Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968335 )03/08 Avant 1960 : Invention de St Etienne, protomartyr par ami de la Miséricorde (2023-08-02 23:04:43) 



James Tissot, Jésus pleurant sur Jérusalem, 1886-1896, Brooklyn Museum, New York

De la férie

Messe comme au dimanche précédent




Juan de Juanes, Ensevelissement de Saint Etienne martye, 1560

Avant 1960 : Invention de St Etienne, protomartyr

Prière à saint Étienne par Notker le Bègue, un moine bénédictin

« D’un zèle unanime, célébrons cette Solennité. Recueillons l’exemple de charité que nous donne celui que nous fêtons, lorsqu’il prie pour de perfides ennemis.

Ô Étienne ! Porte-étendard suprême du Roi de bonté, exaucez-nous ; vous qui fûtes pleinement exaucé pour vos ennemis. Par vos prières, ô Étienne ! Paul, d’abord votre persécuteur, a cru dans le Christ ; et avec vous il gaudit, au Royaume céleste, duquel n’approche aucun persécuteur.

Nous donc, nous suppliants, nous qui crions vers vous, et vous sollicitons de nos instances, que votre très sainte Prière nous réconcilie toujours à notre Dieu.

Pierre vous établit ministre du Christ ; vous découvrez à Pierre lui-même un nouveau fondement de la foi, en montrant à la droite du Père souverain Celui qu’un peuple a crucifié.

C’est vous que le Christ s’est choisi, ô Étienne ! Vous par qui Il fortifie Ses fidèles ; vous qu’Il vient consoler par sa vue à travers le choc des pierres qui pleuvent sur vous. Aujourd’hui, au milieu des bataillons empourprés des Martyrs, vous resplendissez couronné. Ainsi soit-il. »

Source : hozana

Prière de Saint Anselme à Saint Etienne

« Étienne, et vraiment Étienne parce que vraiment couronné (Stephanos signifie « couronne » en grec), dis à Celui qui t'aime et que tu aimes : Seigneur, ne lui compte pas ces péchés (Ac 7, 60). Dis-Lui, pour le pauvre qui te supplie, ce que tu as dit pour le peuple qui t'a mis à mort.

Que parle seulement ta charité, et je suis certain que Dieu très bienveillant pardonnera tous mes péchés. Car Il est Miséricordieux, mon Créateur, et moi malheureux, sa créature, et toi l'ami bien-aimé de Celui qui est béni dans les siècles (Rm 1, 25).

Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Homme bienheureux, quelle espérance tu donnes aux pécheurs, tes amis, quand ils entendent dire que tu as montré pareille sollicitude pour des impies, tes ennemis !

Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Comment répondra-t-il, quand il est invoqué, celui qui excusait ainsi, quand il était provoqué ! De quelle bienveillance couvera-t-il les humbles, lui qui est maintenant glorifié, celui qui secourait ainsi les superbes alors qu'il était humilié !

Avec quelle promptitude délivrera-t-il les affligés, celui qui, aujourd'hui libéré avec puissance, hier venait ainsi en aide à ceux qui l'affligeaient ! Eux se pressaient d'ôter ton âme, toi tu t'efforçais de rendre vie à leur âme. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 968336 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-08-02 23:10:13) 
[en réponse à 968335]



HUITIEME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION

Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus.
Ma chair est véritablement une nourriture, et Mon sang est véritablement un breuvage. (Jean, I, 56.)


Ah ! que de prêtres, au sortir de l'autel, embrasés des ardeurs divines, se sont arrachés des bras d'une famille éplorée, et ont couru, dans les pays lointains, remplacer un confrère dévoré par les dents des bêtes ou par d'affreux cannibales !

Que de vierges, captives volontaires, comme sainte Thérèse, derrière les sombres grilles d'un cloître, ont senti un instant leur cœur tourmenté par d'amères désolations ; elles se sont surprises jetant un regard de regret sur ce monde et sur ces plaisirs qu'elles avaient quittés.

Heureusement, le sanctuaire se trouvait à deux pas de la cellule où elles étaient en proie à ces luttes violentes, et la pensée du divin Solitaire, depuis dix-neuf siècles captif par amour, ralluma aussitôt tout le feu de leur dévouement ; elles s'écrièrent : «Plutôt mourir que de L'abandonner». Que d'hommes, en état de se défendre, se sont tus en face d'une injure, et au lieu de tirer l'épée, ont présenté humblement l'autre joue.

Ces hommes, ces chevaliers de l’ignominie, n'avaient-ils plus une goutte de sang généreux dans les veines ? Étaient-ils des lâches ?... Ah ! le souvenir de leur Dieu délaissé et anéanti sur les autels, dévorant sans se plaindre toutes les ingratitudes et tous les outrages, leur a fait couler aux pieds l'opinion et les faux jugements des hommes, et ils se sont écriés :

Quis ut Deus ? Cette parole : Quis ut Deus ? fut le cri de guerre poussé dans le Ciel, dès l'origine des temps. Lucifer, l'archange le plus éblouissant et le plus radieux, aujourd'hui le plus avili et le plus horrible des démons, lève l'étendard de la première révolte.

Il sollicite des esprits dont il est le chef, un plébiscite contre Dieu, aspirant à s'élever Lui-même au-dessus des nuées du Ciel et à devenir semblable au Très Haut (Is. XIV, 13-14). - Il y eut alors un grand combat où la vérité et la justice triomphèrent (Apoc. XII, 7).

L'archange Michel fit ressortir l'excellence et la dignité du Dieu Très Haut ; il retraça aux bons anges les bienfaits de Celui qui les avait créés, les dons et les prérogatives dont Il avait orné leur nature, et il les maintint dans la fidélité et la soumission en leur disant : Quis ut Deus ? qui est semblable à Dieu ?

Nous ne pouvons, comme l'archange Michel, faire apparaître l’Éternel sur Son trône ; mais nous avons au milieu de nous l'Agneau mort et immolé dès le commencement (Apoc., XII, 8). Nous avons le spectacle de cet amour incompréhensible et infini, qui, afin de nous attirer avec plus de suavité et plus de force, se réduit chaque jour aux simples dimensions d'une hostie de deux lignes de diamètre.

La société moderne proclame aujourd'hui, à la face du Ciel et de la terre, la prétention la plus audacieuse qu'ait jamais conçu l'orgueil humain : elle annonce qu'elle va chasser Dieu des lois et des institutions, se constituer un ordre social et un bonheur auquel il sera complètement étranger, et en face de cette entreprise satanique, c'est notre devoir de protester avec éclat et de dire avec l'archange : Quis ut Deus ?

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde