Le Forum Catholique

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images/icones/c_nul.gif  ( 971446 )François dans ses oeuvres : Mgr Rey capitule et remercie son bourreau ! par Gethsémani (2023-11-21 16:20:37) 

François dans ses oeuvres : Mgr Rey capitule et remercie son bourreau !



Mgr Rey capitule en rase campagne et n’a pas eu le courage de Mgr Strickland.

C’est par une lettre carrément masochiste que Mgr Rey explique à ses prêtres et à ses fidèles que François, ce “bon pape”, vient de le mettre sous tutelle pour cause de “néo-conservatisme”.


Toute trace de traditionalisme doit disparaître de ce diocèse qui avait osé ne pas se plier illico aux oukases de Traditionis Custodes.
images/icones/carnet.gif  ( 971450 )N'est-ce pas une relative bonne nouvelle ? par Mandrier (2023-11-21 20:20:40) 
[en réponse à 971446]

À la lecture de messages précédent je pensais que c'était plutot une relative bonne nouvelle dans la mesure où c'est l'évêque potentiellement le plus proche de Mgr Rey qui lui succèdera ?
images/icones/tao.gif  ( 971451 )présentation biaisée ? par Cristo (2023-11-21 21:24:05) 
[en réponse à 971446]

C'est peut-être la moins mauvaise solution dans le contexte de présent pontificat.
Pour rétablir un peu l'équilibre, même si le futur nouvel évêque n'aura sans doute pas le volontarisme de l'actuel en direction des communautés classiques et traditionnelles :

https://www.francebleu.fr/infos/societe/sortie-de-crise-au-diocese-de-toulon-avec-la-nomination-d-un-eveque-coadjuteur-7013636
images/icones/carnet.gif  ( 971465 )Rien de surprenant par JFB33 (2023-11-22 12:29:15) 
[en réponse à 971446]

Nous sommes loin de la fougue d'un Monseigneur Lefèbvre.
Voilà où peut mener les dangers des concessions.
Advienne que pourra des séminaristes... Prions pour eux !
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 971466 )Après Nosseigneurs Stricklant et Rey, à qui le tour ? par Info Renaissance Catholique (2023-11-22 14:32:25) 
[en réponse à 971446]

Chers amis,

Je vous invite à lire ce billet de Jean Pierre Maugendre qui traite des évènements récents arrivés au diocèse de Toulon ainsi qu'une petite exploration plus large de la façon dont sont traités les "ilots" de résistance à la folie qui s'est emparée des autorités de l'Eglise :


Personne ne pourra reprocher au pape François de ne pas gouverner ! Le Saint-Père poursuit un dessein explicite : transformer l’Église catholique, « mère et maîtresse de vérité », en une Église « synodale » et « inclusive », « hôpital de campagne après la bataille ». Son approche « pastorale » qui consiste à réaffirmer officiellement la doctrine traditionnelle tout en multipliant les dérogations à l’application cohérente de cette même doctrine semble inspirée de la fameuse formule de Clemenceau : « Il faut s’appuyer fermement sur les principes. Ils finissent toujours par céder ». On pense également au constat du cardinal Montini, futur Paul VI, alors archevêque de Milan sur les rapports de l’Église et du monde : « La capitulation est voilée par tout un langage, par toute une phraséologie. Les vieux amis qui sont restés sur la voie droite sont regardés comme des réactionnaires, des traîtres. On ne considère comme vrais catholiques que ceux qui sont capables de toutes les faiblesses et de toutes les compromissions » (4 septembre 1956). Doté d’une volonté qui étonne à son âge l’hôte de sainte Marthe déploie, imperturbablement, son œuvre de transformation de l’Église en écartant sans ménagement les prélats ou institutions qui s’opposeraient à sa volonté.

Des mises à l’écart ciblées

Ainsi le samedi 11 novembre le pape François a destitué Mgr Strickland de sa charge d’évêque de Tyler au Texas. Le prélat était connu pour ses réticences aux nouvelles orientations données par le Saint-Père. Il déclarait ainsi le 13 mai dernier : « Je rejette son (celui du pape) programme visant à saper le dépôt de la foi ». À la suite de cette déclaration une visite apostolique, dont le rapport est à ce jour inconnu, fut diligentée dans le diocèse, des pressions furent exercées sur Mgr Strickland pour qu’il démissionne. En vain. Le pape a donc destitué Mgr Strikland de sa charge, ce que lui permet le droit canon. En période de synodalité et de transparence il apparaît curieux que les raisons officielles de cette destitution soient toujours ignorées.

Le mardi 21 novembre Mgr Touvet, alors évêque de Châlons-en-Champagne, était nommé coadjuteur, avec « pouvoirs spéciaux », de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon. Depuis un an et demi les ordinations sacerdotales étaient suspendues, une dizaine de séminaristes étant ainsi pris en otage. Une « visite fraternelle » du cardinal Aveline, archevêque de Marseille, puis une visite canonique de Mgr Hérouard, archevêque de Dijon, ont accouché de cette solution. Elle revient, en vertu des « responsabilités spécifiques » qui lui ont été confiées à transmettre à Mgr Touvet la direction du diocèse avec une attention particulière accordée à la « formation des séminaristes et des prêtres ». Quand on sait que Mgr Touvet, en huit années d’épiscopat à Châlons a ordonné 1 prêtre, en 2022, et Mgr Rey, dans le même temps, 41 prêtres sans oublier la dizaine d’ordinations en suspens on se demande si tout cela est bien sérieux. Ou au contraire très sérieux s’il s’agit de détruire ce que Mgr Rey et son prédécesseur Mgr Madec avaient réussi à bâtir en plusieurs décennies : le seul diocèse de France dans lequel toutes les paroisses ont un curé. Les évêques français voulaient la mort de Dominique Rey, coupable de réussite. Dès lors, la nomination de Mgr Touvet, un « classique » peut aussi s’interpréter comme la moins mauvaise des solutions. On ne tardera pas à savoir ce qu’il en est.

Ces évêques rejoignent la longue liste des prélats destitués ou poussés à la démission : Mgr Mario Oliveri, évêque d’Albenga Imperia en Italie, Mgr Hector Aguer, archevêque de La Plata, en Argentine, etc. sans oublier les cardinaux Burke, Muller ou Sarah à ce jour sans fonctions officielles. Tous ces prélats ont en commun, à des degrés divers, un attachement à la doctrine traditionnelle de l’Église, une sympathie pour la messe traditionnelle, et, pour les évêques diocésains, des séminaires prospères (21 séminaristes au diocèse de Tyler pour 120 000 catholiques). Cette politique méthodique d’élimination de toute forme d’opposition à la conception synodale de l’Église apparaît d’autant plus choquante que « en même temps » ne sont pas sanctionnées les divagations doctrinales les plus extravagantes comme celles portées par l’Église d’Allemagne et tolérés des comportements parfaitement scandaleux, comme, pendant des années, les commerces de lit du cardinal Mac Carrick avec certains de ses séminaristes.

Les communautés religieuses aussi

Mais le « renouveau » ne s’arrête pas là. Ainsi la prospère communauté des Franciscains de l’Immaculée (350 religieux, 300 religieuses en 2011) qui avait le tort de s’intéresser à la messe traditionnelle et de s’interroger sur certains textes du concile a été « recadrée » à partir de 2013, son fondateur, le père Manelli, déposé, plusieurs couvents fermés dont celui de Bénévent, siège de la congrégation. Un commissaire politique – pardon, apostolique -, le père Volpi a été nommé et est décédé sur ces entrefaites après avoir été condamné par la justice pour avoir accusé, faussement, le père Manelli de détournement de fonds. Une opération analogue se déroule actuellement en France sous la houlette du cardinal Ouellet, préfet du dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, à propos de l’Institut des dominicaines du Saint-Esprit qui regroupe une centaine de sœurs. Agrégé à l’ordre dominicain en 1943 cet Institut, fondé par l’abbé Berto, théologien de Mgr Lefebvre au Concile, avait réussi, depuis 1969, à maintenir la célébration de la messe romaine traditionnelle dans ses établissements scolaires. Le récent motu proprio Traditionis custodes semble avoir convaincu la direction de la communauté de s’ouvrir aux réformes liturgiques post-conciliaires.

Enfin, concernant la vie religieuse le décret Cor orans du 15 mai 2018 signe, tout simplement, la fin de la vie contemplative féminine, les communautés devant se regrouper et les religieuses étant astreintes à multiplier les déplacements pour suivre des formations « communautaires ».

Ni étonnement ni découragement

tout cela est bien contrariant, cela ne doit ni surprendre ni décourager. En 357 le pape Libère excommuniait Athanase, patriarche d’Alexandrie et approuvait la profession de foi, bien ambigüe, de Sirmium. Le fait est là. Massif ! Comme le dit St Jérôme : « Le monde entier gémit, stupéfait de se réveiller arien ». Pourquoi notre époque devrait-elle être préservée des errances qui furent, parfois, celles de nos Anciens ? Hier le pape et une grande partie de l’Église faisaient cause commune avec l’empereur, arien. Aujourd’hui le pape et une grande partie de l’Église se rallient aux valeurs dominantes de la société post-moderne. Malgré cela nous savons que l’Église a les paroles de la vie éternelle et que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Il est, de plus, conforme à la nature humaine que dans l’Église, comme dans toute société, clercs et laïcs se répartissent, face aux changements et aux ruptures voulus par l’autorité suprême en trois catégories distinctes. Tout d’abord ceux qui, par conviction ou opportunisme, partagent ce projet novateur. Ensuite, ceux pour qui l’obéissance aveugle tient lieu de conscience, souvent en réalité mus, ou plutôt figés, par la peur. « Il aura fallu que j’arrive vers la fin de ma vie pour comprendre le rôle que joue la peur dans la vie des hommes » écrivait le père Calmel (o.p.) qui, lui, n’avait pas peur. Enfin ceux qui par fidélité à ce qui « toujours, partout et par tout le monde a été cru dans l’Église » se voient contraints de résister aux nouveautés. Par nature ces résistants à l’air du temps et aux abus de pouvoir de l’autorité ont vocation à être humainement peu nombreux. Mais sont-ils si peu nombreux ? On voit, par exemple que la « résistance » liturgique malgré toutes les persécutions et restrictions est en pleine croissance ; on observe aussi que la critique des errances actuelle et même parfois du Concile Vatican II est de plus en plus largement partagée. En tous cas tous ceux qui n’avalisent pas le ralliement de l’Église à la modernité savent qu’ils ont choisi le camp de la victoire, celui du Christ et de ses anges, celui des saints. Ils savent aussi que seul le retour de l’autorité à sa mission première de « conforter ses frères dans la foi » permettra de résoudre la terrible crise que vit la Sainte Église.

Jean-Pierre Maugendre


APRÈS NOSSEIGNEURS STRICKLAND ET REY, À QUI LE TOUR ? L’ÉGLISE, TOUJOURS OCCUPÉE.
images/icones/carnet.gif  ( 971467 )Petite précision par JFB33 (2023-11-22 18:45:23) 
[en réponse à 971466]

Très bon article mais une petite précision s'impose tout de même :


Quand on sait que Mgr Touvet, en huit années d’épiscopat à Châlons a ordonné 1 prêtre, en 2022, et Mgr Rey, dans le même temps, 41 prêtres sans oublier la dizaine d’ordinations en suspens on se demande si tout cela est bien sérieux.



N'oublions pas que le diocèse de Fréjus-Toulon réputé pour son conservatisme (même si celà peut largement porter à débat) attire les jeunes des autres diocèses. Les séminaristes qui le composent ne sont pas tous issus de celui-ci
images/icones/carnet.gif  ( 971468 )Et surtout par Vox clamantis (2023-11-22 19:18:47) 
[en réponse à 971467]

S'il y a eu peu d'ordinations ces 8 dernières années dans le diocèse de Mgr Touvet, la faute en est à ceux qui étaient évêques il y a quinze à sept ans.

Tout au plus peut-on reprocher à Mgr Touvet que son arrivée n'ait pas suscité une vague d'entrées au séminaires, qui auraient été ordonnées l'a dernier : pour le reste, il a hérité d'une situation existante.
images/icones/carnet.gif  ( 971475 )Dommage le commentaire de fin par Chris (2023-11-22 23:05:59) 
[en réponse à 971446]

Le lien renvoi vers MPI que je pense orienté soit vers la Pseudo résistance, soit vers le sedevacantisme
Le message dit que heureusement que la la FSSPX n'a pas accepté de prélature personnelle
Qu'est ce qu'ils en savent puisque cela ne s'est pas fait
Et si Mgr Fellay avait pu continuer ses discussions, qui sait..
Comme en 1988 certains disaient que le "ralliement" était un suicide et que la FSSP ne tiendrait pas 10 ans et on voit aujourd'hui que au contraire(pour le moment) c'est en plein développement et même qu'il y a presque autant d'ordinations à la FSSP que à FSSPX
Donc MPI, très orienté et j'adhère pas!
images/icones/carnet.gif  ( 971477 )Est-ce si dérangeant ? par JFB33 (2023-11-23 00:06:42) 
[en réponse à 971475]

À partir du moment où le site relate bien les faits ? Je ne vois pas le problème... Et pourtant je n'adhère pas à tous les articles de MPI.
D'ailleurs au moins eux ils en parlent ! Et ils en parlent bien, au moins dans cet article. Quand certains dits "ralliés" préfèrent justement se taire.
La FSSPX est prudente et avec raison. On le voit encore plus aujourd'hui. Et pour information la FSSPX a encore près de 2 fois plus de séminaristes que la FSSP. Après c'est pas la quantité qui compte, tout le monde le sait ici. Enfin j'espère...
images/icones/info2.gif  ( 971490 )quelques corrections aux erreurs factuelles du message de Chris par Luc Perrin (2023-11-23 13:28:55) 
[en réponse à 971475]

qui reprend un autre site, je ne les mets pas au compte de Chris.

Il a été, je crois, assez bien démontré que :
- les discussions doctrinales entre Rome et la FSSPX ont bien eu lieu au moins jusqu'en 2011 pour les délégations.
- un accord de principe avait été trouvé au printemps 2012 et Mgr Fellay allait à Rome pour le signer MAIS ...
- c'est la CDF et le pape Benoît XVI qui ont en mai-juin 2012 fait marche arrière toute en abandonnant l'accord du printemps, très inspiré par ce qui avait été concédé aux anglo-catholiques entre 2007 et 2009 au plan de la confession de foi en préalable à Anglicanorum coetibus (2009).
La rupture est venue de Rome qui a repris un texte antérieur déjà refusé à plusieurs reprises par la FSSPX.
La crise finale du pontificat de Benoît XVI était commencée et finit avec l'effondrement qui ouvre le boulevard aux néo-catholiques synodalistes qui synodalisent etc.

Ce point est très important pour comprendre l'échec du pontificat ratzinguérien et le tournant confirmé en 2013 et depuis.

La réconciliation canonique était un test pour Benoît XVI, son souci depuis 1982 !!! Il a reculé sans raison valable - relative au dossier - puisque la FSSPX était prête, en 2012 pas forcément aujourd'hui, à accepter un accord doctrinal micro-minimaliste.
La suite a permis de comprendre les raisons de cette débandade finale de Benoît XVI qui se voyait prêt à être dévoré par les loups dont il avait parlé au début en 2005 et dont il commençait - mais un peu tard ! - à comprendre que sa Curie romaine en était pleine.
Vatileaks et le rapport de la commission cardinalice ad hoc ont dû achever de décourager le Pontife qui nomme à ce moment Mgr Roche secrétaire du Dicastère pour le Culte divin dont il est aujourd'hui préfet.

Le pape François a une intelligence de gouvernement : il sait que le personnel, c'est aussi voire d'abord la politique réellement menée. Paul VI, Jean Paul II et Benoît XVI ont eu des Curies arc-en-ciel avec des ennemis jurés de leurs orientations bien en place. C'était courant avant eux, j'en conviens : Benoît XV et Pie XI ont conservé une partie du personnel de saint Pie X par ex. L'usage plaidait pour un renouvellement graduel, très progressif, car l'Église n'était pas sous une telle menace interne.

Il reste que les demi-échecs, demi-succès de Jean Paul II et Benoît XVI tiennent largement à la déficience du personnel curial et à celle du Collège épiscopal mondial lui aussi par trop bigarré, fait de bric et de nombreux brocs ...

Si Dominus Iesus avait été enseigné et mis en oeuvre, l'interreligieux n'aurait pas sombré dans le pachamamesque. Or ce texte est resté pratiquement inconnu de toute la catholicité. La faute à qui ? Pourquoi le peuple de Dieu ne s'est-il pas non plus emparé de ce document si limpide ?
Le fléau actuel qui enlise l'Église occidentale dans un marais boueux est dû aussi à la passive indifférence des baptisés-baptisées.
images/icones/carnet.gif  ( 971498 )Ne soyez pas si inquiet par Roger (2023-11-23 21:16:36) 
[en réponse à 971446]

Mgr Rey n'a pas renonce à son siège et a gagné un successeur compatible. sur le papier c'est une sortie par le haut !

Dans les faits cela doit être dur pour mgr Rey car il devient évêque quasi émérite.

On verra combien de temps il tient.

Mais la coopération devrait être bonne entre les deux hommes.

On verra !

A la grâce de Dieu !
images/icones/idee.gif  ( 971769 )Un peu curieux cette présentation des faits par Ptitlu (2023-12-08 18:57:17) 
[en réponse à 971446]

Je continue à circuler beaucoup, dans ma boîte en fer blanc à roulettes.

Passé par Toulon et Draguignan quelques jours avant l'officialisation du nom du coadjuteur. Tout le monde ou quasi s'accordait à trouver qu'il s'agissait de la meilleure solution...sauf, assez curieusement, ceux qui avaient chargé la barque de Mgr Rey et alimenté le dossier romain.

Il se trouve que je suis retombé sur des toulonnais à Paris début décembre (logique. C'était une des plus grosses délégations avec Evron, au rassemblement national des séminaristes), et la aussi, beaucoup de gens soulagés...sauf ceux qui avaient mis de l'eau au moulin des persecuteurs.

Bon, allons, que la lumière soit !