Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=970722
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970722 )Du Salut dans la maladie... par Reminescence (2023-10-15 20:56:57) 

Bonsoir,

Je viens ce soir sur le forum pour solliciter votre avis et vos connaissances à propos d'une situation qui me questionne depuis un certain temps déjà, mais que je n'ai jamais osé expliquer réellement à quiconque, sûrement par pudeur et par crainte de ne pas être compris...
L'anonymat aidant probablement, il me semble qu'il est plus simple de tout écrire, et pouvoir écrire aide également à expliquer ce que je ne pourrais pas expliquer oralement, dans une conversation.

La situation est la suivante...
Depuis plusieurs mois, bientôt un an... Ma grand-mère a été placée dans une maison de retraite, car elle ne pouvait malheureusement plus vivre seule chez elle, cela en devenait dangereux pour elle, et a 87 ans, je crois qu'elle aura eu la chance de ne pas avoir à partir en maison de retraite à un âge moins avancé.
Il se trouve que j'ai rencontré dans cet établissement une dame un peu plus âgée que ma mère et pour laquelle j'ai ressenti au fil du temps un attachement profond et réel, sans que je sache vraiment expliquer pourquoi, bien que cette personne est très affectueuse.
Depuis, je vois cette personne régulièrement, en même temps que ma grand-mère, et il n'est pas rare qu'elle vienne me voir pour discuter ou simplement rester à côté de nous pendant une ou deux heures, même si une discussion n'est pas forcément possible, puisque cette dame est atteinte de démence, même si elle semble encore dépendante sur certaines choses.
Cette rencontre, et mon affection grandissante envers elle m'ont fait questionner sur certaines choses et je préfère considérer tout cela comme quelque chose voulu par Dieu, donc la Providence... Mais depuis que cette personne a pris une place plus importante pour moi, il me semble que certaines inquiétudes sont arrivées dans mon esprit, que je n'arrive pas à éloigner, puisque je ne trouve pas de réponses...

Ces inquiétudes sont les suivantes : est-ce que cette personne, - et tant d'autres semblables à elle, atteinte de démence, peut sauver son âme ? Ayant une liberté "altérée", n'ayant plus de mémoire, ne pouvant peut-être plus avoir souvenir de ses péchés, ne pouvant donc plus se confesser, n'ayant peut-être plus de lien avec Notre-Seigneur, ne pouvant même pas y penser ?
Je me dis, et c'est ce qui m'inquiète également... Si cette personne n'a jamais été croyante ? Si elle a abandonné le Bon Dieu dans sa vie, et n'a pas eu le temps de s'en repentir avant cette maladie horrible ? Qu'en est-il de toutes ces personnes qui sont actuellement en maison de retraite, à la porte de l'Éternité ? Je crois en la Miséricorde du Bon Dieu, mais la question me tracasse.

Je sais, après tout, que je devrais m'inquiéter de mon propre Salut avant de m'inquiéter de celui des autres, mais pour le moment, que puis-je faire en tant que catéchumène, sinon porter dans mes prières cette personne, sans même savoir si mes prières pour cette personne et les autres ont de la valeur aux yeux de Dieu, considérant mon état de pécheur, pas encore lavé du péché originel ?

Je me dis que ce n'est pas un hasard si le Bon Dieu a décidé de m'envoyer là-bas à cet instant de ma vie, pour me faire rencontrer cette personne, et que, peut-être, il est possible de pouvoir agir comme "intermédiaire" entre Notre-Seigneur et elle... (J'aime ce terme que j'ai lu sur un article d'Aleteia, justement consacré à la maladie d'Alzheimer par rapport à la foi...)

Je crois être la seule personne catholique "pratiquante" à voir régulièrement cette personne... Peut-être que je devrais faire quelque chose, essayer d'emmener ma grand-mère et cette personne à la chapelle de la maison de retraite à la messe le jeudi... Mais je ne peux pas le faire étant donné que je ne suis pas de la famille de cette personne... Devrais-je essayer de prier avec elle, un Ave ou un Pater, pour commencer, mais est-ce vraiment possible dans un endroit où tout le monde est en mesure d'entendre et où ma famille risque de grincer des dents, puisque hostile à ma foi ?... Maudit respect humain...

Au final, l'incertitude règne, et je ne sais pas quel peut être l'enseignement que le Bon Dieu me donne, à travers cette page de ma vie... Me demande-t-il de témoigner de ma foi bien faible et d'agir pour "apporter un peu du Bon Dieu" dans la vie de cette personne, ou alors me demande-t-il de ne pas m'attacher à cette créature qui finira par passer comme toutes les créatures ? Il me semble qu'il y a sûrement de la nuance à apporter dans ces deux choix...

Votre avis sur la situation me serait très profitable et j'espère avoir expliqué clairement la situation, même s'il est difficile de rendre tout fidèlement avec de simples mots...

Réminescence, qui s'excuse de toujours faire des sujets qui s'écartent souvent de la route et qui a écrit peut-être un peu trop aussi.
images/icones/neutre.gif  ( 970727 )Quelques conseils par Ecclesiola (2023-10-15 23:12:39) 
[en réponse à 970722]

Avez-vous contacté l'aumônier de la maison de retraite ?

Mon expérience de visites de personnes de la famille en fin de vie : Un jour, j'ai appelé l'aumônier de l'hôpital pour qu'il aille voir une personne de mes proches atteinte de cancer avec métastases. Je n'ai pas donné mon nom, j'ai simplement dit qu'il devait visiter cette personne pour la confesser et lui donner le sacrement des malades. Et l'aumônier l'a fait, et j'ai appris qu'il avait été édifié de la foi de cette personne.

Mes visites de personnes de ma famille en maison de retraite : Une de mes tantes, atteinte d'Alzheimer, récitait constamment des bouts de "Je vous salue Marie", "Notre Père", "Agneau de Dieu", elle continuait ainsi sa vie de tertiaire d'un ordre religieux. Elle donnait l'impression d'avoir perdu la tête pour tout, sauf pour les prières. Et la messe dans les maisons de retraite est une expérience émouvante, car on y rencontre la pauvreté de cœur, à travers des pratiquants peut-être pas très frais intellectuellement, mais pleins de fraîcheur d'âme.

La personne âgée qui fréquente votre grand-mère manifeste une affection qui montre qu'elle est proche de Dieu, il me semble que vous pouvez lui demander si elle est chrétienne.
images/icones/carnet.gif  ( 970807 )Merci pour votre réponse... par Reminescence (2023-10-19 18:03:26) 
[en réponse à 970727]

Je vais réfléchir à tout cela et je vais essayer de faire ce que je peux...
Merci encore pour votre réponse.
images/icones/carnet.gif  ( 970729 )Que votre suestion est profonde ... et bénéfique ! par Glycéra (2023-10-16 10:19:30) 
[en réponse à 970722]

Merci à vous, Sieur Reminescence, de poser cette question, de pousser à y entrer.

Trop de réponses, quand j'entends venir ce sujet, sont "Elle n'a qu'à... " ou bien "il faut accepter et offrir, rien d'autre à faire que souffrir" ou bien "je ne comprends rien à ces gens qui ne font pas comme on l'a appris"

Etre un "coeur qui écoute" est aussi écouter, entendre, ce que dit le "prochain", la personne que Dieu me met proche, me fait rencontrer.

Je vous répondrai plus avant, pour reprendre chacune de vos composantes, et vous donnez un ou deux liens ou documents qui vous serviront à entendre ce que votre âme pense dans cette question qui vous arrive.

Juste un point :

Dieu permet que vous recontriez plus, et vous met sur la promenade de cette vieille dame, et le pose, elle, sur votre avancée. C'est cadeau réciproque.

Prier "en" elle, dit St François de Sales, c'est prier, être disponible à Dieu ou Lui faire les demandes qu'IL aime entendre.
C'est formuler ces demandes, donc les affiner pour les dire.

Prier ainsi est bénéfique à la personne pour qui on prie, et aussi bénéfique à celui qui active ainsi la prière, devenant proche de DIeu encore plus avant.

Merci pour votre franche fraîcheur, que Dieu vous conduise, et que vous soyez souple à Ses manières de faire

Glycéra
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970739 )Entre vos lignes .... je réponds miette à miette par Glycéra (2023-10-16 21:37:07) 
[en réponse à 970722]

""Bonsoir,

Je viens ce soir sur le forum pour solliciter votre avis et vos connaissances à propos d'une situation qui me questionne depuis un certain temps déjà, mais que je n'ai jamais osé expliquer réellement à quiconque, sûrement par pudeur et par crainte de ne pas être compris...
L'anonymat aidant probablement, il me semble qu'il est plus simple de tout écrire, et pouvoir écrire aide également à expliquer ce que je ne pourrais pas expliquer oralement, dans une conversation.""


Faiblesse de l’oral ? C’est celle de l’écoute ingérente. J’explique : rares sont ceux qui écoutent. Un excellent test existe dans l’enseignement de Carl Rogers « L’écoute active », sous le questionnaire « Quel sorte d’écoutant êtes-vous ? » Pour discerner celui qui veut soulager en prenant le fardeau à la place de celui à qui il échoit, celui qui veut minimiser le fardeau par des considérations intellectuelles, ou comparatives à d’autres dont lui-même, celui qui dit comment résoudre, selon son point de vue à lui, celui qui n’entend pas ou ne comprend rien, et déforme. Sans parler de celui qui ira, volontairement ou non raconter votre histoire à d’autres, en se mếlant de vos affaires et en les emmmêlant, consciemment ou non.

Oralement signifie en conversant, donc en versant alternativement, et parfois en ne laissant pas dire ce qui a besoin de s’ex-primer ( les =de sortir, de venir au jour pour voir ce dont il s’agit au lieu de s’empoisonner en gardant à ruminer dedans)

L’écrit, donc les missives à l’ancienne avaient cette qualité de distance, de ne pas interrompre un récit, ou de pouvoir se relire au calme, apaisant peu à peu les révoltes qui étaient survenues au premier jet.


""La situation est la suivante...
Depuis plusieurs mois, bientôt un an... Ma grand-mère a été placée dans une maison de retraite, car elle ne pouvait malheureusement plus vivre seule chez elle, cela en devenait dangereux pour elle, et a 87 ans, je crois qu'elle aura eu la chance de ne pas avoir à partir en maison de retraite à un âge moins avancé.""


Votre aïeule « a été placée » d’ ? N’a-t-elle pas choisi ? Quelle part de sa volonté a joué là ? Cette expression au passif rappelle dans une épitre de St Paul : « Un jour, quand tu seras vieux, un autre te ceindra ». Peut-êt ce que votre grand’re aussi pourrez-vous écouter le coeur de votre grand’mère à ce sujet.

""Depuis, je vois cette personne régulièrement, en même temps que ma grand-mère, et il n'est pas rare qu'elle vienne me voir pour discuter ou simplement rester à côté de nous pendant une ou deux heures, même si une discussion n'est pas forcément possible, puisque cette dame est atteinte de démence, même si elle semble encore dépendante sur certaines choses.""

Si cette vieille dame résidente vient, c’est que votre présence lui parle de ce qu’elle désire. Ce n’est pas le QI, ni l’habileté rhétorique que Dieu prend pour jauger l’amour des coeurs qui L’appellent.

Pas besoin d’être athlète ni génie. L’intelligence est juste outil. Relire « Les deux pièces de la veuve. » que Jésus observe et loue car elle a tout donné, n’a rien gardé de ce que le monde juge nécessaire. Donner aussi ses talents, ne rien garder en propriété, être tout transparent à ce que Dieu inspire de lui apporter. Etre disponible à Lui. Répéter en boucle, à chaque respiration (inspir : Ô Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant // expir : fais-moi miséricorde (pécheur je suis) » est une manière toute silencieuse de ne jamais quitter Dieu, vivant chaque mouvement vital près de Lui, en Lui.

Un exemple : recevant les derniers sacrements, une jeune fille atteinte de trisomie, recouvrit soudain l’intelligence, et parla clairement. Vous pouvez imaginer l’effet sur ceux qui entendirent « Quand un jour tu m’as dit que je ressemblais à ceux de Mongolie, que voulais-tu dire e ne savais pas que mes parents ont jamais été voyager si loin. » et autres demandes bien gênantes pour ceux qui s’étaient moqué d’elle … La sottise n’est pas un empêchement à la sainteté ! Et le génie mondain est en général une entrave ! Car il est terreau d’orgueil, de celui qui va expliquer à Dieu comment Il aurait dû s’y prendre pour mieux « réussir ».

""Cette rencontre, et mon affection grandissante envers elle m'ont fait questionner sur certaines choses et je préfère considérer tout cela comme quelque chose voulu par Dieu, donc la Providence... Mais depuis que cette personne a pris une place plus importante pour moi, il me semble que certaines inquiétudes sont arrivées dans mon esprit, que je n'arrive pas à éloigner, puisque je ne trouve pas de réponses...""

Dieu fait les agendas, les rencontres, qu’elles soient échanges ou non. Coeur Quel fruit y est produit ? Pour chacun ? S’il y a paix et coeur nourri, c’est bon fruit. Si c’est rumination, perte de quiétude ? C’est alors fruit pourri, ou pas encore mûr. I àl est bon d’en parler à Dieu, pour savoir son but : est-ce de nous mener plus profond ? De nous apprendre à larguer les amarres, oser aller au large, comme les barques des apôtres, ? De nous demander de voir la situation comme il l’observe : prendre de la hauteur, ce qui se nomme vertu de prudence, pour tout  mettre en place, et parfois stopper, parfois foncer, parfois marcher au calme des jours ?

""Ces inquiétudes sont les suivantes : est-ce que cette personne, - et tant d'autres semblables à elle, atteinte de démence, peut sauver son âme ? Ayant une liberté "altérée", n'ayant plus de mémoire, ne pouvant peut-être plus avoir souvenir de ses péchés, ne pouvant donc plus se confesser, n'ayant peut-être plus de lien avec Notre-Seigneur, ne pouvant même pas y penser ?""

Abruti par les tortures, l’âme est-elle détruite, affaiblie ?
Non, au contraire, un simple regard de son coeur vers Dieu appelle toute la grâce divine pour lui faire "tenir les coups".
Voir plus loin les exemples de maladie d'intelloigence ou de coma.

""Je me dis, et c'est ce qui m'inquiète également... Si cette personne n'a jamais été croyante ? Si elle a abandonné le Bon Dieu dans sa vie, et n'a pas eu le temps de s'en repentir avant cette maladie horrible ? Qu'en est-il de toutes ces personnes qui sont actuellement en maison de retraite, à la porte de l'Éternité ? Je crois en la Miséricorde du Bon Dieu, mais la question me tracasse.""

Il y a une différence intrinsèque entre la capacité de raconter, de dire, d’exprimer et vécues par des de cette pensée, de ce ressenti, de la connaissance consciente en nous. Un paralysé ne peut dire, mais il ne cesse de penser. Les anecdotes des comateux qui ont tout entendu et le restitue au réveil sont là pour le rappeler. Un livre d’un paralysé le contient : il y a décrit son enfermement dans l’immobilité incapable de tout geste et parole, c’est « Le scaphandre et le papillon ». Dira-t-on qu’il n’était pas « connecté à Dieu ?

""Je sais, après tout, que je devrais m'inquiéter de mon propre Salut avant de m'inquiéter de celui des autres, mais pour le moment, que puis-je faire en tant que catéchumène, sinon porter dans mes prières cette personne, sans même savoir si mes prières pour cette personne et les autres ont de la valeur aux yeux de Dieu, considérant mon état de pécheur, pas encore lavé du péché originel ?""

Cathéchumène = catégorie d’humanité, règle ecclésiale et non céleste. C’est une étape terrestre obligée pour accomplir, c’esson désir, sa t à dire rendre complet son parcours incarné.Seul Dieu sait où en est son enfant chéri, son désir, sa préparation, et il est un état de grâce visible dans ces débutrs de conversions.

S'inquiéter de son salut ? en perdre le calme et la paix de Dieu ? Non ! Prendre soin, avoir cure, nourrir son coeur, et éviter les poison, voilà ce qui vient à point.


""Je me dis que ce n'est pas un hasard si le Bon Dieu a décidé de m'envoyer là-bas à cet instant de ma vie, pour me faire rencontrer cette personne, et que, peut-être, il est possible de pouvoir agir comme "intermédiaire" entre Notre-Seigneur et elle... (J'aime ce terme que j'ai lu sur un article d'Aleteia, justement consacré à la maladie d'Alzheimer par rapport à la foi…)""

"M'envoyer" ? Voilà l'occasion de : Merci grand’mère … Merci de t’aimer, donc d’y venir près de toi, et d’être souple à la main de Dieu, même – et surtout- dans les actes quotidiens.

Heureux « facteur » intermédiaire de bonnes Un messager, c’est ce que signifie ! Apporter un courrier de la part du Bon Dieu ? Savez-vous qu’un Ange est un facteur ? Un messager, c’est ce que signifie Aggelos, prononcé Angelos, en grec)

On prête à Einstein, mais ce n’est pas uniquement de lui : Le hasard ? C’est le nom que prend Dieu quand il voyage incognito !

A nous de repérer son passage, ses bagages et les colis qu’Il délivre dans nos vies.

""Je crois être la seule personne catholique "pratiquante" à voir régulièrement cette personne... Peut-être que je devrais faire quelque chose, essayer d'emmener ma grand-mère et cette personne à la chapelle de la maison de retraite à la messe le jeudi... Mais je ne peux pas le faire étant donné que je ne suis pas de la famille de cette personne... Devrais-je essayer de prier avec elle, un Ave ou un Pater, pour commencer, mais est-ce vraiment possible dans un endroit où tout le monde est en mesure d'entendre et où ma famille risque de g cela n’est pas de rincer des dents, puisque hostile à ma foi ?... Maudit respect humain...""

Besoin de « savoir » ? Ne pas « se » mettre en parce que vous ne savez avant, ne pas provoquer. C’est Dieu qui suggère, et répond aux questions. Quand vous saurez chanter … vous pourrez fredonner un Ave, un Gloria, ou autre chose que cette dame saura reconnaître.

Point n’est nécessaire d’être carré en posant une question directe « Etes-vous chrétienne ? » ce qui aurait plusieurs risques : déplaire à votre grand’mère, vous embrouiller si elle est protestante, car vous ne saurez quoi faire des différences … Laisser le temps au temps. Dieu seul en est maître.

Peut-être en proposant à votre grand’mère, nourrira devant cette dame, d’aller faire une visite à Jésus qui « loge à la chapelle » et à qui une visite fera plaisir. Cela vous donnera aussi une occasion de vous nourrir en allant apporter un peu d’air frais à Jésus que peu de monde vient aviser.


""Au final, l'incertitude règne, et je ne sais pas quel peut être l'enseignement que le Bon Dieu me donne, à travers cette page de ma vie... Me demande-t-il de témoigner de ma foi bien faible et d'agir pour "apporter un peu du Bon Dieu" dans la vie de cette personne, ou alors me demande-t-il de ne pas m'attacher à cette créature qui finira par passer comme toutes les créatures ? Il me semble qu'il y a sûrement de la nuance à apporter dans ces deux choix...""

Enseignement ? Déjà beaucoup si j’en crois vos questions ! Y compris pour savoir où nettoyer en votre intérieur. Y compris où puiser des forces pour poser des actes clairs, des gestes justes.

Demander à son ange d'expliquer ce que Dieu enseigne, de nous donner les clefs à prendre dans ce qui descend dans nos vies, et peu à peu les ombres se pénêtrent. On les traverse quand c'est le moment favorable où les capacités se sont construites, au fil des jours de patience et de persévérance.

Vous ne savez pas encore détailler, expliquer ce qui vous est enseigné par les manières du Seigneur de préparer vos chemins : cela se clarifiera peu à peu. Un enfant qui apprend à marcher ne sait pas encore sauter dans les escaliers, ni faire une longue randonnée en expliquant la carte des sentiers à prendre !

Si deux choix sont exclusifs l’un de l’autre, c’est (preque à chaque fois) que la question est mal posée ; il est bon de prendre de la hauteur et de les rendre inclus :
ou apporter à cette dame « démente » du Bon Dieu // ou ne pas s’attacher à l’affection qu’elle montre ? Faux problème, qui embrouille le cerveau et le coeur.
La question devient :
penser à remercier Dieu de cette rencontre, apporter au fil des jours quotidiens les petites miettes que nous savons porter, et aimer cette âme qui se débat dans sa prison de maladie.
« Dé-mens » = manque de mental, rien de plus ; ce n’est pas manque d’âme et encore moins manque de coeur/Esprit.


Un livret existe pour ceux qui sont malades : « La maladie à l’usage des saints » par le père Huot de Longchamp. Il ne dit pas la messe traditionnelle, certes, mais pour qui a passé quelques jours dans le Centre St Jean de la Croix, et suivi une session d’étude avec lui, cela n’importe pas vraiment. C’est sa conscience à lui … Si ce serait tous les prêtres qui se vantent d’être « tradis » en savaient transmettre autant que lui, ce serait bénédiction sur terre !


http://www.paroisseetfamille.com/magasin/index.php?id_product=12&controller=product

""Votre avis sur la situation me serait très profitable et j'espère avoir expliqué clairement la situation, même s'il est difficile de rendre tout fidèlement avec de simples mots...

Réminescence, qui s'excuse de toujours faire des sujets qui s'écartent souvent de la route et qui a écrit peut-être un peu trop aussi.""


J’espère avoir su entendre vos vraies questions, et vous aider à quitter les heures d’inquiétudes ou de soucis (peut-être mal envisagés), pour savoir alors simplement avancer « tout bellement et bonnement » comme dit St François de Sales.

Avec mes bonnes salutations
Glycéra


PS Le père Huot de Longchamp en est un expert … et en parle fort amoureusement.
Re-PS L’Institut du Chris-Roi a saint François de Sales pour patron, prêche des retraites de 5 jours en silence, selon l’esprit de St François de Sales.
Je vous donne les liens vers ces sites si vous ne les trouvez pas.




images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970808 )Merci Glycéra. par Reminescence (2023-10-19 18:15:53) 
[en réponse à 970739]

Merci Glycéra pour votre message...
J'aurais plein de choses à répondre, mais je crois que je ne saurais pas par où commencer...
En tout cas, merci d'être là et de prendre votre temps pour me répondre et partager votre sagesse.
À vrai dire, ce soir, je suis un peu triste puisque je ne verrais probablement plus cette dame.
Ma grand-mère a changé de place dans la maison de retraite, elle n'est plus dans le même lieu que cette dame, et je ne pense pas qu'aller voir cette personne lors d'une visite, même malgré toute l'affection que je lui porte, soit accepté par ma famille qui le prendra peut-être mal, puisque pour eux, je viens d'abord pour ma famille...
Comme je voudrais répondre comme Mon Seigneur... « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent. »
C'est la décision de Dieu que de permettre que nos chemins se séparent, où peut-être que je devrais faire preuve de plus de détermination pour cette personne qui m'a beaucoup donné sans même le savoir.
Je suis un peu confus par la situation, peut-être aussi par la brutalité de cette "séparation", bien que cette dame en a sûrement connu beaucoup, de séparations, et que celle-ci, elle ne s'en souviendra sûrement pas.
La prière restera mon dernier lien avec elle, et je dois avouer que votre passage sur Saint François de Sale, dans votre message précédent, m'interroge... Si vous pouvez me parler plus de cette manière de prier...

Réminescence, qui se surprend à être triste.
images/icones/fleche3.gif  ( 970821 )Réponse générale pour des cas de ce genre par Père M. Mallet (2023-10-19 23:28:46) 
[en réponse à 970808]

Chère Reminescence, désolé de vous répondre si tard.

Vous pouvez toujours aller voir votre grand-mère par exemple une heure, et ensuite aller voir l'autre personne 10 minutes, on ne peut pas vous en faire grief, me semble-t-il.
Mais si ça devait provoquer des tensions, il vaudrait mieux renoncer et conserver la paix (intérieure et dans votre famille).

Comment j'ai baptisé mon beau-frère...

Très âgé, un de mes beaux-frères avait sérieusement envisagé de se faire baptiser, puis il a fait un alzheimer.
Heureusement, il y a un canon du Code qui m'a permis de le baptiser, le canon 852 § 2 : celui qui n'est pas "sui compos", maître de son esprit, est assimilé à l'enfant, y compris en ce qui concerne le baptême. Et donc j'ai contacté l'évêque de ce diocèse-là (j'aurais pu demander au Vicaire Général, c'est peut-être plus simple) puis parcouru la chaîne hiérarchique, jusqu'au curé qui m'a renvoyé vers sa secrétaire : "L'important, c'est que ce soit inscrit dans les registres...".

***

Votre situation me rappelle le cas de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus (sauf erreur) qui au début du carême avait l'inspiration d'écrire à une jeune fille. Refus de la Supérieure : "priez pour elle".
Et à la fin du carême, sans intervention, la jeune fille devient religieuse...

Priez pour moi SVP.





images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970822 )M. L'Abbé... par Reminescence (2023-10-19 23:42:38) 
[en réponse à 970821]

Merci de votre réponse... qui me rassure.
Je vais tâcher de voir régulièrement cette personne, je ne veux pas l'abandonner, car partir du jour au lendemain serait un abandon de ma part, je le ressens comme cela.
L'anecdote sur Sainte Thérèse de Lisieux est pleine d'espérance, et c'est bien ce dont j'ai besoin.

Merci encore et bonne soirée, je pense à vous dans mes prières...
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970894 )La question est peut-être sous un autre angle par Glycéra (2023-10-22 23:49:55) 
[en réponse à 970808]


Sieur Reminescence,

Encore ici, la question ne me paraît pas juste en dichotomie : parce que ma grand'mère s'éloigne, cette dame ne me verra plus ...

Elle venait, aussi parce que vous voir lui faisait du bien.
Si vous enfilez ses pantoufles, que voyez-vous ? Elle va sentir perdre une occasion de visiteur qui lui faisait du bien à l'âme ?

Si elle est très perturbée, elle ne trouvera pas le chemin pour venir auprès de votre grand'mère.

N'avez-vous pas envie d'aller la saluer pour prendre de ses nouvelles ?Au moins par politesse envers elle et envers Dieu, de ce que vous avez reçu grâce à elle, pour ne pas rompre brusquement ce qui lui fait un rayon de soleil dans ses journée, surtout si elle est (mentalement, peut-être plus socialement aussi) isolée.

Il me semble que vous trouverez le biais, et si votre famille apprécie votre sollicitude pour quelqu'un de démuni, vous leur ferez plaisir aussi en exerçant votre "sens humanitaire", pour rester laïquement terre à terre.

La tristesse resssentie à vous poser la question est un cadeau : celui de sentir ce que ressent son prochain, et approfondir ses choix, les petits quotidiens sont des "présents" des cadeaux, que Dieu apporte pour nous aider à aller plus vers Lui, en Lui.

Pourrez-vous préciser ce qui vous intrigue dans le propos de St François de Sales ? (mon immense saint chéri, le choix de mon pseudo lui est dédié ... cf l'introduction (à la vie dévote) où Glycéra est sa petite vendeuse de bouquets qui apportent couleur et joie aux gens de sa ville).

Je vous prie d'excuser le délai de la réponse.
En espérant avoir éclairci aussi le sujet que vosu avez abordé.
Avec mes bonnes salutations

Glycéra

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970910 )Une petite réponse... par Reminescence (2023-10-23 18:45:53) 
[en réponse à 970894]

Merci Glycéra pour votre réponse, qu'importe qu'elle soit tardive ou non, vous avez la faculté de panser les petites plaies de mon âme, où plutôt, le Bon Dieu juge bon d'agir à travers vous pour m'aider dans cette situation qui n'en finit plus...
J'ai été voir cette dame hier, même si ma grand-mère se trouve maintenant à l'opposée de la maison de retraite, hors de l'UVP (Unité de Vie Protégée) avec seulement douze résidents, dont cette dame.
J'ai été donc la voir, éprouvant le besoin de le faire depuis mon arrivée, mais j'ai du attendre la fin de la visite pour que ma mère me propose d'aller voir cette dame, et cela m'a fait grandement plaisir qu'elle me propose cela...

J'ai passé un peu de temps avec elle, elle était très fatiguée et je n'avais pas le temps de rester davantage... Mais j'espère que ma présence, même fugace, a servi à quelque chose...
Ma maman est retournée à la maison de retraite tout à l'heure, puisque ma grand-mère ne se trouve pas bien du tout, et une dame travaillant là-bas lui a dit d'ailleurs qu'elle n'avait plus le droit (moi aussi, donc...) de se rendre dans cette unité de l'établissement où se trouve cette dame que j'apprécie tant.
Je ne sais pas quoi penser de tout cela, et j'espère que cette personne est mal renseignée, car je ne me vois pas ne plus y retourner, ou au moins, sans dire adieu.

Comme les mots de certains sont parfois blessants pour l'âme, alors que ce n'était même pas volontaire et que tant d'âmes sont ébranlés par bien plus que cela... Et comme j'ai envie de pleurer de cette faiblesse, de cette injustice qui n'en est pas forcément une...

Cette dame ne voit plus beaucoup sa famille, car cette dernière ne vient plus trop... Je pensais, sans remplacer sa famille, pouvoir l'entourer d'une présence familière, régulière, aimante, mais fort est de constater que les hommes sont durs, durs sans le vouloir, peut-être, mais durs par leur protocole, pas leur étroitesse, parfois, et Dieu me pardonne de juger ainsi de mon prochain...

Le regard des autres par rapport à cette situation me mine, me donne un chagrin qui m'avait pourtant quitté depuis un certain temps, et qui je crois est corrélé avec la rencontre avec cette dame.

La maladie dont elle est atteinte est une "drôle" de maladie... Étrange, plutôt, pour nos yeux de gens "sains d'esprit"... Mais qu'en est-il de nos yeux spirituels ? Je vois là une personne isolée, de par sa maladie, de par sa situation familiale, de par son lieu de vie...

Je vais vous faire une confidence... Je n'ai jamais lu le Petit Prince, et je ne compte pas le lire pour le moment...
J'ai tort, sûrement, oui, je le sais, mais pourtant, à chaque fois, que j'entende ou que je lise quelqu'un qui parle de cette œuvre, je suis touché par cette même phrase : « On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux. »

Je crois que Saint-Exupéry avait compris quelque chose d'essentiel, mais comme il est triste que cet essentiel ne se trouve pas compris par l'autre, alors qu'il semble pourtant bien clair pour nous...

J'ignore si mes visites lui font du bien à l'âme... Quand ma mère est venue, il y a quelques jours avant le déplacement de ma grand-mère, cette dame lui a parlé d'un prêtre en soutane, sûrement un souvenir de son enfance lointaine... J'ai souri à cette évocation d'un homme de Dieu qui l'a peut-être marquée...

Quelque part, j'aime être près d'elle, même quand nous n'avons plus rien à nous dire, quand je me retrouve si souvent à ne pas savoir quoi dire ni quoi faire, embarrasser, peut-être, l'âme nue, presque vulnérable.
Ces dans ces moments-là où je suis en tête-à-tête avec cette maladie qui l'affecte que je ne cherche plus à parler mais, simplement à écouter le silence qui parle... Aussi il suffit d'un regard ou d'un geste pour comprendre, ou plutôt pour qu'on se donne et qu'on reçoive ; c'est là que définitivement, l'essentiel me semble invisible par les yeux.
J'aime cette présence qui a connu tant de choses, tant de bouleversements, de joies, de peines, qui était petite alors que la guerre éclatait, et qui se retrouve bien âgée alors que la guerre continue toujours sans cesse, prouvant encore une fois que sans Dieu, l'homme est une coquille vide...

Si je lui faisais un rayon de soleil dans sa journée ? Je ne sais pas.
Non, je ne sais pas... Pour moi, elle était vraiment un rayon de soleil, pas un rayon de soleil malicieux qui se plaît à nous éblouir un court instant avant de se cacher derrière le nuage... Je crois plutôt que c'était ce genre de rayon de soleil où l'âme se plaît à se baigner dedans, qui nous fait éprouver une vraie joie, une joie sincère, une joie durable, une joie véritable...

Je m'excuse d'avoir autant écrit, j'ai la sensation que je n'aurais pas dû, car ce forum est avant tout public, et qu'exposer ainsi cette page de ma vie n'est pas forcément une chose à faire, ces écrits auraient probablement plus leur place dans un journal personnel, mais qu'importe... Si quelqu'un est dans la même situation, où s'il tombe un jour dans le même cas, il n'aura pas été seul à traverser la vallée du doute.

Les mystères de Dieu sont impénétrables, mais Lui scrute le cœur et éprouve les reins... J'espère qu'au jour où la Vie commencera pour cette dame, devant le Juge Suprême, Bon et Miséricordieux, elle se souviendra de cette présence, qui regrettera sûrement de ne pas avoir osé lui dire "Ne crains pas, parce que voici que je suis avec toi."
images/icones/carnet.gif  ( 970930 )Deux petites réponses, mêmes si je n'étais pas le destinataire de vos lignes très émouvantes par le torrentiel (2023-10-24 16:29:33) 
[en réponse à 970910]

Depuis le Covid, on n'a pour ainsi dire plus le droit de rendre visite aux malades et aux agonisants.

Les évolutionnistes prétendent que l'homminisation se marquait par le fait d'ensevelir nos morts. Le Covid, outre qu'on en a profité pour entraver la liberté de culte, a aussi été l'occasion d'expérimenter notre réaction, qui fut globalement inexistante, si on nous interdisait, en plus de la visite à nos malades et à nos agonisants, d'enterrer nos morts.

La décision qui vous frappe d'interdit de pénétrer dans cette UVP est un abus de pouvoir.

La dame que vous alliez visiter et à qui vous vous étiez attaché au point qu'elle était un rayon de soleil pour votre jeune personne, vous qui doutez d'en avoir également été un pour elle, quitte ce monde dans l'état de guerre (et pour les mêmes raisons de guerre à beaucoup près) où était le monde quand il a vu naître votre amie et votre grand-mère. Que je plains les gens en âge de mourir dans cette répétition atroce du cycle de l'histoire qui prouve que l'homme n'apprend rien et qu'il ne peut se convertir qu'avec la grâce de Dieu.

UDP et continuez bien votre chemin catéchuménal dont cette histoire est un épisode très marquant.
images/icones/carnet.gif  ( 970830 )Il ne faudrait pas oublier que le Christ n'est pas venu pour... par Davidoff2 (2023-10-20 12:53:33) 
[en réponse à 970722]

... les justes et les biens portants, mais Il est venu (Il vient) pour les malades et les pécheurs.

Du coup, comme cette dame n'est plus trop en bonne santé et qu'il semble qu'elle ait été pécheresse, elle coche toutes les cases pour un retour en grâce auprès du Christ.

A votre place, je ne m'inquiéterais pas pour elle ;-)
images/icones/carnet.gif  ( 970893 )Cher David... par Reminescence (2023-10-22 23:15:43) 
[en réponse à 970830]

Merci pour votre réponse.
Cela me rassure, et j'espère que ce que vous dites arrivera si tel est la volonté de Dieu.
Bonne soirée à vous !
images/icones/fleche3.gif  ( 970895 )Il ne faut pas oublier la suite du verset !... par Père M. Mallet (2023-10-23 00:06:09) 
[en réponse à 970830]

Deux évangélistes disent : "pas venu appeler les justes, mais les pécheurs" parce que suite est évidente : c'est évidemment pour qu'ils se convertissent.
Mais St Luc mentionne explicitement ce détail évident : appeler ...à la conversion.

Tout le Nouveau Testament est rempli d'affirmations sur le sort réservé aux pécheurs. Donc, c'est clair.

Mais Jésus dit aussi de ne surtout pas "juger" (au sens de condamner, de mépriser...) son prochain, car nous serons jugés avec la même mesure.

Par exemple, les pharisiens qui se scandalisaient de ce que Jésus se laisse embrasser les pieds par une pécheresse (repentie) avaient grandement tort, car cette dernière (très probablement Marie Madeleine) est devenue une des plus grandes saintes de la Bible - et de l'Histoire.
Prions pour notre prochain, ne le jugeons pas, confions-le à la miséricorde divine, et ne soyons pas trop curieux de savoir ce que Dieu a jugé pour telle personne.

Et pour le reste, vivons dans la Charité, la patience, la paix et la joie de l'Esprit-Saint.



images/icones/carnet.gif  ( 970931 )Cher Père Mallet, par le torrentiel (2023-10-24 16:39:56) 
[en réponse à 970895]

Vous lire dans ce fil où j'ai pris la liberté d'intervenir me donne l'occasion de vous dire que moi aussi, je suis en UDP avec vous.

Et tant que j'y suis, priez aussi pour moi, priez pour ma conversion, comme j'en ai le désir, mais je tarde tant à m'y mettre, à la concrétiser.