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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 973286 )16/01 St Marcel Ier, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2024-01-15 22:13:14) 



St Marcel Ier, pape et martyr

Biographie de Saint Marcel 1er



images/icones/sacrecoeur.gif  ( 973287 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-01-15 22:15:30) 
[en réponse à 973286]



CHAPITRE XXXVIII

AVIS POUR LES GENS MARIÉS


Il est dit au Genèse qu'Isaac, voyant sa femme Rébecca stérile, pria le Seigneur pour elle, ou, selon les Hébreux, il pria le Seigneur vis-à-vis d'elle, parce que l'un priait dun côté de l'oratoire et l'autre de l'autre : aussi l'oraison du mari faite en cette façon fut exaucée.

C'est la plus grande et plus fructueuse union du mari et de la femme, que celle qui se fait en la sainte dévotion, à laquelle ils se doivent entreporter l'un l'autre à l'envi. Il y a des fruits, comme le coing, qui pour l'âpreté de leur suc ne sont guère agréables qu'en confiture; il y en a d'autres, qui pour leur tendreté et délicatesse ne peuvent durer, s'ils ne sont aussi confits, comme les cerises et abricots. Ainsi les femmes doivent souhaiter que leurs maris soient confits au sucre de la dévotion, car l'homme sans dévotion est un animal sévère, âpre et rude ; et les maris doivent souhaiter que leurs femmes soient dévotes, car sans la dévotion la femme est grandement fragile, et sujette à déchoir ou ternir en la vertu.

Saint Paul a dit que « l'homme infidèle est sanctifié par la femme fidèle, et la femme infidèle par l'homme fidèle », parce qu'en cette étroite alliance du mariage, l'un peut aisément tirer l'autre à la vertu. Mais quelle bénédiction est-ce quand l'homme et la femme fidèles se sanctifient l'un lautre en une vraie crainte du Seigneur!

Au demeurant, le support mutuel de l'un pour l'autre doit être si grand, que jamais tous deux ne soient courroucés ensemble et tout à coup, afin qu'entre eux il ne se voie de la dissension et du débat. Les mouches à miel ne peuvent sarrêter en lieu où les échos et retentissements et redoublements de voix se font, ni le Saint-Esprit certes en une maison en laquelle il y ait du débat, des répliques et redoublements de crieries et altercations.

Saint Grégoire Nazianzène témoigne que de son temps les mariés faisaient fête au jour anniversaire de leurs mariages. Certes, j approuverais que cette coutume s'introduisît, pourvu que ce ne fût point avec des appareils de récréations mondaines et sensuelles, mais que les maris et femmes, confessés et communiés en ce jour-là, recommandassent à Dieu, plus fervemment que lordinaire, le progrès de leur mariage, renouvelant les bons propos de le sanctifier de plus en plus par une réciproque amitié et fidélité, et reprenant haleine en Notre Seigneur pour le support des charges de leur vacation.

CHAPITRE XXXIX

DE L'HONNÊTETÉ DU LIT NUPTIAL


Le lit nuptial doit être immaculé, comme lApôtre lappelle, c'est-à-dire exempt d'impudicités et autres souillures profanes. Aussi le saint mariage fut premièrement institué dedans le paradis terrestre, où jamais, jusques à l'heure, il n'y avait eu aucun dérèglement de la concupiscence, ni chose déshonnête.

Il y a quelque ressemblance entre les voluptés honteuses et celles du manger, car toutes deux regardent la chair, bien que les premières, à raison de leur véhémence brutale, s'appellent simplement charnelles. J'expliquerai donc ce que je ne puis pas dire des unes, par ce que je dirai des autres.

1. Le manger est ordonné pour conserver les personnes: or, comme manger simplement pour nourrir et conserver la personne est une bonne chose, sainte et commandée, aussi ce qui est requis au mariage, pour la production des enfants et la multiplication des personnes, est une bonne chose et très sainte, car c'est la fin principale des noces.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/carnet.gif  ( 973304 )C'est vraiment d'actualité par Roger (2024-01-16 11:51:22) 
[en réponse à 973287]

Éloge du pape Saint Marcel par le pape saint Damase (merci à Yves Daoudal)


Parce que, en vrai Pasteur, il avait ordonné aux pécheurs de pleurer leurs fautes,
Il fut considéré par tous les méchants comme un adversaire
D’où la fureur, la haine, la discorde, la querelle, plein de fiel.
La sédition, les massacres ; le lien de la concorde fut brisé
Par les artifices iniques de quelqu’un qui, au temps même de la paix, avait renié le Christ.
images/icones/fleche2.gif  ( 973310 )Pro aliquibus locis : Coeur Immaculé refuge des pécheurs par Père M. Mallet (2024-01-16 20:13:39) 
[en réponse à 973286]

(Mentionné comme "Pro aliquibus locis" dans l'Ordo du Trévoux de ...2018, que j'utilise jusqu'au 29 février - après le 29 février, j'utiliserai celui de 2017...)

Dévotion lancée avec succès par l'Abbé Desgenettes, curé de la paroisse des Petits-Pères (Notre-Dame des Victoires), à Paris.


Charles-Éléonore Dufriche-Desgenettes, né à Alençon le 10 août 1778 et mort à Paris le 25 avril 1860, est le fondateur de la confrérie du Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie.
En 1832, après avoir refusé l’évêché de Verdun et l’évêché de la Corse, Dufriche-Desgenettes accepta la plus mauvaise paroisse de Paris, celle où l’impiété et la corruption étaient à leur comble : la paroisse des Petits-Pères.
Pendant les quatre premières années, tous ses efforts s’avérèrent complètement stériles et bien souvent ce sont seulement une dizaine de fidèles qui assistent à ses messes4. Il songeait à donner sa démission, lorsqu’il crut entendre, un jour, en célébrant la messe, une voix au fond du cœur qui lui disait de consacrer sa paroisse au Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie. Après avoir longtemps lutté contre cette pensée, qui ne le quittait plus, il crut à une inspiration divine et céda en célébrant, le 11 décembre 1836, le premier office de la sainte Vierge.

Dès lors, les conversions commencèrent, un changement remarquable ne tarda pas à se manifester. Le 24 avril 1838, le pape Grégoire XVI éleva la petite Confrérie de Notre-Dame des Victoires au rang d’Archiconfrérie universelle. Pendant vingt-trois ans, Dufriche-Desgenettes présida fidèlement ses réunions du soir, montant lui-même en chaire, pour faire les recommandations, raconter les grâces obtenues et évangéliser le peuple réuni au pied des autels, se montrant toujours patient, bon et charitable en dépit de ses sautes d’humeur, qu’il n’arrivait pas, malgré ses efforts, à maitriser, et pour lesquelles il demandait publiquement pardon deux fois par an. Avec l’énergie qui le caractérisait, il avait travaillé à vaincre son caractère vif et impétueux, et il était devenu l’homme le plus doux, le plus patient, le plus affable qui se put voir, et aussi le plus humble. Les louanges le blessaient. Quand on lui parlait de sa réputation, et qu’il ne pouvait laisser voir son mécontentement, il disait avec enjouement : « Mon nom, mon nom, c’est une savate qui court le monde. » Sa charité égalait son humilité : jamais il ne rencontra une misère sur son chemin sans la secourir.



Voir aussi :
https://www.notredamedesvictoires.com/archiconfrerie/