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images/icones/marie.gif  ( 970597 )11/10 Maternité de la Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2023-10-10 23:19:36) 



Maternité de la Vierge Marie

Marie, Miroir des Vierges

C'est l'ardeur à l'étude qui fait d'abord la noblesse du maître. Quoi de plus noble que la mère de Dieu ? Quoi de plus splendide que celle-là même qu'a choisie la splendeur ? Quoi de plus chaste que celle qui a engendré le corps sans souillure corporelle ? Et que dire de ses autres vertus ? Elle était vierge, non seulement de corps, mais d'esprit, elle dont jamais les ruses du péché n'ont altéré la pureté : humble de cœur, réfléchie dans ses propos, prudente, avare de paroles, avide de lecture ; elle mettait son espoir non dans l'incertitude de ses richesses, mais dans la prière des pauvres ; appliquée à l'ouvrage, réservée, elle prenait pour juge de son âme non l'homme, mais Dieu ; ne blessant jamais, bienveillante à tous, pleine de respect pour les vieillards, sans jalousie pour ceux de son âge, elle fuyait la jactance, suivait la raison, aimait la vertu. Quand donc offensa-t-elle ses parents, ne fût-ce que dans son attitude ?

Quand la vit-on en désaccord avec ses proches ? Quand repoussa-t-elle l'humble avec dédain, se moqua-t-elle du faible, évita-t-elle le miséreux ? Elle ne fréquentait que les seules réunions d'hommes où, venue par charité, elle n'eût pas à rougir ni à souffrir dans sa modestie.

Aucune dureté dans son regard, aucune licence dans ses paroles, aucune imprudence en ses actes ; rien de heurté dans le geste, de relâché dans la démarche, d'insolent dans la voix : son attitude extérieure était l'image même de son âme, le reflet de sa droiture.

Une bonne maison doit se reconnaître à son vestibule, et bien montrer dès l'entrée qu'elle ne recèle pas de ténèbres ; ainsi notre âme doit-elle, sans être entravée par le corps, donner au dehors sa lumière, semblable à la lampe qui répand de l'intérieur sa clarté.

... Bien que Mère du Seigneur, elle aspirait pourtant à apprendre les préceptes du Seigneur ; elle qui avait enfanté Dieu, souhaitait pourtant de connaître Dieu.

Elle est le modèle de la virginité. La vie de Marie doit être en effet à elle seule un exemple pour tous. Si donc nous aimons l'auteur, apprécions aussi l'œuvre ; et que toutes celles qui aspirent à ses privilèges imitent son exemple. Que de vertus éclatent en une seule vierge ! Asile de la pureté, étendard de 1a foi, modèle de la dévotion ; vierge dans la maison, auxiliaire pour le sacerdoce, mère dans le temple.

Combien de vierges ira-t-elle chercher pour les prendre dans ses bras et les conduire au Seigneur, disant : Voici celle qui a gardé le lit de mon fils, celle qui a gardé la couche nuptiale dans une pureté immaculée. Et de même, le Seigneur les confiera au Père, redisant la parole qu'il aimait : " Père saint, voici celles que je t'ai gardées, sur lesquelles le Fils de l'homme inclinant la tête s'est reposé ; je demande que là où je suis, elles soient avec moi.

Mais puisque n'ayant pas vécu pour elles seules, elles ne doivent pas se sauver seules, puissent-elles racheter, l'une ses parents, l'autre ses frères. Père juste, le monde ne m'a pas connu, mais elles m'ont connu, et elles n'ont pas voulu connaître le monde. "

Quel cortège, quels applaudissements d'allégresse parmi les anges ! Elle a mérité d'habiter le ciel, celle qui a vécu dans le siècle une vie céleste. Alors Marie, prenant le tambourin, conduira les chœurs des vierges chantant au Seigneur, et bénissant d'avoir traversé la mer du siècle sans sombrer dans ses remous. Alors, toutes exulteront, disant : J'entrerai à l'autel de mon Dieu, du Dieu qui réjouit ma jeunesse. J'immole à Dieu un sacrifice de louange, et j'offre mes vœux au Très-Haut.

Et je ne doute pas que devant vous ne s'ouvrent tout grands les autels de Dieu, vous dont j'oserais dire que les âmes sont des autels où chaque jour, pour la rédemption du Corps mystique, 1e Christ est immolé. Car si le corps de la Vierge est le temple de Dieu, que dire de l'âme, qui, mise à nu par la main du Prêtre éternel, les cendres du corps pour ainsi dire écartées, exhale la chaleur du feu divin ? Bienheureuses vierges, embaumées du parfum immortel de la grâce, comme les jardins par les fleurs, les temples par le culte divin, les autels par le prêtre.

Extrait du De Virginibus, dédié en 377 par saint Ambroise à sa sœur Marcelline, religieuse à Rome. P.L., 16, col. 209 et ss. (trad. de Mlle Mestivier).

Source : spiritualite-chretienne.com

Petit Journal " de Ste Faustine © Missionnaires Pallottins, Ed. du Dialogue 1997

La Miséricorde T’a poussé à daigner descendre jusqu’à nous et à nous tirer de notre misère.(...)
Mais où descendras-Tu Seigneur ; est-ce dans le temple de Salomon ?
Ou bien feras-Tu bâtir un nouveau temple où tu envisages de descendre ?
Ô Seigneur, quel sanctuaire Te préparons-nous,car toute la terre est Ton marchepied.
Tu T’es préparé, Seul, un sanctuaire : la Sainte Vierge.
Ses entrailles immaculées Te sont une demeure, et l’inconcevable miracle de Ta Miséricorde a lieu, ô Seigneur.
Le verbe s’est fait chair : Dieu a habité parmi nous, le Verbe Divin, la Miséricorde Incarnée. (...) 1745

La Vierge Sainte, ce lys blanc comme neige.
Adore la première la toute-puissance de Ta Miséricorde.
Pour la venue du Verbe, Son cœur pur s’ouvre avec amour,
Elle croit aux paroles du Messager divin et s’affermit dans la confiance.

Le ciel s’est étonné que Dieu se soit fait homme, Qu’il y ait sur terre un cœur digne de Dieu Lui-même.
Pourquoi ne T’unis-Tu pas à un Séraphin, mais à un pécheur ? Oh ! Car c’est un mystère de Ta Miséricorde.
Malgré la pureté du cœur virginal !

Ô mystère de la Miséricorde Divine, ô Dieu de pitié,
Tu as daigné abandonner le trône céleste, et Tu T’es abaissé vers notre misère, vers la faiblesse humaine, car ce n’est pas aux anges, mais à l’homme que la Miséricorde est nécessaire

Pour exprimer dignement la Miséricorde du Seigneur,
Nous nous unissons à Ta Mère Immaculée, car notre hymne Te sera plus agréable alors, Car elle est choisie d’entre les anges et les hommes. (1746)

Source : hommage-a-la-misericorde-divine.com
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970598 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-10-10 23:31:52) 
[en réponse à 970597]



CHAPITRE XIII

DES ASPIRATIONS, ORAISONS JACULATOIRES ET BONNES PENSÉES


On dit que saint Anselme, archevêque de Cantorbéry, duquel la naissance a grandement honoré nos montagnes, était admirable en cette pratique des bonnes pensées.

Un levraut pressé des chiens accourut sous le cheval de ce saint prélat, qui pour lors voyageait, comme à un refuge que le péril éminent de la mort lui suggérait; et les chiens clabaudant tout autour nosaient entreprendre de violer limmunité à laquelle leur proie avait eu recours; spectacle certes extraordinaire, qui faisait rire tout le train, tandis que le grand Anselme, pleurant et gémissant :

« Ah! vous riez, disait-il, mais la pauvre bête ne rit pas; les ennemis de l'âme, poursuivie et malmenée par divers détours en toutes sortes de péchés, l'attendent au détroit de la mort pour la ravir et dévorer et elle, tout effrayée, cherche partout secours et refuge ; que si elle nen trouve point, ses ennemis s'en moquent et s'en rient.

Ce qu'ayant dit, il s'en alla soupirant. Constantin le Grand écrivit honorablement à saint Antoine; de quoi les religieux qui étaient autour de lui furent fort étonnés, et il leur dit:

« Comme admirez-vous qu'un roi écrive à un homme? Admirez plutôt de quoi Dieu éternel a écrit sa loi aux mortels, ains leur a parlé bouche à bouche en la personne de son Fils. »

Saint François voyant une brebis toute seule emmi un troupeau de boucs : « Regardez, dit-il à son compagnon, comme cette pauvre petite brebis est douce parmi ces chèvres.

Notre Seigneur allait ainsi doux et humble entre les Pharisiens. » Et voyant une autre fois un petit agnelet, mangé par un pourceau: « Eh ! petit agnelet, dit-il tout en pleurant, que tu représentes vivement la mort de mon Sauveur! »

Ce grand personnage de notre âge, François Borgia, pour lors encore duc de Gandie, allant à la chasse faisait mille dévotes conceptions:

« J'admirais, dit-il lui-même par après, comme les faucons reviennent sur le poing, se laissent couvrir les yeux et attacher à la perche, et que les hommes se rendent si revêches à la voix de Dieu.

Le grand saint Basile dit que la rose emmi les épines fait cette remontrance aux hommes : « Ce qui est de plus agréable en ce monde, o mortels, est mêlé de tristesse; rien ny est pur :

le regret est toujours collé à l'allégresse, la viduité au mariage, le soin à la fertilité, l'ignominie à la gloire, la dépense aux honneurs, le dégoût aux délices et la maladie à la santé.

C'est une belle fleur, dit ce saint personnage, que la rose; mais elle me donne une grande tristesse, m'avertissant de mon péché, pour lequel la terre a été condamnée de porter les épines. » Une âme dévote regardant un ruisseau, et y voyant le ciel représenté avec les étoiles en une nuit bien sereine:

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde