Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=970679
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970679 )14/10 St Calixte Ier, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2023-10-13 21:08:51) 



St Calixte Ier, pape et martyr

Biographie de Saint Calixte 1er

La visite du site des Catacombes de Saint Calixte à Rome

Prière à Saint Calixte 1er

" L'Esprit-Saint, qui garde l'Eglise, vous prépara comme un auxiliaire d'élite dans la souffrance et l'humiliation. Vous naquîtes esclave ; la fourberie judaïque sema de bonne heure les embûches sous vos pas ; jeune encore, les mines de Sardaigne comptaient en vous un forçat déplus, mais c'était pour le Seigneur.

Serf de la peine, comme disait l'ancienne Rome, vous ne l'étiez plus de votre ancien maître ; et délivré des mines à l'heure marquée par Celui qui conduit les événements au gré de sa providence, le titre de Confesseur, en vous ennoblissant pour jamais, vous recommandait à l'attention maternelle de l'Eglise.

Tels apparurent dès lors votre mérite et vos vertus, qu'inaugurant le plus long pontificat de l'époque des martyrs, Zéphyrin vous choisit pour le conseiller, l'appui, le suppléant de sa vieillesse ; en attendant que l'Eglise, suffisamment instruite par l'expérience de ces dix-huit années, vous élût à son tour comme pasteur suprême.

Combien grande vous la laissez aujourd'hui, cette noble Epouse du Fils de Dieu ! Toute la noblesse des anciens âges, toute la valeur morale, tout l'essor intellectuel de l'humanité apparaissent concentrés en elle à cette heure.

Où sont les mépris de jadis, les calomnies d'antant ? Le monde n'ignore plus qu'il a devant lui la reine de l'avenir ; l'atrocité des persécutions que l'Etat païen lui réserve encore viendra de cette conviction qu'il s'agit pour lui de la lutte, et d'une lutte désespérée, pour la vie. Aussi hésite-t-il, et semble-t-il plutôt vouloir aujourd'hui transiger avec les chrétiens.

Vous fûtes l'initiateur des voies nouvelles, pleines de péril comme de grandeur, où entrait l'Eglise. De l'absolu et brutal Non licet esse vos (Il ne vous est pas permis d'être) des jurisconsultes bourreaux, vous sûtes le premier amener l'empire à reconnaître en quelque chose officiellement les droits de la communauté chrétienne : Cécile assurait par vous à celle-ci la propriété de la tombe, la faculté de se réunir, de se cotiser, pour honorer ses morts ; à Marie, Fons olei, et ce fut l'occasion de votre martyre, il vous était donné de consacrer le premier sanctuaire légalement acquis dans Rome aux chrétiens.

Or, loin de céder, quoi que ce fût des droits de Dieu, en pactisant avec César, vous affirmiez dans le même temps à l'encontre de celui-ci, comme nul ne l'avait fait encore, l'indépendance absolue de l'Eglise concernant cette question du mariage soustraite de par le Christ-roi à la juridiction des pouvoirs civils. D'ores et déjà, " ne dirait-on pas une nation dans la nation ?" oui ; jusqu'à ce que la nation elle-même ait passé tout entière dans les rangs de ce peuple nouveau ". (Le Temps pascal, t. II ; Jeudi de la troisième semaine après Pâques).

Au sein de l'Eglise, autres soucis, l'ardeur des luttes doctrinales est à son comble et s'est portée sur le premier de nos mystères : Sabellius, condamné pour son audace à déclarer incompatible avec l'unité de Dieu la réelle distinction de la Trinité sainte, laisse le champ libre à l'école qui sépare les augustes personnes au risque de multiplier Dieu même. Puis c'est Montan, dont les disciples, ennemis des théories sabelliennes antérieurement à Sabellius même, escomptent la faveur du premier Siège pour leur système de fausse mystique et de réforme outrée.

Mais comme le pilote expérimenté déjoue les écueils, entre les subtilités des dogmatisants, les prétentions des rigoristes, les utopies des politiques, vous dirigiez d'une main dont la sûreté était celle de l'Esprit-Saint lui-même la barque de Pierre à ses immortelles destinées. En la mesure où Satan vous déteste et vous poursuit jusqu'à nos jours, soyez glorifié à jamais ; bénissez en nous vos disciples et vos fils."

Source : hodiemecum.hautefort
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970680 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-10-13 21:11:19) 
[en réponse à 970679]



CHAPITRE XIV

DE LA TRÈS-SAINTE-MESSE ET COMME IL LA FAUT OUÏR


4. Depuis le Credo jusques au Pater noster, appliquez votre coeur aux mystères de la mort et passion de notre Rédempteur, qui sont actuellement et essentiellement représentés en ce saint sacrifice, lequel avec le prêtre et avec le reste du peuple, vous offrirez à Dieu le Père pour son honneur et pour votre salut.

5. Depuis le Pater noster, jusqu'à la communion, efforcez-vous de faire mille désirs de votre coeur, souhaitant ardemment d'être à jamais jointe et unie à notre Sauveur par amour éternel.

6. Depuis la communion jusques à la fin, remerciez sa divine Majesté de son incarnation, de sa vie, de sa mort, de sa passion et de l'amour qu'il nous témoigne en ce saint sacrifice, le conjurant par icelui de vous être à jamais propice, à vos parents, à vos amis et à toute l'Eglise ; et vous humiliant de tout votre coeur, recevez dévotement la bénédiction divine que Notre Seigneur vous donne par l'entremise de son officier.

Mais si vous voulez pendant la messe faire votre méditation sur les mystères que vous allez suivant de jour en jour, il ne sera pas requis que vous vous divertissiez à faire ces particulières actions; ains suffira qu'au commencement vous dressiez votre intention à vouloir adorer et offrir ce saint sacrifice par l'exercice de votre méditation et oraison, puis qu'en toute méditation se trouvent les actions susdites, ou expressément ou tacitement et virtuellement.

CHAPITRE XV

DES AUTRES EXERCICES PUBLICS ET COMMUNS


Outre cela, Philothée, les fêtes et dimanches il faut assister à l'office des heures et des vêpres, tant que votre commodité le permettra; car ces jours-là sont dédiés à Dieu, et faut bien faire plus d'actions à son honneur et gloire en iceux que non pas ès autres jours.

Vous sentirez mille douceurs de dévotion par ce moyen, comme faisait saint Augustin, qui témoigne en ses Confessions que oyant les divins offices au commencement de sa conversion, son coeur se fondait en suavité, et ses yeux, en larmes de piété.

Puis (afin que je le dise une fois pour toutes), il y a toujours plus de bien et de consolation aux offices publics de l'Eglise, que non pas aux actions particulières, Dieu ayant ainsi ordonné que la communion soit préférée à toute sorte de particularité.

Entrez volontiers aux confréries du lieu où vous êtes, et particulièrement en celles desquelles les exercices apportent plus de fruit et dédification; car en cela vous ferez une sorte d'obéissance fort agréable à Dieu, d'autant qu'encore que les confréries ne soient pas commandées, elles sont néanmoins recommandées par l'Eglise, laquelle, pour témoigner qu'elle désire que plusieurs s'y enrôlent, donne des indulgences et autres privilèges aux confrères.

Et puis, c'est toujours une chose fort charitable de concourir avec plusieurs et coopérer aux autres pour leurs bons desseins. Et, bien qu'il puisse arriver que l'on fît d'aussi bons exercices à part soi comme l'on fait aux confréries en commun, et que peut-être lon goûtât plus de les faire en particulier, si est-ce que Dieu est plus glorifié de l'union et contribution que nous faisons de nos bienfaits avec nos frères et prochains.

Source : Livres-mystiques.com