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images/icones/marie.gif  ( 971360 )17/11 St Grégoire le Thaumaturge, évêque et confesseur par ami de la Miséricorde (2023-11-16 22:29:13) 



Guercino, Saint Grégoire le Thaumaturge et Saint Jean Baptiste avec la Très Sainte Vierge Marie

St Grégoire le Thaumaturge, évêque et confesseur

Biographie de Saint Grégoire le Thaumaturge

Prière de Saint Grégoire le Thaumaturge « Ô très Sainte Vierge, en Vous Dieu a pris chair »

« Ô très Sainte Vierge, Votre louange surpasse toute louange, car en Vous Dieu a pris chair et Il est né homme. Toute la nature, dans les Cieux, sur la terre ou au fond des enfers, Vous rend son légitime hommage. Du faîte de Votre royaume spirituel, Vous resplendissez des pleins feux de Votre lumière. Là, le Père incréé est Glorifié, dont la Puissance Vous a couverte de Son ombre : le Fils est adoré, que Vous avez engendré dans la chair ; le Saint-Esprit est célébré, qui, en Votre sein, a préparé la Naissance du grand Roi.

Par Vous, ô comblée de Grâce, la Trinité sainte et consubstantielle se manifeste dans le monde. Daignez avec Vous nous faire participer à votre Grâce parfaite, en Jésus-Christ notre Seigneur, avec qui Gloire soit au Père et au Saint-Esprit, aujourd'hui et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

D'autres prières de Saint Grégoire le Thaumturge

Ecrits de Saint Grégoire le Thaumaturge

Lettre de Saint Grégoire le Thaumaturge

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 971361 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-11-16 22:31:24) 
[en réponse à 971360]



CHAPITRE XI

DE L'OBÉISSANCE


La seule charité nous met en la perfection; mais l'obéissance, la chasteté et la pauvreté sont les trois grands moyens pour l'acquérir. L'obéissance consacre notre coeur, la chasteté notre corps et la pauvreté nos moyens, à l'amour et service de Dieu: ce sont les trois branches de la croix spirituelle, toutes trois néanmoins fondées sur la quatrième qui est l'humilité.

Je ne dirai rien de ces trois vertus en tant qu'elles sont vouées solennellement, parce que cela ne regarde que les religieux; ni même en tant qu'elles sont vouées simplement, d'autant qu'encore que le voeu donne toujours beaucoup de grâces et de mérite à toutes les vertus, si est-ce que pour nous rendre parfaits il n'est pas nécessaire qu'elles soient vouées, pourvu qu'elles soient observées.

Car bien qu'étant vouées, et surtout solennellement, elles mettent l'homme en état de perfection, si est-ce que pour le mettre en la perfection il suffit qu'elles soient observées, y ayant bien de la différence entre l'état de perfection et la perfection, puisque tous les évêques et religieux sont en l'état de perfection, et tous néanmoins ne sont pas en la perfection, comme il ne se voit que trop.

Tâchons donc, Philothée, de bien pratiquer ces trois vertus, un chacun selon sa vocation; car encore qu'elles ne nous mettent pas en l'état de perfection, elles nous donneront néanmoins la perfection même; aussi nous sommes tous obligés à la pratique de ces trois vertus, quoique non pas tous à les pratiquer de même façon.

Il y a deux sortes dobéissance: l'une nécessaire, et l'autre volontaire. Par la nécessaire, vous devez humblement obéir à vos supérieurs ecclésiastiques, comme au pape et à l'évêque, au curé et à ceux qui sont commis de leur part; vous devez obéir à vos supérieurs politiques, c'est-à-dire à votre prince et aux magistrats qu'il a établis sur votre pays; vous devez enfin obéir à vos supérieurs domestiques, c'est-à-dire à votre père, mère, maître, maîtresse.

Or cette obéissance s'appelle nécessaire, parce que nul ne se peut exempter du devoir d'obéir à ces supérieurs-là, Dieu les ayant mis en autorité de commander et gouverner, chacun en ce qu'ils ont en charge sur nous.

Faites donc leurs commandements, et cela est de nécessité; mais pour être parfaite, suivez encore leurs conseils et même leurs désirs et inclinations, en tant que la charité et prudence vous le permettra.

Obéissez quand ils vous ordonneront chose agréable, comme de manger, prendre de la récréation, car encore qu'il semble que ce n'est pas grande vertu d'obéir en ce cas, ce serait néanmoins un grand vice de désobéir; obéissez ès choses indifférentes, comme à porter tel ou tel habit, aller par un chemin ou par un autre, chanter ou se taire, et ce sera une obéissance déjà fort recommandable; obéissez en choses malaisées, âpres et dures, et ce sera une obéissance parfaite.

Obéissez enfin doucement, sans réplique ; promptement, sans retardation; gaîment, sans chagrin; et surtout obéissez amoureusement pour l'amour de Celui qui pour l'amour de nous et s'est fait obéissant jusques à la mort de la croix , et lequel, comme dit saint Bernard, aima mieux perdre la vie que l'obéissance.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde