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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967824 )18/07 St Camille de Lellis, confesseur, Ste Symphorose et ses Fils, Martyrs par ami de la Miséricorde (2023-07-17 23:32:35) 



Pierre Subleyras, St Camille de Lellis sauvant les malades pendant l'inondation de l'hôpital du Saint-Esprit,(1746), Palais Braschi, Rome

St Camille de Lellis, confesseur

Abrégé de la vie de S. Camille de Lellis

Prière à Saint Camille de Lellis

Testament de Saint Camille de Lellis

" Au nom de la très Sainte Trinité, de la glorieuse Vierge et de toute la cour céleste.
" Pax Christi

" Très révérends pères et frères très aimés dans le Christ,
" Il ne fait guère de doute que dans peu de jours, je m’en irai dans l’autre vie parce que je me trouve dans un état grave en raison de mes longues infirmités. Je suis en outre désormais presque constamment condamné par les médecins. Il me semble donc que je manquerais à mon devoir si, avant de terminer ma vie, je ne vous disais, en toute simplicité et droiture, ce que j’ai ressenti et ce que je ressens au sujet de notre saint Ordre, pour que nous marchions tous avec la droiture et la fidélité que Dieu veut de nous.

" Il nous les demande pour que nous n’enterrions pas le talent si précieux que le Seigneur a placé dans nos mains, pour que nous obtenions la sainteté durant la vie et ensuite la gloire éternelle. Il y a encore une autre raison : parlant en conscience et en vérité, on peut dire que cette fondation a été faite de manière miraculeuse en vue de la gloire de sa Divine Majesté et d’un si grand bien pour les âmes et les corps de nos prochains. C’est une fondation très nécessaire pour la chrétienté, tout à fait selon l’Evangile et la doctrine du Christ Notre Seigneur ; aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau, il souligne encore cette mission par l’exemple de sa très sainte vie, en guérissant les malades et en soignant toute sorte de maladie.

" J’ai dit que cette fondation est un miracle évident de Dieu : en particulier du fait qu’il s’est servi de moi, grand pécheur, ignorant, plein de tant de défauts et insuffisances, digne de mille enfers. Mais Dieu est le maître, il peut faire ce qui lui plait et cela est infiniment bien fait.

" Que personne ne s’étonne ni de ce que Dieu ait agi par l’intermédiaire d’un tel instrument car sa gloire est plus grande d’avoir fait une chose aussi admirable en se servant d’une nullité comme moi, ni de ce que le démon n’ait pas cessé ni ne cesse maintenant et jamais de faire en sorte que cette pauvre plante dont Dieu attend tant de gloire ne soit détruite et maltraitée d’une manière ou d’une autre.. Si le diable n’y réussit pas sous l’apparence du mal, il le tentera sous l’apparence du bien, en cherchant toutes les voies et tous les moyens possibles. En particulier, il pourra se servir de quelques religieux de notre Ordre même, en leur suggérant, sous l’apparence du bien, de chercher à faire dévier et à altérer le but de notre saint Institut.

C’est pourquoi chacun se gardera d’un tel grand sacrilège et d’une telle offense à Dieu qui provoquerait la colère du Très-Haut, pour qu’elle ne retombe pas sur eux en cette vie et encore moins dans l’autre.

" J’engage donc tous les religieux présents et futurs à ne pas prétendre mieux savoir ce qu’il faut faire, mais à avancer avec une sainte simplicité dans les règles établies par nos Bulles approuvées par le Saint Siège Apostolique. Je les engage tous à en être de fidèles défenseurs.
" Heureux celui qui le sera, malheur à celui qui ne le sera pas !

" En recommandant la fidélité à notre sainte vocation, je fais particulièrement allusion au vœu de pauvreté. A ce sujet, je ne veux pas omettre de dire et de rappeler à tous les religieux présents et futurs que si, comme il est juste, nous voulons que le service au profit des pauvres malades dans les hôpitaux (ce qui est notre but principal) et dans la recommandation des âmes, continue et dure toujours, nous devons sauvegarder la pureté de notre pauvreté, avec exactitude, attention et bon esprit, selon les règles établies par les Bulles de notre Ordre, parce que celui-ci ne subsistera que dans la mesure où la pauvreté sera observée à la perfection, c’est-à-dire jusque dans les moindres détails. C’est pourquoi j’invite tous les religieux à être de très fidèles défenseurs de ce saint vœu de pauvreté et à ne consentir en aucune manière qu’il soit altéré, même légèrement, ni que sa pureté ne soit détournée par quelque déviation.

Il ne faut pas se laisser tromper par le démon pour ruiner notre saint Ordre. Il existe en effet, dans l’Eglise de Dieu, tant d’Instituts religieux mendiants qui pratiquent une pauvreté plus grande que la nôtre et cependant le Seigneur pourvoit pour eux à tous leurs besoins. Qui peut mettre en doute alors qu’il ne veillera pas aussi sur notre Ordre, alors que celui-ci exerce une activité aussi intense, non seulement à l’hôpital, mais aussi dans la recommandation des âmes ?

Il s’agit là d’un acte d’amour bien important, bien vu et agréable non seulement à Dieu mais aussi au prochain : si celui-ci, pour ainsi dire, a un pain, il le partagera par moitié avec nous. C’est pourquoi nous ne devons pas avoir d’inquiétude sur le fait que le nécessaire pourrait nous manquer : au contraire, avec la grâce du Seigneur, nous en aurons jusqu’à pouvoir en jeter, pourvu que nous fassions notre devoir.

" Je ne veux pas manquer de rappeler l’union, la paix, l’entente entre les pères et les frères, puisque, en toute sincérité, pour une raison mystérieuse, la grande Providence du Seigneur a voulu que nous portions ce nom de « Serviteurs des Malades » qui comprend tout le monde, pères et frères, et que notre ministère est commun à tous. Nous devons donc toujours nous laisser guider par notre deuxième Bulle qui donne des directives claires et précises aussi bien sur les pères prêtres que pour les frères sur ce que nous devons faire. Il n’est pas besoin de s’arrêter à observer que les autres Ordres de l’Eglise de Dieu ne passent pas par la même route que nous, parce que nous avons un but commun aux pères et aux frères, contrairement à eux.

" Je recommande à tous d’observer aussi les autres vœux, en vérité et en perfection.
" Que personne n’ose, même sous quelqu’apparence de bien, retirer aux frères ce que le Saint Siège Apostolique leur a accordé.

" J’encourage tous les frères, présents et futurs, à progresser dans la voie spirituelle, c’est-à-dire de la vraie mortification religieuse, si nous voulons être à peu près sûrs de notre salut éternel ; en effet, notre Ordre demande des hommes parfaits qui fassent la volonté de Dieu et qui visent à la perfection et à la sainteté. Ce sont eux qui non seulement se feront du bien pour eux-mêmes, mais aussi qui donneront édification à la sainte Eglise et à tout le monde. Il y aura grand progrès et grand profit dans ce monde par leur intermédiaire. Au contraire, ceux qui seraient sensuels, de faible esprit religieux, « immortifiés », ruineraient l’Ordre.

" Je déclare que ma volonté est que l’Ordre ne s’installe pas seulement dans les villes grandes et moyennes, mais aussi dans les petites villes, où pourront vivre une douzaine de religieux au moyen d’aumônes, et cela dans le but d’aider les pauvres malades qui meurent dans les hôpitaux. Je veux en outre que l’on ne se contente jamais d’assurer l’assistance spirituelle sans l’assistance corporelle, conformément à ce que précise notre deuxième Bulle.

" Enfin, s’il reste quelque chose que je n’ai pas mis au clair dans cette lettre, je demande au Très-Haut d’inspirer à tous les pères et frères, présents et futurs, ce qui est pour sa gloire.

" Pour ce qui est ensuite de l’aide à apporter à mon âme, c’est-à-dire les prières et les sacrifices de mes chers pères et frères, je sais que leur charité ne me fera pas défaut. Non seulement ils m’aideront par les suffrages habituels demandés par les constitutions lorsque meurt l’un des nôtres, mais j’espère qu’ils feront en outre quelques autres suffrages, soit prières, soit célébration de messes, parce que j’en ai davantage besoin que les autres. Je vous le demande pour l’amour de Dieu et de la Bienheureuse Vierge Marie : aidez-moi sans tarder, dès que vous serez informés de ma mort, laissant passer le moins de temps possible.

" Je termine par là, et je vous envoie à tous mille bénédictions, pour autant que cela m’est accordé par le Seigneur notre Dieu : non seulement aux frères présents mais aussi aux frères futurs qui, jusqu’à la fin des temps, seront membres de notre saint Ordre. Ce serait mon désir, et aussi ma volonté, que cette lettre soit conservée perpétuellement dans les archives où se trouvent les documents de la Maison, en veillant à ce qu’elle ne se perde pas.

" Votre serviteur dans le Seigneur
" Camille de Lellis

Source : philippemorize.com

Neuvaine à Saint Camille de Lellis



Mémoire de Ste Symphorose et ses fils, martyrs

Le martyre de Sainte Symphorose et de ses 7 fils
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967825 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-07-17 23:35:45) 
[en réponse à 967824]



HUITIEME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION

Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus.
Ma chair est véritablement une nourriture, et Mon sang est véritablement un breuvage. (Jean, I, 56.)


La politique, la philosophie, la science l'ont essayé maintes fois, jamais elles n'ont pu créer un prêtre.
A l'époque de la grande révolution, les mêmes hommes qui avaient déifié la raison et tenté de substituer au repos dominical le repos légal du décadi, essayèrent aussi de créer un sacerdoce humanitaire, un sacerdoce découronné de tout rayon et de tout signe divin...

Un délégué officiel du pouvoir civil se revêtit d'une tunique blanche ; il ceignit ses reins de l'écharpe aux trois couleurs, et s'avança au pied d'un autel dédié à la nature, pour offrir un bouquet de fleurs, symbole de patriotisme et d'espérance ; mais ce prêtre sacré par la raison, ne vécut pas un seul jour ; il tomba sous le poids du ridicule et du mépris ; il n'avait pas le sceau de Dieu, le rayon de l'infini, cette physionomie, ce je ne sais quoi que Dieu seul peut donner à l'homme, et que jamais une nomination royale ou une élection séculière quelconque ne parviendront à lui conférer.

Chose remarquable, partout où le sacrifice eucharistique disparaît, il n'y a plus de prêtre. Les protestants en ont fait l'expérience. Le jour où ils eurent chassé Jésus-Christ des tabernacles où Il repose dans le sacrifice et dans la bonté, leur sacerdoce disparut aussitôt ; ils n'eurent plus que des ministres, des professeurs de morale, des officiers de police au département religieux, et comme l'a dit ingénieusement le comte de Maistre, des hommes habillés de noir, montant chaque dimanche en chaire pour y tenir des discours honnêtes.

Telle est la raison des haines acharnées de l'impiété contre le prêtre.Il est écrit dans l'Apocalypse : «Le dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle l'aurait mis au monde» (Apoc., XII, 4). Or l'homme qui enfante Jésus-Christ, c'est le prêtre, parturiente lingua, suivant la belle expression de saint Ambroise.

Le moyen assuré d'éliminer autant que possible Jésus-Christ et de détruire de fond en comble Son règne ici-bas, c'est de se défaire du prêtre, ou tout au moins de lui ôter du cœur la foi, l'innocence et les vertus chrétiennes.

Naguère, en parlant du prêtre, un des coryphées de l'impiété contemporaine disait : «Ne le faisons pas mourir» : il se retremperait dans le sang, le martyre serait pour lui le germe d'une fécondité nouvelle et d'une force surhumaine ; «étouffons-le dans la boue». Mais le prêtre ne saurait être vaincu. A l'encontre des paroles vomies par des bouches de blasphème, qui appellent la mort et accumulent les grandes ruines, le prêtre porte sur ses lèvres deux paroles de vie et d'éternité :

une parole d'éternité, qui, chaque jour, fait descendre le Verbe de vie de Dieu sur l'autel ; une parole d'éternité, qui le fait descendre dans les âmes, où il cohabite par la justice et les œuvres surnaturelles de la vie.

II

A l'autel comme à la croix il n'y a qu'un seul prêtre. Car le sacerdoce dont nous sommes revêtus n'est qu'une simple participation de celui que possède Jésus-Christ (Suarez, LXXIV, Sect. II, p. 633). Il n'y a non plus qu'une même victime. Dans les sacrifices anciens, la victime apparaissait dans un état d'abaissement et voisin de la mort. Elle était enchaînée, ornée de bandelettes funèbres.

On disait d'elle qu'elle était sacrée, et cette expression signifiait à la fois que la victime était dédiée à Dieu ; et d'autre part qu'elle était maudite etexécrée, et dans ce sens, elle devenait responsable et chargée en quelque sorte de toutes les iniquités du peuple. De là vient que dans la langue populaire, le mot sacré est employé comme terme des bénédictions et de louange, en même temps que comme terme d'imprécation et de blasphème.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde