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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967970 )21/07 St Laurent de Brindes, confesseur et docteur, Ste Praxède, vierge par ami de la Miséricorde (2023-07-20 22:30:13) 



St Laurent de Brindes, confesseur et docteur

Biographie de Saint Laurent de Brindes

Prière de Saint Laurent de Brindisi « Que Jésus-Christ et la Vierge Marie vous bénissent par le Signe de la Sainte Croix ! » :

« Grâce à ce Geste sacré du Signe de Croix et par l'intermédiaire de la Vierge Marie, que le Seigneur vous bénisse et vous ait en sa sainte Garde ! Qu'Il vous montre son Visage et vous prenne en pitié pour vous conférer la Paix ! Puisse le Tout-Puissant vous rendre la santé après laquelle vous soupirez, par Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Par ce Signe de Croix, que le Rédempteur vous guérisse, Lui qui calme toutes langueurs et infirmités en même temps qu'Il délivre tous les possédés du démon. Que Jésus-Christ et la Vierge Marie vous bénissent, par le Signe de la Sainte Croix ! Ainsi soit-il. »

Source :site-catholique.fr

SERMON DE CARÊME de saint Laurent de Brindisi ( de Brindes)

Pour mener la vie spirituelle, qui nous est commune avec les anges et les esprits célestes, créés comme nous à l'image et ressemblance de Dieu, il faut nécessairement le pain de la grâce du Saint-Esprit et de l'amour de Dieu. La grâce et l'amour ne sont rien sans la foi, car sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Et la foi ne peut naître sans la prédication de la parole de Dieu: La foi naît de ce qu'on entend; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ. La prédication de la parole de Dieu est donc nécessaire à la vie spirituelle, de même que les semailles à la vie corporelle. Aussi le Christ a-t-il dit: Le semeur est sorti pour semer. Celui qui est sorti pour semer, c'est le héraut de la justice,

et ce héraut, nous savons par l'Écriture que ce fut Dieu lorsqu'il donna de vive voix, du haut du ciel, la loi de justice à tout le peuple dans le désert. Parfois ce fut l'Ange du Seigneur qui reprocha au peuple sa transgression de la loi divine, au lieu des Pleurs; si bien que tous les fils d'Israël, en entendant le discours de l'Ange, eurent le coeur transpercé et pleurèrent avec de grands cris.

Moïse aussi prêcha la loi du Seigneur à tout le peuple, dans les champs de Moab, comme le rapporte le Deutéronome. Enfin le Christ, Dieu et homme, est venu prêcher la parole du Seigneur et envoya les Apôtres faire de même, comme auparavant il avait envoyé les prophètes. La prédication est donc une fonction apostolique, angélique, chrétienne, divine. Car la parole de Dieu est pourvue d'une valeur infinie, puisqu'elle est comme le trésor de tous les biens.

C'est d'elle que viennent la foi, l'espérance, la charité, toutes les vertus, tous les dons de l'Esprit Saint, toutes les béatitudes évangéliques, toutes les bonnes oeuvres, tous les mérites de la vie, toute la gloire du paradis: Accueillez la parole semée en vous, car elle peut sauver vos âmes. La parole de Dieu est une lumière pour l'intelligence, un feu pour la volonté afin que l'homme puisse connaître Dieu et l'aimer.

Et pour l'homme intérieur, qui vit du Saint-Esprit par la grâce, elle est du pain et de l'eau. Mais du pain plus doux que le miel et le rayon, de l'eau meilleure que le vin et le lait. Elle est, pour l'âme spirituelle, un trésor de mérites, c'est pourquoi elle est appelée or et pierre très précieuse. Contre le coeur obstiné dans ses vices, elle est comme un marteau ; contre la chair, le monde et le démon, elle est une épée qui met à mort tout péché.

Ceux qui sèment dans les larmes, moissonnent en chantant.
Qui sème dans sa chair, moissonnera de sa chair la destruction.
Qui sème dans l'Esprit, moissonnera de l'Esprit la vie éternelle.
La chair ne sert de rien, c'est l'Esprit qui vivifie.

Comment n'es-tu qu'un avec nous, nous rends-tu fils de Dieu même? Comment nous brûles-tu d'amour et nous blesses-tu sans glaive?Comment peux-tu nous supporter, rester lent à la colère, et de l'ailleurs où lu te tiens voir ici nos moindres gestes?Comment si haut et de si loin ton regard suit-il nos actes? Ton serviteur attend la paix, le courage dans les larmes!

Source : http://jesusmarie.free.fr
édité par http://casimir.kuczaj.free.fr



Johannes Vermeer, Saint Praxède, 1655, National Museum of Western Art

Mémoire de Ste Praxède, vierge

Biographie de Saint Praxède




Au Diocèse de Strasbourg : St Arbogast, Évêque
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967971 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-07-20 22:34:24) 
[en réponse à 967970]



HUITIEME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION

Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus.
Ma chair est véritablement une nourriture, et Mon sang est véritablement un breuvage. (Jean, I, 56.)


Si nous étions attentifs à ces enseignements, quelle vie admirable ne mènerions-nous pas ! Des ignorants, des , les yeux fixés sur cette frêle hostie, l'oreille attentive à cette voix intérieure qui retentit jusque dans le fond de l'âme, ont élevé leurs actions jusqu'à l'héroïsme ; ils ont puisé, pour leur propre sanctification et celle des autres, les lumières les plus vives, acquis plus de trésors et de sciences, que s'ils avaient lu tous les écrits des Docteurs et des Saints.

Nous-mêmes à l'aide des mêmes exemples nous deviendrions des chefs-d’œuvre de grâce. Notre vie, à la vérité, est remplie de prodiges, mais ces prodiges ne feront-ils pas un jour notre condamnation ?

Jésus-Christ à l'autel, nous invite à nous offrir comme des victimes vivantes, saintes, agréables à Dieu : Hostiam sanctam, viventem, Deo placentem ; Il nous y apprend à nous abaisser au sein des louanges, à endurer les persécutions, comme si nous étions impassibles, et à persévérer inébranlablement dans nos engagements.

III

A l'autel comme à la croix, il y a le même prêtre, il y a la même victime; il y a aussi une même immolation.
«A l'autel», dit saint Jean Chrysostome, «il y a un glaive et ce glaive c'est nous, prêtres, qui le portons, non pas dans nos mains, mais sur nos lèvres.

L'immolation, à la vérité, n'a pas lieu physiquement, elle a lieu mystiquement et par représentation : mais par une représentation tellement vive, tellement efficace, qu'elle équivaut à la réalité elle-même. D'après saint Thomas, Suarez et les grands théologiens, ce n'est ni l'Offertoire, ni la Communion mais la consécration qui constitue l'essence du sacrifice.

En effet, comme l'observe Mgr Rosset, Jésus-Christ n'a pas subi une mort quelconque, Il n'a pas été enlevé par la maladie, Ses os n'ont pas été disloqués, Il n'est pas mort suffoqué dans les eaux ; mais Il a donné Sa vie sur la croix par l'effusion et la perte de Son sang.

Pour cette raison, la messe instituée afin d'être le mémorial de Son sacrifice, doit représenter Sa mort telle qu'elle a été consommée. Cela ne peut avoir lieu qu'autant que le corps de Jésus-Christ, en vertu des paroles sacramentelles, est offert sur l'autel séparément de Son sang, et Son sang dans le calice offert séparément de Son corps sacré.Si donc le pain seul était consacré, il y aurait en effet représentation de la mort de Jésus-Christ, mais non pas de Sa mort telle qu'Il l'a endurée.

Si le vin seul était consacré cette circonstance que Jésus-Christ resta sur la croix privé de latotalité de Son sang, ne serait pas clairement et formellement exprimée (Mgr Rosset, Tractatus de Eucharistia, p. 540). Ainsi, lorsque le prêtre dit : Ceci est Mon corps, le corps seul est appelé sur l'autel, et si le sang, l’âme et la divinité y arrivent en même temps, c'est, comment disent les théologiens, par pure concomitance, parce que Jésus-Christ ressuscité d'entre les morts ne peut plus mourir.

Si Jésus-Christ n'était pas dans un état surnaturel et glorieux, le corps serait détaché du sang par la force des paroles sacramentelles. Et lorsque le prêtre dit : Ceci est Mon sang, le sang seul est appelé sur l'autel, et s'il n'était indissolublement et éternellement uni au corps, il ruissellerait comme jadis sur la croix

Ces paroles : ceci est Mon corps, ceci est Mon sang, sont le glaive qui pénètre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit. Si la séparation n'a pas lieu effectivement, observe Bossuet, ce n'est pas que le glaive manque de vertu, mais il est paralysé par l'état d'impassibilité dont est doué le corps glorieux du Sauveur.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde