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images/icones/marie.gif  ( 976551 )15/05 St Jean-Baptiste de la Salle, confesseur par ami de la Miséricorde (2024-05-15 08:09:42) 



St Jean-Baptiste de la Salle, confesseur

Prière pour la Fête de l'Assomption de Saint Jean-Baptiste de la Salle

Peuples Chrétiens, tressaillons d'allégresse,
Réjouissons-nous, ayons le cœur joyeux,
La Sacrée Vierge, notre bonne Maîtresse,
Quitte la terre et s'en va dans les Cieux,
Son Fils Lui-même,
Ce Dieu suprême,
La vient chercher avec les Bienheureux.

Les Saints Apôtres du divin Messie,
Se rassemblèrent tous en un même lieu,
Où ils virent finir la vie,
De la Glorieuse Mère du vrai Dieu,
La vive Flamme,
Brûlant Son âme,
La fit mourir par l'ardeur de son Feu.

Bientôt après la Majesté suprême,
Ressuscita cette Mère d'Amour
La fit porter par les Archanges mêmes,
Les Séraphins en la céleste Cour.
Dedans un Trône,
Dieu la Couronne,
Au plus haut lieu de l'immortel Séjour.

Réjouissez-Vous, ô divine Marie,
En ce saint Jour pour Vous très Glorieux,
Où Vous sortîtes de cette vie,
Vous en allant au Séjour bienheureux,
Que l'on bénisse,
Le Ciel propice,
Où Vous régnez malgré les envieux.

Impératrice des hommes et des anges,
Régnez sur nous et sur tous les humains,
Que l'univers publie Vos louanges,
Trouvant en Vous la Source des vrais Biens,
Oui, je Vous aime,
Plus que moi-même,
Mère de Dieu, Reine des souverains.

Que devant Vous tout s'abaisse et tout tremble,
Grande Marie, Souveraine des Cieux,
Et qu'à Vos pieds tous les bons cœurs s'assemblent,
Pour embraser de Vos célestes feux
Et que toute âme,
D'amour s'enflamme,
Aux doux regards de Vos aimables yeux.

Je me prosterne au pied de votre Trône,
Reine des rois, Maîtresse de mon cœur,
Vous êtes ma charitable Patronne,
Entre Vos mains je remets mon bonheur,
Ma confiance,
Mon espérance,
Se trouvent en Vous après Dieu mon Sauveur.

Je ne crains rien sous Vos saintes auspices,
Des démons furieux des enfers,
Pourvu que Vous vouliez m'être propice,
Dieu votre Fils me tirera des fers,
Je brave l'onde,
Et tout le monde,
Quand ils auraient pour armes des tonnerres.

Recevez-moi très honorée Dame,
Pour Votre esclave entre Vos serviteurs,
Je Vous consacre mon corps et mon âme,
Pour servir à Votre plus grand Honneur ;
Vierge très Pure,
Oui, je Vous jure,
L'obéissance et l'amour de mon cœur.

Reine du Ciel, ma glorieuse Princesse,
Je me dévoue à votre Majesté,
Ô ma très bonne et très douce Maîtresse,
De Votre amour mon cœur est embrasé
Mère céleste,
Je Vous proteste,
De Vous aimer toute l'éternité.

Heureux celui qui sous Votre assistance,
Consacre à Dieu les plus beaux de ses jours,
Heureux celui de qui Votre clémence,
Prend le parti, se rendant son secours,
Vierge Puissante ;
Vierge Clémente,
Heureux le cœur épris de votre Amour.

Souvenez-Vous que Vous êtes ma Mère,
Je Vous honore en cette qualité,
Votre cher Fils veut bien être mon Frère,
Encore qu'Il soit le Dieu de Majesté,
Bienheureux anges,
Glorieux archanges,
Mon sort égale votre Félicité.

Ainsi soit-il.

Prière de Saint Jean-Baptiste de la Salle à Dieu


« Me laisserez-Vous périr, ô mon Dieu, accablé que je suis du poids de mes péchés ? Que tous Vos saints anges s'éloignent de moi comme de Votre ennemi, et celui que Vous avez chargé de ma conduite ne sait s'il doit avoir pour moi de la compassion !

Vos Saints, qui n'aspiraient qu'à me voir uni avec eux, et qui Vous présentaient pour moi leurs prières, ne me regardent plus qu'avec horreur. Les diables même qui m'ont séduit, me reprochent continuellement mon ingratitude à Votre égard, et me jettent dans la confusion, ne me faisant paraître que Votre indignation.

Ayez pitié de moi, ô mon Dieu, dans toute l'étendue de votre Miséricorde, et puisque Votre cher Fils Jésus-Christ s'intéresse pour moi, et que la sainte Vierge ma Mère Vous prie en ma faveur, n'ayez pas d'égard à la grièveté de mes péchés, mais en considération de la Mort que Jésus-Christ votre Fils a soufferte pour moi, et de votre Bonté toujours sans bornes, remettez-moi encore une fois au nombre de Vos enfants ; faites que mes prières étant jointes aux leurs Vous soient agréables, et que je puisse dire incessamment avec Vos élus :

« Béni soit le Dieu de mon âme, béni soit Celui qui m'a tiré de la misère du péché et de l'esclavage du démon ».

Ainsi soit-il.

Prière de Saint Jean-Baptiste de La Salle à Jésus


« Oserai-je bien, mon Seigneur et mon Dieu (Jn 20, 28), commettre encore le péché, sachant, comme dit Saint Jean en sa 1ère épître, chapitre 3, que Vous êtes venu pour effacer le péché et pour détruire les œuvres du démon (1 Jn 3, 5-8), qui sont les péchés.

Quoi, Seigneur, je rétablirai en moi ce que Vous y êtes venu détruire avec tant de peine et de souffrance ! Ce sont mes péchés, Seigneur, qui Vous ont réduit en cet état d'enfance, de pauvreté et d'humiliation. Ce sont mes péchés qui Vous ont fait répandre tant de larmes, dès votre Naissance.

C'est mon orgueil et mon amour pour le luxe et les vanités qui Vous ont humilié jusqu'à naître dans une étable couché dans une crèche (Lc 2, 7) sur la paille entre deux vils animaux.

C'est pour confondre et détruire ma cupidité et convoitise insatiable des biens et des richesses, mon amour déréglé des commodités et des plaisirs, que Vous souffrez une si rigoureuse pauvreté. Et après la considération de ces vérités, je voudrais encore commettre le mal.

Ah ! Seigneur, ne permettez pas que je sois si dénaturé que d'aimer encore le péché puisqu'il Vous a tant coûté pour le détruire. Vous qui êtes mon Créateur, mon Père, mon Roi, et mon Dieu. Oh ! Que plutôt je meure que de continuer à faire choses si indignes, ou que de retourner à ceux que Vous m'avez fait la Grâce de quitter. Tout-puissant Sauveur, aimable Jésus, par la vertu et la grâce de Votre adorable Naissance, détruisez et anéantissez en moi tout péché (Jn 3, 5-8) et toute inclination au péché, et me pardonnez Miséricordieusement tous ceux que j'ai été si malheureux que de commettre (Ps 25, 11). Ainsi soit-il. »

Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr

D'autres prières de Saint Jean Baptiste de la Salle



Avant 1955 :Mercredi dans l’Octave de l’Ascension
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 976552 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-05-15 08:12:08) 
[en réponse à 976551]



CHAPITRE XVI

Comme l'amour se pratique en l'espérance


Or, ces promesses et assurances divines, par une merveille particulière, accroissent la cause de notre inquiétude, et à mesure quelles augmentent la cause, elles ruinent et détruisent les effets.

Oui certes, Théotime, l'assurance que Dieu nous donne que le paradis est pour nous, fortifie infiniment le désir que nous avions d'en jouir, et néanmoins affaiblit, ains anéantit tout à fait le trouble et l'inquiétude que ce désir nous apportait; de sorte que nos coeurs par les promesses sacrées que la divine bonté nous a faites, demeurent tout à fait accoisés, et cet accoisement est la racine de la très sainte vertu que nous appelons espérance.

Car la volonté, assurée par la foi quelle pourra jouir de son souverain bien, usant des moyens à ce destinés, elle fait deux grands actes de vertu: par l'un, elle attend de Dieu la jouissance de sa souveraine bonté, et par l'autre elle aspire à cette sainte jouissance.

Et de vrai, Théotime, entre espérer et aspirer, il y a seulement cette différence, que nous espérons les choses que nous attendons par le moyen d'autrui; et nous aspirons aux choses que nous prétendons par nos propres moyens, de nous-mêmes; et d'autant que nous parvenons à la jouissance de notre souverain bien, qui est Dieu, premièrement et principalement par sa faveur, grâce et Miséricorde.

Et que néanmoins cette même Miséricorde veut que nous coopérions-à sa faveur, mesurant la faiblesse de notre consentement à la force de sa grâce; partant notre espérance est aucunement (à certains égards, quelquefois) mêlée d'aspirement (aspiration), si que nous nespérons pas tout à fait sans aspirer, et n'aspirons jamais sans tout à fait espérer, en quoi l'espérance tient toujours le rang principal, comme fondée sur la grâce divine, sans laquelle tout ainsi que nous ne pouvons pas seulement penser à notre souverain bien, selon qu'il convient pour y parvenir, aussi ne pouvons-nous jamais sans icelle y aspirer comme il faut pour l'obtenir.

L'aspirement donc est un rejeton de l'espérance, comme notre coopération l'est de la grâce : et tout ainsi que ceux qui veulent espérer sans aspirer, seront rejetés comme couards (lâchés) et négligents, de même ceux qui veulent aspirer sans espérer, sont téméraires, insolents et présomptueux.

Mais quand l'espérance est suivie de l'aspirement, et que espérant nous aspirons, et aspirant nous espérons, alors, cher Théotime, l'espérance se convertit en un courageux dessein par l'aspirement, et l'aspirement se convertit en une humble prétention par l'espérance, espérant et aspirant (Opposition des mots aspirer et espérer qui sent l'afféterie de langage du temps) selon que Dieu nous inspire.

Mais cependant et l'un et l'autre se fait par cet amour désirant qui tend à notre souverain bien, lequel, à mesure qu'il est plus assurément espéré, est aussi toujours plus aimé.

Ainsi l'espérance n'est autre chose que l'amoureuse complaisance que nous avons en l'attente et prétention de notre souverain bien : tout y est d'amour, Théotime. Soudain que la foi ma montré mon souverain bien,

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde