Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967129 )5ème Dimanche après la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2023-07-01 22:51:03) 



5ème Dimanche après la Pentecôte

A laudes et aux Messes lues, mémoire de la Visitation de la Très Ste Vierge

On ne fait rien cette année de la Mémoire des SS. Processus et Martinien, martyrs




En certains endroits : SOLENNITÉ DES STS PIERRE ET PAUL, APÔTRES
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967130 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-07-01 22:55:12) 
[en réponse à 967129]



7ème CONFÉRENCE : DE LA BÉATITUDE ÉTERNELLE ET DE LA VISION SURNATURELLE DE DIEU

Hæc requies mea in sæculum sæculi, hic habitabo quoniam elegi eam.
C'est le lieu de mon repos dans les siècles des siècles, j'y habiterai parce que je l'ai choisi. (Ps. CXXXI, 14).


L'homme verra Dieu face à face ; mais par quel mode s’opérera cette vision ? Il est de foi que nous ne le verrons pas par représentation, et par une image formée dans nos esprits : il est aussi de foi que nous ne nous élèverons pas à Sa connaissance par le secours du raisonnement, et par voie de démonstration de la manière dont ici-bas nous saisissons les vérités universelles et abstraites.

Il est certain encore que nous ne le verrons pas partiellement et avec diminution, comme les objets éloignés dont nous ne découvrons pas toutes les faces, et que nous n'apercevons qu'imparfaitement et par certains côtés.

Dieu ne saurait être vu de cette sorte. Il est un être simple et n'a pas de parties. Il est tout entier dans le brin d'herbe, dans l'atome. Et quand nous disons qu'Il est présent dans tous les espaces et dans tous les lieux, notre esprit s'abuse ; Dieu n'est dans aucun lieu, mais tous les espaces et tous les lieux sont en Lui.

Il n'est dans aucun temps, mais son éternité consiste dans un instant indivisible où sont contenus tous les temps. Or nous le verrons tel qu'Il est dans Sa simplicité, dans Sa triple personnalité, et comme nous voyons le visage d'un homme ici-bas, sicuti est facie ad faciem (Suarez, de Deo, I, II, ch. XIV).

Cette vision s'effectuera par une impression immédiate de l'essence divine dans l'âme, et à l'aide d'une lumière surnaturelle, appelée la lumière de la gloire. Suarez la définit ainsi : «Une qualité créée et une vertu intellectuelle et supérieure, infuse dans l'âme, qui lui donnera l'aptitude et la puissance de voir Dieu».

Cette lumière de la gloire transformera l'homme, dit saint Denis, elle le déifiera en lui imprimant le sceau et l'effigie de la céleste beauté, et elle le rendra semblable au Père ; elle dilatera, elle agrandira la capacité qu'a l'âme de connaître à un tel point qu'elle deviendra susceptibled'appréhender le bien immense et illimité...

De même qu'à la faveur de la lumière du soleil, l’œil voit la variété des choses sensibles, et peut pour ainsi dire embrasser de son regard l'étendue de l'univers ; de même qu'à l'aide de la lumière de la raison, il connaît sa raison elle-même et les vérités intellectuelles, ainsi plongé dans la lumière de la gloire, il aura l'infini
pour domaine et embrassera en un sens Dieu Lui-même...

L’Écriture nous apprend que la lumière de la gloire est la lumière de Dieu : In lumine tuo videbimus lumen.

Par elle, notre âme sera tellement imbibée des clartés de la présence divine, qu'on pourra dire en un sens avec saint Augustin, qu'elle connaît non plus de sa connaissance à elle, mais de la connaissance de Dieu même, qu'elle voit non plus de sa vue si faible et si bornée, mais de la vue de Dieu même :

Erit intellectui plenitudo lucis. Les transports que la vision divine suscitera dans les élus feront surabonder leur cœur des joies les plus inénarrables ; ce sera un torrent de délices et de voluptés, la vie dans son inépuisable fécondité, et la source même de tout bien et de toute vie (Ps. XXXV, 19).

Ce sera, ainsi que parle encore saint Augustin, comme une communication que Dieu nous fera de Son propre Cœur, afin que nous puissions aimer et jouir avec toute l'énergie de l'amour et des
joies de Dieu même : Erit voluntati plenitudo pacis.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/carnet.gif  ( 967141 )2 juillet... par Montes Gelboe (2023-07-02 07:48:41) 
[en réponse à 967129]

C'est aussi la Visitation de la vierge Marie à Elisabeth, que la néo-liturgie à renvoyé on ne sait plus où...
La date du 2 juillet, au lendemain de l'octave de la Nativité de s. Jean, le 1er juillet, la rattache au ministère de s. Jean qui a reconnu le Sauveur caché dans le corps de sa mère, a tressailli d'allégrese et commencé ainsi sa mission de Précurseur.
C'est à la Visitation qu'Elisabeth proclame la deuxième partie de notre "Ave Maria ": "Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni". C'est encore au moment de la Visitation que la vierge Marie chante le "Magnificat"...
Chez les orientaux et dans le rit ambrosien c'est une fête du Seigneur, fête "historique" puisqu'elle repose sur le récit de l'évangile de s. Luc.
Ne nous laissons pas entrainer par la mode de tout sacrifier obtusément au dimanche, surtout s'il tend à devenir "ordinaire"..
images/icones/fleche2.gif  ( 967145 )"tout sacrifier" par AVV-VVK (2023-07-02 09:37:00) 
[en réponse à 967141]

Pourtant:
A laudes et aux Messes lues, mémoire de la Visitation de la Très Ste Vierge

Source: ami de la Miséricorde
images/icones/bible.gif  ( 967150 )Jusqu'en 1960... par Alexandre (2023-07-02 14:21:27) 
[en réponse à 967141]

... les fêtes doubles de 2° classe avaient la préséance sur les dimanches dits mineurs, i. e. les dimanches "verts" après l'Épiphanie et la Pentecôte ainsi que les dimanches du Temps pascal, à l'exception de Quasimodo.

La dernière fois que la Visitation fut fêtée un dimanche dans l'Église romaine, ce fut en l'année sainte 1950.
images/icones/carnet.gif  ( 967151 )1960 par AVV-VVK (2023-07-02 15:37:33) 
[en réponse à 967150]

Déjà donc avant Vatican II (1962-1965)...
images/icones/carnet.gif  ( 967153 )Oui par ptk (2023-07-02 16:40:00) 
[en réponse à 967151]

mais après la réforme de la Semaine Sainte.

Pie X, Pie XII, Jean XXIII, Paul VI ...

Quand la descente commence, nul ne sait où elle s'arrêtera.
images/icones/1a.gif  ( 967189 )Solennisation des SS. Pierre et Paul par Lycobates (2023-07-02 23:37:17) 
[en réponse à 967150]


La dernière fois que la Visitation fut fêtée un dimanche dans l'Église romaine, ce fut en l'année sainte 1950.



Mais pas en France, je suppose, au moins dans les cathédrales, collégiales et paroissiales et oratoires publics, où la sollenisation des Apôtres est obligatoire le dimanche suivant la fête ?
images/icones/bible.gif  ( 967190 )Tout à fait par Alexandre (2023-07-02 23:52:19) 
[en réponse à 967189]

A ceci près que d'après les Ordos de mon diocèse publiés dans les années Cinquante, la solennisation des Ss. Apôtres ne concernait qu'une messe chantée et une basse et pas les vêpres. Certes, dans les églises où une seule messe était célébrée, les Apôtres prenaient toute la place, mais dans les églises de villes ou les paroisses importantes de campagne, on avait tout le loisir de fêter Notre-Dame.
images/icones/1b.gif  ( 967191 )Et en plus ... par Lycobates (2023-07-03 00:29:05) 
[en réponse à 967190]


Certes, dans les églises où une seule messe était célébrée, les Apôtres prenaient toute la place, mais dans les églises de villes ou les paroisses importantes de campagne, on avait tout le loisir de fêter Notre-Dame.



Dans le premier cas (une seule messe chantée dans l'église en question) il fallait aussi savoir quelles mémoires à faire, et quel évangile à prendre comme dernier évangile, n'est-ce pas ?
images/icones/1e.gif  ( 967196 )2 juillet 1950 par Alexandre (2023-07-03 09:42:08) 
[en réponse à 967191]

Puisque vous insistez, voici les indications des Ordines de deux diocèses français pour le dimanche 2 juillet 1950 :

VERSAILLES

Hodie in omn. eccl. paroch. et orat. publicis fit de præcepto (et in orat. semipubl. permitt.) ext. Solemnitas SS. Petri et Pauli App. per unic. missam cant.
Cant. missa festi; 2a or. Dom.; Cr., Præf. App.; Ev. ult. Dom.



CHARTRES

Hodie in choro, Rub. SOLEMNITAS SS. APOST. – Missa major de Festo post Non., Gloria, Cred., com (Dom. tant.), Præf. Apost., ev. ult. Dom.
Vp. prædicti festi possunt cantari solemniter, sine com.



Notez que les deux calendriers liturgiques évoquent ensuite la possibilité d'une solennité du Précieux Sang.
Voici comment celui de VERSAILLES en traite :

Hodie etiam in omn. eccl. permitt. ext. Solemnitas Pretiosissimi Sanguinis.
Salva (ubi est de præcepto) missa cant. de Solemn. SS. App., permittuntur omnes aliæ missæ, præter Convent., de Solemn. Pret. Sanguinis.
Dic. missa festi; 2a or. Visitat. B. M. V.; 3a Dom.; Cr., Præf. de Cruce; Ev. ult. Dom.
Ubi non adest oblig. chori, possunt etiam cant. Vesp. alterutrius Solemn. sine commem.



Un point m'étonne : il me semble, et l'Ordo de Versailles pour 1955 le précise bien, que pour la solennité des Ss. Apôtres, le 30 juin, on chante la messe de S. Paul et les autres jours (du 2 au 5 juillet), celle des jours infra Octavam. Or, les deux Ordines précités ne parlent que de la Missa festi... (Autre problème : quand le 1er juillet tombe un dimanche...)
images/icones/carnet.gif  ( 967199 )curieux par Lycobates (2023-07-03 13:19:10) 
[en réponse à 967196]


Notez que les deux calendriers liturgiques évoquent ensuite la possibilité d'une solennité du Précieux Sang. Voici comment celui de VERSAILLES en traite : Hodie etiam in omn. eccl. permitt. ext. Solemnitas Pretiosissimi Sanguinis. Salva (ubi est de præcepto) missa cant. de Solemn. SS. App., permittuntur omnes aliæ missæ, præter Convent., de Solemn. Pret. Sanguinis. Dic. missa festi; 2a or. Visitat. B. M. V.; 3a Dom.; Cr., Præf. de Cruce; Ev. ult. Dom.



Ce qui me frappe ici (et ce fut la raison de mon interrogation) c'est que le dernier évangile est celui du dimanche, commémoré en troisième lieu, alors que la Visitation est commémorée en deuxième lieu et possède elle aussi un evangelium stricte proprium.
Je l'aurais attendu comme dernier évangile, mais je peux me tromper.


(Autre problème : quand le 1er juillet tombe un dimanche...)



Dans ce cas la solennité des SS. Apôtres est reportée au dimanche 8.
La fête du Seigneur qu'est la fête du Précieux Sang prime sur les SS. Apôtres.
On fait mémoire du dimanche et son évangile devient le dernier évangile.
images/icones/bible.gif  ( 967215 )Dimanche 1er juillet par Alexandre (2023-07-03 21:58:58) 
[en réponse à 967199]

Quand le 1er juillet tombait un dimanche, avant les réformes de 1960, les Ordines du Diocèse de VERSAILLES, dont je dispose d'une collection presque complète depuis 1880, prescrivaient quand même la solennité des Ss. Pierre et Paul (1945, 1951 et 1956). A la citation de mon précédent message, il faut apporter le correctif suivant : 2a or. Pretios. Sanguinis, 3a Dom. Et jusqu'en 1951, il est également indiqué : Ev. ult. Dom. .

Pour le dimanche 1er juillet 1962, aucune mention de la solennité des Ss. Apôtres, mais de celle du Sacré-Cœur. Je me souviens que l'Ordo de Paris prescrivait la solennité des Ss. Pierre et Paul le dimanche suivant 8 juillet, mais ce serait à vérifier.

A l'occasion, je regarderai les Ordines d'Orléans et Paris, en général assez précis.
images/icones/carnet.gif  ( 967225 )particularités par Lycobates (2023-07-04 00:46:07) 
[en réponse à 967215]

J'aime bien creuser un peu.

Le liturgiste hollandais capucin [les capucins sont d'excellents liturgistes, mais je ne vous apprends rien] le P. Paulin van Gemert (ou à Gemert, son lieu d'origine, dans le Brabant septentrional, dans le monde : Albert Bex, 1879-1947), auteur entre autres d'un Rubricarum ac caeremoniarum promptuarium très utile, d'ailleurs d'une latinité désarmante, distingue pour les solennités d'abord celles du patron, du titulaire ou de la dédicace de la paroisse (qui ne nous concernent pas ici), ensuite celles des fêtes de première et de deuxième classe qui avant 1913 furent célébrées un dimanche particulier (comme le Précieux Sang le premier dimanche de juillet), et finalement celles des quatre fêtes jadis d'obligation qui en vigueur du décret du cardinal Caprara du 9 avril 1802 (pour les diocèses concordataires, dont aussi les Pays-Bas et la Belgique) doivent être célébrées le dimanche suivant la fête (Épiphanie, Fête-Dieu, SS. Pierre et Paul, et le patron principal du lieu ou du diocèse).

[En Prusse, mais ce n'est pas le cardinal Caprara qui intervient ici, nous avons une solennité de l'Assomption le dimanche suivant le 15 août, avec la vigile, jeûnée jusqu'en 1957 [l'abstinence est indultée en Allemagne depuis 1922], reportée aussi au samedi précédent cette solennité.
Vous me direz : la Prusse n'existe plus, et vous avez raison, au moins dans l'ordre pratique, mais le Concordat de la Prusse de 1929 est toujours en vigueur pour les 11 diocèses de la Prusse subsistant, en partie ou entièrement, en République fédérale actuelle]

Pour les solennités du deuxième type (fêtes célébrées un dimanche fixe avant 1913) on fait mémoire de la solennité (sous une unique conclusion) si elles sont empêchées par un dimanche majeur ou une fête plus élevée que celle de la solennité (je simplifie un peu).
Ces solennités ne sont pas célébrées, comme les autres, le dimanche suivant la fête, mais le dimanche où ces fêtes étaient anciennement assignées.

Mais pour les solennités en vertu du décret Caprara la règle est différente, plus stricte [on a l'impression que les anciennes fêtes d'obligation gardaient un peu de supériorité quand-même] : si cette solennité est empêchée par un dimanche de première classe ou la vigile de Noël, la fête de la Circoncision ou l'Octave de l'Épiphanie, on reporte la solennité au dimanche suivant ; si la solennité coïncide avec une fête double de première classe et celle-ci est plus noble ou de rang égal que la fête dont on fait la solennité, on reporte la solennité aussi au dimanche suivant ; ce n'est que lorsque la fête prime sur la fête dont on fait la solennité que celle-ci est commémorée sous une seule conclusion, sans être reportée.
images/icones/5b.gif  ( 967226 )Lire par Lycobates (2023-07-04 00:56:56) 
[en réponse à 967225]

Il se fait un peu tard.


ce n'est que lorsque la fête prime sur la fête dont on fait la solennité que celle-ci est commémorée sous une seule conclusion, sans être reportée.



Lire :

ce n'est que lorsque la fête dont on fait la solennité prime sur la fête célébrée le jour même que celle-ci est commémorée.

Désolé.
images/icones/1b.gif  ( 967271 )Tibi gratias par Alexandre (2023-07-05 09:01:53) 
[en réponse à 967225]

Merci tardif tout autant qu'admiratif, cher Lycobates...

Si, vous m'apprenez que les capucins excellèrent en rubriques et vous me faites beaucoup d'honneur en me croyant un tant soit peu doué en la matière.

Bonne et sainte octave, demain !

A.