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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 975858 )11/04 St Léon Ier le Grand, pape, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2024-04-10 23:01:42) 



St Léon Ier, Pape, Conf. et Doct.

Saint Léon le Grand Léon, Lettres choisies

Prière de Saint Léon le Grand « Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, car ta Croix est la Source de toutes les Bénédictions » :

« Puissance admirable de la Croix ! Gloire inexprimable de la Passion ! Là se trouve le Tribunal du Seigneur, le Jugement du monde et la Victoire du Crucifié. Oui, Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, et lorsque « Tu étendais Tes mains tout le jour vers un peuple incroyant et rebelle » (Isaïe 65, 2 ; Romains 10, 21), le monde a compris qu'il devait rendre gloire à ta Majesté... Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, car, quand le voile du Temple s'est déchiré (Matthieu 27, 51), le symbole du Saint des saints s'est manifesté en vérité, la prophétie trouve son accomplissement, et la Loi ancienne devient l'Évangile.

Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, afin que le culte de toutes les nations soit célébré en plénitude par le Mystère qui, jusqu'alors voilé sous des symboles dans un seul temple en Judée, est enfin manifesté ouvertement. Car ta Croix est la Source de toutes les Bénédictions, la cause de toute Grâce.

De la faiblesse de la Croix les croyants reçoivent la force ; de son opprobre, la gloire ; de Ta mort, la vie. Maintenant, en effet, les sacrifices multiples prennent fin : l'offrande unique de ton Corps et de ton Sang mène à leur achèvement tous les différents sacrifices offerts de par le monde, car Tu es le véritable Agneau de Dieu, Toi qui enlèves le péché du monde (Jn 1, 29). Tu achèves en Toi toutes les religions de tous les hommes afin que tous les peuples ne fassent plus qu'un seul Royaume.

Ainsi soit-il. »

Sermon de Saint Léon le Grand pour l'Ascension sur « Ce qui s'est passé entre la Résurrection et l'Ascension » :

« Les jours qui s'écoulèrent entre la résurrection du Seigneur et son ascension, mes bien-aimés, n'ont pas été dépourvus d'événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées.

C'est alors que la crainte d'une mort amère est écartée, et que l'immortalité, non seulement de l'âme mais aussi de la chair, est manifestée. C'est alors que, par le souffle du Seigneur, le Saint-Esprit est communiqué à tous les Apôtres ; et le bienheureux Apôtre Pierre, après avoir reçu les clefs du Royaume, se voit confier, de préférence aux autres, la garde du bercail du Seigneur.

En ces jours-là, le Seigneur se joint à deux disciples et les accompagne en chemin ; et, afin de dissiper en nous toute l'obscurité du doute, il reproche à ces hommes apeurés leur lenteur à comprendre. Les cœurs qu'il éclaire voient s'allumer en eux la flamme de la foi ; ils étaient tièdes, et ils deviennent brûlants lorsque le Seigneur leur fait comprendre les Écritures. À la fraction du pain, les yeux des convives s'ouvrent. Ils ont un bonheur bien plus grand, eux qui voient se manifester la glorification de leur nature humaine, que nos premiers parents qui conçoivent de la honte pour leur désobéissance.

Pendant tout ce temps qui s'est écoulé entre la résurrection du Seigneur et son ascension, voilà, mes bien-aimés, de quoi la providence divine s'est occupée, voilà ce qu'elle a enseigné, voilà ce qu'elle a fait comprendre aux yeux et aux cœurs de ses amis : on reconnaîtrait que le Seigneur Jésus était vraiment ressuscité, lui qui vraiment était né, avait souffert et était mort vraiment.

Aussi les bienheureux Apôtres et tous les disciples que la mort de la croix avait apeurés et qui doutaient de la foi en la résurrection furent-ils raffermis par l'évidence de la vérité ; si bien que, lorsque le Seigneur partit vers les hauteurs des cieux, ils ne furent affectés d'aucune tristesse, mais comblés d'une grande joie.

Certes, c'était pour eux un motif puissant et indicible de se réjouir puisque, devant le groupe des Apôtres, la nature humaine recevait une dignité supérieure à celle de toutes les créatures célestes ; elle allait dépasser les chœurs des anges et monter plus haut que les archanges ; les êtres les plus sublimes ne pourraient mesurer son degré d'élévation, car elle allait être admise à trôner auprès du Père éternel en étant associée à sa gloire, puisque la nature divine lui était unie dans la personne du Fils.

Amen. »

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 975860 ) Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-04-10 23:04:40) 
[en réponse à 975858]



LIVRE SECOND

HISTOIRE DE LA GENERATION ET NAISSANCE CÉLESTE DU DIVIN AMOUR.

CHAPITRE PREMIER

Que les perfections diverses ne sont qu'une seule, mais infinie perfection.


Nous disons, quand le soleil à son lever est rouge, et que tôt après il devient noir, ou creux et enfoncé, ou bien quand, à son coucher il est blafard, pâle, hâve, que c'est signe de pluie. Théotime, le soleil n'est ni rouge, ni noir, ni pâle, ni gris, ni vert. Ce grand luminaire n'est point sujet à ces vicissitudes et changements de couleur, n'ayant pour toute couleur que sa très claire et perpétuelle lumière, laquelle, si ce n'est par miracle, est invariable ; mais nous parlons de la sorte, parce qu'il nous semble être tel, selon la variété des vapeurs qui sont entre lui et nos yeux, lesquelles le font paraître de diverses façons.

Or, nous devisons ainsi de Dieu, non tant selon ce qu'il est en lui-même, comme selon ses oeuvres par l'entremise desquelles nous le contemplons ; car sur nos diverses considérations nous le nommons différemment, comme s'il avait une grande multitude de différentes excellences et perfections.

Si nous le regardons en tant qu'il punit les méchants, nous le nommons juste; en tant qu'il délivre le pécheur de sa misère, nous le prêchons Miséricordieux ; en tant qu'il a créé toutes choses et fait plusieurs miracles, nous l'appelons tout-puissant; en tant qu'il pratique exactement ses promesses, nous le publions véritable; en tant qu'il fait toutes choses en si bel ordre, nous l'appelons tout sage, et ainsi consécutivement, selon la variété de ses oeuvres, nous lui attribuons une grande diversité de perfections.

Mais cependant en Dieu il n'y a ni variété, ni différence quelconque de perfections; ainsi il est lui-même une très seule, très simple et très uniquement unique perfection; car tout ce qui est en lui, n'est que lui-même, et toutes les excellences que nous disons être en lui en une si grande diversité, elles y sont en une très simple et très pure unité, et comme le soleil n'a aucune de toutes les couleurs que nous lui attribuons, ains une seule très claire lumière qui est par-dessus toutes couleurs, et qui rend visiblement colorées toutes les couleurs ; aussi en Dieu il n'y a aucune des perfections que nous imaginons, ains une seule très pure excellence, qui est au-dessus de toute perfection, et qui donne la perfection à tout ce qui est parfait.

Or, de nommer parfaitement cette suprême excellence, laquelle en sa très singulière unité comprend, ains surmonte toutes excellences cela n'est pas au pouvoir de la créature, ni humaine, ni angélique; car, comme il est dit en l'Apocalypse, notre Seigneur a un nom que personne ne sait que lui-même; parce que lui seul connaissant, parfaitement son infinie perfection, lui seul aussi la peut exprimer par un nom proportionné, dont les anciens ont dit, que nul n'était vrai théologien que Dieu, d'autant que nul ne peut connaître totalement la grandeur infinie de la perfection divine, ni par conséquent la représenter par paroles, sinon lui-même, et pour cela Dieu répondant par l'ange au père de Samson, qui lui demandait son nom :

Pourquoi demandes-tu mon nom, dit-il, qui est admirable ? comme s'il voulait dire : Mon nom peut être admiré, mais non pas prononcé par les créatures ; il doit être adoré, mais il ne peut être compris que par moi, qui seul sais proférer le propre nom par lequel au vrai et naïvement j'exprime mon excellence. Notre esprit est trop faible pour former une pensée qui puisse représenter une excellence tant immense, laquelle comprend en sa très simple et très unique perfection, distinctement et parfaitement, toutes autres perfections en une façon infiniment, excellente et éminente que notre esprit ne peut penser.

Nous sommes forcés, pour parler aucunement de Dieu, d'user d'une grande quantité de noms, disant qu'il est bon, sage, tout-puissant, vrai, juste, saint, infini, immortel, invisible ; et certes nous parlons véritablement, Dieu est tout cela ensemble, parce qu'il est plus que tout cela, c'est-à-dire, il l'est en une sorte si pure, si excellente et si relevée, qu'en une très simple perfection il a la vertu, force et excellence de toute perfection.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde