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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968574 )09/08 Vigile de St Laurent, martyr, St Romain, martyr, Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) par ami de la Miséricorde (2023-08-08 22:07:16) 



Bernardo Strozzi, Saint Laurent et ses pauvres, 1638–40

Vigile de St Laurent, martyr

Biographie de Saint Laurent de Rome

Prière à Saint Laurent de Rome



Statue de saint Roman à l'église paroissiale de Schweighausen, Schuttertal, Allemagne

Mémoire de St Romain, martyr

Biographie de Saint Romain de Rome



Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)

Biographie de Thérèse-Bénédicte de la Croix Edith Stein

Quelques-uns de ses écrits sur le site du Carmel

Une prière pour les souffrants et les défunts de Sainte Edith Stein.

Bénis l'esprit humilié de ceux
qui sont oppressés par la souffrance,
La solitude pesante des âmes profondes,
L'être inquiet des hommes
Et la souffrance qu'une âme
n'ose confier à aucune âme soeur.

Et bénis cette bande d'exaltés ténébreux
Qui ne craignent pas le fantôme de chemins inconnus.
Bénis la détresse des hommes qui meurent en cette heure
Donne-leur, Dieu de bonté, une fin paisible, bienheureuse.

Bénis tous les coeurs ; surtout les [coeurs] affligés, Seigneur,
Aux malades donne soulagement ; aux tourmentés, la paix.
À ceux qui emportent leur amour dans la tombe, apprends-leur à oublier.
Ne laisse aucun coeur dans la peine du péché sur toute la terre.

Bénis ceux qui sont heureux, Seigneur. Garde-les sous Ta protection.
Tu ne m'as pas encore enlevé le vêtement de deuil.
Il pèse parfois lourdement sur mes épaules fatiguées
Mais si Tu donnes la force, alors je le porterai, expiant, jusqu'à la tombe.

Bénis ensuite mon sommeil, le sommeil de tous les morts.
Souviens-toi de la souffrance que Ton Fils endura pour moi
dans son angoisse mortelle.
Ton Être plein de miséricorde pour toutes les détresses humaines
Donne à tous les morts le repos dans Ta paix éternelle.

Poème au Saint-Esprit de Sainte Edith Stein.

Qui es-tu, douce lumière qui m'inondes
Et illumines l'obscurité de mon coeur ?
Tu me conduis par la main comme une mère,
Et si Tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus.
Tu es l'espace qui enveloppe mon être et le garde en lui,
Abandonné de Toi, il tomberait dans l'abîme du néant
dont Tu me tiras pour m'élever à la lumière.
Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même,
Plus intérieur que mon être le plus intime
Et pourtant insaisissable et inouï.
Surprenant tout nom
ESPRIT SAINT, AMOUR ÉTERNEL.

N'es-tu pas la douce manne
qui déborde du coeur du Fils
Dans mon coeur, Nourriture des anges et des bienheureux ?
Lui qui s'éleva de la mort à une vie nouvelle
m'a éveillée aussi du sommeil de la mort
à une vie nouvelle et me donne vie nouvelle jour après jour.
Sa plénitude viendra un jour m'inonder,
Vie de Ta vie, oui Toi-même
ESPRIT SAINT, VIE ÉTERNELLE.

Es-tu le rayon qui jaillit du trône du juge éternel
Et fait irruption dans la nuit de l'âme,
Qui jamais ne se connut elle-même ?
Miséricordieux, impitoyable, il pénètre les replis cachés.
Effrayée à la vue d'elle-même,
Elle est saisie d'une crainte sacrée,
Le commencement de cette sagesse,
Qui nous vient d'en haut et nous ancre solidement dans les hauteurs
Par Ton action qui nous crée à neuf,
ESPRIT SAINT, RAYON QUI PÉNÈTRE TOUT.

Es-Tu la plénitude de l'esprit et de la force
Par laquelle l'Agneau délie les sceaux
De l'éternel dessein de Dieu ?
Envoyés par Toi, les messagers du jugement chevauchent de par le monde
Et séparent d'un glaive acéré
Le royaume de la lumière du royaume de la nuit.
Alors le ciel devient nouveau et nouvelle la terre
Et tout vient à sa juste place Sous ton souffle
ESPRIT SAINT, FORCE VICTORIEUSE.

Es-Tu le maître qui édifie la cathédrale éternelle,
Qui de la terre s'élève dans les cieux ?
Vivifiées par Toi, les colonnes s'enlacent bien haut
Et se dressent à jamais inébranlables.
Marquées du nom éternel de Dieu,
Elles se haussent dans la lumière
Et portent la coupole puissante
Qui couronne la cathédrale sacrée,
Ton oeuvre qui embrasse le monde,
ESPRIT SAINT, MAIN DE DIEU QUI FAÇONNE.

Est-ce Toi qui créas le miroir clair
Tout proche du trône du Très-Haut,
Pareil à une mer de cristal,
Où la divinité se contemple avec amour ?
Tu Te penches sur la plus belle oeuvre de ta création,
Reflet lumineux de Ton propre rayonnement
Et de tous les êtres, pure beauté Unie à la figure aimable De la Vierge,
Ton épouse immaculée
ESPRIT SAINT, CRÉATEUR DE L'UNIVERS.

Es-tu le doux cantique d'amour et de crainte sacrée
Qui retentit près du trône de La Trinité,
Qui marie en lui le son pur de tous les êtres ?
Harmonie qui assemble les membres à la Tête,
Et se répand plein d'allégresse,
Libre de toute entrave dans Ton jaillissement
ESPRIT SAINT, ALLÉGRESSE ÉTERNELLE

Source : evangelium-vitae.org




images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968575 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-08-08 22:09:54) 
[en réponse à 968574]



NEUVIEME CONFÉRENCE : DU MYSTÈRE DE LA SOUFFRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LA VIE FUTURE

Homo natus de muliere, brevi vivens tempore, repletur multis miseriis.
L'homme né de la femme, vit peu de jours, et sa vie est remplie de misères sans nombre. (Job, XIV, 1)


Je ne sais si tous pensent ainsi, mais l'âme qui a longtemps et beaucoup souffert, semble moins tenir à la terre.
Son organisation altérée et abattue lui donne des apparences plutôt angéliques qu'humaines.

Cet homme, cette femme ont passé au milieu des joies de la vie, sans en effleurer même la surface. Une telle condition ne leur imprime-t-elle pas comme un immortel essor ?

Une voix secrète ne nous dit-elle pas que ces âmes possèdent une vision plus intime et plus profonde des mystères du Ciel ; que leur cœur est un sanctuaire d'où s'exhale un plus vaste parfum de foi, d'espérance et d'amour.

Il y a en Orient certains bois aromatiques que l'on écrase et que l'on broie, pour en faire jaillir la liqueur odoriférante mêlée à leur sève ; ainsi la bonté céleste broie l'homme sous le pressoir de l'affliction, afin de châtier en lui une chair qui a servi de foyer à d'anciens désordres, de l'affranchir de toute lie de corruption, et qu'il devienne le vase mystérieux, d'où jaillira l'inépuisable source de toutes les vertus.

Une chose certaine, c'est qu'il n'y a jamais eu et qu'il n'y aura jamais de sublimité morale, de sainteté héroïque, de vertu digne de ce nom, qui n'ait son principe, ou qui ne puise son essor et sa force, dans une souffrance librement acceptée ou intrépidement subie.

D'où vient que notre volonté est souvent chancelante et indécise, que notre vie est semée de si étranges inégalités et de si tristes inconstances, qu'un rien nous abat, qu'une parole peu mesurée qui nous a été dite, une variation dans la sérénité du ciel suffisent pour nous faire passer de l'excès de la joie à l'abattement de la tristesse.

La cause de ces fluctuations et de ces changements n'est autre que l'éloignement et l'horreur instinctive que nous ressentons pour la souffrance.

Par ces soins attentifs à repousser les moindres privations et les moindres violences, à écarter de nous tout ce qui s'offre avec l'apparence de la plus légère rigueur, nous nous créons d'indignes servitudes.

Notre cœur se laisse dominer par autant de tyrans qu'il y a d'impressions dont tour à tour nous subissons les influences.

Aucune vertu ne peut subsister dans des âmes aussi versatiles, aucune dignité n'est conciliable avec un caractère flottant au vent de tous les changements et de tous les hasards.

Aussi l'homme dans cet état se détourne de ses devoirs austères, il devient l'esclave des plus futiles fantaisies ; oubliant que la vie humaine est une réalité et non pas une fiction, il cherche à se distraire par desamusements frivoles, il livre ses plus belles années en pâture aux plaisirs, à la paresse, à l'ennui, et dévore sans fruit le talent que Dieu lui avait confié.

Dans ces dispositions énervantes, un homme n'a qu'à se présenter à lui, la menace à la bouche, avec puissance de préjudicier à son repos, à ses intérêts, à ses plaisirs, cet homme sera aussitôt son maître ; il
aura plein pouvoir de le soumettre, soit à d'indignes asservissements, soit à d'inénarrables tortures.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/carnet.gif  ( 968604 )Dans le calendrier liturgique postconciliaire par AVV-VVK (2023-08-09 10:48:47) 
[en réponse à 968574]

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix: fête