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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967178 )03/07 St Irénée, évêque et martyr, St Léon II, pape et confesseur par ami de la Miséricorde (2023-07-02 21:53:33) 



St Irénée, évêque et martyr

Biographie de Saint Irénée

L' Oeuvre contre les Hérésies de Saint Irénée

Prière de Saint Irénée de Lyon « Il n’y a qu’un seul Dieu et Père » :

« Le Père porte à la fois la création et son Verbe. Le Verbe porté par le Père donne l’Esprit à tous selon ce que le Père veut : aux uns, puisqu’ils sont créés, il donne l’esprit de créature ; aux autres, selon la filiation adoptive, il donne l’Esprit venant du Père.

Ainsi se manifeste un seul Dieu Père, qui est au-dessus de toutes choses, à travers toutes choses et en nous tous. Car, au-dessus de toutes choses, il y a le Père, il est la tête du Christ. A travers toutes choses, il y a le Verbe, et c’est Lui la tête de l’Eglise. En nous tous, il y a l’Esprit, et c’est Lui l’eau vive octroyée par le Seigneur à ceux qui croient en lui avec certitude et qui l’aiment.

Ils le savent : il n’y a qu’un seul Dieu et Père, qui est au-dessus de toutes choses, à travers toutes choses et en nous tous ! Amen. »

D'autres prières de Saint Irénée

Sur la Justice et la Miséricorde par Saint Irénée

Justice et Miséricorde

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L 4, Part I, 4 : «Autant Dieu est toujours le même, autant l’homme qui sera trouvé en Dieu progressera toujours vers Dieu. Dieu ne cessera pas plus de combler et d’enrichir l’homme, que l’homme d’être comblé et enrichi par Dieu. Car il sera le réceptacle de sa bonté et l’instrument de sa glorification, l’homme reconnaissant envers Celui qui l’a fait, en revanche, il sera le réceptacle de son juste jugement, l’homme ingrat, qui méprise Celui qui l’a modelé et ne se soumet pas à son Verbe».

La Miséricorde sans la justice n’est pas Dieu

Saint Irénée, Contre les hérésies, L. V, part. 3, 1 : « depuis la venue du Seigneur, par les paroles du Christ et de ses apôtres, il [Satan] sait de façon claire qu’un feu éternel a été préparé pour lui, qui s’est séparé de Dieu de son propre mouvement, et pour tous ceux qui, refusant de faire pénitence, auront persévéré dans l’apostasie.

Aussi, par les hommes de cette sorte, blasphème-t-il le Seigneur qui doit faire venir le jugement, comme quelqu’un qui est déjà condamné, et impute-t-il son péché d’apostasie à son Créateur et non à sa libre décision, à la manière de ces transgresseurs des lois qui, venant à subir leur peine, incriminent le législateur au lieu de s’en prendre à eux-mêmes. De même aussi ces gens, remplis d’un esprit diabolique, profèrent d’innombrables accusations à l’adresse de Celui qui nous a faits, nous a donné l’Esprit de vie et a établi une loi appropriée à tous, et ils n’admettent pas que soit juste le jugement de Dieu : c’est pourquoi ils imaginent un autre Père, qui n’aurait ni souci ni soin de nos affaires, ou même approuverait tous les péchés.

Car, si le Père ne juge pas, c’est qu’il n’a nul souci de nos actes, ou qu’il approuve tout ce que nous faisons. Du même coup, s’il ne juge pas, tous les hommes seront sur un pied d’égalité et se verront assigner un rang identique. Superflue est, dès lors, la venue du Christ. Celle-ci est même en contradiction avec l’absence d’un jugement de sa part.

Car, précisément, « il est venu pour séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la bru de sa belle-mère » ; pour, de deux hommes étendus sur le même lit, prendre l’un et laisser l’autre et, de deux femmes occupées à moudre ensemble, prendre l’une et laisser l’autre ; pour ordonner aux moissonneurs, à la fin des temps, de ramasser d’abord l’ivraie, de la lier en bottes et de la brûler dans un feu inextinguible, puis d’amasser le froment dans le grenier ; enfin pour appeler les agneaux au royaume préparé pour eux et envoyer les boucs au feu éternel préparé par le Père pour le diable et ses anges. Qu’est-ce donc à dire ?

Que le Verbe est venu « pour la chute et le relèvement d’un grand nombre » : pour la chute de ceux qui ne croient pas en lui et qu’il a menacés, au jour du jugement, d’une peine plus sévère que celle de Sodome et de Gomorrhe, et pour le relèvement de ceux qui croient et font la volonté de son Père qui est dans les cieux ».

On peut donc voir que ceux qui refusent de croire au jugement infiniment rigoureux de Dieu et à sa justice implacable, ne craignent pas Dieu, nient l’Écriture, le Christ et la foi, et sont donc hérétiques.

En Dieu, Justice et Miséricorde sont un

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, Conclusion : « Mais en fait Dieu prend soin de toutes choses, et c’est pourquoi il donne des conseils ; donnant des conseils, il est présent à ceux qui prennent soin de leur conduite. Les êtres bénéficiant de sa Providence et de son gouvernement connaissent donc nécessairement Celui qui les dirige, du moins ceux qui ne sont pas déraisonnables ni frivoles, mais qui perçoivent cette Providence de Dieu.

Et c’est pourquoi quelques-uns d’entre les païens, moins esclaves des séductions et des plaisirs et moins emportés par la superstition des idoles, si faiblement qu’ils aient été mus par la Providence, n’en ont pas moins été amenés à dire que l’Auteur de cet univers est un Père qui prend soin de toutes choses et administre notre monde.

« [Inanité d’un Dieu qui serait bon sans être en même temps juste] Par ailleurs, afin d’ôter au Père le pouvoir de reprendre et de juger — car ils estiment que cela est indigne de Dieu et ils croient avoir trouvé un Dieu exempt de colère et bon —, ils distinguent un Dieu qui juge et un autre qui sauve, sans s’apercevoir qu’ils enlèvent ainsi toute intelligence et toute justice à l’un comme à l’autre.

En effet, s’il est justicier, mais sans être en même temps bon pour pardonner à ceux à qui il le doit et ne reprendre que ceux qui le méritent, il apparaîtra comme un juge sans justice ni sagesse ; à l’inverse, s’il n’est que bon sans être aussi l’examinateur de ceux qu’il veut faire bénéficier de sa bonté, il sera en dehors de la justice comme de la bonté, et cette bonté même apparaîtra comme impuissante en ne sauvant pas tous les hommes, si elle s’exerce sans un jugement.

«Par conséquent Marcion, qui divise Dieu en deux et distingue un Dieu bon d’un Dieu justicier, supprime Dieu de part et d’autre. Si en effet le Dieu justicier n’est pas également bon, il n’est pas Dieu, car il n’y a pas de Dieu sans bonté ; à l’inverse, si le Dieu bon n’est pas également justicier, il subira le même sort que le premier et se verra soustraire la qualité de Dieu.

«D’ailleurs, comment peuvent-ils déclarer sage le Père de toutes choses, s’ils ne lui attribuent pas aussi le pouvoir de juger ? Car, s’il est sage, il est aussi examinateur ; or un examinateur ne se conçoit pas sans le pouvoir de juger, et ce pouvoir requiert la justice pour que l’examen se fasse d’une manière juste ; ainsi la justice appelle le jugement, et le jugement à son tour, lorsqu’il est fait avec justice, fait remonter à la sagesse.

Si donc le Père de toutes choses l’emporte en sagesse sur toute sagesse humaine et angélique, c’est précisément parce qu’il est le Seigneur, le juste Juge et le Maître de tous.

Mais il est également miséricordieux, bon et patient, et il sauve ceux qu’il convient. De la sorte, ni la bonté ne lui manque du fait de la justice, ni la sagesse n’est diminuée pour autant, car il sauve ceux qu’il doit sauver et juge ceux qui méritent d’être jugés ; et cette justice n’apparaît pas cruelle, précédée et prévenue qu’elle est par la bonté.

«Ainsi donc Dieu qui, avec bonté, fait lever son soleil sur tous et fait pleuvoir sur les justes et les injustes jugera ceux qui, ayant bénéficié à titre égal de sa bonté, n’auront pas pareillement vécu d’une manière digne du don reçu, mais se seront adonnés aux voluptés et aux passions charnelles, se dressant contre sa bonté et allant même jusqu’à blasphémer Celui qui les a comblés de si grands bienfaits».

Dieu est bon

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, partie 2, Témoignage du Christ : «notre Seigneur est bien le seul vrai Maître ; il est vraiment bon, lui, le Fils de Dieu ; il a supporté la souffrance, lui, le Verbe de Dieu le Père devenu Fils de l’homme.

Car il a lutté et vaincu : d’une part, il était homme, combattant pour ses pères et rachetant leur désobéissance par son obéissance ; d’autre part, il a enchaîné le « fort », libéré les faibles et octroyé le salut à l’ouvrage par lui modelé, en détruisant le péché. Car « le Seigneur est compatissant et miséricordieux » et il aime le genre humain».

Source : foicatholique.me



Avant 1960 : St Léon II, pape et confesseur

Biographie de Saint Léon II
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 967181 )Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon par ami de la Miséricorde (2023-07-02 22:10:34) 
[en réponse à 967178]



7ème CONFÉRENCE : DE LA BÉATITUDE ÉTERNELLE ET DE LA VISION SURNATURELLE DE DIEU

Hæc requies mea in sæculum sæculi, hic habitabo quoniam elegi eam.
C'est le lieu de mon repos dans les siècles des siècles, j'y habiterai parce que je l'ai choisi. (Ps. CXXXI, 14).


La vie éternelle, dit saint Paul, est comme un poids, un accablement de toutes les délices, de toutes les ivresses, de tous les transports : æternum gloriæ pondus ; poids qui, ranimant l'homme au lieu de l'anéantir, renouvellera inépuisablement sa jeunesse et sa vigueur.

Elle est une source, source à jamais féconde, où l'âme boira à longs traits la substance et la vie. Elle est une noce, noce où l'âme enlacera son Créateur d'un embrassement éternel, sans que jamais elle sente s'affaiblir le saisissement de ce jour, où la première fois elle s'unit à lui et le pressa contre son sein.

Et cependant, les élus qui verront Dieu n'en auront pas la compréhension ; car, enseigne le concile de Latran, «Dieu est incompréhensible pour tout esprit créé». Nous verrons Dieu tel qu'Il est, les uns plus, les autres moins, suivant nos dispositions et nos mérites. Et cependant nous ne pourrions enseigner théologiquement que la Vierge immaculée ellemême qui voit Dieu plus clairement et plus parfaitement que tous les anges et tous les saints réunis, puisse parvenir à Le voir et à Le connaître dans une mesure adéquate.

Dieu est infini et tout ce que l'on peut dire, c'est que la créature le voit, le voit tel qu'Il est, sicuti est, tout entier, in integro, et cependant elle ne Le voit pas, en ce sens que ce qu'elle parvient à découvrir de Ses perfections, n'est rien auprès de ce que l’Être éternel contemple Lui-même dans la splendeur de Son Verbe et en union de Son amour avec l'Esprit-Saint.

S'il nous était permis de nous servir d'une image grossière et incomplète, car il ne faut pas l'oublier, toutes les similitudes empruntées aux choses sensibles, perdent toute proportion et toute analogie, lorsqu'on les transporte dans le domaine de la vie incréée, nous dirions que, par rapport à Dieu, les élus sont comme un voyageur, debout sur les rives de l'Océan ; le voyageur sait ce que c'est que l'Océan, il voit de ses yeux l'Océan qui s'étend et se déroule dans l'immensité, il dit : J'ai vu l'Océan ; et cependant il y a des récifs, des îles éloignées qu'il ne découvre pas, il n'a pas embrassé toutes les rives et tous les contours de l'Océan.

Ainsi, la contemplation de Dieu ne sera pas l'immobilité, mais elle sera surtout l'activité, une marche toujours ascendante, où se trouveront concentrés par une ineffable alliance, le mouvement et le repos. Pour mieux comprendre ceci, figurons-nous un savant, à qui la nature aurait donné des ailes , il aurait la puissance de parcourir toutes les régions des astres et des firmaments ; il lui serait donné d'explorer toutes les merveilles cachées dans le groupe innombrable des constellations ; ce savant irait de sphère en sphère, de planète en planète.

A mesure qu'il pénétrerait plus avant dans l'immensité, il irait de surprise en surprise, de tressaillements en tressaillements, voyant sans cesse apparaître des spectacles plus riches, et s’entrouvrir à ses regards des horizons plus vastes et plus radieux.

Et cependant, viendrait un moment où il toucherait la borne... Mais l'infini n'a ni borne, ni fond, ni rivage. Les heureux mariniers de ce séjour fortuné, voguant dans un abîme incommensurable de lumière et d'amour, ne crieront jamais comme Christophe Colomb : «Terre ! terre !» Ils diront :

«Dieu, Dieu toujours, Dieu encore…» Éternellement ce seront de nouvelles perfections, qu'ils chercheront à saisir ; éternellement des délices plus pures et plus enivrantes qu'ils aspireront à goûter. Ils iront de gloire en gloire, de joie en joie ; car, dit saint Grégoire de Nysse, «le Bien infini n'a pas de bornes, le désir qu'il provoque est sans mesure» (de Vita monast).

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde