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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970584 )10/10 St François de Borgia, confesseur par ami de la Miséricorde (2023-10-09 21:54:12) 



St François de Borgia, confesseur

Biographie de Saint François de Borgia

Prière de Saint François de Borgia

« Ô profondeur de la Sagesse divine ! Je puis bien dire, Seigneur, que Votre route est dans la mer, que Vos sentiers sont sur les grandes eaux, et qu'on ne peut reconnaître les traces de Vos pas. Je devrais être dans l'étonnement lorsque je sens en moi quelque bon désir, et beaucoup plus encore lorsque je l'exécute.

Comment se peut-il faire que Vous vouliez bien répandre la semence de Vos grâces dans une terre si stérile, et qu'elle puisse produire quelque fruit. Si j'étais bien persuadé que j'étouffe cette divine Semence, que je la foule aux pieds, dès qu'elle commence à s'élever, et que je dissipe les fruits qu'elle produit, je m'humilierais en toutes choses ; et le bien même que Vous faites en moi me remplirait de confusion. Faites donc, ô mon Dieu, par votre Bonté, que je connaisse ma misère et que je glorifie Votre saint Nom éternellement. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

Saint François de Borgia et le Moribond impénitent

La lettre d'Ignace de Loyola à François de Borgia
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IHS
Rome, 5 juin 1552


La souveraine grâce et l'amour éternel du Christ notre Seigneur soient toujours en notre faveur et aide continuelles.

Au sujet de chapeau de cardinal, il m'a paru bon de vous exposer, comme je le ferais pour moi-même, ce qui s'est passé en moi, pour la plus grande gloire de Dieu. Dès que j'ai été averti que certainement l'empereur vous avait proposé et que le Pape était content de vous faire cardinal, immédiatement j'éprouvai une inclination ou une motion pour y faire obstacle de tout mon pouvoir. Malgré tout, cependant, je n'étais pas certain de la volonté divine, par suite de nombreuses raisons pour et contre qui me venaient à l'esprit.

J'ordonnai aux prêtres de la maison de célébrer une messe et à tous les frères de prier pendant trois jours, afin d'être guidé en tout pour la plus grande gloire de Dieu. Pendant cette période de trois jours, à certains moments, réfléchissant et retournant l'affaire en mon esprit, je ressentais en moi certaines craintes; je manquais de liberté d'esprit pour prendre position et empêcher la chose. Je me disais : est-ce que je sais ce que Dieu notre Seigneur veut faire ? et je ne trouvais pas en moi une assurance entière pour m'opposer. A d'autres moments, quand je reprenais ma prière habituelle, je sentais ces craintes disparaître. Je continuai ma demande à diverses reprises, tantôt avec cette crainte, tantôt avec le contraire.

Enfin, le troisième jour, dans ma prière habituelle, et toujours depuis lors, je me sentis un jugement si décidé et une volonté si suave et si libre pour m'opposer autant que je pouvais devant le Pape et les cardinaux que, si je ne le faisais pas, j'étais et je suis encore certain que je n'aurais pu valablement me justifier devant Dieu notre Seigneur; au contraire, mes raisons auraient été entièrement mauvaises.

Cependant, j'ai pensé et je pense encore que ce fut la volonté de Dieu que j'adopte cette position, et d'autres une position contraire en vous conférant cette dignité, sans qu'il y ait la moindre contradiction. Le même esprit divin a pu me mouvoir à cela par certaines raisons, et mouvoir les autres au contraire par certaines autres pour qu'à la fin le dessein de l'empereur s'exécute.

Que Dieu notre Seigneur agisse en tout pour que toujours se réalisent sa plus grande louange et sa plus grande gloire. Il serait opportun, je pense, que sur cette question vous répondiez à la lettre que vous a écrite de ma part Maître Polanco. Vous y déclareriez l'intention et la volonté que Dieu notre Seigneur vous a données ou vous donnera. Nous laisserons tout à Dieu notre Seigneur, pour qu'en toutes nos affaires s'accomplisse se très sainte volonté...

Source : viechrétienne.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970585 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-10-09 21:57:08) 
[en réponse à 970584]



CHAPITRE XIII

DES ASPIRATIONS, ORAISONS JACULATOIRES ET BONNES PENSÉES


Plusieurs ont ramassé beaucoup d'aspirations vocales, qui vraiment sont fort utiles; mais par mon avis, vous ne vous astreindrez point à aucune sorte de paroles, ains prononcerez ou de coeur ou de bouche celles que l'amour vous suggérera sur le champ, car il vous en fournira tant que vous voudrez.

Il est vrai qu'il y a certains mots qui ont une force particulière pour contenter le coeur en cet endroit, comme sont les élancements semés si dru dedans les psaumes de David, les invocations diverses du nom de Jésus, et les traits d'amour qui sont imprimés au Cantique des Cantiques. Les chansons spirituelles servent encore à même intention, pourvu qu'elles soient chantées avec attention.

Enfin, comme ceux qui sont amoureux d'un amour humain et naturel ont presque toujours leurs pensées tournées du côté de la chose aimée, leur coeur plein d'affection envers elle, leur bouche remplie de ses louanges, et qu'en son absence ils ne perdent point d'occasion de témoigner leurs passions par lettres, et ne trouvent point d'arbre sur l'écorce duquel ils n'écrivent le nom de ce qu'ils aiment; ainsi ceux qui aiment Dieu ne peuvent cesser de penser en lui, respirer pour lui, aspirer à lui et parler de lui, et voudraient, s'il était possible, graver sur la poitrine de toutes les personnes du monde le saint et sacré nom de Jésus.

A quoi même toutes choses les invitent, et n'y a créature qui ne leur annonce la louange de leur bien-aimé; et, comme dit saint Augustin après saint Antoine, tout ce qui est au monde leur parle d'un langage muet mais fort intelligible en faveur de leur amour; toutes choses les provoquent à des bonnes pensées, desquelles par après naissent force saillies et aspirations en Dieu. Et voici quelques exemples:

Saint Georges, évêque de Nazianze, ainsi que lui-même racontait à son peuple, se promenant sur le rivage de la mer, considérait comme les ondes savançant sur la grève laissaient des coquilles et petits cornets, tiges dherbes, petites huîtres et semblables brouilleries que la mer rejetait, et par manière de dire crachait dessus le bord ; puis, revenant par des autres vagues, elle reprenait et engloutissait derechef une partie de cela, tandis que les rochers des environs demeuraient fermes et immobiles, quoique les eaux vinssent rudement battre contre iceux.

Or sur cela, il fit cette belle pensée: que les faibles, comme coquilles, cornets et tiges dherbes, se laissent emporter tantôt à l'affliction, tantôt à la consolation, à la merci des ondes et vagues de la fortune, mais que les grands courages demeurent fermes et immobiles à toutes sortes dorages ; et de cette pensée, il fit naître ces élancements de David:

« O Seigneur, sauvez-moi, car les eaux ont pénétré jusques à mon âme! O Seigneur, délivrez-moi du profond des eaux! Je suis porté au profond de la mer et la tempête ma submergé. Car alors il était en affliction pour la malheureuse usurpation que Maximus avait entreprise sur son évêché.

Saint Fulgence, évêque de Ruspe, se trouvant en une assemblée générale de la noblesse romaine que Théodoric, roi des Goths, haranguait, et voyant la splendeur de tant de seigneurs qui étaient en rang chacun selon sa qualité:

« O Dieu, dit-il, combien doit être belle la Jérusalem céleste, puisqu'ici-bas on voit si pompeuse Rome la terrestre! Et si en ce monde tant de splendeur est concédée aux amateurs de la vanité, quelle gloire doit être réservée en l'autre monde aux contemplateurs de la vérité! »

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde