
( 975118 )
La voix de Dieu le Père par Jean-Paul PARFU (2024-03-17 22:19:10)
[en réponse à 975110]
Se fait entendre pour la 3ème fois.
Quand le Christ s’est fait baptiser, Jean le baptiste a entendu Dieu le Père dire de lui: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toutes mes complaisances.”
Puis, lors de la Transfiguration, Pierre, Jacques et Jean ont entendu la voix de Dieu le Père déclarer: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, que j’ai agréé; écoutez-le.”
Enfin, juste après les Rameaux, quatre jours avant la mort de Jésus, pour la troisième fois donc, des hommes entendent la voix de Dieu le Père. À ceci près que, cette fois, le Père parle de façon à être entendu par des multitudes, y compris de Grecs qui étaient là et demandent à s'entretenir avec Jésus.

( 975121 )
Qui étaient ces Grecs? par Roger (2024-03-17 22:55:10)
[en réponse à 975118]
Ces Grecs étaient ils des païens "craignant Dieu " ou des juifs hellenophones ?

( 975124 )
Trois possibilités par Candidus (2024-03-18 07:31:16)
[en réponse à 975121]
En plus des deux possibilités que vous évoquez (prosélytes ou Juifs hélénophones) les commentateurs en envisagent une troisième, des Grecs païens. L'opinion majoritaire voit en ces Grecs (ou Gentils) des prosélytes.
Voici le commentaire de l'exégète Fillon sur leur identité :
Jean chap. 12 verset 20. - Or il y avait là quelques gentils, de ceux qui étaient montés pour adorer au jour de la fête.
"Quelques gentils". II y a dans le grec Ἕλληνες (ici seulement et 7, 35, dans les évangiles ; mais souvent dans les épîtres de S. Paul), expression qui désigne des « Grecs » de naissance, tantôt complètement païens (par ex. 7, 35, où la Vulgate traduit par « gentes »), tantôt affiliés au judaïsme en tant que prosélytes (voyez l’Évangile selon S. Matth., p. 443). Maldonat, Luc de Bruges, Calmet, Grotius, Hengstenherg, etc., pensent que les « Gentils » dont il est question en ce passage auraient été de la première catégorie ; nous les rangeons plutôt dans la seconde, d'après l'opinion plus commune, puisqu'ils étaient venus à Jérusalem pour y célébrer la Pâque. Cf. Act. 14, 1 ; 17, 4 ; 18, 4, etc. Quant à faire d'eux, à la suite d'Ewald, des Juifs proprement dits, mais dispersés à travers les nations païennes, nous ne le croyons pas possible ; car alors ils
seraient appelés Έλληνιστα. Cf. Act. 6, 1 ; 9, 29. -