Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=976361
images/icones/carnet.gif  ( 976361 )?! Il y aurait plusieurs "Eglises chrétiennes" !? par oblique (2024-05-04 08:43:18) 

Mgr Ulrich déconne.

«L’an prochain, toutes les Églises chrétiennes célébreront Pâques à Notre-Dame de Paris»
images/icones/1b.gif  ( 976362 )Eh ! Oui, par Lenormand (2024-05-04 09:59:27) 
[en réponse à 976361]

Chrétien ne veut pas dire catholique. Tous ceux qui se réclament du Christ sont chrétiens, comme de juste
images/icones/carnet.gif  ( 976365 )ne pas confondre par oblique (2024-05-04 10:37:31) 
[en réponse à 976362]

Ils sont chrétiens puisqu'ils sont baptisés. Mais ils ne sont pas, pris ensemble, une Eglise particulière.
images/icones/vatican.gif  ( 976367 )Relire la déclaration Dominus Jesus par Jean-Paul PARFU (2024-05-04 10:56:55) 
[en réponse à 976365]

Du 6 août 2000 et notamment le point 17 ci-dessous

17. Il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui. Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières. Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine.

En revanche, les Communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Églises au sens propre ; toutefois, les baptisés de ces Communautés sont incorporés au Christ par le baptême et se trouvent donc dans une certaine communion bien qu'imparfaite avec l'Église. Le baptême en effet tend en soi à l'acquisition de la plénitude de la vie du Christ, par la totale profession de foi, l'Eucharistie et la pleine communion dans l'Église.

« Aussi n'est-il pas permis aux fidèles d'imaginer que l'Église du Christ soit simplement un ensemble — divisé certes, mais conservant encore quelque unité — d'Églises et de Communautés ecclésiales ; et ils n'ont pas le droit de tenir que cette Église du Christ ne subsiste plus nulle part aujourd'hui de sorte qu'il faille la tenir seulement pour une fin à rechercher par toutes les Églises en commun ». En effet, « les éléments de cette Église déjà donnée existent, unis dans toute leur plénitude, dans l'Église catholique et, sans cette plénitude, dans les autres Communautés ». « En conséquence, ces Églises et Communautés séparées, bien que nous les croyions souffrir de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L'Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d'elles comme de moyens de salut, dont la force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique ».

Le manque d'unité entre les chrétiens est certes une blessure pour l'Église, non pas comme privation de son unité, mais « en tant qu'obstacle pour la réalisation pleine de son universalité dans l'histoire ».

La déclaration de la congrégation pour la doctrine de la foi Ici
images/icones/1i.gif  ( 976370 )Vraiment ?... par vistemboir2 (2024-05-04 13:38:44) 
[en réponse à 976367]

Je ne m'habitue toujours pas au "subsistit in" qui pour moi sent le soufre...
images/icones/pelerouin1.gif  ( 976371 )Bien sûr par Jean-Paul PARFU (2024-05-04 13:46:48) 
[en réponse à 976370]

Mais cette déclaration a précisément été promulguée pour rectifier le sens de l'expression "subsistit in" plus qu'ambigue et qui figure dans Lumen Gentium.
images/icones/carnet.gif  ( 976372 )Pourtant... par vistemboir2 (2024-05-04 14:26:45) 
[en réponse à 976371]

cette Déclaration persiste (§17) à distinguer l'Église du Christ et l'Église catholique, et donc ne corrige que superficiellement le sens de l'expression "subsistit in"...
images/icones/barbu2.gif  ( 976373 )oui et non par Père M. Mallet (2024-05-04 14:47:35) 
[en réponse à 976372]

1) La citation de ce texte avait pour but de répondre - fort convenablement - à la question en tête de ce fil, à savoir que diverses églises sont bien des églises chrétiennes.
Il existe même des "églises orientales catholiques".

2) Cette phrase est plus compréhensible en utilisant le gallicisme suivant :

Il existe donc une unique Église du Christ, et c'est dans l'Église catholique qu'elle subsiste.

Cela dit, je suis d'accord que ce terme est tellement imparfait qu'on en discute encore 60 ans après...


images/icones/pelerouin1.gif  ( 976374 )Pas tout à fait par Jean-Paul PARFU (2024-05-04 15:04:41) 
[en réponse à 976372]

D'ailleurs les hérétiques n'ont pas apprécié le passage qui refuse aux Protestants la qualité d'Eglises, même particulières, et les qualifie de simples "communautés chrétiennes".

Ce que dit la déclaration, c'est que les Orthodoxes forment des Eglises particulières et que les communautés protestantes sont formées de baptisés.

Dès lors, si l'on ne peut pas dire que tout va bien et que chacun peut être chrétien à sa façon ou que l'unité doive se trouver grâce à un rapprochement entre ces différentes entités, comme beaucoup le comprennent aujourd'hui, car l'Eglise catholique est déjà une, on ne peut pas dire non plus que les unes et les autres n'ont rien à voir avec l'Eglise catholique qui est l'unique Eglise du Christ !

On doit même affirmer que si ces "Eglises particulières" ou si ces "communautés chrétiennes" ont une force salvifique, bien que n'appartenant pas au moins formellement à l'Eglise catholique, c'est grâce aux liens qui subsistent avec l'Eglise catholique, qui est l'unique Eglise du Christ !

Pour conclure, on peut dire que l'enseignement sur ces questions voyait autrefois le verre "à moitié vide" et que l'enseignement version "Dominus Jesus" Jean-Paul II - Ratzinger tente de corriger l'enseignement de Vatican II sur la question, mais sous une forme actuelle qui vise à ne pas trop choquer, et à voir le verre "à moitié plein".
images/icones/carnet.gif  ( 976368 )Euh... oui ... mais par Meneau (2024-05-04 11:59:54) 
[en réponse à 976362]

à ma connaissance, la communicatio in sacris est toujours interdite. Donc il faudrait voir ce qui est exactement prévu pour ces célébrations. Et compte-tenu du passif de Mgr Ulrich, je crains le pire.

Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 976379 )Toujours interdite ? par Candidus (2024-05-05 15:52:07) 
[en réponse à 976368]

Je n'en suis pas si sûr.

Nous lisons dans le CIC de 1917 :

Can. 1335 § 2. Si une censure interdit de célébrer les sacrements ou les sacramentaux, ou de poser des actes du pouvoir de gouvernement, cette interdiction est suspendue chaque fois que cela est nécessaire pour secourir les fidèles en danger de mort ; si la censure latæ sententiæ n’a pas été déclarée, l’interdiction est en outre suspendue toutes les fois qu’un fidèle réclame un sacrement ou un sacramental ou un acte du pouvoir de gouvernement ; ce qu’il est permis de demander pour toute juste cause.

En sabir canonique, "juste cause" est la condition la moins contraignante qui existe, c'est l'équivalent de "à chaque fois que c'est utile".

Et dans le CIC de 1983 :

Can. 2261 §. 2 Les fidèles en tenant compte du §. 3 (relative aux excommuniés vitandi), peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s'informer de la cause de la demande.
images/icones/barbu2.gif  ( 976383 )"Code de 1983" ?.... par Père M. Mallet (2024-05-05 17:50:12) 
[en réponse à 976379]

Canon 2261 de 1983 ?...

Le Code de 1917 a plein de qualités, il a une grande importance sur le plan historique etc. etc., mais pour répondre à la question : "Telle chose est-elle encore interdite ?", il faut se référer au Code en vigueur, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas.
Pour le reste, je n'ai suivi votre discussion que d'assez loin, donc je n'en dirai pas plus.


images/icones/carnet.gif  ( 976395 )Pas d'opposition entre CIC 1917 et CIC 1983 sur ce point par Candidus (2024-05-06 09:13:17) 
[en réponse à 976383]

Je voulais simplement indiquer que la possibilité, prévue par le code de 1983, de recourrir au ministère d'un clerc schismatique "pour une juste cause" (et pas seulement en danger de mort), ne constitue pas une inovation puisqu'elle était déjà présente dans le code de 1917.
images/icones/carnet.gif  ( 976390 )Assister à une liturgie/prier ensemble par Halbie (2024-05-05 23:57:46) 
[en réponse à 976368]

Ne relève-t-il pas déjà de la communicatio in sacris ? Or, le concile et le nouveau code l'encouragent.
images/icones/carnet.gif  ( 976394 )Il existe des précédents par Candidus (2024-05-06 09:05:16) 
[en réponse à 976390]

Par exemple celui-ci :



Rome, le 17.02.1908

Très Saint Père !

Andrew Szeptycki, Métropolitain d'Halicz, Métropolitain de Kiev et Administrateur de toute la Russie, se prosterne aux pieds de Sa Sainteté et demande très humblement que des facultés lui soient accordées, ainsi qu'aux confesseurs pouvant en bénéficier, pour dispenser les fidèles laïcs de la loi qui interdit la communicatio in sacris avec les Orthodoxes, autant de fois qu'ils le jugeront opportun en leur conscience.

Notre Saint-Père le Pape Pie X a daigné signer de sa main ce document que j'ai rédigé, avec la mention "Peut être toléré".
images/icones/carnet.gif  ( 976397 )Il me semblait pourtant par Halbie (2024-05-06 10:27:28) 
[en réponse à 976394]

Qu'il y avait eu des décisions romaines rappelant l'impossibilité d'accorder des dispenses en ce domaine car contraires à la loi divine. Comment comprendre cette différence ?
images/icones/carnet.gif  ( 976401 )Une explication possible par Candidus (2024-05-06 12:35:40) 
[en réponse à 976397]

Lorsque le magistère s'exprime à un degré minimum d'autorité, il peut se contredire, ou plutôt adapter ses réponses aux circonstances, et la question reste ouverte, aussi longtemps qu'une décision d'un niveau supérieur ne vient pas apporter une réponse claire et définitive.

Il existe de nombreux sujets qui, dans l'histoire de la théologie, ont fait l'objet de réponses qui ont varié à travers le temps. Par exemple celui du sort des enfants morts sans baptême. St Augustin les plaçait en enfer, St Thomas dans les limbes, et la tendance "moderne" au paradis, même si l'existence des limbes n'est pas exclue. La question demeure donc ouverte.
images/icones/heho.gif  ( 976402 )attention par Lycobates (2024-05-06 13:49:50) 
[en réponse à 976401]

Ce que vous dites dans votre premier paragraphe est rigoureusement correct.

Quant à l'exemple dans votre deuxième paragraphe :


Il existe de nombreux sujets qui, dans l'histoire de la théologie, ont fait l'objet de réponses qui ont varié à travers le temps. Par exemple celui du sort des enfants morts sans baptême. St Augustin les plaçait en enfer, St Thomas dans les limbes, et la tendance "moderne" au paradis, même si l'existence des limbes n'est pas exclue. La question demeure donc ouverte.



Il faut distinguer la question du sort et celui de la localisation des âmes non parvenues à l'âge de la raison et décédées sans baptême.

Leur sort (ils ne jouissent pas de la vision béatifique) est de foi.
Leur précise localisation (enfer, limbes, encore ailleurs, mais pas le Paradis où l'on voit Dieu) demeure une question ouverte.

Les "modernes" (je reprends vos guillemets) mélangent allègrement ces deux aspects (comme d'autres d'ailleurs, la précision n'est pas leur truc) pour nourrir un espoir (vain) de rédemption universelle, qui est un de leurs dogmes.

On en avait parlé ICI.
images/icones/5b.gif  ( 976404 )erratum par Lycobates (2024-05-06 14:42:03) 
[en réponse à 976402]


distinguer la question du sort et celui de la localisation



lire : distinguer la question du sort et celle de la localisation
images/icones/carnet.gif  ( 976405 )Non, pas de foi, seulement une doctrine commune par Ion (2024-05-06 15:19:37) 
[en réponse à 976402]

Contrairement à ce que vous écrivez, l'affirmation selon laquelle les enfants (avant l'âge de raison) morts sans baptême ne jouissent pas de la vision béatifique n'est pas de foi. Cette affirmation relève de la catégorie de "doctrine commune".

Ce qui est de foi, c'est le fait que la peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu. La doctrine commune a appliqué cette vérité de foi au cas des petits enfants.

Et il n'est donc pas de foi que les enfants morts sans baptême ne puissent pas recevoir une grâce particulière qui les laverait du péché originel. Et comme ce n'est pas de foi, ... alors ... tout est possible.

Nuance fondamentale.

C'est tout l'enjeu de la réflexion théologique.

Quant à votre attaque gratuite selon laquelle les [modernes] mélangent allègrement (sic) ces deux aspects [sort et localisation], elle n'est pas sérieuse et vient de votre habitude maladive - c'est plus fort que vous - de ne pas pouvoir vous empêcher de jeter des piques (vos habituels et ridicules "Vatican d'Eux" par exemple) envers ceux que vous jugez comme vos adversaires.

Il vous aurait suffit de (re)lire le document de 2007 de la Commission théologique internationale intitulé "L’espérance du salut pour les enfants qui meurent sans baptême" pour bien connaître ce que les [modernes] enseignent.
images/icones/fleche2.gif  ( 976415 )Vous faites erreur par Lycobates (2024-05-06 23:11:17) 
[en réponse à 976405]


Contrairement à ce que vous écrivez, l'affirmation selon laquelle les enfants (avant l'âge de raison) morts sans baptême ne jouissent pas de la vision béatifique n'est pas de foi. Cette affirmation relève de la catégorie de "doctrine commune". Ce qui est de foi, c'est le fait que la peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu. La doctrine commune a appliqué cette vérité de foi au cas des petits enfants.
Et il n'est donc pas de foi que les enfants morts sans baptême ne puissent pas recevoir une grâce particulière qui les laverait du péché originel. Et comme ce n'est pas de foi, ... alors ... tout est possible.
Nuance fondamentale. C'est tout l'enjeu de la réflexion théologique.



Non, tout n'est pas possible.
Certes, Dieu peut sauver une âme sans le secours des sacrements, selon Sa volonté, personne n'en doute et personne ne le conteste.
Mais cela est une réflexion complètement inutile et vaine, puisque nous ne pouvons rien savoir de ces cas éventuels, d'abord s'ils existent, ensuite pourquoi ils existent, et comment ils existent, sauf révélation particulière pour un cas individuel ou un autre. Or, il n'en est rien.

S'il est de foi que la peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu, il est automatiquement également de foi que ceux qui décèdent avec la seule peine du péché originel, sont de ce seul fait privés de la vision de Dieu.
Qu'il puisse y avoir une exception par la volonté de Dieu dans un cas particulier inconnu des hommes, n'entre pas en jeu, ne peut pas entrer en jeu, de notre "réflexion théologique", qui doit, pour commencer, s'en tenir à la Révélation. Non licet leges seu decreta divina supponere nisi expresse constet, cum e contrario habeatur lex generalissima et universalissima quae omnem excludit exceptionem (d'après Suárez).

Il est donc abusif et faux, et, je maintiens avec Domingo de Soto et d'autres, à l'encontre du dogme ("manifesta haeresis est"), de vouloir tirer d'une possibilité exceptionnelle mais non avérée et non démontrable une possibilité générale qui vaudrait ou qu'on ferait valoir pour une catégorie entière d'âmes. Dieu ne va pas massivement à l'encontre de l'économie du salut instituée par Lui. C'est absurde.
Rappelons : Nemo habet ius ad gratiam.

Ce qui est "doctrine commune" dans cette question n'est donc pas le fait de leur privation de la vision béatifique (c'est le dogme et découle de celui-ci), mais le fait que ces âmes se situent aux limbes.
images/icones/1b.gif  ( 976399 )"Sa Sainteté" par AVV-VVK (2024-05-06 11:25:07) 
[en réponse à 976394]

Cette "Sainteté" ?
Ici
images/icones/hein.gif  ( 976400 )précision par Lycobates (2024-05-06 12:23:11) 
[en réponse à 976394]


Métropolitain d'Halicz, Métropolitain de Kiev et Administrateur de toute la Russie



Il faut traduire plus correctement "métropolite de Halicz, administrateur de la métropolie de Kiev et de toute la Russie (Metropoliae Kijoviensis ac totius Russiae administrator)".

Le problème est que ce Mgr Szeptycki (Šeptycki, Sheptyskyi) n'a jamais été "métropolite de Halicz", ni "administrateur de Kiev et de toute la Russie", mais, de 1900 à son décès en 1944, métropolite (archéparque) de Lemberg (Leopolis, Lwów, Lviv).
La métropolie de Halicz fut supprimée en 1414 et rattachée à Lemberg.
Probablement ce qui est entendu ici, est qu'il fut métropolite "de Galicie" (terre de la Couronne en Cisleithanie et qui tient son nom de la ville de Halicz), dont le siège est à Lemberg.
Par ailleurs il n'existait pas de métropolie (catholique) de Kiev (encore moins "et de toute la Russie") en 1908 (ni aujourd'hui).

C'est très curieux.

Il faudrait voir l'original (l'autographe de ce document) pour en avoir le coeur net, avec la supposée note manuscrite du pape.

À mon avis c'est douteux.
images/icones/carnet.gif  ( 976403 )Avez-vous connaissance par Halbie (2024-05-06 14:17:08) 
[en réponse à 976400]

D'exemples de tolérance en matière de communicatio in sacris ?
images/icones/hein.gif  ( 976407 )Les vêpres ? par Roger (2024-05-06 16:51:17) 
[en réponse à 976403]

Il me semble que des non catholiques sont admis à chanter les Vêpres- au moins depuis les années 1960.
images/icones/fleche3.gif  ( 976408 )Sacris = sacrements par Alexandre (2024-05-06 16:53:05) 
[en réponse à 976407]

Tout est dans le titre.
images/icones/carnet.gif  ( 976413 )Aux XVIIème et XVIIIème siècles dans les îles grecques par Candidus (2024-05-06 22:50:13) 
[en réponse à 976403]

C'est bien documenté. Avec l'approbation du Patriarche de Constantinople et la permission de leur hiérarchie, les missionnaires catholiques prêchaient et administraient fréquemment les sacrements dans les églises orthodoxes des îles grecques.

Le Patriarche de Constantinople, Néophyte (1611-1622), permettait aux pères jésuites et capucins de confesser les fidèles orthodoxes, et à des diacres orthodoxes d'assister et de communier à la messe chantée par le Père Goar, O.P., un érudit français connu pour ses recherches sur l'archéologie et l'art byzantins, qui vécut en Grèce au XVIIème siècle.

Souvent à la même époque, l'évêque latin et son clergé prêchaient ou disaient la messe dans les églises orthodoxes de Chios. Des missions étaient prêchées à des congrégations mixtes ; il existait des "églises mixtes" desservant les deux rites avec des autels latins et orientaux.

A Zante, une plate-forme portant le Saint-Sacrement était portée le Vendredi Saint par un évêque latin et un évêque orthodoxe.

En 1653, Joannice, patriarche de Constantinople, écrivit à ses métropolites de Trébizonde et de Nouvelle Césarée, autorisant le père Robert, O.C., à célébrer la messe dans leurs églises.

Une concélébration par l'archiprêtre orthodoxe et les prêtres latins au même autel de la cathédrale catholique avait lieu à Corfou le 19 janvier, lors de la fête patronale de Saint Spyridion. Le père Gill, S.J., commente ce mélange indiscriminé : "L'histoire est presque monotone parce qu'elle était la même partout ; néanmoins, elle est étonnante". Cette intercommunion se pratiquait à grande échelle, allant même jusqu'à l'inclusion de la réception des Ordres Sacrés.

Sources en anglais
images/icones/1a.gif  ( 976416 )Je connaissais par Halbie (2024-05-06 23:12:43) 
[en réponse à 976413]

Mais :

"On the Catholic side, a rigorist approach to communicatio in sacris came to prevail more and more. The authorities at Rome, who had always looked with reserve on Jesuit leniency, grew increasingly severe in their directives as the eighteenth century proceeded. On 5 July 1729 Propaganda issued a general prohibition, excluding all common worship in terms of the utmost strictness. On 10 May 1753 the Holy Office published another general prohibition, insisting that the decree of Martin V, Ad evitanda scandala, applied only to civic cooperation and not to communicatio in sacris."

https://journal.orthodoxwestblogs.com/2018/03/01/orthodox-and-catholics-in-the-seventeenth-century-schism-or-intercommunion/
images/icones/fleche2.gif  ( 976431 )Il y a aussi ... par Lycobates (2024-05-07 22:46:33) 
[en réponse à 976403]

la pratique du Simultaneum, c.-à-d. l'utilisation simultanée (quoique à des horaires distincts et sans assistance réciproque) d'une église ou chapelle par des protestants et des catholiques, notamment dans la diaspora.
Le Saint Siège a tenté d'éradiquer cette pratique, mais ce n'est pas une réussite.
(À Jérusalem, l'église du Saint Sépulcre en est un autre exemple bien connu, régi à ce jour par un firman de la Sublime Porte)

J'avoue que cela m'a toujours rendu un peu perplexe, surtout si l'édifice à la base est catholique.
images/icones/fleche2.gif  ( 976363 )Exemple, par Lenormand (2024-05-04 10:01:37) 
[en réponse à 976361]

L'église de Jésus Christ des saints des derniers jours
images/icones/find.gif  ( 976366 )Mauvais exemple par Jean-Paul PARFU (2024-05-04 10:44:43) 
[en réponse à 976363]

"S'ils s'appuient sur la Bible, les Mormons ne peuvent être considérés comme des chrétiens car ils refusent d'adhérer au Credo de Nicée. Ils croient en Jésus-Christ et pensent aussi que l'Homme doit se repentir du péché originel, mais ils rejettent l'un des piliers du christianisme : la Trinité."
images/icones/carnet.gif  ( 976380 )Ils ne sont même pas baptisés ! par Candidus (2024-05-05 15:55:48) 
[en réponse à 976366]

Dubia:

Le baptême conféré dans la communauté appelée « L’Église de Jésus-Christ des Saints du dernier jour », généralement connue sous le nom de « Mormons », est-il valide ?

Réponse: Non.

Le Souverain Pontife Jean-Paul II, au cours de l’Audience accordée au soussigné Cardinal Préfet, a confirmé Son approbation à la présente Réponse, décidée au cours de la Session Ordinaire de cette Congrégation, et en a ordonné la publication.

Au Siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi , le 5 juin 2001.

+ Joseph Card. Ratzinger
Préfet
images/icones/carnet.gif  ( 976425 )Article complet par Halbie (2024-05-07 16:58:13) 
[en réponse à 976361]

Serait-il possible de partager le texte complet ?
images/icones/carnet.gif  ( 976429 )[Voilà, c'est fait] par Francis Dallais (2024-05-07 20:30:54) 
[en réponse à 976425]

Tribune de Mgr Laurent Ulrich, Mgr Dimitrios Ploumis, métropolite de France, et des évêques de la province ecclésiastique de Paris

C’est en ce dimanche 5 mai que les orthodoxes, et la plupart des chrétiens vivant dans des pays à majorité orthodoxe, célèbrent Pâques. En dépit de la persistance d’un décalage de dates, en raison principalement de l’usage différencié des calendriers julien ou grégorien, une même joie réunit tous les chrétiens : la joie de la résurrection du Christ et du triomphe de son amour et de sa vie sur la mort et toutes les forces de mort. L’an prochain, année jubilaire et anniversaire des 1700 ans du concile de Nicée (325 après J.-C.), dont l’autorité est reconnue par toutes les Églises chrétiennes, providentiellement, nous célébrerons Pâques le même jour : le 20 avril 2025. À cette occasion, à l’initiative de l’ensemble des responsables du dialogue œcuménique de nos Églises, tous les chrétiens d’Île-de-France seront invités à se retrouver, le dimanche de Pâques dans l’après-midi, à la cathédrale Notre-Dame de Paris, rétablie dans sa splendeur et sa vitalité.
La réouverture de la cathédrale, source de joie et à coup sûr d’émerveillement, trouvera un surcroît de sens dans cette célébration pascale partagée. Notre-Dame de Paris, qui est en quelque sorte la « cathédrale de la France », largement ouverte à tous, manifestera une part significative de sa vocation d’accueil dans ce rassemblement de tous les chrétiens qui le voudront bien. Mais comme il serait beau que le 20 avril 2025 ne soit pas seulement l’occasion rare de célébrer Pâques tous ensemble, grâce à une coïncidence calendaire et lunaire, mais bien une étape supplémentaire dans la reconnaissance par tous d’une unique date de Pâques ! Ici même il y a un an, un appel était lancé dans ce sens. Lors de l’assemblée du synode des évêques catholiques à Rome en octobre dernier, a été demandé au pape que des efforts déterminés soient accomplis dans ce sens.

Reçu il y a peu au siège de la Conférence des évêques de France à Paris, le patriarche Bartholomée de Constantinople a exprimé, comme il avait déjà eu l’occasion de le faire, son désir qu’une date commune de Pâques soit déterminée de manière pérenne. Accueillant une délégation d’évêques catholiques français et de responsables de l’Œuvre d’Orient au Caire il y a quelques semaines, le pape Tawadros II, chef spirituel des coptes orthodoxes, s’est lui aussi prononcé en faveur de cette évolution. Une telle volonté et un tel effort pourraient ne sembler que symboliques et donc seconds à certains. En réalité, la célébration durablement commune de Pâques, principale fête chrétienne, fête de la libération du péché et de la mort, revêtirait une importance historique considérable. Elle constituerait un pas en avant très significatif vers l’unité demandée instamment par Jésus-Christ à tous ses disciples en vue d’un témoignage missionnaire plus juste et plus fécond.
Nous qui nous reconnaissons les uns les autres comme évêques, participant à une commune mission apostolique, engagés avec les fidèles de nos Églises, comme avec ceux des Églises issues de la Réforme, dans la prière, le service et le témoignage en faveur de la dignité humaine, nous voulons franchir de nouvelles étapes sur le chemin de la pleine unité. Les efforts menés par le pape François, successeur de saint Pierre, et les patriarches de toutes les Églises orthodoxes ont besoin, nous le savons, dans l’esprit et la mission de collégialité qui anime tous les évêques, d’être relayés dans les Églises particulières à travers le monde entier. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’avancer seulement au niveau hiérarchique mais bien avec l’engagement spirituel et fraternel de tous les fidèles. Nos progrès dans l’unité seront proportionnels à la conscience œcuménique de tous les baptisés.

Cette question de l’unité n’est pas seulement religieuse. Elle concerne aussi la paix du monde. Les conflits qui déchirent tant de pays, notamment l’Ukraine, l’Arménie, la Terre Sainte seraient sans doute moins difficiles à dépasser si l’ensemble des Églises chrétiennes étaient plus unies, rassemblées dans une même foi et une même charité. L’urgence de concourir à la paix, de faire obstacle à la violence et à la cruauté destructrice des armes, prend notamment la forme d’une exigence et d’une urgence œcuménique de surcroît. Certes, il ne sera pas d’emblée facile d’associer toutes les Églises et tous les fidèles à une telle dynamique d’unité. Certains se plairont à souligner d’abord les difficultés d’une telle entreprise : les résistances de certains groupes chrétiens mais aussi les interrogations de la société civile dont le calendrier intègre déjà la date de Pâques « latine » pour les décennies qui viennent. N’ayons pas peur d’un pas en avant audacieux : s’il est ajusté, il agrégera progressivement à la dynamique d’unité. Croire au triomphe de l’unité, c’est une manière de croire à la Résurrection. Aujourd’hui comme hier, les hommes et les femmes les plus sérieux ne sont-ils pas ceux qui ont l’apparente naïveté de croire à la victoire de la vie, de l’amour et de la paix ?

Publié sur le site L'Église catholique à Paris
















L'Église catholique à Paris, lettre@dioceseparis.fr



Source : https://www.lefigaro.fr/vox/religion/l-an-prochain-toutes-les-eglises-chretiennes-celebreront-paques-a-notre-dame-de-paris-20240503


images/icones/carnet.gif  ( 976430 )Merci par Halbie (2024-05-07 21:36:05) 
[en réponse à 976429]

Je me demande en quoi consistera cette réunion commune un dimanche de Pâques après-midi (des vêpres ?)
images/icones/carnet.gif  ( 976448 )Évidemment par oblique (2024-05-09 10:06:11) 
[en réponse à 976361]

J'ai réagi trop vite à ce qu'on me disait de l'article que j'ai posté moi-même, mais que je n'avais pas pu lire dans son entièreté, on m'avait présenté la chose comme faisant participer des protestants.
images/icones/carnet.gif  ( 976456 )Comme quoi, vous, et beaucoup d'autres par Francis Dallais (2024-05-09 22:14:11) 
[en réponse à 976448]

ici, devraient lire les textes avant de les commenter.

Il y a là quelque chose d'intolérable !