Le Forum Catholique

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images/icones/bravo.gif  ( 976267 )La Croix sur la fascination de la liturgie sur les jeunes par Cristo (2024-04-29 16:31:45) 

le vent tourne, mes amis, pour que La Croix en soit à sortir des papiers pareils ...
Et une fois que tout ce petit monde en viendra à préférer l'original à la copie, devinez qui raflera la mise ?
Cerise sur le gâteau (qui n'est pas un étouffe-chrétien) : le patronyme de la journaliste prouve que bon sang ne saurait mentir ...


Pourquoi la liturgie fascine tant les jeunes catholiques
Enquête Les jeunes catholiques participent avec une assiduité fervente à la liturgie. « La Croix » a enquêté sur cette recherche de sacré dans l’ère postmoderne, qui se manifeste d’une manière apaisée, loin des querelles de leurs aînés.
Sophie Le Pivain, le 25/04/2024

C’est un emploi du temps peu commun pour une jeune fille de son âge : étudiante en première année de droit à la fac de Caen (Calvados), Myriam, 19 ans, participe dès qu’elle le peut à la messe en semaine. Elle chante aussi les laudes et les complies avec ses camarades du foyer Saint-Gilles, tenu par la pastorale étudiante et installé au pied de l’abbaye aux Dames : « Prier et chanter en communauté, avec une belle liturgie, m’aide vraiment à me mettre en présence de Dieu », s’enthousiasme-t-elle. Et pourtant : si ces habitudes tranchent avec l’ensemble de ses contemporains, elles ne sont pas si rares parmi les jeunes générations de catholiques français.

À Lille, ils sont ainsi 600 à 800 étudiants chaque semaine à pousser les murs de la chapelle de la Catho pour une messe célébrée à 22 heures à la lueur des bougies et animée par une chorale polyphonique, dans une ferveur « immense », rapporte avec étonnement La Voix du Nord du 16 mars dernier. Sur le réseau X, des catholiques en vue, et de toutes sensibilités, débattent et plaisantent avec flamme du format des prières universelles, du sens de l’octave pascale, du genre des servants de messe ou de l’innovation en matière de chant liturgique…

La liturgie, bien mieux perçue « aujourd’hui qu’il y a quarante ans »
C’est un fait : plus que leurs aînés, les jeunes catholiques accordent une place primordiale à la célébration de la liturgie dans la pratique de leur foi, comme le manifestent deux récents sondages parus dans La Croix : en mai 2023, 24 % des inscrits aux JMJ de Lisbonne affirmaient aller à la messe plusieurs fois par semaine. Quant aux futurs prêtres interrogés en décembre 2023, ils sont 70 % à placer la célébration des sacrements au cœur de leur mission, « devant la prédication ou la transmission des Écritures», même si un grand nombre d’entre eux a tenu à pointer en commentaire « le fait que les différentes missions au cœur de l’identité du prêtre sont indissociables».

Ce constat est partagé par le père Gilles Drouin, directeur de l’Institut supérieur de liturgie à l’Institut catholique de Paris : «À 60 ans, j’en ai moi-même fait l’expérience : il est bien mieux perçu de se dire intéressé par la liturgie aujourd’hui qu’il y a quarante ans !», remarque-t-il. Pour lui, cet intérêt a dépassé les frontières du traditionalisme ou des milieux classiques où il était cantonné : « Auparavant, les activités des aumôneries tournaient plutôt autour de rencontres et de débats. Aujourd’hui, même les jeunes de la Mission de France demandent à leurs aumôniers davantage de célébrations. »

Un lieu de conversion personnelle
Pour beaucoup, cette assiduité s’accompagne d’un intérêt pour les rites et la gestuelle de la messe, avec un retour à des pratiques du passé. Dans les files de communion, il est devenu fréquent de voir des fidèles s’agenouiller pour communier sur la langue, et de nombreux jeunes prêtres reviennent à certaines formes liturgiques qui avaient été abandonnées, en revêtant par exemple un amict sous leur aube. Le succès du compte Instagram du père Timothée Pattyn, avec plus de 34 000 abonnés, témoigne encore de cet attrait pour l’aspect formel de la liturgie : sur fond de musique sacrée, les vidéos hebdomadaires de ce prêtre en soutane du diocèse de Lyon abordent avec pédagogie le sens théologique et spirituel des symboles liturgiques comme la chasuble, la pierre d’autel ou l’imposition des mains sur les offrandes. Ses commentateurs lui disent leur reconnaissance, et sollicitent de nouveaux éclairages sur les vêtements sacerdotaux ou les objets eucharistiques.

Parfois, la liturgie est aussi le lieu d’une conversion personnelle, comme en témoigne Mathieu, 23 ans, qui a grandi dans une famille peu pratiquante, a animé des messes à l’invitation de son professeur de piano, et est aujourd’hui organiste à la cathédrale de Coutances (Manche) : «La liturgie dit quelque chose de ce qu’on pense de Dieu. Si l’on pense qu’il est beau, il est logique de vouloir lui rendre un peu de cette beauté », déclare-t-il. Jérémie, dont la mère est croyante non pratiquante et le père « plutôt bouffeur de curés », se dit lui aussi attaché au respect de la forme liturgique, après avoir fréquenté pendant ses années de lycée des communautés traditionalistes, et même lefebvristes, puis les dominicains de Bordeaux, par « soif d’absolu et de formation » : «Je crois que ce qui m’a toujours attiré dans la liturgie, c’est le sentiment très fort de la communion des saints avec les générations qui nous ont précédés », réfléchit ce quadragénaire du diocèse d’Aire-et-Dax (Landes), aujourd’hui père de famille.

La fin de l’opposition entre liturgie et charité
« Cet intérêt pour la liturgie, dans le sillage du monde traditionaliste, mais aussi du pentecôtisme, notamment dans les communautés très vivantes d’origine africaine ou antillaise, est très lié à la postmodernité, analyse le père Gilles Drouin. J’y vois la marque de notre monde contemporain, attiré par le sensible. Or la liturgie parle aux sens. » « Les jeunes chrétiens d’aujourd’hui ont besoin d’associer leur corps à leur recherche du Christ», note aussi le père Paul Clerval, 32 ans, aumônier de la mission étudiante dans le diocèse de Bayeux-Lisieux. Pour autant, affirme le jeune prêtre, « plus qu’une recherche de l’esthétique pour l’esthétique, je perçois ce souhait de vivre des liturgies belles et nourrissantes comme le signe du désir d’une vie chrétienne totale et unifiée. Je retrouve chez eux cette même soif d’authenticité quand ils annoncent leur foi sans complexe dans leurs amphis, quand ils partent en maraude ou quand ils participent aux week-ends mission.»

De fait, les clivages passés autour de la question liturgique ne rendent pas compte de ce que vivent les chrétiens aujourd’hui : « À une certaine époque, soit on priait, soit on aidait les pauvres. Cette opposition entre liturgie et charité a aujourd’hui complètement disparu », estime le père Drouin, prenant pour exemple l’engagement de nombreux jeunes catholiques au sein des colocations solidaires. De même, s’ils sont nombreux à fréquenter la messe sous la forme extraordinaire, rares sont ceux qui se passionnent pour les querelles de l’après-concile.

Un besoin d’accompagnement
À l’instar de Clotilde, Parisienne de 30 ans qui a gardé de son enfance dans une famille « tradi » un «respect infini pour la messe de saint Pie V ». Pour autant, la jeune femme pratique sa foi sous les deux formes avec beaucoup de souplesse : « J’aime la beauté, le silence et le respect immense pour l’Eucharistie que je ressens dans la forme extraordinaire. Mais j’aime aussi beaucoup la louange, la joie et la légèreté que je trouve dans la forme ordinaire. » Comme Clotilde, qui s’en remet « à la sagesse de l’Église et de ses deux mille ans d’expérience » pour arbitrer en matière de liturgie, les jeunes pratiquants que nous avons sollicités affichent un grand sens ecclésial. Ainsi, s’il a un profond désir de transmettre à ses enfants son amour pour «les belles liturgies», le Landais Jérémie met un point d’honneur à se rendre à la messe dans la paroisse de son petit village, où il est très engagé.

Reste que cet attrait pour la liturgie, qui marque un retour de balancier après des décennies d’un certain délaissement, est à accompagner, en toute bienveillance, par les pasteurs, observe Gilles Drouin : « Il y a toujours des équilibres à trouver. » Un accompagnement dont le père Paul Clerval lui-même fait l’expérience au séminaire : « À mon époque, certains d’entre nous, un peu sevrés de liturgie, ont pu rechercher des positions liturgiques par contestation. Des supérieurs ont su accueillir ce désir que nous portions, tout en nous aidant à le purifier. C’est aujourd’hui mon rôle de pasteur d’aider ceux qui me sont confiés à repérer ce qui est vraiment juste dans leur désir. »

Parmi les écueils, celui d’une certaine forme identitaire : « Il peut y avoir le risque, notamment chez les jeunes convertis, de rechercher la forme pour la forme, sans que ce soit habité par une intériorité», relève le jeune prêtre. Autre travers possible, signale le père Drouin, celui d’une recherche excessive de l’expérience sensible de Dieu : « Il peut y avoir des convergences assez étonnantes entre la spiritualité et le développement personnel cher à notre époque : la liturgie, ça fait du bien. Alors bien sûr, celle-ci peut être le lieu de cette expérience forte de Dieu : Huysmans s’est converti par l’esthétique, et Claudel au chant du Magnificat ! Mais rechercher l’expérience de Dieu, et non pas Dieu lui-même, serait un leurre, car on sait bien que Dieu ne se rend pas toujours présent à nous de manière sensible. Oublier que la liturgie est une médiation reviendrait à en faire une idole. »

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Pour aller plus loin
Un podcast : « La Minute liturgique ». Ces petits billets d’une minute abordent sous un mode catéchétique les mots et expressions entendus à la messe. Une initiative de l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones. À retrouver sur les plateformes de podcasts.

Un site : aelf.org. On y retrouve les lectures de la messe et les offices des heures de chaque jour, mais aussi la Bible dans sa traduction liturgique. Possibilité de s’abonner pour recevoir les lectures quotidiennes par courriel.

Des livres : La Liturgie. Une piété moderne, sous la direction du théologien Jean-Louis Souletie, Salvator, 192 p., 20 €. Ce livre collectif rend hommage au dynamisme né du mouvement liturgique après Vatican II. Comprendre et vivre la liturgie. Signes et symboles expliqués à tous, Xavier Accart, Presses de la Renaissance, 312 p., 12,90 €.

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Pourquoi nous l’avons fait
Des accompagnateurs de catéchumènes en témoignent : les futurs baptisés sont souvent friands de comprendre le sens des gestes qui, au cours de la messe, paraissent parfois les plus automatiques et anecdotiques aux « vieux croyants », et ainsi mieux incarner leur foi naissante par ces attitudes liturgiques. L’attrait pour une liturgie soignée est par ailleurs souvent manifesté par les jeunes catholiques, quelles que soient leurs sensibilités. Un anachronisme aux yeux de générations plus anciennes ? Les années postconciliaires furent en effet parfois le théâtre d’interprétations toutes personnelles de la réforme liturgique, renvoyant aux placards des sacristies objets et ornements que les plus jeunes n’hésitent pas à ressortir et mettre en valeur. Au-delà, nombreux sont ceux qui nous sollicitent de plus en plus, ces dernières années, pour décrypter dans ces colonnes les gestes de la messe et autres symboles de la liturgie.


Nous avons voulu nous pencher sur ces signes d’un intérêt renouvelé pour la liturgie. Essentielle à ces jeunes générations de croyants pour nourrir leur vie spirituelle, elle est même pour certains néophytes la porte d’entrée dans la foi. Fait original, cet intérêt semble générationnel et non lié à une sensibilité particulière, l’appétence actuelle pour l’expression liturgique dépassant le cercle des chapelles traditionalistes, pour s’exprimer dans les communautés africaines ou antillaises, ou dans des aumôneries dans lesquelles les précédentes générations d’habitués réclamaient plus de conférences que de célébrations.

Car dans un monde fragmenté et individualiste, faire corps autour d’une même liturgie, soigner celle-ci pour qu’elle dise quelque chose de la beauté de Dieu, redevient essentiel.

Clémence Houdaille


https://www.la-croix.com/religion/pourquoi-la-liturgie-fascine-tant-les-jeunes-catholiques-20240425
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 976270 )Cet article est réservé aux abonnés. par Maneguen (2024-04-29 16:52:19) 
[en réponse à 976267]

N'y a-t-il pas un risque de non respect des droits d'auteur ou de propriété intellectuelle à diffuser sur ce forum ou n'importe où d'autre, un article de journal in extenso. La Croix ne serait-elle pas fondée à engager une procédure contre vous et le FC ??
images/icones/bravo.gif  ( 976273 )Un mouvement de fond par Roger (2024-04-29 18:22:48) 
[en réponse à 976267]

Merci Cristo pour ce partage

Pour la part j'y vois un mouvement de fond : la foi catholique ne relève pas de l'engagement politique social ou culturel...

Peut être faut il y voir l'influence des prêtres formés dans les années Jean Paul II et Benoît XVI? l'impact d'une certaine porosité entre les Tradis et les autres catholiques ?

Ou aussi l'influence de l'islam avec ses prières nombreuses complaisamment relayées par les médias ?
Ou l'extinction progressive du culte protestant qui, d'une certaine façon, a pu servir de modèle à certains catholiques (une liturgie pédagogique et non mystique pour simplifier massivement).

En tout cas une petite lueur d'espérance !
images/icones/2a.gif  ( 976274 )ce qui fascine ces journalistes soixante-huitards par jejomau (2024-04-29 18:23:17) 
[en réponse à 976267]

c'est surtout que les jeunes soient attirés par le sacré, c'est-à-dire par le respect dû à Dieu et par le respect qu'ils lui portent


Car c'est tout celà qui s'exprime dans la Liturgie
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 976292 ) journalistes soixante-huitards par MG (2024-04-30 11:35:04) 
[en réponse à 976274]

Vous datez ! Je ne crois pas qu'il existe encore des journalistes soixante-huitards. Ils auraient environ 80 ans...

L'esprit même de mai 68 a disparu où est devenu le "wokisme". Décidément même quand vous sortez de sujet de prédilection vous tombez à coté. Al lycée vos profs devaient écrire "hors-sujet" sur vos copies.
images/icones/fleche2.gif  ( 976295 )c'est la même chose par jejomau (2024-04-30 12:03:01) 
[en réponse à 976292]

Esprit soixante-huitard, wokisme, gauchiste, etc..

Vous vous calmez un peu. Soyez courtois ça vous rendra moins bileux
images/icones/1y2.gif  ( 976299 )Franchement par Roger (2024-04-30 12:17:18) 
[en réponse à 976295]

Qui oserait qualifier de 68arde Sophie Le Pivain?
images/icones/1z.gif  ( 976301 )Je ne suis pas bileux par MG (2024-04-30 14:19:16) 
[en réponse à 976295]

Je suis grognon...
images/icones/bravo.gif  ( 976276 )Ce qui est encourageant... par vistemboir2 (2024-04-29 19:17:39) 
[en réponse à 976267]

c'est que les jeunes ne cherchent plus dans la religion à vouloir "construire un monde plus juste et plus fraternel" (au son de l'Internationale ?) comme les moderno-progressistes (ACO, JOC, MRJC, TC) en accord avec les francs-maçons, nous le serinaient il y a déjà un demi-siècle...
Autrement dit, ils prennent le problème par le bon bout : Dieu premier servi et le reste en découlera. Car toute vraie charité vient de Dieu : sans Lui, on tombe dans la philantropie du Rotary ou des Lyons Club, qui est une singerie de la vraie charité...
Oui, les jeunes ne sont pas "rétrogrades", ils veulent finalement retrouver la foi et la liturgie de leurs ancêtres et donc mettent au rancart les vieilles lubies (post)conciliaires...
images/icones/iphone.jpg  ( 976279 )Qui connaît encore Témoignage chrétien ? par Athanase (2024-04-29 22:27:18) 
[en réponse à 976276]

Il y a 30 ans, le journal connaissait déjà des difficultés avec un changement d’équipe, de rythme dans sa publication. La pente n’a cessé de glisser et le journal a cessé d’exister sous format papier. Malgré une relance par la publicité (des affiches dans le métro). Rien n’y fit. Aujourd’hui, TC est juste un site Internet, voire un compte Twitter. Une partie des structures que vous citez ont périclité et ne pèsent plus rien.

TC s’est éteint faute de lecteurs en raison de la disparition d’un public « acquis ». Je me souviens des « procès » de TC contre le travail de Jean-Paul II, les remontrances de Georges Montaron qui accusait le cardinal Ratzinger d’avoir donné sa bénédiction à la… minorité conciliaire. C’est tout un monde qui a disparu et dont beaucoup - tradis ou non - n’ont jamais entendu parler.
images/icones/1b.gif  ( 976284 )Sic transit gloria mundi ... par vistemboir2 (2024-04-30 09:05:11) 
[en réponse à 976279]

(ad sinistram)... Comme quoi, à Rome, les "ringards" et les "rétrogrades" ne sont pas ceux que certains croient ...
images/icones/hein.gif  ( 976285 )Certes... par Roger (2024-04-30 10:31:48) 
[en réponse à 976279]

Mais quel est le rapport avec l'article de Sophie Le Pivain dans La Croix ?
images/icones/iphone.jpg  ( 976286 )Le rapport est fait par notre ami par Athanase (2024-04-30 10:40:07) 
[en réponse à 976285]

Vistemboir qui rappelait cette mouvance déclinante en citant le cas de Témoignage chrétien. Il citait juste un exemple de ces structures déclinantes.
images/icones/croix.gif  ( 976287 )Dans ce cas l'analyse est discutable par Roger (2024-04-30 10:47:28) 
[en réponse à 976286]

TC était le porte voix d'une extrême gauche catholique qui a effectivement et heureusement disparu...

Mais la Croix n'a pas vraiment de convictions propres et exprime plus ou moins le point de vue du centre de gravité du haut clergé contemporain (évêques, supérieurs de séminaire...). Que la Croix découvre l'attrait des jeunes pour la liturgie signifie soit que la censure est mal faite dans ce journal soit qu une prise de conscience a eu lieu dans les milieux dirigeants de l'Église de France...
images/icones/iphone.jpg  ( 976290 )Je suis d’accord par Athanase (2024-04-30 11:19:45) 
[en réponse à 976287]

La Croix constate et essaye d’apporter un peu de recul puisque le phénomène prend une certaine ampleur. Ce quotidien fait avec la tectonique du monde catholique et de ses recompositions.
images/icones/carnet.gif  ( 976300 )Quel aveu ! par Meneau (2024-04-30 12:26:29) 
[en réponse à 976287]


Mais la Croix n'a pas vraiment de convictions propres



C'est très vrai, mais c'est assez hallucinant pour un journal qui se dit catholique, voire même qui est le relai de l'épiscopat français...

Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 976305 )Pas tout à fait... par vistemboir2 (2024-04-30 17:58:08) 
[en réponse à 976287]

Vous dites que l'extrême-gauche "catholique" a disparu : en réalité, c'est qu'elle ne se proclame plus comme telle car elle s'est laïcisée pour "s'ouvrir au monde" dans l'esprit de Vatican II, ce cancer qui ronge l'Église depuis 60 ans...

Quant à La Croix et à la plupart de nos évêques, ils voient bien que la "nouvelle Pentecôte" conciliaire n'a jamais eu lieu, mais ils sont trop fiers pour le reconnaître...

Certains continuent toutefois à se bercer de funestes illusions en pensant renverser le cours des choses avec le "chemin synodal", qui n'est autre qu'une voie sans issue...
images/icones/1f.gif  ( 976289 )Son ( leur) point de référence par AVV-VVK (2024-04-30 11:11:31) 
[en réponse à 976279]

est Vatican II, avec ou sans raison.
Vatican II (1962-1965) avait soulevé l’espoir de voir changer la donne pour les femmes et motivé l’engagement de nombre d’entre elles en réseau ou en association. Soixante ans plus tard, force est de constater que la suite n’a pas été à la hauteur des espérances. Les austères pontificats de Paul VI (1963-1978) et Jean Paul II (1978-2005) ont davantage été des temps de resserrement doctrinal, durant lesquels le féminisme catholique a peiné à se faire entendre.

Deux réseaux historiques importants ferment boutique cette semaine. Au Québec, c’est Femmes et Ministères, « corporation autonome » (association) de femmes engagées en Église, qui a annoncé avec émotion mettre fin à quarante années au service de la reconnaissance de tous les ministères exercés par les femmes. En France, il s’agit de l’association Femmes et Hommes Égalité, droits et libertés dans les églises et la société (FHEDLES), qui figure parmi les toutes premières associations catholiques féministes nées sous l’impulsion du concile Vatican II, simultanément en France et en Belgique, en 1969.

Mais deux pontificats sont ciblés.
Source: T.C. Féminisme catholique et convergence des luttes