Le Forum Catholique

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images/icones/colombe2.png  ( 976614 )Dimanche de la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2024-05-18 21:28:52) 



DIMANCHE DE LA PENTECÔTE

Sermon de saint Cyrille de Jérusalem

Pour quelle raison le Sauveur a-t-il appelé eau la grâce de l’Esprit ? Parce que l’eau donne à tous les corps leur subsistance, parce que l’eau produit l’herbe et fait la vie, parce que l’eau des pluies descend des cieux, parce que descendant d’une manière unique elle accomplit des oeuvres diverses. Une source coule, en effet, et arrose le paradis. C’est la même pluie qui descend des cieux, elle devient blanche dans le lys, rouge dans la rose, elle est autre dans le palmier et autre dans la vigne et toute en tous. Elle s’adapte à ceux qui la reçoivent et elle fait pour chacun ce qui convient. Ainsi l’Esprit Saint : il est unique, simple, indivisible et, pourtant, il répartit la grâce comme il le veut. De même que le bois sec, si on l’arrose, produit des rejetons, de même une vie dans le péché, que la pénitence rend digne de l’Esprit, produit des grappes de justice. [...]

Quoique simple, l’Esprit produit, par l’ordre de Dieu le Père et au nom du Christ, les nombreux charismes. Il se sert de la langue de l’un pour la sagesse, il éclaire l’esprit de l’autre pour la prophétie, à un autre il donne le pouvoir de chasser les démons, à un autre d’interpréter les Écritures. Il fortifie la chasteté de l’un, il apprend à l’autre l’art d’aider les pauvres, à un autre le jeûne et l’ascèse, à un autre le mépris de ses intérêts matériels, il prépare un autre au martyre. Différent chez les différents hommes, il est toujours le même, ainsi qu’il est écrit : " A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien commun. Il y a certes diversité de dons spirituels, mais c’est le même Esprit. " [...]

L’Esprit n’agit que pour le bien et le salut. D’abord douce est sa présence et paisible la conscience qu’on en a. Des rayons de lumière et de science annoncent sa brillante venue. Il vient avec le coeur d’un tuteur légitime. Car il vient sauver, guérir, enseigner, conseiller, fortifier, éclairer l’esprit de celui qui le reçoit et ceux des autres, par lui. Comme notre oeil, s’il passe de l’obscurité à la lumière, est rempli de lumière et voit distinctement ce qu’il ne voyait pas encore, ainsi celui qui a été gratifié de la visite du Saint-Esprit a l’esprit rempli de lumière et voit, au-delà des possibilités humaines, ce qu’il ne savait pas. Il voit comme Isaïe " le Seigneur assis sur un trône élevé ", il voit " celui qui siège sur les chérubins ", et ce rien qu’est l’homme voit ainsi le commencement du monde et la fin du monde et le milieu des temps... car il jouit de la présence de celui qui introduit à la vraie lumière. L’homme est à l’intérieur de ses murs, mais ce qu’il sait alors s’étend au loin...

On ne se lasserait pas de parler de l’Esprit Saint.

Source : clerus.org

On ne fait rien cette année de St Pierre Célestin, pape et confesseur ni de la Mémoire de Ste Pudentienne, vierge



En certains lieux : St Yves, confesseur
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 976615 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-05-18 21:33:04) 
[en réponse à 976614]



CHAPITRE XVIII.

Que l'amour se pratique en la pénitence, et premièrement qu'il y a diverses sortes de pénitences.


Certes, Sénèque, Plutarque, et les Pythagoriciens, qui recommandent tant l'examen de la conscience, et surtout le premier, qui parle si vivement du trouble que le remords intérieur excite en l'âme, ont entendu sans doute qu'il y avait une repentance; et quant au sage Épictète, il décrit si bien la répréhension que nous devons pratiquer envers nous-mêmes, qu'on ne saurait presque mieux dire.

Il y a encore une autre pénitence qui est voirement morale, mais religieuse pourtant, et en certaine façon divine, d'autant qu'elle procède de la connaissance naturelle que l'on a davoir offensé Dieu en péchant.

Car, en vérité, plusieurs philosophes ont su qu'on faisait chose agréable à la Divinité de vivre vertueusement, et que par conséquent on l'offensait en vivant vicieusement. Le bon homme Épictète fait un souhait de mourir en vrai chrétien (comme il est fort probable qu'aussi il fit), et entre autres choses il dit qu'il serait content s'il pouvait, en mourant, élever ses mains à Dieu et lui dire :

Je ne vous ai point, quant à ma part, fait de déshonneur. Et de plus, il veut que son philosophe fasse un serment admirable à Dieu, de ne jamais désobéir à sa divine majesté, ni blâmer ou accuser chose quelconque qui arrive de sa part, ni de s'en plaindre en façon que ce soit : et ailleurs il enseigne que Dieu et notre bon ange sont présents à nos actions. Vous voyez donc bien, Théotime, que ce philosophe, lors encore païen, connaissait que le péché offensait Dieu, comme la vertu l'honorait; et que par conséquent il voulait qu'on s'en repentit, puisque même il ordonnait que l'on fît l'examen de conscience au soir, en faveur duquel, avec Pythagore, il fait cet avertissement :

Si vous avez mal fait, tancez-vous aigrement
Si vous avez bien fait, ayez contentement.

Or, cette sorte de repentance attachée à la science et dilection de Dieu que la nature peut fournir, était une dépendance de la religion morale. Mais comme la raison naturelle a donné plus de connaissance que d'amour aux philosophes, qui ne l'ont pas glorifié à proportion de la notice qu'ils en avaient; aussi la nature a fourni plus de lumière pour faire entendre combien Dieu était offensé par le péché, que de chaleur pour exciter le repentir requis à la réparation de l'offense.

Néanmoins bien que la pénitence religieuse ait, en quelque façon, été reconnue par quelques-uns des philosophes; si est-ce que ça été si rarement et faiblement, que ceux qui ont eu la réputation d'être les plus vertueux d'entre eux, c'est-à-dire les Stoïciens, ont assuré que l'homme sage ne s'attristait jamais; de quoi ils eut fait une maxime autant contraire à la raison, que la proposition sur laquelle ils la fondaient était contraire à l'expérience, à savoir que l'homme sage ne péchait point.

Nous pouvons doue bien dire, mon cher Théotime, que la pénitence est une vertu toute chrétienne; puisque d'un côté elle a été si peu connue entre les païens, et de l'autre, elle est tellement reconnue parmi les vrais chrétiens, qu'en icelle consiste une grande partie de la philosophie évangélique, selon laquelle quiconque dit qu'il ne pèche point, est insensé; et quiconque croit de remédier à son péché sans pénitence, il est forcené; car c'est l'exhortation des exhortations de notre Seigneur : Faites pénitence. Or, voici une briève description du progrès de cette vertu.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/tao.gif  ( 976617 )Hé oui c'est notre fête nationale par Ptitlu (2024-05-19 02:28:57) 
[en réponse à 976614]

Anticipée au 18 à St Yves des Bretons

Mais Sens de Bretagne et Tréguier c'est bien le 19.

Et à Paris.

Cantiques

Du reste, c'est notre fête du temps de paix. Sinon c'est le 1er août, depuis 939. Première fête nationale en Europe (comme d'habitude, 850 ans plus tard il a fallu que les Français nous piquent l'idée).

A l'époque, le domaine royal français allait de Senlis à la Sologne, et Chartres n'en faisait pas partie. Les pelés auraient été impossibles...