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images/icones/marie.gif  ( 972567 )Nativité du Seigneur (25 décembre) par ami de la Miséricorde (2023-12-25 07:34:16) 



NATIVITÉ DE NOTRE-SEIGNEUR

4e Sermon pour le jour de Noël de Saint Bernard de Clairvaux

Gloire à Dieu, paix aux hommes

L'ange disait donc : «Vous trouverez un enfant enveloppé de langes et posé dans une crèche. » Puis l' Evangile ajoute : «Ils vinrent en toute hâte et trouvèrent Marie et Joseph avec l'enfant posé dans une crèche (Luc. II, 12 et 16).» Qu'est-ce que cela signifie ?

L'Ange semble ne recommander que l'humilité aux bergers, et ceux-ci trouvent quelque chose de plus. Peut-être l'Ange ne leur recommande-t-il d'une manière toute particulière que l'humilité, parce que tous les autres anges étant tombés par l'orgueil, lui n'était demeuré debout que par l'humilité, peut-être aussi tic vient-il du haut des cieux leur annoncer l'humilité que parce que c'est la vertu par laquelle nous devons plus particulièrement honorer la majesté de Dieu; mais les bergers ne la trouvent point seule, parce que Dieu accorde toujours sa grâce aux humbles. Ils trouvèrent donc Marie et Joseph avec l'enfant posé dans une crèche.

Or, de même que l'enfance de Jésus-Christ, vous prêche l'humilité, ainsi la Vierge nous parle de continence et Joseph, l'homme juste de l'Evangile, nous rappelle la justice. La continence est une vertu qui a rapport au corps, tout le monde le sait; quant à la justice, elle a pour objet de rendre à chacun ce qui lui appartient et règle nos rapports, particulièrement envers le prochain.

L'humilité nous réconcilie avec Dieu, nous rend soumis à Dieu, plait à Dieu en nous, comme la sainte Vierge en fait la remarque : « Il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante (Luc. I, 48). » Le fornicateur pèche contre son propre corps, l'homme injuste, contre le prochain, l'homme orgueilleux qui s'enfle et se grandit, pèche contre Dieu.

Le fornicateur se déshonore; l'injuste blesse le prochain; l'orgueilleux déshonore Dieu autant qu'il est en lui; car le Seigneur a dit: «Je n'attribuerai ma gloire à personne (Isa. XI, 8). » Or, l'orgueilleux dit de son côté : mais moi je me l'attribuerai, quoique vous ne vouliez point la céder à personne.

Aussi n'aime-t-il point le partage que fait l'Ange quand il dit : « Gloire à Dieu, paix aux hommes. » Il n'honore donc point Dieu, mais il s'élève contre lui comme un impie et un véritable infidèle. Qu'est-ce, en effet, que la piété, sinon de rendre à Dieu le culte qui lui est dû? et quel homme honore vraiment Dieu, sinon celui qui se soumet volontairement à lui et tient les regards de son coeur fixé sur le Seigneur, de même que les serviteurs ont les leurs attachés sur les mains de leurs maîtres (Psal. CXXII, 3).Suite

Source : livres-mystiques.com

à la seconde messe, Mémoire de Ste Anastasie, martyre


SAINT NOEL A TOUS !

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 972568 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-12-25 07:38:04) 
[en réponse à 972567]



CHAPITRE XXIX

DE LA MEDISANCE


Quand vous oyez mal dire, rendez douteuse l'accusation, si vous le pouvez faire justement ; si vous ne pouvez pas, excusez l'intention de l'accusé; que si cela ne se peut, témoignez de la compassion sur lui, écartez ce propos-là, vous ressouvenant et faisant ressouvenir la compagnie, que ceux qui ne tombent pas en faute en doivent toute la grâce à Dieu. Rappelez à soi le médisant par quelque douce manière; dites quelque autre bien de la personne offensée, si vous le savez.

CHAPITRE XXX

QUELQUES AUTRES AVIS TOUCHANT LE PARLER


Que votre langage soit doux, franc, sincère, rond, naïf et fidèle. Gardez-vous des duplicités, artifices et feintises; bien qu'il ne soit pas bon de dire toujours toutes sortes de vérités, si n'est-il jamais permis de contrevenir à la vérité.

Accoutumez-vous à ne jamais mentir à votre escient, ni par excuse ni autrement, vous ressouvenant que Dieu est le Dieu de vérité.

Si vous en dites par mégarde et vous pouvez les corriger sur le champ par quelque explication ou réparation, corrigez-les: une excuse véritable a bien plus de grâce et de force pour excuser, que le mensonge.

Bien que quelquefois on puisse discrètement et prudemment déguiser et couvrir la vérité par quelque artifice de parole, si ne faut-il pas pratiquer cela sinon en chose d'importance, quand la gloire et service de Dieu requièrent manifestement:

hors de là, les artifices sont dangereux, car, comme dit la sacrée Parole, le Saint Esprit n'habite point en un esprit feint et double. II n'y a nulle si bonne et désirable finesse, que la simplicité.

Les prudences mondaines et artifices charnels appartiennent aux enfants de ce siècle; mais les enfants de Dieu cheminent sans détour, et ont le coeur sans replis. «Qui chemine simplement, dit le Sage, il chemine confidemment. » Le mensonge, la duplicité, la simulation témoignent toujours un esprit faible et vil.

Saint Augustin avait dit au quatrième livre de ses Confessions, que son âme et celle de son ami n'étaient qu'une seule âme, et que cette vie lui était en horreur après le trépas de son ami, parce qu'il ne voulait pas vivre à moitié, et que aussi pour cela même il craignait à l'aventure de mourir, afin que son ami ne mourût du tout.

Ces paroles lui semblèrent par après trop artificieuses et affectées, si qu'il les révoque au livre de ses Rétractations, et les appelle une ineptie.

Voyez-vous, chère Philothée, combien cette sainte belle âme est douillette au sentiment de l'afféterie des paroles ? Certes, c'est un grand ornement de la vie chrétienne que la fidélité, rondeur et sincérité du langage. « Jai dit, je prendrai garde à mes voies, pour ne point pécher en ma langue. Eh! Seigneur, mettez des gardes à ma bouche et une porte qui ferme mes lèvres », disait David.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde