Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=973790
images/icones/mitre4.png  ( 973790 )Cardinal Roche : le grand retour à Paris par Nemo (2024-02-01 09:38:17) 

Aujourd'hui à 18h00 le cardinal Roche sera à Paris

Former à et par la liturgie

Et il célébrera la messe vendredi à 12h15 à Saint-Joseph des Carmes, l'église proche de l'Institut Catholique.

On y accède soit par la rue de Vaugirard, soit par l'Institut Catholique lui-même.

Peut-être répondra-t-il aux questions de ceux qui y seront.
images/icones/2a.gif  ( 973807 )Est-ce bien utile de lui faire de la pub ?... par vistemboir2 (2024-02-01 14:06:06) 
[en réponse à 973790]

Ainsi qu'à ce colloque, après Traditionis custodes ?...
images/icones/barbu2.gif  ( 973808 )La problématisation par Regnum Galliae (2024-02-01 14:29:40) 
[en réponse à 973790]

si vous ne savez pas ce que cela veut dire, il fallait assister à la conférence d'hier 17h !
Ce matin, vous pouviez méditer sur notre monde "antihistoricisé" !
Ce besoin d'inventer de nouveaux mots n'est pas bon signe...
images/icones/1a.gif  ( 973810 )ce n'est pas un mot nouveau !... par Père M. Mallet (2024-02-01 15:26:29) 
[en réponse à 973808]

https://fr.wiktionary.org/wiki/problématisation

Action de problématiser, pose d'un problème en vue de son analyse.

images/icones/1a.gif  ( 973812 )Le grand mot par Rémi (2024-02-01 15:40:52) 
[en réponse à 973810]

de la découverte de la philo en terminale. Variante de "dégager la problématique" ...

Souvenirs souvenirs ...
images/icones/fleche2.gif  ( 973816 )verba parienda sunt imponendaque nova rebus novis nomina par Lycobates (2024-02-01 16:08:18) 
[en réponse à 973808]

comme le disait, je crois dans De finibus, si ma mémoire désormais défaillante ne me trahit pas, le bon vieux Cicéron, qu'on ne saura jamais assez nocturna versare manu, versare diurna.

Nova parere et rebus novis imponere nomina, bien entendu, si le génie de la langue n'en est pas offensé, on le peut, et on le doit, s'il le faut.

Parlant du latin plus moderne, tous les Cicéroniens des âges révolus, depuis le XVe, ne l'ont pas toujours accepté de bon gré, et je les comprends parfois, si l'on lit certaines choses, puisque je suis de ceux que les Patres purpurati (qu'ils reposent en paix), magis arrident que les Cardinales.
images/icones/3f.gif  ( 973817 )correction par Lycobates (2024-02-01 16:17:02) 
[en réponse à 973816]

quand on mélange des langues on s'embrouille !

puisque je suis de ceux que les Patres purpurati (qu'ils reposent en paix), magis arrident que les Cardinales.


lire: je suis de ceux à qui
images/icones/carnet.gif  ( 973820 )[réponse] par Regnum Galliae (2024-02-01 17:03:16) 
[en réponse à 973816]

quelles sont les "rebus novis" qui justifieraient un néologisme aussi laid ?
images/icones/1a.gif  ( 973830 )ah! par Lycobates (2024-02-01 23:23:52) 
[en réponse à 973820]

Vous posez les bonnes questions.
Dans une langue moderne comme le français actuel, les res novae seraient le souci de concision et d'abstraction qui va de pair avec la complexité croissante des réalités à définir ou à nommer, et qui réclamerait un terme abstrait de ce type, absente dans la langue plus ancienne.
Le français comme la plupart des langues modernes, qu'elles soient romanes ou germaniques, est devenu d'une abstraction toujours croissante.
Si comme moi vous aimez comparer en les parcourant les éditions successives de dictionnaires de langues modernes (je conçois qu'il y a plus gai à faire), vous le constaterez.

En latin classique, si l'on veut écrire ou parler un classique correct (mais certains latinistes, j'en connais, écriraient sans états d'âme "problematizatio", brrrrrr), on concrétiserait l'énoncé, on ne l'abstrairait pas. On ne dit pas "le froid", frigus, on dit frigora, "les froids". Si je dis en français, les froids de cet hiver m'ont importuné, on me regarde bizarrement, mais en latin, agreste Latium !**, c'est correct, frigora hornotina mi displicuerunt, on privilégie le concret sur l'abstrait et le style verbal sur le style nominal. Ainsi, on ne dit pas "transformatio rei", mais "res transformatur". On ne dit pas "exstant differentiae linguarum" ou pire "differentiae linguisticae", mais "linguae inter se differunt".

Ainsi César a écrit :
Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam, qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur. Hi omnes lingua, institutis, legibus inter se differunt.


Il n'a pas écrit :

Divisio administrativa totius areae Gallicae nititur in tripertitione. In una regione habitant Belgiceloquentes, in altera Septentrioaquitani, in tertia illi, qui sua nomenclatura Celtarum, nostra Gallorum nomen habent. Inter hos omnes exstant differentiae linguisticae, morales, legislativae.


même si l'on peut lire ce genre de choses sous la plume de latinistes moins exigeants des derniers deux cents ans.

(Je dois cet exemple à un excellent philologue de Varsovie, Konrad Kokoszkiewicz, auteur aussi des Vocabula computatralia, très utiles pour les cool kids romains)

Pour "problematizatio", je mettrais en latin "studium (modus, ratio) rerum (rei) difficultatis enodandae (exponendae, describendae)", ou quelque chose dans ce genre, selon le contexte. Le contexte prime et dicte l'énoncé concret, mais il n'y a pas de terme abstrait qui s'impose (et s'adapte) à tout contexte.
Voilà la différence.

** Le père Springhetti dit tres justement dans ses Institutiones stili Latini, Rome 1954, p. 161 : Cum enim populus romanus fuerit imprimis industrius et parum ad contemplationem proclivis, contendebat, quae cogitabat, veluti oculis manibusque attingere. Hinc latinae linguae raritas verborum "abstractorum", et, contra, mira constructionum verbalium copia.
images/icones/1d.gif  ( 973841 )Ben ça valait la peine de venir à la messe par Ptitlu (2024-02-02 15:00:21) 
[en réponse à 973790]

Sous les ors et les peintures de la civilisation de la messe traditionnelle.

Un peu avant le début de la messe, un grand type en blanc (un prêtre, donc) et deux en gris s'approchent du missel à côté de l'autel et ils font un grand pas en arrière comme s'ils avaient vu le Diable et commencent à chuchoter entre eux. Après quoi il y avait un étudiant je pense qui à ce moment même prend en photo le choeur, et ils sont allés lui demander d'effacer ladite photo !

Bon après quoi la procession d'entrée, en mode "la flamme de la liturgie nouvelle s'allume mal et s'éteint tout de suite", deux portes clés qui ont passé la messe à surveiller les fidèles et un 3e juché sur la chaire à zyeuter tout le monde - à la recherche sans doute du commando qui allait faire comme l'alliance st Michel illo tempore, l'orgue faisait des couacs, la chorale des fausses notes - mention spéciale à la soliste trois tons à côté à chaque envoi, aïe mes oreilles, - l'homélie (pas par Roche) a fait cinq minutes montre en main, pour faire comprendre en gros que ladite liturgie, moitié Kyriale, moitié chants modernos, c'était l'aboutissement de leur colloque.

Bah ils n'ont pas été déçus. Le gloria à peine suivi par l'assistance, le psaume 23 la chorale en a pris un couplet sur quatre, le chant de sortie ils l'ont oublié, en revanche là où Roche a été fort, c'est réussir à faire chanter à une assemblée de chrétiens issus du Concile le notre père en latin.

Ça valait certainement la peine de faire la guerre aux tradis pour ça, votre Éminence (qui parle français, donc est à même de le lire).

Bref, ça se dit Roche mais c'est que du sable.

Ça valait certainement