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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 971521 )25/11 Ste Catherine, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2023-11-24 22:15:03) 



Caravage, Sainte Catherine d'Alexandrie, 1598, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid

Ste Catherine, vierge et martyre

Biographie de Sainte Catherine d'Alexandrie

Prière de Sainte Catherine d'Alexandrie

« Jésus, roi plein de bonté, je vous rends grâce de ce que vous avez affermi mes pieds(pas) sur la pierre et dirigé mes pas. Etendez maintenant ces mains qui ont été pour moi clouées à la croix et recevez ma vie que je sacrifie pour vous et pour la gloire de votre nom.

Souvenez-vous, Seigneur, que nous ne sommes que chair et que sang et ne permettez pas que les fautes que j’ai commises par ignorance me soient reprochées devant votre jugement, mais que le sang que je vais répandre pour vous, purifie les souillures de mon âme.

Faites aussi que ce corps de votre épouse qui a été déchiré pour vous, ne reste pas au pouvoir de ces païens, mais qu’il soit dérobé à leur regard.

Que votre Providence, qui a créé les cœurs des hommes, daigne regarder avec clémence, du haut de votre saint temple, ce peuple qui m’entoure. Conduisez-le Seigneur, vers la lumière de votre connaissance.

Je vous conjure enfin, ô Jésus, que tous ceux qui feront mémoire de ma mort et m’invoqueront, soit au moment de leur trépas, soit dans toute autre nécessité, ressentent les effets de votre Miséricorde. »

Source : hozana.org

La Séquence « Ô Bienheureuse Catherine qui triomphe des docteurs par sa science et du fer par son courage à souffrir pour son Créateur » d’Adam de Saint-Victor, chantre de Notre-Dame de Paris :

« Que notre chœur harmonieusement chante le Créateur, par qui toutes choses sont disposées : par Lui combat celui qui ignorait la guerre, par Lui sur l’homme à des jeunes filles la victoire est donnée. Par Lui les habitants d’Alexandrie sont stupéfaits de voir en une femme des qualités qui semblaient n’être pas de la femme, lorsque Catherine la Bienheureuse triomphe des docteurs par sa science, du fer par son courage à souffrir.

A la Gloire de sa race sa Vertu sans pareille ajoute un éclat nouveau ; illustre par ceux qui la mirent au monde, illustre elle est plus encore par les mœurs saintes dont la Grâce l’a favorisée. Tendre est la fleur de sa beauté ; point cependant elle ne lui épargne étude et labeur : de toutes sciences, qu’elles aient le monde ou Dieu pour objet, sa jeunesse s’est rendue maîtresse.

Vase de choix, vase des Vertus, les biens qui passent ne sont pour elle que de la boue ; elle méprise la fortune de son père et les grands patrimoines que lui vaut sa naissance.

Vierge prudente et sage, elle se fait sa réserve d’huile pour aller au-devant de l’Epoux : elle veut, toute prête à l’heure qu’Il arrivera, entrer sans retard au Festin. Pour le Christ elle désire mourir ; devant l’empereur à qui elle est présentée, l’éloquence de la vierge réduit cinquante philosophes au silence. L’horreur de la prison où on l’enferme, et l’épreuve des roues menaçantes, la faim, les privations, tout ce qu’elle doit subir, elle le supporte pour l’Amour de Dieu, toujours la même en toute rencontre.

Torturée, elle triomphe du bourreau ; la constance d’une femme a triomphé d’un empereur : c’est lui qui est dans les tourments, parce que le bourreau s’avoue vaincu avec ses supplices impuissants. Elle est enfin décapitée ; la mort pour elle au trépas a pris fin ; elle fait joyeuse son entrée dans la Vie : ce pendant que les Anges prennent soin d’ensevelir son corps en une terre lointaine.

Une huile en découle qui, par une Grâce évidente, guérit beaucoup de malades ; bonne pour nous sera l’essence, si son intervention guérit nos vices. Présente à nous, qu’elle se réjouisse en voyant les joies qu’elle nous cause ; que nous donnant les présentes joies, elle nous procure aussi les futures ; qu’elle se réjouisse avec nous ici-bas, et nous avec elle dans la Gloire » Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 971523 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-11-24 22:45:51) 
[en réponse à 971521]



CHAPITRE XIV

DE LA PAUVRETÉ D'ESPRIT OBSERVÉE ENTRE LES RICHESSES


Ne désirez donc point d'un désir entier et formé le bien que vous n'avez pas; ne mettez point fort avant votre coeur en celui que vous avez; ne vous désolez point des pertes qui vous arriveront, et vous aurez quelque sujet de croire qu'étant riche en effet vous ne l'êtes point d'affection, mais que vous êtes pauvre d'esprit et par conséquent bienheureuse, « car le Royaume des cieux vous appartient ».

CHAPITRE XV

COMME IL FAUT PRATIQUER LA PAUVRETÉ RÉELLE
DEMEURANT NÉANMOINS RÉELLEMENT RICHE


Le peintre Parrhasius peignit le peuple Athénien par une invention fort ingénieuse, le représentant d'un naturel divers et variable :

colère, injuste, inconstant, courtois, clément, Miséricordieux, hautain, glorieux, humble, bravache et fuyard, et tout cela ensemble; mais moi, chère Philothée, je voudrais mettre en votre coeur la richesse et la pauvreté tout ensemble, un grand soin et un grand mépris des choses temporelles.

Ayez beaucoup plus de soin de rendre vos biens utiles et fructueux que les mondains n'en ont pas. Dites-moi, les jardiniers des grands princes ne sont-ils pas plus curieux et diligents à cultiver et embellir les jardins qu'ils ont en charge, que s'ils leur appartenaient en propriété.?

Mais pourquoi cela ? parce, sans doute, qu'ils considèrent ces jardins-là comme jardins des princes et des rois, auxquels ils désirent de se rendre agréables par ces services-là. Ma Philothée, les possessions que nous avons ne sont pas nôtres :

Dieu les nous a données à cultiver et veut que nous les rendions fructueuses et utiles, et partant nous lui faisons service agréable d'en avoir soin.

Mais il faut donc que ce soit un soin plus grand et solide que celui que les mondains ont de leurs biens, car ils ne s'embesognent que pour l'amour deux-mêmes, et nous devons travailler pour l'amour de Dieu: or, comme l'amour de soi-même est un amour violent, turbulent, empressé, aussi le soin qu'on a pour lui est plein de trouble, de chagrin, d'inquiétude ; et comme l'amour de Dieu est doux, paisible et tranquille, aussi le soin qui en procède, quoique ce soit pour les biens du monde, est amiable, doux et gracieux.

Ayons donc ce soin gracieux de la conservation, voire de l'accroissement de nos biens temporels, lorsque quelque juste occasion s'en présentera et en tant que notre condition le requiert, car Dieu veut que nous fassions ainsi pour son amour.

Mais prenez garde que l'amour-propre ne vous trompe, car quelquefois il contrefait si bien l'amour de Dieu qu'on dirait que c'est lui: or, pour empêcher qu'il ne vous déçoive, et que ce soin des biens temporels ne se convertisse en avarice, outre ce que j'ai dit au chapitre précédent, il nous faut pratiquer bien souvent la pauvreté réelle et effectuelle, emmi toutes les facultés et richesses que Dieu nous a données.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde