Le Forum Catholique
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( 973635 )
ENQUÊTE. Les écoles catholiques « tradis » en Bretagne : un enseignement qui pose question par Francis Dallais (2024-01-28 20:06:32)
Article paru aujourd'hui sur le site de Ouest France Bretagne.
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( 973645 )
« Sans caricatures, ni images pieuses » par Luc de Montalte (2024-01-29 00:10:14)
[en réponse à 973635]
Dixit la
présentation. Décidément c'est la saison, après la cabale médiatique contre Stanislas.
Une première partie n'apporte pas grand chose comme information à part que ces écoles ont besoin d'argent pour fonctionner… Incroyable. Une seconde partie joliment intitulée « Un enseignement et des méthodes qui posent question » ne repose pas sur grand chose et tente surtout d’attaquer l’enseignement libre :
Depuis quelques années, le ministère de l’Éducation nationale essaie pourtant de durcir les modalités d’inspection des écoles privées hors contrat. Il se heurte à une levée de boucliers des intéressés. Dans une lettre adressée « aux amis et aux bienfaiteurs » de la Fraternité Saint-Pie X écrite en juin 2023, l’abbé Benoît de Jorna, supérieur du district de France, fustige « les exigences toujours accrues de l’État en ce qui concerne le contenu même de l’enseignement[…] Les exigences brident considérablement la liberté pédagogique. Ces contraintes étatiques croissantes sont fort gênantes pour une éducation chrétienne de la jeunesse. »
(…) Comment mieux encadrer ces établissements ?
Dernière surprise et non la moindre : la réécriture de l’Histoire proposée dans certains manuels d’histoire de France, comme celui Anne de Mézeray, utilisé dans quatre établissements bretons. « Enfin un manuel d’Histoire qui n’est plus rédigé par des historiens à la botte des révolutionnaires et de leurs descendants », peut-on lire dans le catalogue de la maison d’édition (Œuvre scolaire Saint-Nicolas).
Face à ces dérives, comment mieux encadrer ces établissements hors contrat ? « Il faudrait passer d’un régime de déclaration lors de l’ouverture d’une école hors contrat à un régime d’autorisation, comme cela existe pour l’instruction en famille », estime, par exemple, le Comité national d’action laïque (Cnal), auteur d’un rapport sur le sujet.
Et selon le Cnal, le projet pédagogique de l’établissement devrait faire partie du dossier d’autorisation d’ouverture. Concernant les contrôles réalisés après la première visite, il y a aussi des progrès à faire. « Actuellement, environ 20 % des contrôles sont inopinés. Pour les autres, les établissements ont plusieurs semaines pour s’y préparer. »
Les crimes reprochés à ces écoles ?
Sollicités par la rédaction, plusieurs de ces établissements scolaires hors contrat ont refusé de répondre à nos questions sur ce sujet. « Sachez que nous obtenons chaque année un taux de réussite proche des 100 % au baccalauréat, nous a répondu un directeur de collège. Écrivez-le dans votre article. » Dont acte.
La consultation des sites internet de ces établissements et de plusieurs ouvrages scolaires que nous avons pu nous procurer nous donne toutefois un petit aperçu du contenu de l’enseignement dispensé. Morceaux choisis. Au collège Notre-Dame des Flots à Brest (Finistère), les parents sont prévenus que « la doctrine chrétienne est intimement unie à toutes les matières profanes en les imprégnant profondément ».
Au Cours Charlier à Nantes (garçons), « les cours de SVT (Sciences de la vie et de la Terre) suivent les programmes de l’Éducation nationale, mais toujours en adéquation avec la morale chrétienne… Quant à la formation affective et sexuelle, elle doit être abordée à la lumière de la morale catholique. » Toujours sur les cours de SVT, le témoignage de cet ancien élève du même collège est surprenant : « J’ai découvert que les pages consacrées à la reproduction avaient été coupées au cutter… »
Isabelle (prénom d’emprunt), ancienne élève du Cours Saint-Anne à Guingamp, tenue par les Dominicaines de Franjeaux, se souvient : « Je garde un très bon souvenir de mon passage à Sainte-Anne, raconte-t-elle. Les sœurs ne transigeaient pas avec l’ordre et la discipline, mais l’ambiance était excellente. Je me souviens que l’une d’entre elles m’a dit un jour : “Notre but n’est pas de former des femmes qui brillent ou réussissent dans le monde, mais d’éduquer des femmes chrétiennes. Petite fille aujourd’hui… Femme forte demain”. » Pour la petite histoire, Isabelle est aujourd’hui devenue avocate.
PS : L'article est accessible via europresse, site accessible avec une carte lecteur BNF.

( 973647 )
Merci. par Maneguen (2024-01-29 08:26:33)
[en réponse à 973645]
Le meilleur investissement réalisé par notre famille, malgré des sacrifices financiers très importants pour règler les factures vu notre faible revenu, est d'avoir scolarisé nos filles dans le hors contrat. Nous en récoltont aujourd'hui les fruits : Deo gratias !
La liberté dans ce domaine pour les familles est toujours plus limitée. Nous avons des amis qui ont carrément envoyé un fils aux Etats-unis dès la 3ième pour cette raison (et aussi pour la maîtrise de l'anglais bien entendu)... mais ils ont les moyens, et puis quelles conséquences pour le lien avec leur enfant ?
Le collège ND des flots de Brest se porte bien et prépare maintenant une école primaire en complément avec une autre école catholique Hors Contrat ND de Rumengol située à l'ouest de la ville donc il ne devrait pas y avoir trop de "concurence".

( 973648 )
Absolument par Luc de Montalte (2024-01-29 11:28:54)
[en réponse à 973647]
Ces polémiques prouvent effectivement que l'Église catholique a eu tort d'accepter le contrat avec l'État en 1960. Cela n'a permis que de laïciser l'enseignement catholique (ainsi reproche-t-on à Stanislas de prodiguer un enseignement catholique et on sait que malheureusement en effet beaucoupd'établissements sous-contrat ont beaucoup abandonné sur ce plan !) et de fragiliser l'enseignement libre, hors-contrat. Ces polémiques absurdes auraient moins de prises aujourd'hui.
Encore une réalisation formidable du colonel de Gaulle soit dit en passant pour les grincheux.

( 973650 )
Je ne sais pas par Ptitlu (2024-01-29 12:36:52)
[en réponse à 973648]
Dans quel monde vous vivez. C'est comme pour la loi de 1905, l'Eglise est bien contente et met un cierge pour ces deux cadres légaux tous les jours que Dieu fait.
Mais bon, vous jugez bien de l'état du droit d'un pays à la lumière d'UN arrêt (je voudrais vous y voir en droit du travail, tenez).

( 973652 )
Dans un monde… par Luc de Montalte (2024-01-29 13:24:14)
[en réponse à 973650]
… où je ne parle pas aux personnes de votre espèce. Je ne comprends pas qu’on vous laisse vous exprimer sur ce forum.
À bon entendeur.

( 973653 )
En 1959... par Pétrarque (2024-01-29 13:56:15)
[en réponse à 973648]
...le salaire des maîtres de l'Enseignement libre était de 50% inférieur à celui des maîtres du Public...
Donc, tant que les congrégations enseignantes avaient des vocations, cela pouvait tenir, mais, à l'orée des années 60, ça ne tenait déjà plus.
En plus, le Public n'avait pas la couverture suffisante pour répondre à tous les besoins dans le contexte du baby-boom et de la massification qui s'annonçait.
Donc le Public avait besoin du Privé, et le Privé avait besoin de l'Etat.
Aujourd'hui, je ne vois clairement pas comment on pourrait scolariser tous les élèves à l'âge sans le système des contrats, ni comment les salaires du hors contrat pourraient subvenir aux besoins des professeurs éventuellement motivés qui auraient charge de famille.
Cela dit, je vous rejoins quant au constat sur le niveau de catholicisme de la plupart des écoles privées sous contrat...

( 973655 )
Tout à fait d'accord cher Petrarque par Roger (2024-01-29 14:39:56)
[en réponse à 973653]
D'ailleurs le coût politique de ce soutien aux catholiques fut lourd car la loi Debre a provoque la fin de l'union nationale de 1958 et la sortie du gouvernement des ministres SFIO.

( 973664 )
1959: un autre temps par Germanicus (2024-01-29 15:59:30)
[en réponse à 973653]
Je suis d accord. Ma mère me disait que les religieuses de son ancienne école attendait l accord car les fidèles donnaient moins,les charges etaient là et...le public vivait bien!
Actuellement les programmes sont à refaire,le niveau de catéchèse bas..et la volonté ainsi que les personnes pouvant y oeuvrer absentes.
Le HC tient financièrement tant que les gens peuvent payer.Avoir un vrai professeur en face de soi et TOUTES les matières ne me choque pas.Pourquoi elliminer chez les
Dominicaines tous ces savoirs? Ce n etait pas le cas en 1959 ni avant! On instruisait et visait aussi le meilleur.Faire des Chrétiennes et acquérir un savoir est compatible. Idem chez les garçons.
Dieu merci les écoles tradies en 2024 semblent ne pas se contenter du "grosso modo" des années 80 mais ont un enseignement de qualité dans la plupart des matières ,voir toutes.
Le 100 pour cent au bac n a plus aucun sens par contre

( 973654 )
si le niveau catéchétique du sous-contrat par jejomau (2024-01-29 14:21:02)
[en réponse à 973648]
Laisse à désirée, c'est d'abord de la faute des parents qui se moquent comme de l'an quarante très souvent de cette proposition qui leur faite pour leurs enfants ! (Dans le hors-contrat c'est obligatoire.)
C'est aussi, en ce qui concerne mon avis, de la faute de l'église de France qui a abandonné les cours de caté pour s'en remettre aux institutions scolaires (Cf. d'ailleurs a contrario les conflits récurrents entre certains évêques et les ED qui, eux, pratiquent une pastorale différente)
Rien à voir avec les contrats passés entre l'État et ces établissements
Comme d'habitude vous mélangez tout et ne souffrez surtout pas la contradiction

( 973658 )
La faute est collective par Fenestri (2024-01-29 14:55:37)
[en réponse à 973654]
Ça ne sert à rien de dire "d'abord, ensuite, enfin". La situation du sous-contrat dépend des diocèses, des parents et des directeurs. Mais pour que les directeurs aient les mains libres, il faut aussi qu'ils aient des professeurs dans leur ligne. Or on ne peut pas disposer (dans les deux sens du terme) de professeurs en claquant des doigts. D'où la situation où un directeur d'école privée franchement catholique est obligé de composer avec toute une frange de ses profs, gentiment anticléricaux, en s'appuyant sur quelques (jeunes) recrues "décomplexées" issues de la génération 90/2000 pour tenter, tant bien que mal, de limiter la casse. Donc la pénurie de vocations de profs fait du mal à l'enseignement catholique. Or des parents cathos qui ne veulent pas que leurs enfants fasse un métier précaire comme professeur, il y en a quelques uns, soit dit en passant...
Que de nombreux diocèses aient abandonné une catéchèse sûre d'elle, c'est un fait. Là aussi, plusieurs explications possibles : la peur de la stigmatisation en n'honorant pas le contrat d'association avec l'Etat ; et, hélas, la mentalité moderne(iste) qui consiste à ne surtout pas risquer de tomber dans le "prosélytisme", auquel je mets des guillemets, car leur définition n'est pas celle du dictionnaire...
Le hors-contrat n'est pas la solution miracle et certains oublient qu'il représente un coût financier qui peut être insurmontable pour certaines familles, notamment nombreuses ; et que le maillage du hors-contrat de qualité n'est pas encore suffisant pour satisfaire tout le monde.
Bref, la question de l'école est complexe et je suis sûr que les liseurs qui sont dans l'enseignement pourront davantage développer le sujets et mettre un peu de nuance dans les jugements à l'emporte-pièce.

( 973660 )
Hors contrat par Roger (2024-01-29 15:31:43)
[en réponse à 973658]
Pas nécessairement très cher...si les enseignants acceptent d'être mal payés...par exemple des retraités etd3s mères de famille...la bonne volonté est assurée mais pas forcément l'expérience pédagogique...heureusement le niveau des examens d'état est bas...

( 973662 )
[réponse] par jejomau (2024-01-29 15:44:57)
[en réponse à 973660]
Non,non cela est juste possible pour le Primaire ( mamans qui enseignnt).. et encore !

( 973667 )
Pas du tout par Roger (2024-01-29 16:14:41)
[en réponse à 973662]
J'ai plusieurs exemples de collèges en tête..

( 973661 )
finalement nous sommes bien d'accord par jejomau (2024-01-29 15:39:48)
[en réponse à 973658]
Votre 1° paragraphe : entièrement d'accord avec vous. On pourrait même rajouter encore quelques paramètres
Votre 2° paragraphe : c'est la politique de l'enfouissement de l'église qui a fait tant de mal pendant des décennies. Je ne renie donc pas mon propre propos lapidaire sur le sujet dans mon post en soulignant toutefois que ça a quand même changé en bien
Votre 3° paragraphe : oui.. ausi !

( 973666 )
Oui et non... par Pétrarque (2024-01-29 16:12:12)
[en réponse à 973658]
La situation du sous-contrat est nécessairement à appréhender dans sa globalité, et cela tient surtout dans la marge de manoeuvre dont il dispose face aux orientations les plus problématiques de l'Education nationale.
La loi Debré, qui a mis en place le système des contrats en 1959, préserve le "caractère propre" des établissements catholiques, en ce qu'elle ne les soumet pas aux obligations de neutralité de l'enseignement public, sauf pour les heures de cours, qui sont financées par l'Etat.
En effet, les maîtres du Privé, intégralement soumis aux obligations de leur statut d'agents publics (loi Censi), ne peuvent en aucun cas -sur leurs heures de cours- faire mention (et encore moins promotion) d'un attachement déclaré à une foi ou à un culte particuliers.
Cela va être réservé aux heures hors contrat, ou aux heures dévolues à la catéchèse (ou à la pastorale), acceptées dans le cadre du "caractère propre" susdit.
La loi Debré stipule également que la liberté de conscience des élèves doit être respectée, puisqu'elle prévoit aussi que les établissements privés soient ouverts à tous les élèves "sans distinction de religion".
Autrement dit, la non-profession de la religion catholique ne suffit pas à disqualifier la candidature d'un élève, tant que ses parents s'engagent à respecter le projet éducatif de l'établissement.
C'est ainsi qu'en un peu plus de 60 ans, l'enseignement catholique est devenu, dans la plupart des cas, un système éducatif alternatif au Public (meilleur encadrement, discipline plus rigoureuse, meilleurs résultats car liberté de choix des dossiers sur des critères de niveau...) qui attire un nombre croissant de famille, mais, comme lesdites familles sont le plus souvent assez éloignées de l'Eglise, la part des élèves catholiques y est de plus en plus réduite.
Alternative au Public, donc, mais - de manière hélas de plus en plus générale - de moins en moins de traits radicalement contraires à ceux du Public, au moins dans le contenu des enseignements...
Quant aux professeurs, le moins que l'on puisse dire est que les pratiquants réguliers n'y sont plus - et depuis longtemps - majoritaires.
Alors oui, dans certains établissements privilégiés, l'empreinte catholique demeure encore assez forte, mais, dans la mesure où les heures de catéchèse sont généralement facultatives après la 4e, elle tient à un fil qui se révèle de plus en plus mince.
Ce qui se passe à Stanislas est, je le crains, le signe annonciateur d'autres initiatives similaires.
Et, question hors-contrat, il n'y a pas actuellement de solution pour payer décemment les professeurs qui y enseignent...

( 973665 )
Vous ne connaissez pas le sujet par Luc de Montalte (2024-01-29 16:05:37)
[en réponse à 973654]
Dès le départ, de nombreux chefs d'établissements hors-contrat, y compris non dépendants de l’Église, ont averti sur ce qui allait arriver. On voit où en est maintenant, à l'heure où la cabale médiatique s’inquiète que des établissements catholiques soient catholiques. L’alignement de l’enseignement catholique sur le sous-contrat n’a permis que de l’affaiblir, de précariser ses enseignants et d’isoler l’enseignement libre hors-contrat subsistant.
Quant à vos attaques ad hominem, je n’ai pas à y répondre.

( 973669 )
Quand même gonflé par Ptitlu (2024-01-29 16:18:36)
[en réponse à 973665]
Dans la mesure où vous n'arrêtez pas les attaques ad hominem quand vous êtes à court d'arguments - et c'est souvent - ou quand on vous met face à votre ignorance et vos limites - c'est plus souvent encore.
Donc effectivement, je me dis que vous devez être bien désoeuvré pour passer votre solitude à couvrir la toile de vos commentaires oiseux voire...en laissant votre IP partout, et je prie pour vous ainsi que pour tous ces octets vainement sacrifiés.
Le bon entendeur vous salue mais lentement, il roule sur la départementale truc vaguement en direction de Paris, avec une remorque de ballots de paille pourris et un de plus sur la fourche, en créant une opération escargot à lui tout seul (c'est lent un tracteur, même moderne). En revanche ça permet de saluer (et de klaxonner) avec Claas.
Pourris... Mais moins que nos politichiens. Pour ma part, je me contente de les passer à un convoi qui lui, monte à Paris, et repartir à la campagne pour en sortir d'autres (avec un telesco à fourches et une teille de Muscadet pas loin c'est pratique), car on en a gros, et ça commence à bien faire.

( 973671 )
vous dites vraiment n'importe quoi! par jejomau (2024-01-29 16:38:32)
[en réponse à 973665]
Cette perle: "l'enseignement catholique sous-contrat... précarise ses enseignants"
Au moins, on voit que vous connaissez le sujet.. autant que vous vous y connaissez sur la Russie !

( 973674 )
Je tâche de préciser plus tard par Luc de Montalte (2024-01-29 17:36:02)
[en réponse à 973671]
Par manque de temps dans les prochains jours, veuillez m’en excuser. C’est un sujet important, je ne comprends pas votre animosité mais je ne vais pas vous laisser dire des absurdités, que vous ayez la bénédiction du faux breton ou non (si vous aviez un peu de jugeote cela devrait vous inquiéter plutôt).
PS : Je ne vois pas le rapport avec la Russie en revanche, merci de ne pas faire dériver les fils, c'est franchement fatigant.

( 973675 )
pfffff... par jejomau (2024-01-29 18:25:45)
[en réponse à 973674]
Voilà, ne réfléchissez pas trop longtemps quand même
Un enseignant du privé relève de la législation spécifique aux enseignants des établissements privés. Mais le déroulement de carrière et la rémunération brutes sont les mêmes que celles des enseignants de l'enseignement public.
Sinon, je n'ai aucune animosité à votre égard, soyez en certain Luc

( 973679 )
Pas exactement... par Pétrarque (2024-01-29 19:23:36)
[en réponse à 973675]
Mais le déroulement de carrière et la rémunération brutes sont les mêmes que celles des enseignants de l'enseignement public.
Non, pas vraiment.
Les professeurs certifiés ou agrégés passent exactement les mêmes concours, qu'ils soient du Public ou du Privé, mais les carrières sont moins avantageuses dans le Privé que dans le Public, où les enseignants sont fonctionnaires, avec les avantages inhérents (mutuelles par exemple).
Les maîtres du Public partent ainsi avec une retraite basée sur leurs six derniers mois d'exercice, tandis que ceux du Privé doivent se contenter d'un calcul sur les 25 meilleures années.
Quant au salaire, si le traitement brut est effectivement identique, il n'en va pas de même pour les cotisations, soit, à la fin une différence nette pouvant atteindre 7%.

( 973651 )
"Le retour en force des « tradis » catholiques" (Ouest-France) par Cristo (2024-01-29 12:55:54)
[en réponse à 973635]
cet article sur les écoles prend place dans un cadre plus large, à partir de cette présentation (Ouest-France du 26/01/2024) qui paraissait honnête.
On apprend des choses intéressantes :
10 000 tradis pour ces 5 départements bretons (O-F n'a pas de pudeur à y insérer les sédévacantistes, nombreux dans l'ouest de la France)
40 lieux de culte
Le retour en force des « tradis » catholiques
À partir de samedi et pendant trois jours, Ouest-France vous propose une enquête sur les catholiques traditionalistes.
En Bretagne et en Loire-Atlantique, quelque 10 000 fidèles qui suivent, au moins une fois par mois, la messe en latin selon l’ancien rite.
Ils rejettent l’Église moderniste et suivent la messe traditionnelle en latin selon le rite de Pie V. Dans leur giron, une quarantaine de lieux de culte. Leur réseau d’œuvres est particulièrement bien structuré : ils ont leurs écoles primaires et secondaires, leurs mouvements de jeunes, leurs pèlerinages, leurs processions, leurs associations caritatives.
Même s’il existe entre eux de sérieuses inimitiés portant sur des points de dogme, les traditionalistes catholiques se portent plutôt bien en Bretagne et en Loire-Atlantique. D’après nos recoupements, on peut estimer à 10 000 le nombre des fidèles qui suivent, au moins une fois par mois, la messe selon l’ancien rite.
Un peu plus de soixante ans après le lancement de Vatican II, il nous a paru intéressant d’enquêter sur cette lame de fond qui fait tanguer l’Église officielle. Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Pourquoi ont-ils choisi la rébellion contre Rome ? Comment sont-ils organisés ? Jusqu’où ira leur détermination ?
Sans caricatures, ni images pieuses
Pour répondre à toutes ces questions, nous avons poussé la porte des chapelles et des églises « tradi », rencontré des prêtres, des fidèles. Interviewé des enseignants, des parents d’élèves, des militants impliqués dans les différents mouvements. Questionné des universitaires, des fonctionnaires de l’Éducation nationale.
Cette enquête ne fut pas toujours facile. Beaucoup de personnes ont refusé de nous rencontrer ou n’ont pas daigné nous répondre. Certaines « sources » ont accepté de témoigner sous couvert d’anonymat. D’autres, enfin, nous ont fait confiance et ont répondu à nos sollicitations.
C’est le survol de cet archipel traditionaliste, aux frontières mouvantes que nous vous proposons à partir de samedi, et pendant trois jours dans , et sur Une enquête sans caricatures, ni images pieuses. En tâchant de ne pas y perdre trop… son latin.
OuestFrance 26/01/2024
www.ouest-france.fr/premium/journal/journal-ouest-france/?int_medium=lien&int_campaign=of-journal&int_content=menu-user 2/2
Joël BIGORGNE.
[ Reporter régional à Ouest-France, basé dans les Côtes-d'Armor. Interprète de la curiosité publique. ]
Autres articles, réservés aux abonnés :
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Plus ancien et se rapportant :
* à Rennes :
https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/qui-sont-ces-tradis-qui-sont-cran-4315615
* au Maine-et-Loire :
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/enquete-les-catholiques-traditionalistes-gagnent-du-terrain-en-maine-et-loire-bc4b4bfc-c1b3-11ed-b322-7b4ba54e1a37
plus large :
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/religion-catholiques-tradis-une-attirance-pour-une-certaine-idee-d-ordre-ff2c353e-06f5-11ea-878d-1b0132577bfc

( 973656 )
Le problème des concours par Roger (2024-01-29 14:43:26)
[en réponse à 973651]
On ignore souvent que la loi Debré imposait l'unification des concours publics et privés. Cette disposition n'a pas été appliquée avant ...1992 (accords Lang- Cloupet !!).

( 973668 )
Le problème de l’accord collégiale par MDK (2024-01-29 16:15:18)
[en réponse à 973656]
Pour enseigner comme titulaire dans les établissements catholiques, il ne faut pas seulement le concours, mais aussi obtenir un accord de la part d’une commission formée de chefs d’établissement. Cela pourrait constituer un filtre, mais en pratique, les personnes qui n’obtiennent pas l’accord sont plutôt les conservateurs (sans doute jugés plus pénibles, à raison). La responsabilité des DDEC est grande dans la situation actuelle, mais tous ces gens sont nommés par les évêques. Après, mathématiquement, même dans le meilleur des mondes, on ne pourrait pas trouver assez d’enseignants en accord avec les statuts de l’enseignement catholique aujourd’hui.

( 973672 )
Le HC ne peut absorber tout le monde par Germanicus (2024-01-29 16:51:57)
[en réponse à 973668]
Tout d abord si c est plein.
Ensuite si c est une forme qui ne va pas à l enfant: la pension par exemple n est pas bonne pour tous.
Après le choix des matières annexes (la LV 2 par ex) ,celui des profs...peuvent ne pas convenir...et tant d autres choses parfois pesantes(couleur des habits pas trop çi ou pas trop ca;;)
Reste LE PRIX: quoi qu' en disent certains si trop de gens ne peuvent pas payer,les aides ne suffisent pas: on doit alors se diriger vers un sous contrat ou le public.