Le Forum Catholique

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images/icones/tao.gif  ( 971163 )CEF à Lourdes : déclaration des évêques ... par Cristo (2023-11-08 14:09:14) 

comme dit l'autre, il y aurait beaucoup à (re)dire.
Vous pouvez vous contenter de la fin sur IVG et euthanasie : ça sauve à peu près le reste.



À Lourdes, les évêques de France appellent à la création d'un «État libre pour le peuple palestinien»
Par Jean-Marie Guénois
Publié il y a 58 minutes
La basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes.
La conférence épiscopale a conclu mercredi son assemblée d'automne qui a notamment travaillé sur les relations entre catholiques et musulmans dans le contexte du conflit au Proche-Orient.

De notre envoyé spécial à Lourdes

À Lourdes, les évêques catholiques de France ont conclu mercredi leur assemblée d'automne par une procession inhabituelle vers la grotte des apparitions. Là, ils ont déposé trois cierges, symboles de leur prière pour la paix, comme l'a expliqué Mgr Éric de Moulins-Beaufort, leur président : «nous déposons devant notre Dame de Lourdes, fille de Sion, femme de Palestine, trois grands cierges, symboles de notre intercession continue pour l'Ukraine, pour l'Arménie, pour Israël et pour la Palestine.»

Un contexte de guerre que l'évêque de Reims a évoqué lors du discours de clôture de cette session épiscopale annuelle en lançant un «appel à la paix (…) pour les Ukrainiens et pour les Russes ; pour les Arméniens et les Azéris ; pour les Juifs et pour les Palestiniens ; pour bien des peuples d'Afrique et d'ailleurs, soumis à des faits de guerre ou de terrorisme».

Mais c'est sur la guerre en Terre Sainte que le président de l'épiscopat s'est arrêté en demandant, sur le plan politique, une «négociation» pour aboutir à deux États reconnus, palestinien et israélien, selon la position traditionnelle de l'Église catholique : «Nous appelons à la justice pour le peuple palestinien qui a droit à un État libre, maître de lui-même, et dont l'humanité entière a besoin. De même, nous demandons une reconnaissance claire, partout, du droit à exister pour l'État d'Israël qui est sans doute appelé à devenir, pour le Proche-Orient, un acteur de progrès, de prospérité et de paix, grâce à une coopération stable avec ses voisins. » Ajoutant : «Nous condamnons toute prétention à faire la guerre au nom de Dieu (…). La destinée de l'humanité doit conduire à la fraternité de tous en Dieu. Aujourd'hui, le chemin en passe par le respect du droit international et par la négociation.»

Ce responsable de l'Église catholique s'est également tourné vers les résonances de ce conflit en France : «Nous appelons aussi tous nos concitoyens, en France, à ne pas céder à la logique simpliste de l'affrontement entre communautés religieuses ; et nous nous élevons contre les attitudes racistes, antisémites et antimusulmanes que cette logique induit.» Il n'a pas pour autant appelé à la manifestation contre l'antisémitisme, organisée dimanche, selon une tradition catholique française d'éviter des incursions dans la vie politique française.

«Une inquiétante vague d'antisémitisme»
L'archevêque a enfin expliqué pourquoi l'Église catholique se sentait impliquée dans ce conflit en insistant sur «l'amitié avec le peuple juif, un peuple mis à part par Dieu» qui conduit, pour les chrétiens, à une douleur particulière : «Nous souffrons de voir remise en cause la légitimité de l'existence d'Israël ; nous souffrons des actes terroristes du Hamas ; nous souffrons avec les otages et leurs familles. (…) Nous souffrons de voir une guerre brutale opposer Israël et le Hamas, faisant de nombreuses victimes civiles ; nous souffrons pour les Juifs, nos pères dans la foi, menacés par une inquiétante vague d'antisémitisme.»

Tout en ajoutant aussitôt et dans le même élan : «Nous souffrons pour les Palestiniens, nos frères et nos sœurs dans l'humanité et, pour certains aussi, dans la foi ; eux qui sont fiers souvent de se présenter en descendants des premiers chrétiens, des frères et sœurs de Jésus ; nous portons dans notre supplication les morts, les blessés, les mutilés, les familles meurtries, les enfants dont la vie est brisée, traumatisée une fois de plus.»

Les relations avec les musulmans en France figuraient d'ailleurs au menu de cette assemblée. Mgr Éric de Moulins-Beaufort en a situé l'enjeu. Pour les évêques, c'est au niveau d'un «devoir de justice et un devoir religieux». Ainsi les catholiques devraient-ils «contribuer à ce que nos concitoyens musulmans puissent exercer tous leurs droits de citoyens ; veiller avec eux au respect du droit à la liberté religieuse ; les aider à faire confiance au cadre républicain et laïc de notre pays ; mais aussi les connaître dans la diversité de leurs traditions cultuelles et spirituelles ; recevoir leur témoignage de croyants et leur apporter le nôtre, dans la perspective d'une fraternité toujours plus réelle.»

Si ce responsable catholique a reconnu «nos aveuglements et nos réticences» quant aux relations avec les musulmans, il a rappelé que «nous recevons d'eux la force de leur expérience de croyants ; eux qui sont si capables de reconnaître la présence et l'action de Dieu». Expliquant que le but est de «former une seule humanité» mais que cette «espérance» n'est ni «une vision minimaliste qui ne verrait dans l'islam qu'une erreur ou une hérésie», ni «une vision maximaliste qui y verrait une voie de salut parmi d'autres». Pour lui «l'espérance s'accorde aussi avec la patience, le respect du temps de Dieu et du temps de chaque liberté, et elle passe par l'amour sincère de l'amitié.»

Évoquant également la question des migrations, Mgr de Moulins-Beaufort a repris l'appel du pape : «Nous voulons relayer la voix du Pape François à Marseille qui a su si fortement toucher les cœurs et les intelligences, en partageant son angoisse de sentir nos sociétés s'endurcir et se fermer à la compassion et à la fraternité. Nous pouvons, en France, encore, recevoir comme des frères et sœurs en humanité ceux et celles qui viennent chez nous dans l'espoir d'une vie meilleure pour eux ou leurs enfants, en accueillant leurs talents et leurs énergies ; cette attitude permettant, bien mieux que l'illusion d'empêcher toute migration, de fixer des règles ; d'exiger le respect de nos lois et de notre équilibre social et culturel ; et de travailler avec les pays de départ, pour que puissent y rester et y trouver de quoi vivre dignement le plus possible de leurs citoyens.»

«Inquiétudes» autour de l’inscription du droit à l’IVG dans la constitution et de la fin de vie
Au-delà de sujets internes à l'Église abordés lors de cette assemblée, comme le thème de la «mission» de l'Église face à la «résistance» ou «l'indifférence» de la société qui passerait par un «acte intégral d'évangélisation», mais aussi la question des abus sexuels de prêtres sur des «personnes majeures», le président des évêques a évoqué deux points «d'inquiétudes» touchant, cette fois, des questions éthiques.

Sur l'avortement tout d'abord : «Nous voulons dire notre inquiétude à l'idée que la liberté d'avorter puisse être inscrite dans la Constitution. Nous appelons de tout cœur à ce que les droits des femmes soient mieux garantis et mieux promus ; à ce qu'une réelle égalité civile et sociale leur soit assurée ; à ce qu'elles soient mieux protégées des violences que les hommes peuvent exercer sur elles». Car, il y a une «responsabilité de tous à l'égard de l'enfant à naître».

Même «inquiétude» sur «le projet de loi en préparation concernant la fin de vie» qui mobilise l'épiscopat depuis des années : «Une société humaine doit être fraternelle pour tous et pour toutes jusqu'à la fin de la vie, et promouvoir l'aide active à vivre tout en se gardant d'un 'certain goût pour la mort' inhérent à notre humanité marquée par le péché.»

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/a-lourdes-les-eveques-de-france-appellent-a-la-creation-d-un-etat-pour-les-palestiniens-20231108
images/icones/carnet.gif  ( 971169 )Je plains mgr de Moulins-Beaufort par le torrentiel (2023-11-08 19:34:28) 
[en réponse à 971163]

Lui qui était plutôt un catholique intransigeant à la sauce Lustiger, le voilà qui mange son chapeau depuis le début de son mandat de président de la CEF; a dû cacher qu'il n'aimait pas, en son for intérieur, la politique gouvernementale d'entrave à la liberté de culte portée par nos autorités civiles pendant (ou sous le prétexte) de la Covid; puis se prosterner devant les victimes des abus sexuels dans l'Église dans un grand numéro de "plus jamais ça" tout à fait contraire à son tempérament réaliste d'homme empathique, mais inquiet; puis rétrograder (ou rétropédaler) en essayant de reprendre le contrôle de son indépendance d'évêque face à l'indépendance des commissions indépendantes qu'il avait établies et nommées pour enquêter sur ces abus et imposer à l'Eglise un agenda à la Vatican III sous prétexte de recommandations d'auditeurs indépendants; et maintenant que sévit une guerre entre "le peuple élu" et la Palestine dont on a tout autant besoin de l'État introuvable que du "peuple élu" qui n'existe que par son État belliqueux imposé par des juifs laïques à la communauté internationale, dire qu'il "souffre" avec tout le monde sans pouvoir rien à la souffrance de qui que ce soit, et surtout sans oser comparer la souffrance des personnes abusées à celle des personnes massacrées puisque la souffrance est un absolue et que toute souffrance vaut toute souffrance, la "concurrence victimaire" instaurant une sorte de "dictature du relativisme" de la souffrance: mgr de Moulins-Beaufort souffre avec les victimes d'abus, avec les Israéliens, avec les Palestiniens, avec les juifs, avec les musulmans, avec les enfants qui ne verront jamais le jour, avec les personnes en fin de vie, bref avec tout le monde, mais il est impuissant, il ne peut rien au sort de quiconque, il ne peut que souffrir et ce n'est pas sa nature. Oui, vraiment, je le plains.
images/icones/1d.gif  ( 971210 )Combien de Beaufort ? par Lycobates (2023-11-11 00:21:09) 
[en réponse à 971169]


Lui qui était plutôt un catholique intransigeant à la sauce Lustiger



catholique intransigeant ?

vous avez un sens de l'humour renversant !
merci pour ce moment très lustig !
images/icones/ancre2.gif  ( 971170 )C'est nul ! par Paterculus (2023-11-08 20:38:33) 
[en réponse à 971163]

"Inquiétude" alors qu'il faudrait rappeler que l'avortement est un crime ; et qu'il y a sensiblement plus de dépressions (et donc de suicides) chez les femmes ayant avorté que chez les autres, de même pour les enfants d'une fratrie où l'un des enfants a été avorté ; et il faudrait parler de la liberté de conscience des médecins et de tous les soignants, ainsi que de ceux qui sont opposés, à juste titre, à l'avortement et qu'on oblige à y participer par l'argent de leurs impôts.
On pourrait également dénoncer l'hypocrisie de ceux qui disent que la république laïque n'adhère à aucune philosophie et imposent l'idée que l'enfant à naître n'est pas un être humain, alors que c'est une question philosophique à laquelle la science donne des réponses fondamentales.
Messeigneurs, nous pions pour vous, ne soyez pas des bergers qui fuient devant les loups.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/1d.gif  ( 971178 )Parfois c'est rigolo par Nemo (2023-11-08 21:51:09) 
[en réponse à 971170]

les aider (les musulmans) à faire confiance au cadre républicain et laïc de notre pays

Et puis quoi encore ?
images/icones/carnet.gif  ( 971203 )Oui et... par Ludovicus (2023-11-10 10:54:18) 
[en réponse à 971178]

À ce rythme là, le mercredi des cendres dans le NOM, les fidèles se verront imposés les cendres avec cette formule : " Convertissez-vous et croyez en l'interreligieux..." j'en rigole mais... tout est possible !
images/icones/1g.gif  ( 971187 )Qu'attendre de fonctionnaires comme les autres ? par Adso (2023-11-09 13:53:31) 
[en réponse à 971163]

si ce n'est qu'ils se comportent comme les autres fonctionnaires de la république...
images/icones/carnet.gif  ( 971206 )"Déclaration sur le projet de loi immigration" par Cristo (2023-11-10 21:32:50) 
[en réponse à 971163]

déclaration des évêques de France de l'Eglise qui est en France.

J'aime bien les termes de la fin du texte qu'on entend rarement :
"Et nous rappelons cet enseignement de l’Eglise que « l’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges » [catéchisme de l’Eglise catholique, § 2241]."

https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-de-novembre-2023/545906-declaration-des-eveques-de-france-a-propos-du-projet-de-loi-sur-limmigration/