Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=971702
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 971702 )Lundi de la 1ère Semaine de l’Avent par ami de la Miséricorde (2023-12-03 21:24:37) 



St Pierre Chrysologue, évêque, confesseur et docteur

Biographie de Saint Pierre Chrysologue

Homélie et la Prière de Saint Pierre Chrysologue sur le fils prodigue « Je me lèverai et j'irai vers mon Père » :

« Je me lèverai et j'irai vers mon père. Celui qui dit ces paroles gisait à terre. Il prend conscience de sa chute, il se rend compte de sa ruine, il se voit enlisé dans le péché et il s'écrie : « je me lèverai et j'irai vers mon père ». D'où lui vient ces espoirs, cette assurance. Cette confiance du fait même qu'il s'agit de son père.

J'ai perdu, se dit-il, ma qualité de fils ; mais lui n'a pas perdu celle de père. Il n'est point besoin d'un étranger pour intercéder auprès d'un père : c'est l'affection même de celui-ci qui intervient et qui supplie au plus profond de son cœur. Ses entrailles paternelles le pressent à engendrer de nouveau son fils par le pardon. Coupable, j'irai donc vers mon père. Et le père, à la vue de son fils, voile immédiatement sa faute. A son rôle de juge, il préfère celui de père.

Il transforme tout de suite la sentence en pardon, « oui » qui désire le retour du fils et non sa perte. Il se jeta à son cou et l'embrassa. Voilà comment le Père juge et comment Il corrige : Il donne un baiser au lieu d'un châtiment. La force de l'Amour ne tient pas compte du péché, et c'est pourquoi le Père remet d'un baiser la faute de Son fils, Il le couvre par Ses embrassements.

Le Père ne dévoile pas le péché de son enfant, Il ne flétrit pas Son fils, Il soigne Ses blessures de sorte qu'elles ne laissent aucune cicatrice, aucun déshonneur. Heureux ceux dont la faute est ainsi remise et le péché pardonné. Gardons-nous donc de nous éloigner d'un tel Père. La seule vue de ce Père suffit pour mettre en fuite le péché, pour éloigner la faute et pour repousser tout mal et toute tentation.

Mais si nous nous sommes éloignés du Père, si nous avons dissipé tout son bien par une vie dissolue, s'il nous est arrivé de commettre quelque faute ou méfait, si nous sommes tombés dans le gouffre sans méfait, si nous sommes tombés dans le gouffre sans fond de l'impiété et dans une ruine absolue, relevons-nous enfin et revenons à un tel Père, encouragés par un tel exemple. Quand Il le vit, Il s'attendrit et couru se jeter à son cou et l'embrassa.

Je le demande, quelle place y aurait-il ici pour le désespoir, quelle occasion pour une excuse ou pour un semblant de crainte ? A moins peut-être que la rencontre avec le Père ne nous fasse peur et que son Baiser nous inspire de la crainte ; à moins peut-être que nous croyions que c'est pour prendre et se venger et non pour accueillir et pardonner que le Père vient et attire Son enfant par la main. Mais cette pensée destructrice de la vie, cette ennemie de notre salut est mise hors de combat par ce qui suit :

Le Père dit à Ses serviteurs : « Mangeons et faisons liesse. Mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie il était perdu, et le voilà retrouvé ». Après avoir entendu cela pouvons-nous encore retarder notre retour vers le Père ? ». Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr



On fait mémoire du Lundi de la 1ère Semaine de l’Avent




puis, Mémoire de Ste Barbe, vierge et martyre

Biographie de Sainte Barbe d'Héliopolis ou de Nicomdédie

Prière de Sainte Barbe« Ô mon Sauveur, je Vous prie et Vous conjure de ne me point abandonner » :

« Ô mon Sauveur, qui connaissez le fonds des cœurs, qui savez que je ne désire que Vous, que je n'aime que Vos saintes Lois et que je me suis totalement dédiée à Votre Majesté, pour ne dépendre que de Votre divine Puissance, je Vous prie et Vous conjure de ne me point abandonner, de me recevoir entre les bras de votre Miséricorde, de me soutenir et de me fortifier, afin que je demeure victorieuse dans ce combat. Mon Dieu ne détournez-pas votre Face de moi et ne me privez pas de la Présence de votre Saint-Esprit.

Ô mon Seigneur et mon Roi qui couvrez quand il Vous plaît le ciel de nuages et la terre de ténèbres, cachez, je Vous supplie, la nudité de mon corps afin que les yeux des infidèles ne le voyant point, ils n'aient pas sujet de faire des railleries de Votre servante ». Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 971703 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-12-03 21:30:50) 
[en réponse à 971702]



CHAPITRE XIX

DES VRAIES AMITIÉS


Car attendu qu'en un monastère bien réglé le dessein commun de tous rend à la vraie dévotion, il n'est pas requis d'y faire ces particulières communications, de peur que cherchant en particulier ce qui est commun, on ne passe des particularités aux partialités; mais quant à ceux qui sont entre les mondains et qui embrassent la vraie vertu, il leur est nécessaire de s'allier les uns aux autres par une sainte et sacrée amitié; car par le moyen dicelle ils s'animent, ils s'aident, ils s'entreportent au bien.

Et comme ceux qui cheminent en la plaine n'ont pas besoin de se prêter la main, mais ceux qui sont ès chemins scabreux et glissants s'entretiennent l'un l'autre pour cheminer plus sûrement, ainsi ceux qui sont ès religions n'ont pas besoin des amitiés particulières, mais ceux qui sont au monde en ont nécessité pour s'assurer et secourir les uns les autres, parmi tant de mauvais passages quil leur faut franchir.

Au monde, tous ne conspirent pas à même fin, tous n'ont pas le même esprit , il faut donc sans doute se tirer à part et faire des amitiés selon notre prétention ; et cette particularité fait voirement une partialité, mais une partialité sainte, qui ne fait aucune division, sinon celle du bien et du mal, des brebis et des chèvres, des abeilles et des frelons, séparation nécessaire.

Certes, on ne saurait nier que Notre Seigneur n'aimât d'une plus douce et, plus spéciale amitié saint Jean, le Lazare, Marthe, Madeleine, car l'Ecriture le témoigne.

On sait que saint Pierre chérissait tendrement saint Marc et sainte Pétronille, comme saint Paul faisait son Timothée et sainte Thècle.

Saint Grégoire Nazianzène se vante cent fois de lamitié nonpareille qu'il eut avec le grand saint Basile, et la décrit en cette sorte : «

Il semblait qu'en l'un et l'autre de nous, il n'y eût qu'une seule âme portant deux corps. Que s'il ne faut pas croire ceux qui disent que toutes choses sont en toutes choses, si nous faut-il pourtant ajouter foi que nous étions tous deux en l'un de nous, et l'un en l'autre; une seule prétention avions-nous tous deux, de cultiver la vertu et accommoder les desseins de notre vie aux espérances futures, sortant ainsi hors de la terre mortelle avant que dy mourir. »

Saint Augustin témoigne que saint Ambroise aimait uniquement sainte Monique pour les rares vertus qu'il voyait en elle, et qu'elle réciproquement le chérissait comme un ange de Dieu.

Mais j'ai tort de vous amuser en chose si claire. Saint Jérôme, saint Augustin, saint Grégoire, saint Bernard et tous les plus grands serviteurs de Dieu ont eu de très particulières amitiés, sans intérêt de leur perfection.

Saint Paul reprochant le détraquement des Gentils, les accuse davoir été gens sans affection, cest-à-dire qui n'avaient aucune amitié.

Et saint Thomas, comme tous les bons philosophes, confesse que l'amitié est une vertu: or, il parle de l'amitié particulière, puisque, comme il dit, la parfaite amitié ne peut s'étendre à beaucoup de personnes.

La perfection donc ne consiste pas à n'avoir point damitié, mais à n'en avoir que de bonne, de sainte et sacrée.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde