Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=968446
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968446 )06/08 Transfiguration de Notre-Seigneur par ami de la Miséricorde (2023-08-06 00:02:09) 



Transfiguration de Notre-Seigneur

On ne fait rien cette année du 10ème Dimanche après la Pentecôte ni de la Mémoire de St Sixte II, pape, et les Sts Félicissime et Agapit, martyrs

Bréviaire pour la Transfiguration du Seigneur

Homélie de la Tranfiguration de saint Léon le Grand

Le Seigneur découvre Sa gloire à des témoins choisis, et la forme corporelle qu’Il a pareille à celle des autres hommes, Il l’illumine d’une telle splendeur que Son visage devient éclatant comme le soleil et Son vêtement blanc comme la neige. En cette Transfiguration, Son but principal était sans doute de détruire dans le cœur de Ses disciples le scandale de la Croix et d’empêcher, en leur révélant l’excellence de Sa dignité cachée, que leur foi ne fût troublée par les abaissements de Sa Passion volontaire.

Mais Sa Providence avait un autre et non moindre dessein, celui de donner un fondement à l’espérance de la sainte Église. Elle voulait lui faire connaître de quelle transformation tout le corps du Christ devait être gratifié, en sorte que ses membres pussent se promettre d’avoir part un jour à la gloire qui avait resplendi dans le chef.

Mais pour affermir la foi des Apôtres et les conduire à une science parfaite, une autre instruction est donnée en ce miracle. En effet, Moïse et Élie, c’est-à-dire la Loi et les prophètes, apparurent, s’entretenant avec le Seigneur. La présence de ces 5 hommes (Moïse, Élie et les 3 Apôtres) remplit en toute vérité la condition posée par cette parole de l’Écriture :

Le témoignage de 2 ou 3 hommes fait toujours foi (Deut. 19,15). Quoi de plus solidement établi qu’un fait proclamé à la fois par les trompettes de l’Ancien et du Nouveau Testament, où se réunissent dans un commun accord la doctrine évangélique et les instruments des antiques témoignages? Les pages des 2 Alliances se corroborent mutuellement, mais ce que l’ancienne nous avait promis en symboles et sous le voile des mystères, la splendeur de la gloire présente nous le montre à découvert.

L’Apôtre Pierre, enflammé par la révélation de ces mystères sacrés, n’ayant plus que mépris pour le monde et dégoûté des choses de la terre, était comme ravi hors de lui par le désir des biens éternels.

Tout plein de la joie de toute cette vision, il voulait habiter avec Jésus ce lieu même où la manifestation de Sa gloire le rendait heureux. C’est pour cela qu’il s’écrie « Seigneur, il nous est bon d’être ici. Si Tu le permets, faisons ici trois tentes, une pour Toi, une pour Moïse et une pour Élie. »

Mais le Seigneur ne répondit pas à cette suggestion, signifiant par là, non pas que ce désir était coupable, mais qu’il était désordonné. Le monde, en effet, ne pouvait être sauvé que par la mort du Christ; et par l’exemple du Seigneur, la foi de ceux qui croient doit être telle assurément qu’ils n’aient aucun doute sur la réalité des promesses de bonheur qui leur ont été faites; mais il faut que nous comprenions aussi qu’au milieu des épreuves de la vie présente, nous devons solliciter la grâce de les supporter avec constance, avant de réclamer la gloire.

Source : hommage à la Miséricorde Divine
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968447 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-08-06 00:27:13) 
[en réponse à 968446]



NEUVIEME CONFÉRENCE : DU MYSTÈRE DE LA SOUFFRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LA VIE FUTURE

Homo natus de muliere, brevi vivens tempore, repletur multis miseriis.
L'homme né de la femme, vit peu de jours, et sa vie est remplie de misères sans nombre. (Job, XIV, 1)


Jésus-Christ aurait pu, sans doute, abolir d'un seul trait la douleur, et en vertu de la grâce infinie de la Rédemption, replacer l'homme dans l'état de félicité complète et sans mélange dont il jouissait dans le paradis d'innocence. Il ne l'a pas voulu. Il a jugé que pour plusieurs la souffrance deviendrait un mérite, un gain, une source de gloire et un élément de renouvellement et de triomphe ; que pour le plus grand nombre elle serait une expiation nécessaire. Il a donc maintenu la souffrance, mais Il l'a purifiée, ennoblie, transfigurée en se l'appropriant. Il s'est fait l'homme de douleurs, virum dolorum, suivant le sens strict et absolu de ce mot.

Jésus-Christ pouvait apparaître parmi nous, nageant dans les délices, environné d'une splendeur divine, dans l'éclat et la pompe de Sa majesté souveraine ; Il jugea plus digne de Sa gloire et plus profitable au salut des hommes, de se montrer à eux ceint d'un diadème d'épines, vêtu de pourpre et souillé de sang, le visage meurtri, le rictus de la mort sur les lèvres, portant l'onction sanglante des clous, imprimée sur Ses mains et sur Ses pieds.

En s'unissant étroitement à la souffrance, Jésus-Christ, sans doute, n'a pas émoussé toutes ses aspérités et toutes ses pointes, mais Il l'a dépouillée en partie de son amertume, Il en a corrigé et détruit le venin. Il a rendu fécond le calicede Son sang. Pareil au serpent d'airain, dressé par Moïse dans le désert, Il s'est planté Lui-même, au centre du monde, comme un instrument inépuisable de Miséricorde, de vie et de santé.

Par suite de cette transformation, Ses divines plaies, semblables à des fontaines toujours jaillissantes, restent éternellement ouvertes à toutes les âmes égarées et déchues, avides de se soustraire à leurs aspirations sensuelles et grossières, désireuses de se retremper dans les joies du sacrifice et dans l'honneur de la pureté. Qui n'admirerait ici les conseils profonds de la Sagesse infinie !

L'homme s'était perdu dans le Paradis de délices, il se relèvera dans les brisements du Calvaire. Il avait refusé d'aller à Dieu par le chemin de la félicité, Jésus-Christ lui ouvrira une route meilleure et plus sûre, celle de la croix. «Le Ciel et la terre étaient séparés ; la Croix les a réunis». Dans la croix est le salut ; dans la croix est la force et la joie de l'esprit ; en elle se trouve le complément de la vertu et la profusion de toute sainteté (Imit., lib. II, cXII). on de toute sainteté (Imit., lib. II, cXII).

La croix avant que Jésus-Christ s'y fut laissé attacher était un signe infamant, un instrument de malédiction et d'opprobre ; mais, lorsque résigné et enflammé d'amour, Il se fut étendu sur ce bois douloureux, comme l'époux s'étend sur son lit nuptial, la croix fut lavée de l'ignominie dont elle était souillée, elle devint le point de départ des restaurations éclatantes, l'emblème de la royauté et de la grandeur, le prix du génie et de la bravoure, le stimulant fécond des luttes héroïques, la source des plus ineffables joies et des consolations les plus solides et les plus vraies.

«O douce croix, décorée des membres du Seigneur», s'écriait saint André, «croix longtemps désirée, aimée avec sollicitude, sans cesse recherchée, prends-moi dans tes bras, pour me rendre à mon Maître divin, afin que par toi, daigne me recevoir, celui qui par toi m'a racheté» (Lect. Breviar. Rom., in festo S. Andrew).

Et voilà maintenant, que les austères splendeurs du Calvaire surpassent, dans des proportions infinies, toutes les délices et tous les ravissements du Thabor, et qu'à la suite d’Étienne leur chef, d'innombrables générations de martyrs et de saints, ont savouré plus de douceurs sous les pierres du torrent qui les lapidaient, qu'ils n'en eussent goûté sous des pluies de parfums et de roses.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde