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images/icones/carnet.gif  ( 969931 )À ce stade de la bataille spirituelle, tous les compromis avec François ont des résultats néfastes par vistemboir2 (2023-09-16 11:31:15) 

Article de Robert Morrison paru le 15 septembre 2023 sur The Remnant sous le titre : At this Point of the Spiritual Battle, All Compromises with Francis Have Evil Results
(Traduit à l’aide de deepl.com)


Comme l’a soutenu un article de The Remnant datant de juillet 2022, le fait que les catholiques traditionnels ne soient pas d'accord sur la question de savoir si François est réellement le pape ou non ne devrait pas nous empêcher de nous mettre d'accord sur un diagnostic précis de ce qu'il représente pour l'Église aujourd'hui :

"Bergoglio est l'homme anti-catholique autorisé par Dieu à exercer son pouvoir sur le corps mystique du Christ en tant que présumé pape, au service de Satan et des mondialistes, pour faire avancer la crise dans l'Église par un processus calculé de destruction qui cause la perte de nombreuses âmes mais qui, en fin de compte, purifiera l'Église."


Même si nous déclarions que cet homme n'est pas le pape, ce diagnostic ne changerait pas. Il nous reste donc à essayer de discerner les meilleurs moyens de combattre les maux qui résultent de l'occupation de la papauté par François.

Comme pour tout grand mal dans l'Église ou dans le monde, la réponse catholique appropriée implique nécessairement la prière et la pénitence, comme nous l'a dit Notre Seigneur :

"Lorsqu'il fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : "Pourquoi n’avons-nous pu chasser cet esprit ?" Il leur dit : " Ce genre de démon ne peut être chassé que par la prière et le jeûne.". (Mc 9,27-28)


Étant donné la nature extrême de la crise, nous devrions entendre davantage d'appels de la part des pasteurs de l'Église pour que les catholiques sollicitent la grâce de Dieu par la prière et la pénitence. Cependant, comme Sœur Lucia l'a dit au Père Agustin Fuentes en 1957, un aspect de la crise implique la nécessité pour les catholiques fidèles d'agir même en l'absence de conseils de la part de leurs pasteurs :

"Père, nous ne devons pas attendre qu'un appel au monde vienne de Rome de la part du Saint-Père, pour faire pénitence. Nous ne devons pas non plus attendre que l'appel à la pénitence vienne de nos évêques dans notre diocèse, ni des congrégations religieuses. Non ! Notre Seigneur a déjà très souvent utilisé ces moyens et le monde n'y a pas prêté attention. C'est pourquoi il est maintenant nécessaire que chacun d'entre nous commence à se réformer spirituellement. Chacun doit non seulement sauver son âme, mais aussi les âmes que Dieu a placées sur notre chemin... Le diable fait tout ce qui est en son pouvoir pour nous distraire et nous enlever l'amour de la prière ; nous serons sauvés ensemble ou nous serons damnés ensemble." (Sœur Lucie au Père A Fuentes).


Nous devons donc faire ce que nous pouvons sur le plan spirituel, même si nos pasteurs ne nous guident pas ; et plus nous nous efforçons de devenir des saints, plus nous pouvons combattre le mal des ennemis de l'Église.

Tout en menant la bataille avec les armes spirituelles que Dieu nous a données, nous devons nous demander si quelque chose de bon peut résulter de l’adoption d’une approche conciliante à l’égard de François. Au cours des premières années d'occupation de la papauté par François, on pouvait avancer un argument potentiellement viable selon lequel, dans certaines circonstances, il valait mieux garder le silence sur ses affronts au catholicisme tant qu'il n'essayait pas de nous contraindre à partager ses croyances ou à changer nos pratiques. Peut-être, par exemple, le curé de la paroisse d’une messe traditionnelle en pleine expansion ne voulait-il pas perdre la faveur de l'évêque local en dénonçant Amoris Lætitia - on pourrait admettre un jugement prudentiel selon lequel il était préférable de garder le silence dans de tels cas.

Mais les circonstances ont certainement changé à ce stade. Nous ne pouvons plus avoir aucun doute sur ce que François et ses collaborateurs tentent de faire à l'Église catholique : ils ne cachent plus le fait qu'ils veulent éliminer la tradition catholique et débarrasser l'Église de ceux qui y sont attachés. François a ouvertement déclaré la guerre au vrai catholicisme de bien des manières, depuis Traditionis Custodes et le Synode sur la synodalité, jusqu'à ses fréquentes insultes à l'égard de ceux qui adhèrent à ce que l'Église a toujours enseigné. Il veut apparemment faire tout ce qu'il peut pour persuader le plus grand nombre possible de personnes d'abandonner le chemin emprunté par les saints catholiques depuis deux mille ans.

Ainsi, même s'il existe une mesure qu'un curé particulier pourrait prendre pour apaiser François afin de conserver ses faveurs, cet effort de conciliation encourage généralement les actions de François pour mener à bien son attaque globale contre l'Église. Le silence implique le consentement et signale aux catholiques et aux non-catholiques l'un ou l'autre ou les deux mensonges désastreux : que ce que fait François est conforme à l'enseignement de l'Église, et qu'il n'y a pas de vrais catholiques pour s'opposer à lui.

En outre, nous avons atteint le point où le silence tend à imiter l'exemple de saint Pierre reniant Notre Seigneur :

"Ayant allumé du feu au milieu de la cour, ils s’assirent autour, et Pierre s’assit parmi eux. Une servante, qui le vit assis devant le feu, l’ayant regardé fixement, dit : " Cet homme était aussi avec lui. " Mais Pierre renia Jésus, en disant : " Femme, je ne le connais point. " Peu après, un autre l’ayant vu, dit : " Tu es aussi de ces gens-là. " Pierre répondit : " Mon ami, je n’en suis point. " Une heure s’était écoulée, lorsqu’un autre se mit à dire avec assurance : " Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est de la Galilée. " Pierre répondit : " Mon ami, je ne sais ce que tu veux dire. " Et aussitôt, comme il parlait encore, le coq chanta." (Lc 22,55-60)


Garder le silence sur Amoris Lætitia n'a peut-être rien signalé à ceux qui n'étaient pas familiers avec l'enseignement de l'Église, mais garder le silence sur les attaques actuelles de François contre Notre Seigneur et Son Église - qui augmentent continuellement en fréquence et en intensité - dit au monde entier : "Je ne le connais pas : Je ne le connais pas !"

Éviter le péché des reniements de Pierre n'exige pas, bien sûr, que nous fassions bêtement plus que le devoir ne l'exige. Comme pour tout exercice de vertu, la prudence doit dicter la manière dont nous nous opposons à François, mais il semble peu probable qu'il y ait jamais d'excuse légitime pour les catholiques (en particulier les pasteurs) de s'abstenir d'énoncer clairement la vérité catholique pure et simple en opposition aux erreurs que François répand.

Mgr Strickland, par exemple, a récemment fourni des exemples parfaits de résistance charitable et prudente à l'agenda de François, notamment dans sa lettre pastorale du 22 août 2023 à ses ouailles :

"Dans les semaines et les mois à venir, beaucoup de ces vérités seront examinées dans le cadre du Synode sur la synodalité. Nous devons nous en tenir à ces vérités et nous méfier de toute tentative de présenter une alternative à l'Évangile de Jésus-Christ, ou de promouvoir une foi qui parle de dialogue et de fraternité, tout en essayant de supprimer la paternité de Dieu. Lorsque nous cherchons à innover sur ce que Dieu, dans sa grande miséricorde, nous a donné, nous nous trouvons sur un terrain périlleux. Le point d'appui le plus sûr que nous puissions trouver est de nous en tenir fermement aux enseignements pérennes de la foi".


Il parle comme un homme qui réalise qu'aucun catholique n'a jamais eu à craindre de rendre un témoignage fidèle à la vérité que Notre Seigneur a confiée à son Église. Quel que soit le châtiment que François tentera d'infliger à Mgr Strickland, Notre Seigneur et tous ceux qui cherchent à le suivre verront cette persécution comme une bénédiction :

"Heureux êtes-vous, lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux : c’est ainsi qu’ils ont persécuté les prophètes qui ont été avant vous.".(Mt 5,11-12)


Naturellement cette persécution peut nous effrayer. Nous sommes tous de faibles pécheurs qui avons grand besoin de la miséricorde infinie de Dieu. Sans Lui, nous ne pouvons évidemment rien faire de valable. Par faiblesse humaine, nous manquons parfois de courage pour défendre la foi comme nous le devrions - mais nous ne devons pas nous tromper en croyant que la faiblesse a une quelconque ressemblance avec la vertu. Notre Seigneur n'a attribué aucune béatitude au fait de fuir devant les loups dans la peur.

Nous pouvons même constater que Dieu nous permet miséricordieusement de réaliser que la lutte pour la foi catholique pure est le seul moyen possible de vaincre nos ennemis aujourd'hui. Comme Michael Matt l'a récemment souligné dans son Remnant Underground, il n'y a pas de solution politique. Nous pouvons et devons résister aux tyrans mondialistes, mais ils contrôlent presque tout et sont aidés par Satan. La seule faille dans l'armure de notre ennemi est son incapacité totale à résister aux assauts des vrais catholiques qui se battent comme des saints.

Le rôle principal (et peut-être unique) de François dans toute cette opération est de dissuader les catholiques de se battre comme des saints. Ceux qui le soutiennent pour "gagner un peu de temps" aident donc notre ennemi à gagner du terrain. Nous ne devons pas craindre ses insultes, ses censures injustes, ni même ses excommunications, mais nous devons craindre de donner à quiconque l'impression que nous sommes du côté de François dans sa guerre contre Dieu et son Église. Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !
images/icones/fleche2.gif  ( 969937 )Vaincre le déni sur les causes ante-conciliaires et intra-ecclésiales de la crise par Scrutator Sapientiæ (2023-09-16 13:57:22) 
[en réponse à 969931]

Bonjour vistemboir2,

D'une part, il faut commencer par le commencement, en ce qu'il faut commencer par vaincre le conformisme, l'ignorance, la négligence, la passivité, et surtout le déni de bien des catholiques, sur les causes ante-conciliaires et intra-ecclésiales de la "crise de l'Eglise", ou, si l'on préfère, sur les origines philosophiques et théologiques de la mentalité conciliaire, au sens de : iréniste et utopiste, et il faut le faire non seulement au moyen d'un combat spirituel, mais aussi au moyen d'un combat intellectuel.

D'autre part, au contact des deux derniers paragraphes du texte mis en avant, voici quelques questions : qu'est-ce que "la foi catholique pure" ? Chez quel auteurs ou dans quelles oeuvres en trouve-t-on la meilleure formulation ou présentation ? Si ces auteurs et ces oeuvres existent, pourquoi ne pas les mettre plus souvent en avant et en valeur, quitte à ce que cela soit d'une manière ouvertement contrariante, ou publiquement dissonante, face à un Magistère et face à une pastorale, notamment interconfessionnellement et interreligieusement corrects, qui ont attendu, non François, mais le prédécesseur de son prédécesseur, pour pouvoir commencer à sévir encore plus que sous Paul VI ?

Bonne journée.

Scrutator.