Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 970361 )5 questions au pape des cardinaux Brandmüller, Burke, Sandoval, Sarah et Zen par Abbé Claude Barthe (2023-10-02 08:19:41) 

Pape François, répondez par « oui » ou par « non »
5 questions au pape des cardinaux Brandmüller, Burke, Sandoval, Sarah et Zen
Res Novae

Le 10 juillet 2023, dans le contexte de la préparation de la première assemblée du Synode sur la synodalité, les cardinaux Brandmüller, Burke, Sandoval, Sarah, Zen, ont présenté cinq questions (dubia) au pape François. Ce dernier leur ayant fait une réponse extrêmement vague le 12 juillet, les cinq cardinaux ont alors reformulé leurs questions en demandant au pape une réponse par « oui » ou par « non ».

On trouvera l’entier dossier sur ces échanges sur le site de L'Homme nouvau

Voici les questions des cardinaux :

1 – Est-il possible que l’Église enseigne aujourd’hui des doctrines contraires à celles qu’elle enseignait auparavant en matière de foi et de morale, que ce soit par le Pape ex cathedra, ou selon les définitions d’un Concile œcuménique, ou encore selon le Magistère ordinaire universel des Évêques dispersés dans le monde (cf. Lumen Gentium 25) ?

2 A – Est-il possible que, dans certaines circonstances, un pasteur puisse bénir des unions entre personnes homosexuelles, laissant ainsi entendre que le comportement homosexuel en tant que tel ne serait pas contraire à la loi de Dieu et au cheminement de la personne vers Dieu ?

2 B – L’enseignement constant du Magistère ordinaire universel, selon lequel tout acte sexuel en dehors du mariage, et en particulier les actes homosexuels, constituent un péché objectivement grave contre la loi de Dieu, indépendamment des circonstances dans lesquelles ils ont lieu et de l’intention avec laquelle ils sont accomplis, est-il toujours valable ?

3 – Le Synode des évêques qui se tiendra à Rome, et qui ne comprendra qu’une sélection choisie de pasteurs et de fidèles, exercera-t-il, au sujet des questions doctrinales ou pastorales sur lesquelles il sera appelé à s’exprimer, l’autorité suprême de l’Église, qui appartient exclusivement au Pontife romain et, una cum capite suo, au Collège des Évêques (cf. can. 336 C.I.C.) ?

4 –L’Église pourrait-elle à l’avenir avoir la faculté de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes, contredisant ainsi le fait que la réservation exclusive de ce sacrement à des hommes baptisés appartient à la substance même du sacrement de l’ordre, que l’Église ne peut pas changer ?

5 –Un pénitent peut-il validement recevoir l’absolution sacramentelle si, tout en avouant un péché, il refuse de prendre d’une quelconque manière la résolution de ne pas le commettre à nouveau ?

Walter Cardinal Brandmüller,
Raymond Leo Cardinal Burke,
Juan Cardinal Sandoval Íñiguez,
Robert Cardinal Sarah,
Joseph Cardinal Zen Ze-kiun
images/icones/carnet.gif  ( 970363 )La Secrétairerie d'Etat fait, semble-t-il, pression par Abbé Claude Barthe (2023-10-02 08:45:15) 
[en réponse à 970361]

Le cardinal Burke doit donner une conférence dans le cadre d'un colloque organisé demain, mardi 3 octobre, à Rome, au théâtre Ghione, par la revue la Nuova Bussola Quotidiana, de Riccardo Cascioli, sur le thème « La Babel synodale »
La Secrétairerie d'Etat fait semble-t-il pression auprès des cardinaux susceptibles d'assister à la conférence pour qu'ils s'abstiennent
images/icones/carnet.gif  ( 970364 )L'évènement est la participation du cardinal Sarah par Aliocha (2023-10-02 09:16:02) 
[en réponse à 970363]

Que le cardinal Robert Sarah ait accepté de se joindre cette fois à la démarche lancée par le cardinal Burke est un évènement à saluer.
Dommage que le cardinal Müller, qui joue toujours perso, n'en soit pas
images/icones/barbu2.gif  ( 970365 )ce texte est une chance éventuelle pour l'église à une condition par jejomau (2023-10-02 09:23:24) 
[en réponse à 970361]

Celle-ci réside dans le SEUL retentissement médiatique.

C'est de cette manière que progressent rapidement les modernistes. Ils n'ont jamais vraiment d'arguments corrects à leurs fadaises. Mais ils ont le pouvoir médiatique et influent sur des populations qui n'y connaissent pas grand-chose ou alors font sciemment le silence sur ce qui pourrait les gêner de telle sorte que l'opinion n'est même pas informée du fait !

Il n'est donc même pas besoin que François réponde aux questions : il sera en difficulté et le synode sortira de l'ombre si ces Dubia ont déjà seulement un vrai retentissement médiatique
images/icones/carnet.gif  ( 970368 )Facile par Regnum Galliae (2023-10-02 10:51:00) 
[en réponse à 970361]

il suffit de ne pas répondre. C'est une tactique qui a fonctionné à l'époque des dubia exprimées par quatre cardinaux à la suite d'Amoris Laetitia. Nous en attendons toujours la réponse...
images/icones/fleche3.gif  ( 970385 )Ah, s'il suffisait d'avoir une réponse ! par Johanis (2023-10-02 18:46:25) 
[en réponse à 970368]

Ici, il s'agit d'un dialogue de sourds.
Le pape ne veut pas comprendre les questions qui lui sont posées, en dehors du nouveau paradigme qu'il prétend imposer à tous dans l'Eglise. Les cinq cardinaux se situent dans le contexte de la doctrine de l'Église, et du sens d'une vérité absolue qu'elle suppose, alors que lui, se situe dans le relativisme de son paradigme.
La signification de sa réponse est celle-là : vous devez entrer dans mon paradigme.
images/icones/carnet.gif  ( 970405 )à quoi fait allusion la question n°5 ? par Cristo (2023-10-02 22:50:09) 
[en réponse à 970361]

je n'ai pas compris la référence.
images/icones/bulle.gif  ( 970411 )perplexe moi aussi par jejomau (2023-10-03 09:20:23) 
[en réponse à 970405]

Et ce que j'en ai compris ce matin après une nuit de sommeil :

Ne demandent-ils pas si celui qui se confesse doit normalement aussi tout faire pour changer sa conduite du fait qu'en toute logique on se confesse quand on admet que ce qu'on a fait était mal et qu'on le regrette ? Pour les cardinaux il s'agirait de souligner à François qu'on ne peut accepter l'homosexualité et donc les unions homosexuelles comme ils le soulignent précédemment dans une autre question

Voilà ce que j'en comprends et donc ce que je vous mets au conditionnel
images/icones/fleche2.gif  ( 970416 )Le 5e dubium : explication par Jeanne Smits (2023-10-03 10:00:01) 
[en réponse à 970411]

Le 5e dubium est une demande de clarification à la suite de propos impromptu attribués au pape au mois de janvier, propos qu'il aurait tenus en recevant les séminaristes de Barcelone en audience en décembre 2022.

Voici ce qu'en disait le Catholic Herald :


Les prêtres doivent donner l'absolution au confessionnal même lorsque le pénitent n'a pas l'intention de se repentir, a déclaré le pape dans un discours qui a scandalisé les séminaristes.

Le Saint-Père a mis de côté son discours écrit, qu'il a qualifié d'"ennuyeux", pour prononcer une allocution improvisée devant des séminaristes de Barcelone, en Espagne, au cours de laquelle il a fréquemment utilisé un langage grossier.

Dans son discours, il a ordonné aux étudiants se destinant à la prêtrise "de ne pas être cléricaux, de tout pardonner", ajoutant que "si nous voyons qu'il n'y a pas d'intention de se repentir, nous devons tout pardonner".

"Nous ne pouvons jamais refuser l'absolution, car nous deviendrions alors le vecteur d'un jugement malveillant, injuste et moralisateur", aurait déclaré François aux séminaristes, qui étaient accompagnés par l'évêque auxiliaire de Barcelone, Javier Vilanova Pellisa.

Les prêtres qui refusent l'absolution aux pénitents sont des "délinquants", a déclaré le souverain pontife, selon le site web Church Militant.




Ces propos ont circulé et la question des cardinaux cherchait donc à lever la confusion suscitée par cette diffusion.

La réponse du pape tourne autour du pot :


a) Le repentir est nécessaire à la validité de l’absolution sacramentelle et implique l’intention de ne pas pécher. Mais ici il n’y a pas de mathématiques, et une fois de plus je dois vous rappeler que le confessionnal n’est pas un bureau de douane. Nous ne sommes pas des maîtres, mais d’humbles intendants des sacrements qui nourrissent les fidèles, car ces dons du Seigneur, plutôt que des reliques à conserver avec soin, sont des aides de l’Esprit Saint pour la vie des personnes.

b) Il y a de nombreuses façons d’exprimer le repentir. Souvent, chez les personnes dont l’estime de soi est très blessée, se déclarer coupable est une torture cruelle, mais le fait même de s’approcher de la confession est une expression symbolique du repentir et de la recherche de l’aide divine.

c) Je voudrais également rappeler que « parfois, il nous coûte beaucoup de faire place à l’amour inconditionnel de Dieu dans la pastorale » (Amoris Laetitia, 311), mais nous devons apprendre à le faire. À la suite de saint Jean-Paul II, je soutiens non seulement que nous ne devons pas exiger des fidèles des objectifs d’amendement trop précis et certains, qui finissent au fond par être abstraits, voire égocentriques, mais aussi que même la prévisibilité d’une nouvelle chute ne préjuge pas de l’authenticité de l’intention (saint Jean-Paul II, Lettre au cardinal William W. Baum et aux participants au cours annuel de la Pénitencerie apostolique, 22 mars 1996, 5).

d) Enfin, il doit être clair que toutes les conditions habituellement attachées à la confession ne sont généralement pas applicables lorsque la personne se trouve dans une situation d’agonie ou lorsque ses capacités mentales et psychiques sont très limitées.




Il y a une différence entre les "cas limites" que semble viser la réponse et "si nous voyons qu'il n'y a pas d'intention de se repentir, nous devons tout pardonner".

La contrition, rappelons-le, comprend le regret de la faute et l'intention de ne pas recommencer (même si cela n'exclut pas les chutes ultérieures et la possibilité d'en être pardonné).

Amities
Jeanne Smits