Le Forum Catholique
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( 974523 )
Tout décider sur des mots flous, ou tordus (suite à to argue) par Glycéra (2024-02-24 18:33:23)
Discuter du fond du sens avec et sur des mots qui ont dévié … pas facile ! Comment aller droit en plaçant la barre au pif ?
« To argue » en fut un bon exemple, dans le fil « les 9 points de schismes » :
argument = phrase construite apportant une raison, présentant un concept, stable permettant de le prendre pour base d’un échange.
Argumenter … ce n’est pas contredire, c’est chercher les appuis, les pilotis dans le marécage des opinions, souvent vaseuses. Surtout à notre époque peu instruite de sa propore culture.
Alors to argue est compris comme ci ou comme çà ? Quel est le fond, l’origine, quelles sont les variantes et les déviances ?
Je prendrai un exemple : « Sanction »
Qu’est-ce, en premier idée pour vous, une sanction ? Ou Sanctionner ?
Vous serez étonné des définitions dictionnariales qui font référence ! Allez y voir un peu.
Si je vous dis « Papa, j’ai rendu mon devoir de maths, et tu as raison, j’ai une jolie sanction ! » Pensez-vous illico que le gamin n’avait rien écouté, fait à sa tête, raté son devoir et récolté une note basse ?
Alors que il a réussi son devoir, et même superbement. Et que sa note dépasse tout ce qu’il avait espéré.
Donc ? … quelle est le vrai ?
Eh bien, oui, c’est que vous ne saviez pas le sens de « sanction » qui est faire saint, donc juste.
Allez-voir les dictionnaires et autres codes de lois, vous serez très probablement aussi désorientés que je le fus il y a cinq ans quand j’ai découvert l’étymologie, le sens vrai : sanctionner = action sainte, juste, qui dit la vraie valeur.
Et pourtant, l’usage populaire (vais-je dire inculte, non instruit) est prête à parier que sancion = punition ! Tout faux !
On peut trouver ainsi nombre de mots déviés, on se demande par qui …. Le grand Menteur se frotte les pattes !
Donc pour revenir au « to argue » reporté d’une traduction, d’une rédaction par une journaliste peut-être pas finaude, cela valait-il vrai base pour accuser le pape de schisme ? Dans mon jeune temps, il m’était enseigné le jugement téméraire, les condamnations infondées, les accusations sans preuve, comme des péchés qui pouvaient être gravissimes : « Tu ne tueras pas », rien moins que cela.
Alors j’aime penser que Dieu veille, qu’il y a quelque chose de juste à chercher, à étudier, à la mesure de mon impression choquée, et que cela peut donner l’occasion d’apprendre ce qu’on ne savait pas encore, dans les textes des Pères, ou dans les faiblesses (voire erreurs et contresens) des traductions de nos livres européens. Si nous savions les sens originaux, hébreux, grecs, et autres … il y aurait moins de noms d’oiseaux balancés sans base, moins de chignon crêpés sans ordre, et moins d’auto-satisfecit « Je ne suis pas comme cette andouille de ... »
D’aucuns m’accuseront d’avaler des pourritures ? Non, je prie, je trie, j’écoute les sonnettes qui tintent en mon coeur, et prends le temps de lire, de chercher, de demander, de confronter avant de crier avec les corneilles. Il m’est arrivé de découvrir, comme dans une forêt broussailleuse, des zones de clairières magnifiques, des passages d’écriture, ou des lettres de saints antiques qui illuminaient tout. Ces bienfaits sont des trésors pour l’âme, qui ne les perdra jamais, et les savourera encore plus au Paradis quand elle aura le temps de tout faire.

( 974534 )
Pourquoi vous remettez ca par Chris (2024-02-24 21:45:51)
[en réponse à 974523]
Tout le monde a compris les graves erreurs du Pape exposés par Chicoutimi, Chicoutimi au passage qui en pris plein la figure par certains du FC
Vous aviez même osé approuvé les points comme le point 2?
Honnêtement je ne vous suis pas dans vos arguments
Vous cherchez à justifier l'injustifiable
Que pensez-vous aussi de Fiducia Supplicens
Et du motu proprio injuste TC?

( 974537 )
c'est autre chose, et pas un radotage par Glycéra (2024-02-24 22:23:19)
[en réponse à 974534]
Mon sujet est : attention aux mots, au "Verbum" qui ont un sens, et que le Diable, ou les hommes, savent très bien, vriller, tourner, ...
Si vous voulez donner des ordres : "pensez comme moi, pensez comme nous ! " sinon, c'est que vous êtes sots/bêtes/pervers/futiles/bisounours ou autre étiquette qui dénigre, libre à vous.
Le dialogue est de savoir se parler, pour vérifier qu'on parle de la même chose, en employant des mots de même contenus.
Dialoguer n'est pas imposer, ni condamner, ni s'auto-valoriser de son propre avis en le mettant comme seul exact "Moi, j'ai compris, si vous voyez autrement, c'est que vous n'avez pas vu de quoi il s'agit ; moi, j'ai vu, j'ai tranché, j'ai décidé"
C'est ce qu'on fait les pharisiens, non ?
Jésus n'a pas répondu quand il fut consulté pour la femme adultère ... Parce que la question était mesquine, vantarde, rigide, précepte totalitaire. Dira-t-on qu'il fut lâche, ou peu compétent, ou fier de faire bande à part ?
Pour les demandeurs d'avis net, tranché, devenant application de sanction, ce fut occasion de rage au coeur de n'être pas écoutés !
Si vous désirez étudier d'autres textes, il y a de quoi faire ! A condition de n'avoir pas totu décidé d'avance, en pré-jugé : d'abord ce n'est pas un pape parfait, donc il a tort en tout, et tord tout, tout le temps, sournoisement... Ce n'est pas mon chemin de prononcer ces sentences ...
Je vois bien que nous ne parlons pas sous le même angle, que nos bases de connaissances ne sont pas les mêmes. Est-ce une raison qui suffit pour couper les têtes qui osent le dire et tentent d'apporter des renseignements ?
Je vous souhaite de comprendre plus avant, de voir le diamant du savoir ecclésial et spirituel sous les autres angles. Les meilleurs diamants sont taillés à 56 facettes : il y a de quoi observer, changer d'angle, et coordonner toutes les vues de ce même diamant !
Le dialogue et l'avancée de la foi excluent de cogner le diamant pour l'éclater, et n'en laisser qu'une seule face ...
Cela évitera de rejouer les vieilles querelles séculaires : action/contemplation, doctrine/oraison, théologie académique/mystique et autres découpages dichotomiques qui copient furieusement le péché originel.
Je ne sais si ces lignes peuvent faire comprendre.
Il est tard, J'espère que vous entrevoirez les merveilles que Dieu nous distribue quand on accepte toutes ses manières de dire, de faire, et de distribuer sa grâce si douce à nos coeurs, à nos volontés libres , à nos soifs d'apprendre les beautés qu'Il nous donne.
Avec mes bonnes salutations pour un beau dimanche
Glycéra

( 974539 )
? par Chris (2024-02-24 22:32:13)
[en réponse à 974537]
Franchement on vous comprend pas
Exemple entre autre: le diamant du savoir Ecclésial
Diamant 56 facettes
Je vais pas discuter avec vous
On m'a toujours dit de parler sans trop de longueur et de manière précise.
On parle pas le même Français

( 974563 )
Les 70 niveaux de lecture des textes bibliques par Glycéra (2024-02-25 13:11:19)
[en réponse à 974539]
Un poème n'est pas cadencé en paragraphes, chapitres et autres découpages académiques. Dans un poème, c'est le frottement entre les mots, l'assemblage des images éparses, qui fait comprendre.
Un diamant ? C'est une pierre, claire, sue la lumière traverse sous certains angles. Sous d'autres, la lumière se réfléchit, donnant à voir un autre aspect des rayons. Ainsi Dieu qui touche sa création joue des mille et une facettes que sa lumière révèle.
Mon image de diamant est une parabole. Rien de plus, et rien de moins non plus.
Comme vous me répondez avec des "on" ("on n'y comprend rien", "on m'a toujours dit...", "on parle pas le même français"), je ne sais pas comment vous aider à voir ces richesses. Il n'y a pas eu de dialogue dans cette suite de messages, je le sens bien.
Je ne voulais pas "discuter", ce qui ici (dans les fils du Forum) est si souvent asséner, dénigrer, faire le juge, et radoter sans étudier pour progresser. Je désirais seulement fournir matière à réfléchir au lieu de se braquer.
Quand on a peur de perdre son ego, et sa superbe du "moi, Monsieur, je sais déjà", il est fréquent qu'on se moque d'un revers de manche, au lieu de voir s'il n'y a pas quelque chose à découvrir.
Comme quelqu'un qui ferait un compte-rendu sur l'énergie sacrée d'une cathédrale, et ses jeux de lumière, en discourant sur un photo (en 2D)
sans jamais se déplacer pour marcher longuement admirer et sentir les jeux de lumière, les angles de vues de cette maison de Dieu.
Je vous redis que je vous souhaite d'ouvrir votre coeur à ces niveaux présents dans tous les textes sacrés, à les contempler et les laisser chanter en vous : cela rapproche de la réalité divine.
Bon dimanche à vous
Glycéra

( 974570 )
Évitons une fixette sur l'étymologie par Candidus (2024-02-25 16:41:41)
[en réponse à 974523]
L'étymologie ne donne qu'une indication sur le sens originel d'un mot mais n'a pas de valeur normative. L'éloignement d'un mot de sa source étymologique peut procéder d'un enrichissement. L'exemple du mot "robot" est frappant : il vient d'un mot tchèque signifiant "travail forcé", mais désigne aujourd'hui une machine qui nous libère du travail forcé.
Votre souci de la précision du langage vous honore, mais je discerne chez vous une méfiance a priori à l'égard de toute évolution sémantique ; vous vous refusez à envisager qu'une telle évolution puisse être une source de richesse et de créativité. Et pourtant, vous seriez bien en peine aujourd'hui d'utiliser nombre de mots dans leur sens original.
Décririez-vous une personne malchanceuse comme étant "méchante" et une personne méchante comme étant "drôle" ? C'est pourtant le sens qu'avaient ces mots chez Chrétien de Troyes pour le premier et en français classique pour le second.

( 974581 )
probant, vote choix du mot : fixette ! par Glycéra (2024-02-25 21:20:39)
[en réponse à 974570]
Je me demandais si vous vouliez signifier "fixation", "pétrification", ou autre blocage à un instant donné.
J'ai regardé les définitions et les origines de ce mot ...
En premier ?
Fixette = piqûre de produit drogant !
L'avez-vous vu ?
Ensuite, on passe à fixation, obsession, quasi maniaquerie.
Quand je lis des textes anciens, je suis parfois étonnée du sens que j'y vois.En fait, je vois pal, par ignorance du sens du mot à l'époque de la rédaction du texte.
Vous avez bien cité "drôle", espèce de ... qui n'avait rien d'aimable.
Ou "méchant" qui vient de mal-choir, donc pas bien-heureux.
N'avez-vous pas eu le senyiment que la vie des mots au fil des siècles va dans le sens d'un raisissment, d'un rétrécissement, ou d'un orientation vers le négatif ou le désagréable ?
Est-ce toujours ? Je ne sais.
Si vous avez des exemples de mots qui se sont bonifiés, ouverts, précisés et enrichis, je vais les regarder ...
Ainsi, je pourrais illustrer l'adage :
"Quand on est jeune et lourd,
on en apprend tous les jours"
entendu d'une délicieuse ville dame, toute menue, (trente-cinq kilos tout mouillé !) quand elle entendait quelque chose d'inédit pour elle.
Merci de ce que vosu avez soulevé dans votre réponse.
Bonne semaine à vous,
Glycéra