (qui a longtemps déclaré que c'etait un truc de modernistes, et que ça n'existait pas chez eux) que de l'Educ'Nat dans ce domaine, figurez-vous.

( 976990 )
Et moi qui pensais que « c’était la faute à Vatican II » par Signo (2024-06-01 09:21:47)
[en réponse à 976975]
On nous aurait donc menti?
Il serait peut-être temps que la FSSPX, et le monde traditionnel ou « conservateur » en général, se remette sérieusement en cause sur cette question.
Non, le phénomène des abus n’est pas seulement lié au libéralisme moral. Il peut aussi apparaître dans des milieux clos et fermés, animés par une mentalité de secte, dans lequel le souci de préserver « l’image » de l’organisation entraine le piétinement des droits des victimes et le mépris de la vérité. Cela est encore aggravé quand règne dans ces mêmes milieux un puritanisme moralisant dans lequel on entretien une peur maladive de tout ce qui touche à la sexualité. C’est évidemment ce genre d’atmosphère malsaine qui règne aujourd’hui dans la FSSPX, et tout le monde le sait et s’en rend compte. On en a eu de nombreux autres exemples dans l’histoire récente: notamment les abus massifs commis dans certains internats catholiques déjà bien avant le concile, notamment dans des pays catholiques très conservateurs et puritains comme l’Irlande. Ce sont des réalités aujourd’hui tellement évidentes qu’elles ne peuvent plus être niées par personne.
Comme par hasard, deux entités seulement ont refusé d’ouvrir leurs archives à la CIASE: le diocèse de Bayonne, et la FSSPX. Il faut aujourd’hui le dire clairement: cette attitude les condamne.
Pour ce qui est du diocèse de Bayonne, c’était évidemment une attitude suicidaire dans le contexte actuel. Il subit aujourd’hui une visite « fraternelle »: quelque soit le bien que j’ai pu penser de Mgr Aillet, et quelque soient les arrières pensées de règlement de compte de cette visite, il l’aura bien cherché. Quand on commet des fautes morales aussi graves, (sans compter l’affaire louche de « l’Alliance des cœurs machin »)il faut bien à un moment ou à un autre « passer à la caisse ». C’est la loi de la vie.
Quand à la FSSPX, au vu des très nombreuses affaires d’abus qui ont éclaté dans ses rangs, on ne peut que souhaiter que ses responsables fassent preuve d’humilité, ouvrent les yeux et remettent clairement en question l’ensemble de leur attitude sur ces sujets et plus globalement sur leur rapport au reste de l’Eglise universelle, en abandonnant cette attitude, qui ne relève en réalité que d’un péché d’orgueil très humain, consistant à prétendre seuls détenir LA vérité sur la crise de l’Eglise.
Il est évident (et cela, Benoît XVI l’avait bien compris), que les catholiques qui se prétendent traditionnels se doivent d’être exemplaires sur cette question, sous peine de perdre toute crédibilité dans les débats actuels qui agitent l’Eglise, et d’offrir des arguments en or à tous ceux qui veulent remettre en cause la doctrine traditionnelle sur le sacerdoce…

( 976993 )
Oui par Gaspard (2024-06-01 09:40:32)
[en réponse à 976990]
Merci pour votre post.
Petite précision, quand vous écrivez:
deux entités seulement ont refusé d’ouvrir leurs archives à la CIASE
c'est en réalité beaucoup plus, parce qu'il faudrait dénombrer ceux qui ont ouvert des archives vides ou plus exactement vidées de tout contenu compromettant. Ce sera un travail très intéressant qui reste à réaliser : comparer les affaires qui sont sorties avec le contenu des archives.

( 976995 )
Abus dans la FSSPX par Signo (2024-06-01 10:06:05)
[en réponse à 976990]
Sur la page
Wikipedia consacrée aux abus dans la FSSPX, voici ce que l’on peut lire:
La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X a refusé d’ouvrir ses archives auprès des historiens de la commission Sauvé. C'est pourquoi des victimes d'abus de membres de la congrégation ont décidé de créer un collectif en juillet 2022 afin de témoigner. Par ailleurs, les membres de ce collectif souhaitent que l’Église catholique inscrive la prévention des abus au centre des négociations pour la réintégration de la FSSPX en son sein. Ils déplorent l’omerta de la congrégation : pour la Fraternité, disent-ils, « accuser un prêtre est plus grave que l’agression commise par le prêtre »[7],[8]. Dans une enquête du quotidien suisse Le Temps de janvier 2024, ce collectif estime le nombre de « prêtres problématiques » à une soixantaine, « soit près de 10% des effectifs »[9],[10].
10% de la totalité des prêtres de la fraternité (une soixantaine de prêtres!) seraient des abuseurs… cela signifie qu’il y a bien une surreprésentation des abus au sein de la FSSPX par rapport à l’ensemble de l’Eglise.
On est donc loin de la « brebis galeuse » isolée. Voilà une réalité éloquente et qui me surprend moi-même…

( 976996 )
Quand même le chiffre de 60? par Chris (2024-06-01 10:27:17)
[en réponse à 976995]
Je me méfie de ce chiffre
Dans la FSSPX il y a eu énormément de cas et cela doit cesser
Et sans doute des scandales à venir du Gabon et USa qui vont resurgir
Mais l'estimation de 10% qu'est ce ce qu'ils en savent ces journalistes ?

( 976998 )
Étant donné l’omerta qui règne dans ces milieux… par Signo (2024-06-01 11:03:03)
[en réponse à 976996]
… on peut effectivement penser que les cas réels sont bien plus nombreux.
Mais cela finira par ressortir tôt ou tard, et c’est tant mieux.
La vérité vous rendra libres (Jean, 8, 32).

( 976999 )
L'omerta ne règne pas qu'à la FSSPX... par Pétrarque (2024-06-01 11:20:03)
[en réponse à 976998]
Certains diocèses qui se sont déjà trouvés sous les feux de la rampe recèlent encore des cadavres dans leurs placards.
Quand tout cela va sortir - si tant est que ça sorte jamais - les turpitudes qui touchent la FSSPX se retrouveront à leur juste place.
La FSSPX est comme toute l'Église. Ni pire, ni meilleure.
Et personne n'a jamais prétendu nulle part que les tradis étaient des surhommes.

( 977004 )
L’omerta est plus forte à la FSSPX… par Signo (2024-06-01 13:21:10)
[en réponse à 976999]
… que dans le reste de l’Eglise, et vous le savez très bien.
La meilleure preuve est que la fraternité a refusé d’ouvrir ses archives à la CIASE, contrairement à la majorité des diocèses.
Mais au delà de cela, tout ceux qui connaissent de près ces milieux savent la vénération malsaine pour la figure du prêtre, l’esprit de secte et de forteresse assiégée, le moralisme puritain, l’entre-soi, le culte des apparences, et le poids des pressions familiales qui peuvent y régner, même si c’est à des degrés divers selon les prieurés et les familles.
Dans le reste de l’Eglise, il y a une certaine omerta mais surtout dans le clergé, de moins en moins parmi les fidèles, car la prise de conscience de l’extrême gravité des abus y est plus forte.

( 977009 )
Calomnies et inexactitudes par Ptitlu (2024-06-01 15:00:37)
[en réponse à 977004]
Voilà
l'enquête en question.
Je ne vois pas comment arriver à 60, même en y ajoutant ceux qui en sont partis dans les diocèses, chez les NUC et à la résistance, et les laïcs qui enseignent dans des écoles. Le ton général, y compris l'interview de Josselin Tricou, est très hostile et bien peu objectif - du journalisme "highly likely" à la britannique, le Temps m'avait habitué à mieux...
Tirer comme conclusion que la FSSPX est forcément coupable si elle n'a pas ouvert ses archives à la ciase est erroné. La CIASE a en effet consulté les
archives de 31 diocèses et de 16 congrégations seulement.
Les autres sont donc coupables ?
Certaines ont été expurgées - c'est ainsi que la CIASE n'a trouvé nulle trace de l'affaire Ribes (qui concerne pourtant 3 diocèses, Lyon Grenoble et St Etienne).
Quant à votre conclusion sur la prise de conscience des abus dans le reste de l'Eglise, elle est hélas totalement fausse :
- des évêques et archevêques qui ont couvert des abus sont toujours en poste
- des prêtres auteurs d'abus ou qui les ont couvert dirigent toujours des séminaires, y enseignent, donnent des cours dans des facultés de théologie reconnues, donnent des leçons de morale
- certaines communautés sont très retives à ce que justice se fasse et au contraire font tout pour protéger les auteurs issus de leurs communautés, surtout s'ils ont du poids en interne ou qu'ils sont persuasifs et doués pour rapporter des dons ou organiser des évènements
- dernièrement à Viviers l'évêque a été inauguré avec un chant d'action de grâce écrit par deux personnes renvoyées de l'état clérical pour abus spi et sexuels en nombre (38 pour l'un d'eux).

( 977010 )
Vous m’avez mal lu par Signo (2024-06-01 15:24:30)
[en réponse à 977009]
Pour ce qui est des diocèses j’ai parlé d’omerta essentiellement dans le clergé, parallèlement à une progressive et relative libération de la parole chez les fidèles.
Or tous les « contre-exemples » que vous me citez concernent… le clergé. Pas les fidèles.
Par ailleurs, le fait qu’il y ait des dysfonctionnements graves dans le reste de l’Eglise n’exonère en rien la FSSPX de ses responsabilités propres. N’est-on pas en droit d’attendre d’une communauté se prétendant le phare de la rectitude morale et le gardien de la Tradition une certaine exemplarité sur ces sujets comme sur d’autres ?
Ceci dit, j’ignorais que la CIASE n’avait en réalité consulté les archives que de 31 diocèses… ce qui fait réfléchir.

( 977021 )
Il y a de tout, et partout par Pétrarque (2024-06-02 08:26:53)
[en réponse à 977004]
Pas besoin d'être FSSPX pour être en extase devant le Père Truc ou le Père Machin. Le sectarisme et les œillères de laïcs ne sont pas sans partage. Le culte de la personnalité, la surexposition médiatique et le gouroutage youtubesque ne sont pas propres à la Tradition. Loin s'en faut.
Discutez avec certains fidèles de communautés conciliaires où des abus atroces ont été publiquement révélés, vous en trouverez encore parmi eux qui vous parleront de calomnies...
Je ne sais d'ailleurs pas, au passage, de quelle légitimité ni de quelle expérience vous êtes revêtu pour parler mieux qu'un autre de tel ou tel milieu...
J'ai grandi dans un milieu conciliaire, où "l’entre-soi, le culte des apparences, et le poids des pressions familiales" pouvaient aussi poser problème...
Les abus sexuels, d'où qu'ils viennent, doivent être punis très sévèrement quand ils sont établis, je suis parfaitement d'accord.
Quant à être exemplaires, les excommunicateurs frénétiques et les tradiphobes incurables n'en sont pas plus dispensés que les autres.
C'est, encore une fois, de toute l'Église qu'il est question.

( 977022 )
Une fois de plus, la fuite des responsabilités par Signo (2024-06-02 09:08:53)
[en réponse à 977021]
Si vous surprenez votre enfant en train de fumer du cannabis, et qu’il vous dit: « oui mais les autres les font aussi! », est ce que vous allez lui dire « ah oui, bon, effectivement… »?
Je n’ai jamais compris cette attitude consistant sans cesse à relativiser sa propre responsabilité et ses propres fautes en essayant sans cesse de les noyer dans une vague responsabilité générale. De nombreux fidèles ont vu leur vie détruite à cause des abus commis par des laïcs ou des clercs; certains ont perdu la foi, d’autres ont vu leur vie spirituelle irrémédiablement abîmée par ces sévices. Et face à cela, des milieux cathos indifférents, une institution sourde, et froide, essentiellement préoccupée par ses intérêts et ses petites questions internes.
Ici nous sommes sur un forum « tradi » (on ne s’est pas privé de me le rappeler à de nombreuses occasions). Donc il est normal que l’on traite de problèmes qui concernent aussi le monde tradi. Rassurez vous, sur d’autres forums ou réseaux sociaux, je ne me prive pas de rappeler aux cathos plus progressistes la liste interminable des compromissions et abus de toutes sortes commis dans leurs rangs.
Les abus sont un sujet qui concerne tout le monde, et à propos duquel aucun « camp » n’a de leçons à donner à un autre. Chacun doit balayer devant sa porte, point.
Et puisque vous vous interrogez sur ma légitimité à m’exprimer, étant baptisé catholique et citoyen comme un autre, il me semble que cela suffit pour avoir le droit de dire ce que je pense sans avoir à me justifier. Ou alors, il faut fermer le FC, un forum étant par définition le lieu où l’on peut s’exprimer librement…

( 977023 )
Fuite de responsabilités ? par Donapaleu (2024-06-02 09:13:41)
[en réponse à 977022]
Votre interlocuteur vient de vous écrire : «Les abus sexuels, d'où qu'ils viennent, doivent être punis très sévèrement quand ils sont établis ». Tout est dit. Il n'y a pas matière à pinailler. Que désirez-vous de plus ?

( 977024 )
Punir n’est pas suffisant, loin de là par Signo (2024-06-02 09:32:06)
[en réponse à 977023]
Cele reviendrait à ne traiter que les symptômes d’une maladie et pas la maladie elle-même, ainsi que son origine.
Il faut un changement complet des mentalités. Cela commence déjà par écouter les récits des victimes et ainsi identifier la source du problème. Ensuite a court terme il faut sensibiliser à la fois le clergé et les fidèles afin d’augmenter la vigilance de nos communautés, sans évidemment tomber dans la psychose.
Un exemple simple: y a t’il des sessions de formation dans les séminaires traditionnels sur ces sujets? Il faudrait peut-être déjà commencer par cela.
Ensuite il est clair qu’un certain entre-soi dans les milieux cléricaux peut dans certains cas encourager la couverture d’abus. L’absence de regard extérieur critique et objectif peut empêcher la prise de conscience de certaines dérives internes. Ce risque a fait l’objet d’une prise de conscience des chanoines de Lagrasse suite au comportement déviant de leur fondateur par exemple, voir
ici.
Enfin, il est clair qu’il faut prendre de sérieuses distances avec une certaine survalorisation de la figure du prêtre telle qu’elle s’est développée dans l’Eglise a partir de la Contre-Réforme (survalorisation qui est donc un phénomène moderne et non pas traditionnel, j’insiste là dessus). Il y aurait en effet pour à dire là dessus.

( 977032 )
Êtes-vous certain que la survalorisation par Donapaleu (2024-06-02 13:00:42)
[en réponse à 977024]
du prêtre soit vraiment la cause ? Le culte de la personnalité, notamment dans les « communautés nouvelles », a probablement un grand rôle. Il y a une liste impressionnante d'abuseurs sexuels chez des fondateurs de ces communautés qu'ils soient prêtres ou laïcs. Et ça c'est une nouveauté bien postérieure à la contre-réforme. Je ne crois pas qu'entre cette dernière et le dernier concile il y ait eu des fondateurs de communauté incriminés pour cela. Les pervers abusent de leur position et de leur aura et choisissent des fonctions favorisant leurs mauvais penchants, mais autant à l'Education Nationale que la prêtrise.

( 977035 )
Ce n’est pas une cause en soi d’abus par Athanase (2024-06-02 14:51:58)
[en réponse à 977032]
Mais en revanche, elle peut contribuer à l’entretien d’une culture où les abus apparaissent et ne sont pas dénoncés. Cette survalorisation crée chez les fidèles une mentalité où la « cause » est intouchable. Elle ne permet pas de discerner les travers de comportements authentiquement sacerdotaux puisque « l’abbé X est ordonné pour l’éternité ». Pour certains, c’est un « tout » ou il ne faut rien dire.
La cause de la pédophilie est d’abord dans le pédophile lui-même. On ne devient pas (ou on n’est pas) pédophile parce que l’on est tradi, conservateur ou attaché à l’enseignement de l’Église: on l’est parce que l’on un problème en soi, mais que les « structures » extérieures empêchent de traiter (sur ce point, je ne partage pas ce qu’écrit la CIASE qui ne se base que sur des causes générales). Le milieu, la communauté joue un rôle quand il ou elle étouffe l’affaire ou ne la traite pas. C’est là que l’intouchabilité de la cause joue: elle empêche de voir le mal, de le dénoncer parce que ce serait un aveu d’échec pour la communauté. Je note plutôt que la ou les devants sont pris (cas de Lagrasse), les choses vont mieux.
Je suis quand même songeur de voir des abus apparaître dans un milieu qui se veut préservé et éloigné de la révolution sexuelle.

( 978916 )
éclairage concernant le père Wladimir (Lagrasse) par Cristo (2024-08-10 22:29:40)
[en réponse à 977035]

( 978918 )
SVP d'où tenez-vous cela, Cristo ? par Pétrarque (2024-08-10 22:39:06)
[en réponse à 978916]
il se dit que les Pères s'interrogent sur un passage à la forme ordinaire.
Pouvez-vous préciser sur quels éléments se fonde ce que vous écrivez ?
Car il se trouve malheureusement que ça recoupe des choses que j'ai entendues au moment de
Traditionis Custodes.

( 978923 )
La crasse contre Lagrasse… par Athanase (2024-08-11 00:53:12)
[en réponse à 978916]
Vous citez un livre à charge: j’ai lu les lignes de l’article, mais à la fin, on découvre que c’est publié par… Golias, qui relaye un vicaire général qui déplore que le Motu proprio Traditionis Custodes n’ait pas été appliqué. Quelle drôle de collusion entre le légalisme dont on croyait que la lettre en tuait l’esprit et le progressisme qui n’a pas d’autre solution de facilité que de devenir répressif ! Je prends donc moins au sérieux cette source a charge qui rêve de se payer l’Abbaye de Lagrasse.

( 977040 )
Cela mériterait une étude approfondie par Signo (2024-06-02 17:14:26)
[en réponse à 977032]
Je n’ai pas l’impression que la figure du prêtre était si valorisée que cela au Moyen-Age, par exemple.
Avec la Contre-Réforme, on reconstruit toute la chrétienté sur la base d’une réaction au protestantisme. On se met donc à développer une spiritualité proprement sacerdotale en réaction à l’erreur protestante. Cela a donné de très bonnes choses d’ailleurs, comme l’Ecole française de spiritualité au XVIIe siècle.
Mais c’est aussi dans le cadre de la Contre-Reforme que l’Eglise se transforme petit à petit en système militarisé, dans lequel l’obéissance change de nature (« perinde ac cadaver » comme diront les Jésuites), avec le culte d’une autorité cléricale considérée comme absolue, le culte du secret, une ecclésiologie de plus en plus fondée sur le pouvoir et de moins en moins sur la communion dans la foi. Ce système a son idéologie officielle (le thomisme), sa mentalité imprégnée de juridisme, etc.
Tout cela sera radicalisé et durci dans la deuxième moitié du XIXe siècle avec la réaction ultra-montaine.
Les milieux tradis sont restés figés sur ce modèle de réaction hérité de cette époque: on ne remet pas en question la figure du prêtre considéré comme autorité morale incontestable, etc. Le progressisme contemporain réagit à ces excès par des excès en sens inverse (rapprochement avec le libéralisme protestant).
A partir du Concile, les choses s’aggravent dans le sens de ce que vous dites: l’autorité traditionnelle du prêtre est remplacée par les figures charismatiques fondateurs de communautés nouvelles, dont la plupart se révéleront être des abuseurs. On constate au passage que le modèle tridentin dans le cas de l’affaire des frères Philippe a mieux fonctionné que le « laisser faire » post-conciliaire: condamnés par le Saint-Office, les deux abuseurs bénéficieront du libéralisme des autorités post-conciliaires, qui réagit à l’excès de juridisme par l’abandon complet de toute forme de régulation (le droit canon sera peu appliqué dans les années qui ont suivi le Concile).
Donc au bilan à mon sens il y a trois « écosystèmes » qui favorisent les abus:
- un milieu fermé, fortement clérical et évoluant en vase clos de type tridentin;
- un milieu centré sur de fortes personnalités charismatiques à l’égard desquelles on perd toute forme d’esprit critique;
- le libéralisme moral, dans lequel les repères moraux sont effacés au nom de « l’amour libre » et du « jouir sans entraves ».

( 977049 )
Une étude à la Sauvé par exemple ? par Regnum Galliae (2024-06-03 13:58:56)
[en réponse à 977040]
L'étude approfondie trouverait 3 cas sur un échantillon de 30 et en conclurait qu'il y a 3000 victimes puisque le nombre de fidèles est de 30 000 !
Plus sérieusement, les exemples d'omerta que vous donnez ne tiennent pas aux choix liturgiques des fidèles ou à l'existence d'un gourou. C'est tout simplement que dans des communautés plus restreintes, tout le monde se connaît et on hésite toujours davantage à dénoncer publiquement quelqu'un de la famille qu'une personne plus ou moins étrangère car on n'est jamais sûr à 100% de ce qui s'est passé (sauf si on en a été témoin).

( 977050 )
Les reproches faits à la CIASE sont très injustes aussi par Ptitlu (2024-06-03 20:00:46)
[en réponse à 977049]
D'ailleurs, personne n'a fait mieux ou juste autre chose.
Je l'ai d'ailleurs dit et je l'ai redit - le nombre de victimes avancé par la ciase sur toute la période étudiée est un plancher et non un plafond.
J'en ai des preuves tous les jours.
Et ce nombre est très faible par rapport aux cas dans les familles, les groupes sportifs, les jeunes entre eux.
L'étude de l'INSERM associée à celle de la CIASE a été accueillie dans un silence de mort et est totalement passée à la trappe.
Cette prise de conscience n'a pas été faite ni même abordée. De quelle prise de conscience dans le clergé peut on sérieusement parler, à moins qu'on ne pense que le clergé se perpétue par génération spontanée, sans aucun contact dans la population générale ?
Soyons sérieux !

( 977055 )
Si c’est Ptilu qui le dit par Vincent F (2024-06-03 22:57:41)
[en réponse à 977050]
À l’opposé de tous les statisticiens sérieux…

( 977059 )
Quels statisticiens ?! par Ptitlu (2024-06-04 07:34:28)
[en réponse à 977055]
Donnez des chiffres !

( 977025 )
Je n'ai personnellement aucune responsabilité... par Pétrarque (2024-06-02 09:39:31)
[en réponse à 977022]
...dans les abus.
Les abus sont un sujet qui concerne tout le monde, et à propos duquel aucun « camp » n’a de leçons à donner à un autre. Chacun doit balayer devant sa porte, point.
Bon...
Donc, soignez vos obsessions et lâchez-nous les basques.

( 977026 )
« Lâchez nous les basques » par Signo (2024-06-02 09:45:01)
[en réponse à 977025]
Merci d’illustrer de manière spectaculaire tout ce que je dénonce ici.
Vous ne pouviez pas me rendre meilleur service!
Bonne journée

( 977027 )
Heureusement que Pétrarque est là par Meneau (2024-06-02 10:16:11)
[en réponse à 977026]
pour "illustrer" ce que vous "dénoncez" sans preuve, sans démonstration et sans légitimité particulière autre que celle d'un "baptisé catholique et citoyen". En vrac :
- chiffres extrapolés sans rigueur scientifique
- l'omerta serait plus forte à la FSSPX (à vous lire on voit presque poindre le "systémique" de la CIASE)
- préconisations sur la vie des prêtres
- préconisations sur les séminaires
- etc
Oui les abus et leur cover-up sont des problèmes qui touchent aussi la FSSPX, et sur lesquels elle doit se pencher, personne ici ne le nie et Pétrarque l'a même affirmé explicitement.
Mais ce que vous écrivez c'est du mauvais JM Sauvé appliqué à la FSSPX. Pas étonnant qu'un "lâchez-nous les basques" finisse par tomber dans la conversation.
Cordialement
Meneau

( 977033 )
Merci Meneau ! par Pétrarque (2024-06-02 13:58:21)
[en réponse à 977027]
Au bout d'un moment...
Ça soulage !

( 977054 )
Hmmm par Vox clamantis (2024-06-03 22:39:54)
[en réponse à 977027]
Pour les préconisations sur les séminaires, Signo a pourtant raison.
Un travail de sensibilisation sur la question des abus sexuels sur mineurs est essentiel pour toute personne amenée à travailler avec des enfants et adolescents, y compris le clergé.
Au-delà de la question du clergé criminel lui-même, il arrive que des prêtres soient destinataires de confidences de victimes, parce qu'ils sont justement des personnes identifiées comme "adulte de confiance".
Il faut savoir réagir à ce genre de situations, que dire à l'enfant ou à l'adolescent qui se confie... Cela ne s'invente pas. Il y a un cadre légal à connaître (aussi bien au plan du droit français que du droit canonique), des notions de base de psychologie à connaître pour éviter d'ajouter du mal au mal par maladresse...
A priori la majorité des prêtres tradis est destinée à avoir un apostolat auprès des enfants. Une sensibilisation sur la question est dès lors nécessaire, vue malheureusement la fréquence de ce genre de tristes situations (on parle d'un à trois enfants par classe de trente).

( 977056 )
Nous sommes d'accord par Meneau (2024-06-04 00:04:07)
[en réponse à 977054]
Je vous invite donc, tout comme Signo ou même tout autre liseur, à contacter les séminaires où vous savez qu'une telle sensibilisation / formation n'est pas effectuée, pour les inciter à la mettre en place d'urgence.
Pour ma part, n'étant ni séminariste ni prêtre et n'ayant ni séminariste ni prêtre dans ma famille proche, je ne me sens pas qualifié pour leur donner des leçons quant à la qualité et à la complétude de la formation qu'ils dispensent.
Cordialement
Meneau

( 977139 )
C'est n'importe quoi... par Polydamas (2024-06-07 22:30:06)
[en réponse à 976998]
Il n'y a aucune raison de penser, excepté l'hostilité des militants à ce sujet, que le nombre de pédocriminels serait plus important à la FSSPX que dans le reste de l'Eglise.
Déjà que les estimations de la CIASE sont largement bidons, car pas redressées par rapport au constaté, alors la FSSPX, permettez moi de sourire, elle aurait un taux équivalent au double de celui de l'Eglise ? Des graves accusations doivent avoir des preuves sérieuses, pas des estimations au doigt levé.
Sans compter que même après la vague de révélations post CIASE, et les mises en examen correspondantes, on est encore très, très, très loin de ne serait ce que le tiers des victimes annoncées par la CIASE.

( 977034 )
Hélas par Athanase (2024-06-02 14:12:52)
[en réponse à 976990]
On aurait pu croire que les abus sont liés à la crise de l’Église. Or la forte présence d’abus au sein d’une communauté qui a été auréolée de la la lutte contre la crise de l’Église interroge. On découvre que le « milieu » n’est pas préservé et que les affaires sont lourdes et que les dissimulations, scandaleuses.
Les raisons sont toujours complexes - la FSSPX n’est pas que cela -, mais le vase-clos, l’intouchabilité de la « cause » ont fait que des abus ont pu hélas apparaître. La FSSPX n’était pas critiquable, et aujourd’hui, elle le paie. Les fidèles, les prêtres ont créé une image d’intouchabilité, où l’on voit maintenant le résultat désastreux. Cela me fait d’autant plus de la peine que les adversaires de la FSSPX n’hésitent a pas à se ruer, à mettre le doigt là où cela fait mal en s’appuyant sur des faits avérés. Tout se paie. Y compris l’illusion de la propreté entretenue dans un système endogène et fermé.

( 977036 )
Fin du confort par Germanicus (2024-06-02 14:56:27)
[en réponse à 977034]
Ouvrir ses yeux sera le futur de tout fidèle.Oui c était mieux de penser que ça ne pouvait pas arriver chez nous mais c est ainsi.
Il s' agit d une minorité qui ne remet pas en cause la FSSPX mais ça la met au même rang que tout autre mouvement.Anous de ne pas tomber dans le larmoyant et rester conscient en laissant faire la Justice

( 978921 )
mauvais diagnostic de départ Athanase par Luc Perrin (2024-08-10 23:32:27)
[en réponse à 977034]
Non le péché n'est pas dans l'Église du fait "de la crise" qui sévit depuis les années 1960.
Nous avons désormais et à échelle mondiale, des tonnes de dossiers anciens antérieurs qui ont été mis à jour dans les 30 dernières années.
J'ai moi-même dans des archives et par hasard je cherchais tout autre chose découvert des cas bien répertoriés par les supérieurs religieux, un ordre, avant 1914 ... et un autre dans les années 1950.
Il suffit de lire les ouvrages sur la Réforme tridentine et sa difficile application pour savoir que le péché de chair ecclésial n'est pas d'hier sans remonter plus haut.
Ce qui a donné l'illusion d'une purification réussie est une phase d'amélioration nette disons XIX-mi XXe avec ses faiblesses souvent masquées par un système de "mise sous le tapis" assez élaboré.
Le fond est ailleurs plus dans la Modernité qui se fait particulièrement délétère quand les JO promeuvent le tabassage des femmes par des hommes dans des compétitions et du sacrilège en technicolor pour la planète, avec sans qu'on y prête attention un atroce génocide en cours juste en Terre Sainte, quand la candidate "démocrate" a comme principal thème l'avortement sans limite et universel plus l'infanticide et la mutilation des enfants en bas âge.
Comme le répétait feu mon maître Émile Poulat, cette Modernité fétide est "l'air qu'on respire", que vous soyez clerc, fidèle traditionaliste, fervent croyant chrétien, israélite, musulman, bouddhiste etc. il vous faut respirer cette pestilence en Occident avec bien peu d'oxygène spirituel.
On a quasiment tout essayé en matière de formation j'en sais quelque chose étant du métier, la martingale infaillible n'existe pas.
On peut certes améliorer tel et tel point à la marge mais depuis 30 ans au moins les mesures s'empilent dans la seule Église romaine du grand large et pourtant les scandales succèdent aux scandales dans une chaîne sans fin.
J'insiste cela vaut partout dans toutes les religions, les institutions, puisque l'air "moderne" circule partout.
Ce n'est qu'en combattant avec ténacité cette modernité en tentant une oxygénation spirituelle qu'on pourra avoir quelques succès non sans rechute.

( 978922 )
Je n’ai pas dit le contraire par Athanase (2024-08-11 00:44:16)
[en réponse à 978921]
La question de cette modernité « putride » que vous dénoncez est pertinente.
Mais je pense qu’un milieu clos, qui n’encourage pas toujours l’équilibre, est le pire service qui peut être rendu à des esprits fragiles.
La crise de l’Église joue, mais le cas de déviation dans les communautés dites tradies démontre qu’elle n’est pas la seule responsable. Ou si, si on admet que ces communautés tradies, à cause d’une autorité centrale défaillante, se sont retrouvées isolées et donc privées de régulateur.

( 978945 )
qu'est-ce que "l'équilibre" ? Vaste question ! par Luc Perrin (2024-08-12 12:09:41)
[en réponse à 978922]
Sachant que les saints et saintes et les principes évangéliques, rappel biblique sur le "tiède", sont tout sauf des gens "équilibrés" au sens actuel.
Nicodème est l'équilibré qui est attiré par le Christ mais n'ose pas trop le montrer, pas se fâcher avec son entourage et son milieu social. Il ne veut pas être épinglé comme un "radical" par ses pairs ou un adepte de la pseudo "désinformation" par une Von der Leyen ou un Starmer du moment. Tout sauf un modèle pourtant n'est-ce pas ?
Votre argumentation tombe si elle vise plus spécialement la FSSPX puisque le phénomène identique se retrouve partout : dans les instituts en communion avec Rome et soumis à regard extérieur, dans les communautés non traditionnelles à foison, dans le clergé diocésain, dans les épiscopats, dans le Sacré Collège, dans les dicastères romains, dans les réseaux scolaires inspectés et bien surveillés ...
Je ne nie pas que des ajustements à la marge de tel processus de sélection formation peuvent éventuellement améliorer - à la marge encore - les choses.
Le fond des choses est ailleurs que dans les règlements et procédures et je vois que nous sommes d'accord sur cela qui est l'essentiel.