Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=970301
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970301 )30/09 St Jérôme, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2023-09-29 23:42:07) 



St Jérôme, confesseur et docteur

Son Oeuvre

L’Homélie de Saint Jérôme sur la Guérison de la fille de la Cananéenne

Jésus laisse les Scribes et les Pharisiens calomniateurs et passe dans la région de Tyr et de Sidon pour guérir les Tyriens et les Sidoniens. Mais voilà qu’une Cananéenne sort du pays qui fut jadis le sien afin d’obtenir par ses cris la santé de sa fille. A noter que la Guérison de la fille de la Cananéenne se place en quinzième lieu. « Ayez pitié de moi, Seigneur, fils de David ! » Si elle avait appris à invoquer le fils de David, c’est qu’elle avait déjà quitté son pays, et avait renoncé à l’erreur des Tyriens et des Sidoniens en changeant de lieu et de foi.

Je serai dans la tribulation, Seigneur, si je ne connaissais vos Miséricordes ; mais c’est Vous qui avez dit : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se convertisse et qu’il vive. C’est vous qui avez appelé la Cananéenne et le Publicain. Selon la multitude de mes douleurs qui étaient dans mon cœur, vos consolations ont réjoui mon âme. C’est vous qui avez appelé la Chananéenne et le Publicain.

« Ma fille est tourmentée par un démon ». Pour moi, je pense que la fille de la Cananéenne représente les âmes des croyants qui étaient tourmentées par le démon tant qu’elles ne connaissaient pas le Créateur et adoraient la pierre. « Mais Il ne lui répondit pas un mot ». Ce n’est pas orgueil de Pharisien, ce n’est pas dédain de Scribe ; mais Il ne voulait pas donner l’impression que Lui-même contrevient à son ordre : « Ne prenez pas le chemin des nations païennes et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ». En effet, Il ne voulait pas donner prise à ses calomniateurs et réservait la plénitude du Salut des nations païennes au Temps de la Passion et de la Résurrection.

Montrons-nous en toutes choses comme des Ministres de Dieu, par une grande patience : afin que notre Ministère ne soit pas décrié. C’est maintenant le Temps vraiment favorable, c’est maintenant le Jour du Salut. Rendons-nous recommandables par une grande Patience afin que notre Ministère ne soit pas décrié.

« S’approchant de Lui, Ses disciples Lui demandaient : Renvoie-la, car elle crie derrière nous ». Les disciples, qui à ce moment ignoraient encore les Mystères du Seigneur, intercédaient en faveur de la Cananéenne, – qu’un autre évangéliste appelle Syro-Phénicienne –, soit que la compassion les touche, soit que le désir d’être débarrassé de son importunité les anime ; car elle redoublait ses cris comme pour un médecin non pas clément, mais impitoyable. Quant à Lui, voici la réponse qu’Il fait : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Non qu’Il n’ait pas été envoyé aussi vers les nations païennes, mais Il l’a d’abord été en Israël et comme ceux-ci n’ont pas accueilli l’Évangile, Son passage vers les nations païennes se justifie.

Les Prêtres prieront dans le jeûne et dans les larmes, disant : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à Votre peuple et ne livrez pas Votre héritage à la perdition. Entre le portail et l’Autel les Prêtres pleureront et diront : « Pardonnez, Seigneur, pardonnez à Votre peuple et ne livrez pas Votre héritage à la perdition ». Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.

Ainsi soit-il.

Prière de St Jérôme « Ô Seigneur, Vos menaces me font trembler jusqu'au plus profond de mes entrailles » :

« Ah ! Maintenant, Seigneur, maintenant je suis la proie de toutes les angoisses, et Vos menaces me font trembler jusqu'au plus profond de mes entrailles. Mes lèvres frémissent et les épouvantements de mon âme se doivent lire sur mon visage.

C'est bien, c'est ce que je souhaitais : mais ce n'est point encore assez. Que la pourriture entre au fond de mes os et s'empare de mon corps : je consens, je consens bien volontiers à souffrir tout ce qu'a souffert Job. Que mes chairs se corrompent, c'est bien, mais cela ne me suffit pas : c'est la moelle de mes os que je désire, à cause de mes crimes, voir tomber en putréfaction et devenir la nourriture de ces millions et millions de vers. Et quand, ici-bas, j'aurai bien souffert toutes ces hontes pour mes péchés, j'espère qu'en revanche, au jour du Jugement, au jour de l'angoisse et de la douleur, je connaîtrai le Repos, l'éternel et délicieux Repos ».

Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 970302 )Méditation avec L'introduction à la vie dévote de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2023-09-29 23:44:30) 
[en réponse à 970301]



CHAPITRE II
BRIÈVE MÉTHODE POUR LA MÉDITATION ET PREMIÈREMENT DE LA PRÉSENCE DE DIEU PREMIER POINT DE LA PRÉPARATION


Le second moyen de se mettre en cette sacrée présence, c'est de penser que non seulement Dieu est au lieu où vous êtes, mais qu'il est très particulièrement en votre coeur et au fond de votre esprit, lequel il vivifie et animé de sa divine présence, étant là comme le coeur de votre coeur et l'esprit de votre esprit; car, comme l'âme étant répandue par tout le corps se trouve présente en toutes les parties dicelui, et réside néanmoins au coeur d'une spéciale résidence, de même Dieu étant très présent à toutes choses, assiste toutefois d'une spéciale façon à notre esprit: et pour cela David appelait Dieu, «Dieu de son coeur », et saint Paul disait que « nous vivons, nous nous mouvons et sommes en Dieu ».

En la considération donc de cette vérité, vous exciterez une grande révérence en votre coeur à l'endroit de Dieu, qui lui est si intimement présent.

Le troisième moyen, c'est de considérer notre Sauveur, lequel en son humanité regarde dès le ciel toutes les personnes du monde, mais particulièrement les chrétiens qui sont ses enfants, et plus spécialement ceux qui sont en prière, desquels il remarque les actions et déportements.

Or, ceci n'est pas une simple imagination, mais une vraie vérité; car encore que nous ne le voyions pas, si est-ce que de là-haut il nous considère : saint Etienne le vit ainsi au temps de son martyre. Si que nous pouvons bien dire avec l'épouse : « Le voilà qu'il est derrière la paroi, voyant par les fenêtres, regardant par les treillis. »

La quatrième façon consiste à se servir de la simple imagination, nous représentant le Sauveur en son humanité sacrée comme s'il était près de nous, ainsi que nous avons accoutumé de nous représenter nos amis et de dire : je m'imagine de voir un tel qui fait ceci et cela, il me semble que je le vois, ou chose semblable.

Mais si le très Saint Sacrement de l'autel était présent, alors cette présence serait réelle et non purement imaginaire ; car les espèces et apparences du pain seraient comme une tapisserie, derrière laquelle Notre Seigneur réellement présent nous voit et considère, quoi que nous ne le voyions pas en sa propre forme.

Vous userez donc de l'un de ces quatre moyens, pour mettre votre âme en la présence de Dieu avant l'oraison; et ne faut pas les vouloir employer tous ensemblement, mais seulement un à la fois, et cela brièvement et simplement.

CHAPITRE III
DE L'INVOCATION, SECOND POINT DE LA PRÉPARATION


L'invocation se fait en cette manière: votre âme se sentant en la présence de Dieu, se prosterne en une extrême révérence, se connaissant très indigne de demeurer devant une si souveraine Majesté, et néanmoins, sachant que cette même bonté le veut, elle lui demande la grâce de la bien servir et adorer en cette méditation. Que si vous le voulez, vous pourrez user de quelques poles courtes et enflammées, comme sont celles ici de David:

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde