Le Forum Catholique
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( 973617 )
Une série d'articles d'explication détaillée du rôle des servants de messe par GuillaumeTel (2024-01-27 18:17:20)
L'association Esprit de la Liturgie (qui avait déjà été évoquée
ici), viens d'achever la publication d'une série d'article décrivant très précisément les fonctions des servants de messe à la Messe Chantée (avec encensement) dans le rite traditionnel.
Comme ce sont des explications qui m'ont souvent été demandées par des amis, j'ai réalisé pour cette association ces articles, en m'appuyant sur les textes du Père Louis Stercky, ainsi que sur mon observation des coutumes des diverses paroisses où j'ai pu assister à la messe.
Vous retrouverez donc les fonctions
- du
cérémoniaire
- des
acolytes
- et du
thuriféraire
Vous trouverez aussi d'autres articles liés à la liturgie traditionnelle, comme
ici la description des vêpres chantées ou
ici de la messe basse, mais aussi à la
préparation des ornements du prêtres ou de
l'autel pour la messe.
N’hésitez pas à me faire vos retours, je suis ouvert à la critique (oui c'est rare mais ça existe) et prêt à modifier mon travail pour l'améliorer
Bonne entrée dans le temps de la septuagésime. Laus tibi, Dómine, Rex ætérnæ glóriæ !

( 973618 )
Bizarrerie par Justin Petipeu (2024-01-27 18:33:05)
[en réponse à 973617]
du non-encensement du prêtre après l'Evangile.

( 973621 )
cette question de l'encensement du prêtre à l'évangile fait débat par GuillaumeTel (2024-01-27 18:53:14)
[en réponse à 973618]
La messe chantée avec encensement n'existe pas dans les textes liturgiques officiels, elle est une fusion de la messe chantée et de la messe solennelle, créée pour permettre aux paroisses ne pouvant pas avoir de messe solennelle pour la grand messe du dimanche (comme cela était traditionnellement la norme), d'avoir tout de même l'usage de l'encens.
Les règles de cette messe ne sont donc pas fixées aussi précisément que les autres formes de messe.
Je cite ici le passage débattu pour plus de clarté :
La coutume d’encenser le célébrant après l’Évangile doit être abolie, en effet, cette coutume est issue de la messe solennelle, où le diacre qui vient de proclamer l’Évangile rend par ce geste honneur à l’officiant qui l’a missionné pour cette proclamation. Ici, celui qui a missionné le célébrant c’est son évêque, c’est donc lui qu’il faut encenser s’il est présent, mais en aucun cas le célébrant.
On pourrait se dire que cet encensement se faisant à la messe solennelle, il peut se faire à la messe chantée, c'est d'ailleurs ce que font la FSSP et l'ICRSP dans leurs séminaires et leurs paroisses si je ne me trompe pas.
Cependant chaque geste à un sens en liturgie. L'encensement du célébrant après l’Évangile à la messe solennelle a le sens que je décris dans l'article, et ce sens disparaît totalement à la messe chantée. Dans beaucoup de monastère, la coutume était d'encenser le Père Abbé après l'évangile, cela rejoint ce que j'explique par rapport à une éventuelle présence de l'évêque. C'est ce qui se fait dans de très nombreuses chapelles, je pense notamment à la FSSPX, mais également l'IBP me semble t il, et je l'ai vu faire ailleurs. La logique voulant comme je le dis dans l'article que le chantre de l'évangile, qui vient de proclamer l’Évangile rend par ce geste honneur à celui qui l’a missionné pour cette proclamation, ce qu'il ne peut pas faire en son absence.

( 973622 )
Des encensements par Candidus (2024-01-27 18:53:20)
[en réponse à 973618]
Si un catholique des années 50 ou d'avant assistait à une de nos grand-messes dominicales, il serait très surpris par nos encensements. Avant les années 60, on n'encensait JAMAIS lors d'une messe chantée, les encensements étaient réservés aux messes solennelles avec diacre et sous-diacre. Cette nouveauté est, je crois, une réforme de 1965.

( 973623 )
Encensements par Montes Gelboe (2024-01-27 20:50:39)
[en réponse à 973622]
Souvenir des années 1955 : les encensements y compris pour le célébrant après l’evangile se faisaient aux messes chantées, assez souvent les dimanches, mais toujours au fêtes,
Les encensements pendant le magnificat des vêpres etaient toujours faits les dimanches et les fetes.

( 973627 )
Indult ? par Candidus (2024-01-27 22:17:58)
[en réponse à 973623]
Je crois que les encensements à une messe chantée étaient conditionnés à l'obtention d'un indult. Après, peut être que certains prêtres s'en passaient, mais je peux vous dire qu'en Italie, avant guerre, les encensements lors d'une messe chantée n'étaient jamais pratiqués, je le tiens de mes grands-parents piémontais.

( 973628 )
Je crois que vous vous trompez par Justin Petipeu (2024-01-27 22:53:07)
[en réponse à 973622]
L'encensement du célébrant même aux messes chantées était la règle.
Et même dans le NOM selon Denis Crouan, il est prévu. J'ai moi-même servi une msse NOM en latin, face à Dieu, grégorienne, etc...et l'on encensait le célébrant après la lecture de l"Evangile.
Je crois que seul le rite de 1962 a omis cet enscensement.

( 973634 )
Je crois que vous vous trompez par AVV-VVK (2024-01-28 18:37:39)
[en réponse à 973628]
25.
Il en va de même avant la proclamation de l’évangile : le diacre, ayant reçu l’encensoir de la main du thuriféraire ou du cérémoniaire à sa droite, encense de trois coups l’évangéliaire ouvert tenu ou posé devant lui, dirigeant l’encensoir d’abord droit devant lui, puis vers sa gauche, enfin vers sa droite. [39]
Et aussi: 24.
Le célébrant est encensé à l’autel, de trois coups, par le diacre, aussitôt après l’encensement des oblats et de l’autel à l’offertoire [33] ; l’officiant, à son siège, également de trois coups, par le premier assistant, lorsqu’il y revient après l’encensement de l’autel au Magnificat ou au Benedictus. En l’absence du diacre ou de l’assistant, le célébrant ou l’officiant est encensé aux mêmes endroits par un servant.
Source: cérémoniaire.net/guide

( 973637 )
Pénible par Meneau (2024-01-28 21:13:46)
[en réponse à 973634]
L'encensement de l'évangéliaire n'a rien à voir avec le sujet.
Ensuite vous citez le Missale Romanum 2002 pour une rubrique concernant l'offertoire. En quoi Justin se trompe-t-il donc lorsqu'il parle de l'encensement du célébrant après l'Evangile ?
Pour trouver un semblant de réponse, il faut se reporter à la note de bas de page (33) :
Les livres classiques décrivent aussi son encensement par le diacre à la suite de l’encensement de l’autel à l’introït, et de son baiser du texte de l’évangile après son annonce par le diacre. Ces encensements sont absents des livres rénovés. On remarquera que lorsque, à défaut du diacre, le célébrant doit lui-même annoncer l’évangile, il ne devrait pas être encensé à la suite, selon Ritus Servandus 1961/1962 (VI n. 8) : effectivement, en ce cas, le rôle du prêtre est momentanément celui du diacre plutôt que celui du célébrant.
Et ... on y voit que Justin ne se trompe pas concernant 1962
Si vous pouviez arrêter les hors-sujets, ça m'éviterait du boulot de modération, merci !
Cordialement
Meneau

( 973638 )
Que dit alors Justinpeu ? par AVV-VVK (2024-01-28 21:31:40)
[en réponse à 973637]
Et même dans le NOM selon Denis Crouan, il est prévu. J'ai moi-même servi une msse NOM en latin, face à Dieu, grégorienne, etc...et l'on encensait le célébrant après la lecture de l"Evangile
Lui-même se réfère à une "messe NOM".

( 973639 )
Justin Petipeu... par AVV-VVK (2024-01-28 21:37:24)
[en réponse à 973638]
Faute corrigée

( 973641 )
Ah oui ok par Meneau (2024-01-28 21:40:05)
[en réponse à 973638]
mais au cas où vous ne le sauriez pas encore, la façon dont le NOM est bien ou mal célébré, on s'en fiche un peu ici.
Mais ok, la note de bas de page que vous ne citiez pas indique bien que Justin ou le célébrant pour qui il servait la messe se trompe concernant le NOM.
Cordialement
Meneau

( 973677 )
Des encensements à la messe chantée par Nemo (2024-01-29 18:57:24)
[en réponse à 973617]
Selon la norme la messe chantée est célébrée avec deux servants.
Il n'y a ni chandeliers, ni encens, ni cérémoniaire.
Les encensement sont réservés aux messes solennelles, c'est à dire avec diacre et sous-diacre.
Actuellement aux sports d'hiver je n'ai pas ma bibliothèque liturgique sous la main donc pas les références précises que je pourrai retrouver si nécessaire de retour à Paris.
Les diocèses de France ont demandé et obtenu un indult autorisant l'usage de l'encens (et la présence du thuriféraire) à la messe chantée. Et ce bien avant les années 60. Cet indult n'est valable que pour les fêtes solennelles et c'est un abus que de l'étendre aux dimanches. Mais l'usage peut se prévaloir maintenant d'une coutume contra legem.
L'usage des chandeliers d'acolytes en revanche n'est attesté par aucun texte. Là aussi il s'agit d'un abus légitimé par une coutume, comme la présence d'un cérémoniaire.
En effet on ne devrait pas encenser le célébrant qui vient de chanter l'évangile, et vient de remplir de ce fait la fonction de diacre. Il s'agit d'un usage généralisé que la disparition d'experts en liturgie (et de son enseignement) a permis.
Il y a de mauvais usages qui apparaissent. Je pense par exemple à celui du claquoir dans trop d'endroits, aux fidèles qui répondent avec les ministres du choeur à la messe chantée etc.

( 973704 )
C'est grave docteur ? par Roger (2024-01-30 12:06:42)
[en réponse à 973677]
Vous écrivez
"Il y a de mauvais usages qui apparaissent. Je pense par exemple à celui du claquoir dans trop d'endroits, aux fidèles qui répondent avec les ministres du choeur à la messe chantée etc."
Je me demande bien ce que vous pourrez dire des bénédictions du cardinal Tucho...

( 973705 )
Question de crédibilité par Meneau (2024-01-30 12:17:10)
[en réponse à 973704]
C'est vrai que c'est sans commune mesure en matière de Foi avec les errements doctrinaux de Tucho.
Mais si on prétend refuser le NOM, il importe de se conformer aux rubriques du VOM sans inventer une nouvelle liturgie parallèle propre.
Cordialement
Meneau

( 973706 )
L'exemple du Confiteor par Fenestri (2024-01-30 12:22:23)
[en réponse à 973704]
J'avais lancé un fil il y a quelques temps, sur un sujet déjà abordé, à savoir le Confiteor. Cela avait provoqué une
riche discussion...
J'aurais pu étendre la question aux prières au bas de l'autel, mais ne voulant pas déclencher d'affrontement généralisé...
Plus globalement, l'argument du "ce n'est pas grave" n'est pas recevable. Pour le meilleur (le cadre, la structure, la richesse et l'humilité demandée au prêtre, même si l'orgueil peut toujours se glisser !) et pour le pire (le rubricisme), le VOM et une affaire de rubriques.

( 973720 )
Le site Salve Regina dit le contraire par Justin Petipeu (2024-01-31 07:09:43)
[en réponse à 973677]
Le MC reste au côté gauche du célébrant, répond au Dominus vobiscum et, en se signant, au Sequéntia sancti Evangélii secundum... MC récupère alors l'encensoir que lui apporte le thuriféraire, baise le haut des chaînes, la main droite du célébrant, et lui donne le haut des chaînes dans la main gauche. MC s'incline avec le célébrant, avant et après l'encensement du missel ; une fois le missel encensé MC récupère l'encensoir (avec les baisements liturgiques) et le rend au thuriféraire qui retourne à sa place. MC reste à gauche du célébrant afin de tourner éventuellement les pages.
A la fin de l'Evangile seul MC répond Laus tibi Christe, et, tandis que les acolytes se retirent immédiatement pour reposer leur cierge à la crédence, MC rejoint le thuriféraire puis ils s'inclinent profondément, MC encense le célébrant de trois coups doubles, rend l'encensoir au thuriféraire qui retourne à la sacristie.
Ici

( 973722 )
De même par Justin Petipeu (2024-01-31 08:02:51)
[en réponse à 973677]
Lorsque le célébrant chante initium…, il donne l’encensoir au cérémoniaire et le reprend ensuite. Pendant le
chant de l’évangile, il balance son évangile (pas plus de 45°). Après le chant de l’évangile, il ferme
l’encensoir et le donne au cérémoniaire. Puis tous deux s’inclinent profondément avant et après
l’encensement du célébrant. Le thuriféraire reprend ensuite l’encensoir, génuflecte devant les acolytes en bas
de marches et va reposer son encensoir derrière l’autel puis regagne sa place pendant le sermon.
null
"PAROISSE SAINT EUGENE – LA FONCTION DU THURIFERAIRE A LA MESSE CHANTEE "

( 973724 )
Pas plus de 45° hein ! par Meneau (2024-01-31 08:57:32)
[en réponse à 973722]
des fois que ça retombe sur un fidèle, on sait jamais.
il balance son évangile (pas plus de 45°)
Cordialement
Meneau

( 973723 )
De même par Justin Petipeu (2024-01-31 08:13:56)
[en réponse à 973677]

( 973737 )
Déjà en 1859 la décadence avait commencé par Roger (2024-01-31 12:18:08)
[en réponse à 973723]
C'est probablement cela