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images/icones/marie.gif  ( 970768 )18/10 St Luc, évangéliste par ami de la Miséricorde (2023-10-17 21:58:05) 



St Luc, évangéliste

Biographie de Saint Luc

La lecture du Bréviaire (1961)

Catenae aurea de l'Evangile selon Saint Luc de Saint Thomas d'Aquin

Le Traité sur l'Évangile de Saint Luc par Saint Ambroise.


images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970770 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-10-17 22:02:09) 
[en réponse à 970768]



CHAPITRE XVIII

COMME IL FAUT RECEVOIR LES INSPIRATIONS


Résolvez-vous, Philothée, d'accepter de bon coeur toutes les inspirations qu'il plaira à Dieu de vous faire; et quand elles arriveront, recevez-les comme les ambassadeurs du Roi céleste, qui désire contracter mariage avec vous. Oyéz paisiblement leurs propositions ; considérez l'amour avec lequel vous êtes inspirée, et caressez la sainte inspiration. Consentez, mais d'un consentement plein, amoureux et constant à la sainte inspiration; car en cette sorte, Dieu, que vous ne pouvez obliger, se tiendra pour fort obligé à votre affection.

Mais avant que de consentir aux inspirations des choses importantes ou extraordinaires, afin de n'être point trompée, conseillez-vous toujours à votre guide, à ce qu'il examine si l'inspiration est vraie ou fausse ; d'autant que l'ennemi voyant une âme prompte à consentir aux inspirations, lui en propose bien souvent des fausses pour la tromper, ce qu'il ne peut jamais faire tandis qu'avec humilité elle obéira à son conducteur.

Le consentement étant donné, il faut avec un grand soin procurer les effets, et venir à l'exécution de l'inspiration, qui est le comble de la vraie vertu; car d'avoir le consentement dedans le coeur sans venir à l'effet dicelui, ce serait comme de planter une vigne sans vouloir qu'elle fructifiât.

Or, à tout ceci sert merveilleusement de bien pratiquer l'exercice du matin et les retraites spirituelles que j'ai marquées ci-dessus ; car par ce moyen, nous nous préparons à faire le bien, d'une préparation non seulement générale, mais aussi particulière.

CHAPITRE XIX

DE LA SAINTE COMMUNION


Notre Sauveur a laissé à son Eglise le sacrement de pénitence et de confession afin qu'en icelui nous nous lavions de toutes nos iniquités, toutes fois et quantes que nous en serons souillés. Ne permettez donc jamais, Philothée, que votre coeur demeure longtemps infecté du péché, puisque vous avez un remède si présent et facile.

La lionne qui a été accostée du léopard va vitement se laver pour ôter la puanteur que cette accointance lui a laissée, afin que le lion venant n'en soit point offensé et irrité: l'âme qui a consenti au péché doit avoir horreur de soi-même, et se nettoyer au plus tôt, pour le respect qu'elle doit porter aux yeux de sa divine Majesté qui la regarde. Mais pourquoi mourrons-nous de la mort spirituelle, puisque nous avons un remède si souverain ?

Confessez-vous humblement et dévotement tous les huit jours, et toujours s'il se peut quand vous communierez, encore que vous ne sentiez point en votre conscience aucun reproche de péché mortel; car par la confession, vous ne recevrez pas seulement l'absolution des péchés véniels que vous confesserez, mais aussi une grande force pour les éviter à l'avenir, une grande lumière pour les bien discerner, et une grâce abondante pour réparer toute la perte qu'ils vous avaient apportée.

Vous pratiquerez la vertu d'humilité, d'obéissance, de simplicité et de charité; et en cette seule action de confession, vous exercerez plus de vertu qu'en nulle autre.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/carnet.gif  ( 970784 )« En vérité je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis. » par Vianney (2023-10-18 11:40:57) 
[en réponse à 970768]

 

La troisième parole du Christ en croix rapportée par l’Evangile est celle qu’il adresse au bon larron : « En vérité je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis. » Saint Luc seul rapporte cette parole qui ne fut entendue ou retenue que par la Sainte Vierge. Saint Jean dit simplement : « ... ils le crucifièrent et avec lui deux autres, un de chaque côté et Jésus au milieu. » Il n’a pas fait tellement attention à eux ; la Sainte Vierge au contraire était au pied de la Croix, dans tout l’éclat de la charité parfaite ; elle rayonnait d’amour, elle exultait dans l’union à Dieu, et les mérites de son Fils la faisaient ainsi coopérer au rachat des membres du Christ. Elle vit quelle chance insigne, quel bonheur, quelle grâce étaient offerts à ces malheureux de subir le même supplice en même temps que son Fils. Elle les vit souffrir, crier sous les coups de marteau qui enfonçaient les clous. Et il est probable qu’elle fit comme à Cana où elle dit simplement : « ils n’ont plus de vin » ; il lui suffisait de penser : ils ne savent pas, ils ne comprennent pas et son Fils en tint compte.
(…)
Seul Saint Luc qui eut le désir, ou l’avantage, ou la possibilité de rencontrer la Sainte Vierge avant d’écrire son évangile raconte ainsi les faits : « Or l’un des malfaiteurs qui étaient en croix l’insultait, disant : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même et nous aussi. » Mais l’autre prenant la parole pour le faire taire, dit : « Tu n’as donc pas même la crainte de Dieu, toi qui endures le même supplice ? Et pour nous c’est justice, car nos actions nous ont mérité le châtiment que nous recevons ; mais lui n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans l’éclat de ton règne. » Et il lui dit : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis ! »

Quelle grâce ! Pour un brigand : le Paradis ! pour un après-midi de souffrances méritées et sans purgatoire ou si peu ! Voilà le privilégié du ciel ! Nous autres, espèce inférieure et inconsistante de Pharisiens, nous serions presque indignés ; nous sommes si oublieux de la toute puissance de la miséricorde divine, sur laquelle seule nous pouvons fonder notre salut !

Puissance de la grâce et puissance du repentir. Cet homme qui insultait Jésus peu de temps auparavant se trouve gagné par la contrition. Elle est parfaite. Le principe en est le regret d’avoir offensé Dieu ; il accepte le dur châtiment qui lui est imposé. « C’est justice » dit-il. Il a reçu le don de la foi et l’espérance est née aussitôt en ce Jésus qu’il voit pourtant cloué près de lui sur une croix semblable à celle dont il meurt.


Source : Henri Charlier, Les propos de Minimus, DMM, 1994, tome 1, pp. 147-148¹.
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¹tiré du n° 120 de la revue Itinéraires (février 1968).