Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=974129
images/icones/marie.gif  ( 974129 )12/02 Les Sept Saints Fondateurs de l’ordre des Servites par ami de la Miséricorde (2024-02-12 09:12:49) 



Les Sept Sts Fondateurs de l’ordre des Servites

DE LA « LEGENDA » DES ORIGINES
DE L’ORDRE DES SERVITEURS DE SAINTE MARIE


(Nn. 15. 26-27. 16-19. 21. 30. 41. 48. 44 passim: Monumenta OSM I, pp. 71 et ss.
Trad. française de f. Alessio M. Rossi, OSM, Ayer's Cliff 1984, pp. 39 et ss. passim)


On doit savoir que dans la province de Toscane, en la ville de Florence, il y eut sept hommes,
dignes de grand honneur et respect, que notre Dame, pour les avoir unis comme les sept étoiles
Pléiades au cycle d’Arthur (cf. Jb 38, 31), donna origine à son Ordre et à celui de ses Serviteurs.

Personne d’entre eux ne survivait lors de mon entrée dans l’Ordre, à l’exception de frère Alexis. Il a
plu à notre Dame de faire survivre ce frère Alexis jusqu’à cette époque, pour que, par son récit
même, il me fût donné de connaître l’origine de notre Ordre.

Donc, pour ce qui est de la vie même de frère Alexis, comme j’ai pu le constater de mes propres
yeux, elle était telle que, non seulement elle nous émouvait tous par son exemple, mais elle reflétait
aussi sa grande sainteté et, par incidence, l’état même de l’excellente perfection religieuse de ses
compagnons.

L’état de ces hommes, avant de se réunir pour donner origine à notre Ordre, eut quatre facettes.
C’est leur rapport à l’Église qui vient en premier lieu.

Certains d’entre eux, pour vivre la chasteté perpétuelle, ne s’étaient pas mariés, d’autres au
contraire s’étaient engagés dans le mariage et d’autres, finalement, furent libérés des liens
matrimoniaux par la mort de leurs épouses.

Le second état qu’ils vécurent avant leur regroupement fut en rapport au bien commun de la société.
C’est ainsi que l’on retrouve nos sept hommes, avant leur union, occupés dans le commerce, par
l’échange et les transactions des biens terrestres. Mais, dès qu’ils trouvèrent la perle précieuse, ou,
mieux encore, qu’ils connurent de notre Dame le moyen d’acquérir cette perle, à savoir notre Ordre,
non seulement, après avoir vendu leurs biens, ils en distribuèrent le prix aux pauvres, conformément
au conseil évangélique, mais ils s’engagèrent également d’un cœur joyeux à servir fidèlement leur
Seigneur et leur Dame.

Quant à leur troisième état maintenant, avant même la naissance de l’Ordre, il est en rapport à leur
dévotion et honneur envers notre Dame.

En effet, il existe à Florence une certaine Société en l’honneur de la Vierge Marie, instituée depuis
fort longtemps, et qui, par son ancienneté et le nombre des hommes et des femmes qui y sont
associés, s’appelle à juste titre Société Majeure de Notre-Dame.

C’est à cette Société Majeure qu’étaient associés, en qualité de principaux dévots de notre Dame,
nos sept hommes, avant leur regroupement qui donna origine à notre Ordre.

Le quatrième état de vie, avant le début de l’Ordre, regarde leur propre perfection.
Ils aimaient Dieu au-dessus de toutes choses par l’offrande de toutes leurs actions, en plus de l’avoir
honoré par toutes leurs pensées, paroles et œuvres.

Mûs par cette inspiration divine, afin de pouvoir réaliser au plus tôt leur regroupement tant désiré,
ils se mirent donc à régler les affaires de leurs propres maisons et familles, ayant eu soin de laisser à
ces dernières le nécessaire voulu et de distribuer le surplus aux pauvres. Finalement, pour être
soutenus dans leur idéal inspiré par Dieu, ils s’adressèrent à des hommes de bonne vie et de bon
exemple pour converser sérieusement avec eux afin de recevoir conseil et avis sur leur projet, après
qu’ils eurent manifesté leur état d’âme.

Ils abandonnèrent la maison qu’ils occupaient au début à Florence pour gravir le Mont Senario et
s’y établir: ils y construisirent sur le sommet une petite maison capable de les abriter.
C’est à la suite de cette situation qu’ils commencèrent à comprendre qu'ils avaient été regroupés,
non seulement pour y acquérir et conserver leur sainteté personnelle, mais aussi afin de pouvoir
s’associer d’autres hommes, ce qui permettrait l’accroissement du nouvel Ordre que notre Dame fit
naître par leur entremise.

C’est à partir de ce moment qu’ils commencèrent à en accepter quelquesuns.
Tout cela fut édifié principalement par notre Dame, fondé sur l’humilité de nos frères, construit par
leur décision mutuelle et consacré par leur pauvreté.

Source : servidimaria.net
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 974130 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-02-12 09:23:42) 
[en réponse à 974129]



CHAPITRE XIV

DES SÉCHERESSES ET STÉRILITÉS SPIRITUELLES


1. Humiliez-vous grandement devant Dieu, en la connaissance de votre néant et misère :

« Hélas! qu'est-ce que de moi, quand je suis à moi-même? non autre chose, o Seigneur, sinon une terre sèche, laquelle crevassée de toutes parts, témoigne la soif qu'elle a de la pluie du ciel ; et cependant le vent la dissipe et réduit en poussière. »

2. Invoquez Dieu et lui demandez son allégresse:

«Rendez-moi, o Seigneur, l'allégresse de votre salut. Mon Père, s'il est possible, transportez ce calice de moi. Ote-toi d'ici, o bise infructueuse qui dessèches mon âme; et venez, o gracieux vent des consolations, et soufflez dans mon jardin;, et ses siennes affections répandront l'odeur de suavité. »

3. Allez à votre confesseur; ouvrez-lui bien votre coeur; faites-lui bien voir tous les replis de votre âme ; prenez les avis qu'il vous donnera, avec grande simplicité et humilité: car Dieu qui aime infiniment l'obéissance, rend souvent utiles les conseils que l'on prend d'autrui, et surtout des conducteurs des âmes, encore que d'ailleurs il n'y eût pas grande apparence ; comme il rendit profitables à Naaman les eaux du Jourdain, desquelles Elisée, sans aucune apparence de raison humaine, lui avait ordonné l'usage.

4. Mais après tout cela, rien n'est si utile, rien si fructueux en telles sécheresses et stérilités, que de ne point s'affectionner et attacher au désir d'en être délivré.

Je ne dis pas qu'on ne doive faire des simples souhaits de la délivrance; mais je dis qu'on ne s'y doit pas affectionner, ans se remettre à la pure merci de la spéciale providence de Dieu, afin que tant qu'il lui plaira, il se serve de nous entre ces épines et parmi ces déserts.

Disons donc à Dieu en ce temps-là: « O Père, s'il est possible, transportez de moi ce calice » ; mais ajoutons de grand courage :

« Toutefois, non ma volonté, mais la vôtre soit faite »; et arrêtons-nous à cela avec le plus de repos que nous pourrons; car Dieu, nous voyant en cette sainte indifférence, nous consolera de plusieurs grâces et faveurs; comme, quand il vit Abraham résolu de se priver de son enfant Isaac, il se contenta de le voir indifférent en cette pure résignation, le consolant d'une vision très agréable et par des très douces bénédictions.

Nous devons donc en toutes sortes d'afflictions, tant corporelles que spirituelles, et ès distractions ou soustractions de la dévotion sensible qui nous arrivent, dire de tout notre coeur et avec une profonde soumission:

« Le Seigneur m'a donné des consolations; le Seigneur me les a ôtées : son saint Nom soit béni ; car persévérant en cette humilité, il nous rendra ses délicieuses faveurs, comme il fit à Job qui usa constamment de pareilles paroles en toutes ses désolations.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde