Le Forum Catholique
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( 974759 )
Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron par Francis Dallais (2024-03-02 09:20:04)
Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron à propos de l’inscription de l’IVG dans la Constitution française.
C’est avec consternation que nous apprenons les résultats du vote du Sénat, à la suite de l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à l’inscription dans la Constitution française de « la liberté garantie à la femme d’avoir recours à l’IVG ». 50 sénateurs seulement se sont courageusement élevés contre l’idéologie dominante. C’est une nouvelle avancée de la « culture de mort » (Jean Paul II) ou de la « culture du déchet », tant décriée par le Pape François.
La France, qui détient déjà le triste record du nombre annuel d’avortements (233 000 en 2022), sera l’un des premiers pays à inscrire l’IVG dans la Constitution comme un droit fondamental, performance qui devrait assurément nous faire honte. La classe politique est-elle si dénuée de conscience éthique pour en arriver à un si déplorable résultat ? Les députés et les sénateurs se laisseront-ils interpeller par ces paroles fortes de saint Jean Paul II : « Lorsqu’une majorité parlementaire ou sociale décrète la légitimité de la suppression de la vie humaine non encore née, même à certaines conditions, ne prend-elle pas une décision ‘tyrannique’ envers l’être humain le plus faible et sans défense ? La conscience universelle réagit à juste titre devant des crimes contre l’humanité dont notre siècle a fait la triste expérience. Ces crimes cesseraient-ils d’être des crimes si, au lieu d’être commis par des tyrans sans scrupules, ils étaient légitimés par l’assentiment populaire ? » (Évangile de la vie n. 70). Car, ce qui est présenté comme une victoire du droit des femmes est en réalité une nouvelle atteinte contre la vie humaine en son commencement, autrement dit : un « crime abominable » (Concile Vatican II), le « meurtre délibéré d’une personne humaine innocente », comme l’a rappelé avec force le Pape saint Jean Paul II dans son encyclique l’Évangile de la Vie.
N’y a-t-il pas d’ailleurs une offense faite à la science, une sorte de régression scientifique, quand on invoque « le droit de la femme à disposer de son corps », comme si la génétique moderne n’avait pas montré depuis longtemps que l’embryon est dès la première cellule fécondée un organisme vivant, distinct de celui de sa mère et dont la molécule d’ADN contient toute l’information génétique qui fera de cet embryon telle ou telle personne humaine, avec toutes ses caractéristiques propres ?
À travers ce projet de loi constitutionnelle, on prétend ni plus ni moins valoriser la femme contre l’enfant à naître qui demeure le grand oublié des débats. Ce faisant, on est loin de résoudre le problème des femmes, souvent contraintes à avorter en raison de difficultés sociales et économiques, environ 70% des femmes ayant recours à l’IVG. Les nombreuses confidences reçues au confessionnal de la part de femmes ayant eu recours à l’avortement – et beaucoup de psychologues pourraient en dire autant – nous confirment dans l’idée que l’avortement est toujours un drame et une source de profonds traumatismes pour la femme.
Les parlementaires, réunis en Congrès le 4 mars, s’honoreront-ils d’un sursaut de conscience ou bien deviendront-ils responsables devant l’histoire de la plus grande transgression qui soit, celle de l’interdit de tuer ? En tout cas : « Dieu se fera le juge exigeant de toute violation du commandement ‘tu ne tueras pas’, placé à la base de toute la convivialité de la société. Il est le ‘goël’, c’est-à-dire le défenseur de l’innocent » (Évangile de la Vie n. 53).
J’invite donc les fidèles du diocèse qui le pourront à prier et à jeûner à cette intention, le lundi 4 mars, alors que le Congrès sera appelé à ratifier ce projet de loi constitutionnelle.
Bayonne, le 1er mars 2024.

( 974760 )
Ce qui est affligeant par Jean-Paul PARFU (2024-03-02 10:36:09)
[en réponse à 974759]
C'est que :
- La décision d'inscrire le "droit" à l'avortement dans la Constitution française a été prise, suite à la décision de la Cour suprême américaine de revenir sur son arrêt "Roe v. Wade" du 22 janvier 1973.
A noter que aux Etats-Unis :
1) cet arrêt décidait que le droit à la vie privée découlant du quatorzième amendement de la Constitution des États-Unis s'étendait à la décision d'une femme de poursuivre ou non sa grossesse, mais aussi que ce droit devait être mis en balance avec les intérêts de l'État dans la réglementation de l'avortement : protéger la santé des femmes, et protéger le potentiel de la vie humaine lorsque le fœtus est viable ;
2) le 24 juin 2022, la Cour suprême des Etats-Unis révoque l'arrêt Roe v. Wade et donne raison à l'État du Mississippi qui voulait restreindre l'avortement dans sa juridiction (interdiction après 15 semaines de grossesse, sauf urgences médicales ou "anomalie fœtale grave". La Cour suprême ne supprime pas le "droit" à l'avortement, mais rappelle que ce n'est pas au juge, mais aux représentants du peuple dans les États, (voire au Congrès des Etats-Unis), de définir la politique relative à l'avortement dans leur juridiction ou au niveau fédéral si nécessaire.
En un mot, la Cour a simplement estimé que l'arrêt Roe v. Wade reposait sur une base juridique faible et même inadéquate (le droit à la vie privée) et rappelle que ce sont les représentants du peuple et non les juges qui font le droit aux USA. La Cour suprême s'attaque aux "gouvernement des juges".
En France :
- A priori, la France n'est pas un Etat des Etats-Unis. Ce qui se passe aux USA ne nous concerne pas directement.
- La Constitution fixe l'organisation et le fonctionnement d'un État ou d'un ensemble d'États. Elle a pour but de définir les organes d'un Etat, en l'occurrence celui de la France, et de leurs pouvoirs respectifs. Elle n'est pas un catalogue de "droits" ;
- Inscrire des droits dans la Constitution, c'est rendre quasiment impossible la discussion de ces "droits" dans l'espace public, la société civile, et c'est, implicitement, créer un ou des délits d'opinion. C'est restreindre gravement la liberté d'expression !

( 974761 )
"liberté garantie" contre clause de conscience par Père M. Mallet (2024-03-02 11:08:55)
[en réponse à 974760]
Les soignants - et tous les étudiants de ce secteur - pourront-ils encore faire valoir une clause de conscience ?...
Et même à supposer, les employeurs vont certainement donner la préférence à ceux qui n'ont... "pas de conscience".
Et je pense à d'autres conséquences terribles que les juristes tordus ne manqueront pas de tirer, et que je ne vais pas énumérer, pour ne pas leur donner de mauvaises idées.
Bref, la lutte finale entre le Ciel et l'enfer se poursuit.
Ce n'est qu'un début, intensifions le combat : prière, pénitence, sanctification...
Je ne lis pas La Croix, mais :
https://www.la-croix.com/france/ivg-dans-la-constitution-menace-pour-la-clause-de-conscience-des-soignants-20240301

( 974762 )
Comme le travail du dimanche par Germanicus (2024-03-02 11:11:35)
[en réponse à 974761]
Un employeur de la grande distribution choisira plutôt l employé qui travaille le dimanche que les autres... en temps de chômage ,ce n est pas à négliger.Choix,oui mais finalement ,non.

( 974764 )
Et on ne parle pas du tout du droit de NE PAS avorter... par Père M. Mallet (2024-03-02 11:23:38)
[en réponse à 974760]
Dans un pays civilisé, il est clair qu'on devrait aider les femmes enceintes à mener à terme leur grossesse, sachant que 70 % des femmes avortent à regret, pour des raisons financières.
Et ça, ça mériterait d'être dans la Constitution.
Sans parler des hommes qui mettent les femmes dans cet état-là, et qui sont moralement responsables de ces crimes.

( 974769 )
Affligeante surtout la réaction des évêques par Meneau (2024-03-02 13:39:27)
[en réponse à 974760]
qui se contentent de déplorer la décision.
On rêverait, comme l'écrit JP Maugendre, d'évêques courageux qui agiraient ainsi :
- tous les évêques titulaires de la Légion d’Honneur (NNSS de Moulins-Beaufort (Reims), Ulrich (Paris), Delannoy (Strasbourg), d’Ornellas (Rennes), Le Boulc’h (Lille), etc.) démissionnent de la Légion d’Honneur et renvoient leur décoration au Grand maître de l’ordre national de la Légion d’Honneur : Emmanuel Macron ;
- les élus ayant voté pour l’inscription de l’avortement dans la constitution ne pourront plus accéder à la sainte communion jusqu’à ce qu’ils aient fait publiquement repentance ;
- ces mêmes élus ne pourront pas bénéficier d’obsèques religieuses à moins qu’ils n’aient demandé pardon pour leur péché public et ses conséquences ;
- une annonce de ces décisions sera faite en chaire dans toutes les paroisses de France le dimanche 3 mars, veille du Congrès ;
- le lundi 4 mars à l’heure solennelle du vote, le glas sera sonné dans toutes les églises de France ;
- le même lundi 4 mars sera décrétée une journée de prières et de jeûne pour la défense de la vie humaine innocente. Des processions seront organisées dans toutes les villes épiscopales, menées par l’évêque, afin de demander aux élus de ne pas s’associer à ces décisions criminelles et d’implorer le pardon de Dieu, comme le firent en leur temps les Ninivites et ils furent exaucés.
Cordialement
Meneau

( 974771 )
Bien vu !... par Père M. Mallet (2024-03-02 13:48:34)
[en réponse à 974769]
Que dire de plus ?...

( 974825 )
Dans ce cadre, par AVV-VVK (2024-03-04 11:03:14)
[en réponse à 974771]
comment était accueilli jadis l' encyclique "Humanae Vitae" par l' épiscopat français ?

( 974779 )
voilà pourquoi le communiqué de Mgr Aillet par jejomau (2024-03-02 18:44:21)
[en réponse à 974769]
est si triste. Des évêques qui ne croient plus. Des peuples fatigués pressés d'être suicidés ou euthanasies..
Le Ciel est vide à dit un nihiliste
C'est peut-être vrai..

( 974788 )
Moi je dis bravo à Mgr Aillet par Chris (2024-03-02 22:02:00)
[en réponse à 974779]
Certes un communiqué c'est insuffisant
Et l'appel à la prière et au jeune ne montrent rien vers les élus criminels qui vont valider ce texte
Mais je trouve sa déclaration très bien
Y a t'il d'autres Évêques en France qui ont fait de même ?

( 974790 )
[réponse] Oui, Mgr Bozo, évêque de Limoges par Francis Dallais (2024-03-02 22:19:26)
[en réponse à 974788]
"Le vote du Sénat de mercredi dernier ouvre un boulevard pour la constitutionnalisation de l’avortement qui sera proposée à la ratification du Congrès le 4 mars. A la demande de notre évêque, Mgr Pierre-Antoine Bozo, soutenons la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ en combattant l’offense faite à la vie par nos prières intenses. Pour ceux qui le peuvent retrouvons nous lundi 4 mars à 12h30 en la basilique St Michel-des-Lions (là où sont conservées les reliques de saint Martial, apôtre de l'Aquitaine) pour un chapelet et un temps de jeûne."
Le message (à retrouver sur le site du diocèse de Limoges), relayé par les AFC de Limoges, se termine par le rappel du message de Notre-Dame de Pontmain:
MAVIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.
MON FILS SE LAISSE TOUCHER

( 974869 )
Deux évêques ? Où sont les autres ? par Meneau (2024-03-06 11:16:55)
[en réponse à 974790]
OK, deux évêques ont réagi - très mollement, sans aucune condamnation - voire 3 si on compte Mgr Crépy, voire 4 si on compte le président de la CEF sur RCF.
Magnifique levée de boucliers !!! Y'a combien d'évêques en France ? Environ 120 ? Le moins qu'on puisse dire c'est que les media et les réseaux sociaux ne sont pas saturés pour une nouvelle qui devrait provoquer un tollé général.
Cordialement
Meneau

( 974763 )
La lettre du roi des Belges à son premier ministre par AVV-VVK (2024-03-02 11:19:41)
[en réponse à 974759]
le 30 mars 1990
Ici
Lien: Cathobel
Baudouin (I): 1930-1993
Wilfried Martens: 1936-2013 (parti démocrate chrétien)

( 974810 )
Mgr Crepy, évêque de Versailles par baudelairec2000 (2024-03-03 21:04:10)
[en réponse à 974759]
Message de Mgr Luc Crepy à l’occasion de la convocation du congrès à Versailles le 4 mars 2024
"Ce lundi 4 mars, l’Assemblée Nationale et le Sénat sont convoqués en Congrès au Château de Versailles par le Président de la République en vue d’inscrire dans la Constitution la garantie de la liberté d’accès à l’avortement.
Avec tous les évêques de France, je redis ma tristesse et ma profonde opposition devant cette évolution. C’est bien au contraire le respect de toute vie, de sa conception à sa mort naturelle, qui devrait être reconnu comme faisant partie du socle commun sur lequel se fonde notre société. C’est l’aide aux femmes seules ou aux futurs parents en précarité, qui voudraient garder leur enfant malgré les difficultés, qui devrait nous rassembler. C’est le soutien aux soignants engagés
auprès des malades pour sauver des vies, travaillant bien souvent dans des conditions dégradées, qui devrait nous mobiliser. Autant de réelles urgences qui auraient mérité la convocation du parlement…
Comment ne pas repenser à ce qu’écrivait en 2013 le Pape François, qu’on sait si proche des plus fragiles : « cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré (…) dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. (…). Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment » (La joie de l’Evangile, 213).
Je veux encourager les parlementaires réunis à Versailles, et tout spécialement ceux des Yvelines, à résister à toute pression médiatique ou politique, à voter en conscience et avec gravité, et à faire preuve de courage comme certains – que je remercie – l’ont déjà fait à l’Assemblée ou au Sénat. Je sais leur désir habituel de servir le bien commun. Au cœur de ce bien commun, il y a la certitude que toute vie, même la plus fragile, même à son commencement, est infiniment digne et précieuse et doit être protégée. Qu’ils en soient les témoins courageux aujourd’hui et demain !
J’invite les fidèles du Diocèse de Versailles à prier pour nos parlementaires et nos gouvernants, afin que le Seigneur éclaire les consciences et fortifie le courage de chacun, au service de la beauté et de la dignité de toute vie. Que nous prenions le temps d’encourager nos parlementaires dans ce sens ! Je me réjouis devant l’engagement de beaucoup de chrétiens au service de la vie, toujours dans la charité et le respect des personnes. Que chacun prenne le temps de discerner dans sa vie comment manifester en acte ce soin des plus fragiles, des plus petits ou des plus pauvres. C’est ainsi que nous rebâtirons peu à peu une véritable culture de vie pour les générations à venir."
Mgr Luc Crepy, évêque de Versailles
Je ne sais pas sous quelle forme ce communiqué de presse a pu être relayé dans les paroisses (tract, citation dans le bulletin paroissial ou lecture par le célébrant). Il serait intéressant de noter comment les catholiques pratiquants ont reçu ce message: on sait qu'un certain nombre d'entre eux ne sont pas hostiles à l'avortement.
Cependant j'ajouterai ma gêne devant ce genre de phrase empruntée au pape François
"cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré".
Quand, dans son corpus, elle reprend à son compte des principes qui lui sont étrangers, voire opposés, l'Eglise ne fait que baptiser la philosophie des droits de l'homme et sa vision d'un anthropocentrisme qui tend à bouleverser de fond en comble les domaines du droit et de la politique. Comment pourrait-on alors, en vertu du caractère sacré de la personne humaine, soutenir la peine de mort ou refuser l'asile au premier migrant venu ? Comment tout simplement contraindre l'individu au respect d'un hypothétique bien commun, négateur des libertés radicales d'un individu que nos bonnes consciences qu'elles soient laïques ou religieuses ont ainsi contribué à hypostasier de manière absolue?
On aimerait qu'on nous rappelle dans les hautes sphères ecclésiales que l'avortement est un crime. Il est vrai que rappeler cette vérité oblige à condamner les criminels: les hommes politiques qui ont voté en faveur de l'avortement et qui soutiennent à présent le projet de constitutionnalisation et bien sûr les avorteurs. Ce n'est pas chose facile que cette dénonciation. Peut-être qu'en vertu du "caractère sacré de la personne humaine", les criminels sont par avance absous...

( 974828 )
De Mgr Rey, (évêque de Toulon) par Glycéra (2024-03-04 12:53:36)
[en réponse à 974759]

( 974830 )
Encore une fois ! par Meneau (2024-03-04 13:20:34)
[en réponse à 974828]
Qu'ils ne se contentent pas d'une réaction molle. Qu'ils excommunient les votants, leur interdisant les sacrements de l'Eglise, qu'ils rendent leur légion d'honneur, bref, qu'ils se positionnent frontalement contre cela et pas seulement par des phrases alambiquées qui ménagent la chèvre et le chou !
Cordialement
Meneau

( 974835 )
Triste et choquée d'entendre dès le début des mots trompeurs ... par Glycéra (2024-03-04 15:20:54)
[en réponse à 974830]
Mgr Rey entame son propos par une phrase molle, quasi jésuitique, qui semble prendre une voie large et juste, (car c'est bien de laisser libre son prochain, non?) :
"les élus vont décider d'inscrire dans la constitution la liberté d'avoir recours à ..."
J'aurais aimer entendre Mgr Rey dire : "Les élus ont décidé de protéger, de donner un droit, à celle qui veut avorter, et veulent l'inscrire dans le texte de fond de notre pays. Je le récuse, un chrétien n'en veut pas."
ou quelque phrase activement condamnant dès les premiers mots !
"le droit ... va être coulé dans le marbre"
Qui ne s'en réjouirait de voir le droit fortifié, assuré ? Pourquoi employer des expressions de "l'ennemi" comme "droit à l'avortement" ? La tournure coupe le monde en deux, parquant les opposants comme étant des casse-pieds qui veulent imposer leur "petite idée rigide" venue d'une morale ringarde, obsolète, bloquante.
Bref, l'impression que Mgr Rey est fatigué de tenir ferme, ou bien que quelqu'un lui a pondu un texte neutre, pas trop appuyé, pour qu'il ne soit pas vu comme guerrier ...
Bref !
Combien je pleure de honte sur des gens qui se disent d'Eglise, et font courbettes partout ... par peur qu'on les critique ? Besoin de se sentir louangés ?
Glycéra
à la fois soulagée de manquer de force pour aller rassembler à prier, à diffuser, à manifester ... et peinée de voir descendre encore un peu la monde où vivront nos petitts-enfants. Que de boulot nousleur laissons ! Notre Ciel sera employé à les soutenir jour et nuit !
PS : j'avais en son temps comparé les textes des "serments" prêtés par les médecins. L'original d'Hippocrate ... n'est plus employé. Chaque université, chaque pays, a sa rédaction ... amollie, comme bricolée.
Je pourrais vous mettre des exemples de ce que j'avais trouvé. Il n'y a plus de "tu ne tueras pas !" clair et franc.
Transcription propos de Mgr Rey 3 III 24 :
lundi les parlementaires, députés et sénateurs, vont se réunir à Versailles pour décider d’inscrire dans la constitution la liberté d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse,
le droit à l’avortement va être coulé dans le marbre, va devenir un principe de droit et d’interprétation du droit face à cette décision très importante.
J’entendais ce matin dans le fil des lectures résonner cette parole tirée du livre de l’Exode au Ch 22 : « Tu ne suivras pas une majorité qui veut le mal, ne tue pas la vie de l’innocent »
Cette inscription met en cause la liberté de conscience du personnel soignant qui doit être fidèle au serment d’Hippocrate « tu ne tueras pas. »