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images/icones/marie.gif  ( 968813 )16/08 St Joachim, père de la T. Ste Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2023-08-15 22:27:54) 


Juan Simon Gutierrez, Saint Joachim au désert avec son offrande, vers 1700, musée des Beaux-Arts de Séville.

St Joachim, père de la T. Ste Vierge Marie

Litanies de saint Joachim

Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous, Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous, Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous, Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Très sainte Vierge Marie, fille de saint Joachim, priez pour nous.

Saint Joachim qui êtes un homme choisi à qui Dieu le Père a confié son
auguste fille, priez pour nous.

Saint Joachim, en qui Dieu le Fils a pris ses complaisances en lui
donnant sa mère bien-aimée, priez pour nous.

Saint Joachim, vous que le Saint Esprit a rempli de ses dons et a fait le
gardien de son épouse, priez pour nous.

Saint Joachim, époux de sainte Anne, priez pour nous.

Saint Joachim, le plus heureux de tous les pères, priez pour nous.

Saint Joachim, qui avez vu de vos yeux et porté dans vos bras la Reine
des Anges et des hommes, priez pour nous.

Saint Joachim, qui avez mené une vie simple, obscure et laborieuse, priez pour nous.

Saint Joachim, qui avez tant soupiré après la venue du Messie et qui
l'avez hâtée par vos ardents désirs, priez pour nous.

Saint Joachim, qui aviez une si grande compassion des pauvres et qui
les assistiez de vos biens, priez pour nous.

Saint Joachim, qui avez fait à Dieu le plus grands des sacrifices en vous
séparant de votre fille pour la Lui consacrer dans le temple, priez pour nous.

Saint Joachim, qui êtes mort dans la paix du Seigneur environné des
Anges, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Jésus.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Jésus.

Priez pour nous, bienheureux Joachim, père de la Très Sainte Vierge Marie,
Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus Christ, son divin Fils.

Prions : O Jésus, qui au-dessus de tous les saints avez choisi le bienheureux Joachim pour
être le père de votre auguste Mère, accordez-nous par son intercession et ses mérites la grâce
de Vous aimer et de Vous plaire tous les jours de notre vie, et de mourir dans votre sainte
grâce pour avoir le bonheur de Vous posséder et de Vous glorifier éternellement par Jésus
Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Source : nd-chretiente.com



Joachim et Anne se rencontrent sous la porte dorée
Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich


Joachim avait été conduit dans le sanctuaire par suite l'un avertissement d'en haut. Il fut conduit par suite d'une inspiration semblable dans un passage consacré qui conduisait sous le temple et sous la porte dorée.

Il m'a été communiqué quelque chose sur la signification et l'origine de ce passage, et aussi sur sa destination, mais je ne puis plus le rapporter clairement. Je crois que l'usage de ce passage se rattachait à une cérémonie religieuse qui avait lieu pour la réconciliation et la bénédiction des personnes stériles. On était conduit par ce chemin, dans certaines circonstances, pour des purifications, des expiations, des absolutions et autres choses de ce genre.

Les prêtres conduisirent Joachim à ce passage par une petite porte voisine de la cour où l'on immolait les victimes ; après quoi ils s'en retournèrent. Joachim continua à suivre ce chemin, qui allait en descendant.

Anne était aussi venue au temple avec sa servante, qui portait les colombes du sacrifice dans des corbeilles à jour. Elle avait remis son offrande et fait connaître à un prêtre que l'Ange lui avait ordonné d'aller trouver son mari sous la porte dorée. Je vis alors que les prêtres, en compagnie de femmes respectables, parmi lesquelles se trouvait, je crois, la prophétesse Anne, la conduisirent a une autre entrée du passage consacré, où ils la laissèrent seule.

Je vis la manière merveilleuse dont était disposé ce passage. Joachim entra par une petite porte après laquelle on allait en descendant. Le passage était d'abord étroit, puis il s'élargissait. Les murs brillaient d'un reflet doré et vert ; une lumière rougeâtre y entrait par en haut. J'y vis de belles colonnes semblables à des arbres et à des ceps de vigne ornés de guirlandes.

Quand Joachim fut arrivé au tiers à peu près de la longueur du passage, il s'arrêta à un endroit où s'élevait une colonne faite comme un palmier, avec ses branches pendantes et ses fruits ; ce fut là qu'Anne, toute rayonnante de joie, vint à sa rencontre.

Ils s'embrassèrent dans un mouvement de sainte allégresse et se communiquèrent leur bonheur. Ils étaient ravis en extase et entourés d'une nuée brillante. Je vis cette lumière partir d'une troupe d'Anges, qui, portant comme une haute tour lumineuse, planaient sur Anne et Joachim. Cette tour était faite comme la tour de David, la tour d'ivoire, etc., que je vois à l'occasion des Litanies de la sainte Vierge. Elle sembla disparaître entre Anne et Joachim, et une gloire lumineuse les entoura.

Je reconnus alors que, par l'effet d'une grâce toute particulière de Dieu, la conception de Marie avait été aussi pure que l'aurait été toute conception sans le péché originel. J'eus en même temps une intuition que je ne puis rendre. Le ciel s'ouvrit au-dessus d'eux ; je vis la joie de la Sainte Trinité et des Anges et la part qu'ils prenaient à la bénédiction mystérieuse accordée aux parents de Marie.

Anne et Joachim marchèrent en louant Dieu jusqu'à la sortie sous la porte dorée. Le chemin, à son extrémité, allait en remontant. Ils passèrent sous une grande et belle arcade, et se trouvèrent dans une espèce de chapelle où étaient plusieurs flambeaux allumés. Ils furent reçus là par des prêtres, qui les conduisirent dehors.

La partie du temple où était la salle du grand conseil se trouvait au-dessus du passage souterrain, un peu au delà du milieu ; au dessus de son extrémité étaient, je crois, des logements pour les prêtres chargés du soin des vêtements sacerdotaux.

Joachim et Anne arrivèrent à une espèce d'échancrure au bord extrême de la montagne du temple, vis-à-vis de la vallée de Josaphat. On ne pouvait pas aller plus loin dans cette direction ; le chemin tournait à droite ou à gauche ils firent encore une visite dans la maison d'un prêtre ; puis je les vis avec leurs gens reprendre le chemin de leur demeure.

Arrivé a Nazareth, Joachim fit un festin de réjouissance, donna à manger à beaucoup de pauvres et répandit de grandes aumônes. Je vis la joie, la ferveur des deux époux, leur reconnaissance envers Dieu en pensant à sa Miséricorde* envers eux ; je les vis souvent prier ensemble les yeux baignés de larmes.

Il me fut expliqué, à cette occasion, que les parents de la sainte Vierge l'engendrèrent dans une pureté parfaite et par l'effet de la sainte obéissance. Si ce n'eût été pour obéir à Dieu, ils auraient gardé perpétuellement la continence.

J'appris en même temps comment la pureté, la chasteté, la retenue des parents et leur lutte contre le vice impur ont une influence incalculable sur la sainteté des enfants qu'ils engendrent. En général, je vis toujours dans l'incontinence et l'excès la racine du désordre et du péché.

Source : jesusmarie.free.fr



images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968814 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-08-15 22:32:33) 
[en réponse à 968813]



NEUVIEME CONFÉRENCE : DU MYSTÈRE DE LA SOUFFRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LA VIE FUTURE

Homo natus de muliere, brevi vivens tempore, repletur multis miseriis.
L'homme né de la femme, vit peu de jours, et sa vie est remplie de misères sans nombre. (Job, XIV, 1)


III

Le Sauveur Miséricordieux, afin d'adoucir nos maux et de tempérer nos épreuves dans cette vallée de déceptions et de misères, a voulu nous donner le gage certain de Ses tendresses, nous offrir les arrhes de la félicité céleste qu'Il nous prépare.

Ces arrhes, ce témoignage authentique de la bienheureuse vision, qui faisait soupirer de bonheur l'âme des saints, ce ne sont point les succès éclatants de ce monde, ni une gloire ou une félicité temporelle, mais l'épreuve et la souffrance.

Les saints n'ambitionnaient pas d'autres biens et ne voulaient pas d'autre salaire de leurs travaux. Rencontraient-ils un de leurs amis :

«Venez, frère, disaient-ils ; nous avons pour demeure des creux de rocher, où l'on dort sur la terre humide, et où il n'y a pas de lit ; nous nous nourrissons d'herbes sauvages et nous n'avons pour nous rafraîchir que l'eau des torrents.

Autour de nos habitations, nous entendons hurler les bêtes sauvages, moins redoutables, toutefois, que les tyrans inhumains et les hommes barbares dont la haine et l'implacable férocité nous poursuivent sans relâche et sans trêve ; mais venez sans crainte, il y a d'ineffables joies et d'ineffables consolations , car il y a ineffablement à souffrir...»

A première vue, ce langage confond la raison et déconcerte tous nos jugements humains. Mais les saints, vivant sur ces hauts sommets de la foi, entrevoyaient les événements d'ici-bas et les destinées humaines sous d'autres aspects et à travers d'autres horizons ; ils jugeaient les choses du temps dans leurs relations avec
celles de l'éternité, et ils pénétraient le sens profond d'une des plus sublimes paroles qu’aient prononcées les Écritures :

l'Espérance est la fille de l'épreuve (Rom., V 3-4). Sans l'épreuve, il n'y a pas d'espérance. Supposons, en effet, un homme dont tous les désirs sur cette terre soient satisfaits

Il s'endormira dans cette prospérité fatale ; il n'appellera plus une autre vie ; les célestes pensées seront sans puissance pour le détacher de la boue des choses matérielles et sensibles.

Mais qu'un déshonneur, une cruelle affliction appesantisse, sur cet homme, ses pointes douloureuses et aiguës : aussitôt, comme une liqueur comprimée dans un étroit vaisseau, son cœur anéanti et écrasé sous le poids de la peine, cherche à s'ouvrir une issue ; ne trouvant plus dans le présent, un seul objet pour s'appuyer, ni qui lui promette du soulagement, il se dégage des entraves éphémères de la durée et de l'espace.

Il plonge ses regards avides sur les montagnes de la Miséricorde infinie, d'où découlent tout rafraîchissement, toute lumière et tout secours.

Le patriarche Job, dans sa touchante histoire, nous révèle la profonde économie de la souffrance, et il nous signale les sources abondantes de délices, où les âmes peuvent s'abreuver à longs traits, au milieu des plus cuisantes infortunes.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde