Le Forum Catholique
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( 966826 )
le dé-baptême pour les nuls ... par Ouest-France par Cristo (2023-06-26 17:46:01)

( 966835 )
Un sacrement est indélébile. par Archange (2023-06-26 19:04:45)
[en réponse à 966826]
Tout est dans le titre.

( 966937 )
Le baptême est indélébile par Thierry (2023-06-28 11:31:18)
[en réponse à 966835]
mais une fois que le reniement est inscrit dans le registre, comme me l’avait précisé un responsable diocésain, il ne faudra pas venir pleurnicher: plus possible de devenir parrain ou marraine de baptême ou de confirmation, plus possible de se marier religieusement.
A cet égard, parce que je n’ai pas posé la question, j’aimerais savoir ce qu’il en est du maintien du lien matrimonial religieux si un des époux renie son baptême

( 966938 )
Ce n'est ni plus ni moins par Archange (2023-06-28 11:37:17)
[en réponse à 966937]
une abjuration. Mais les effets restent.

( 966940 )
Mariage par Meneau (2023-06-28 11:42:02)
[en réponse à 966937]
Le contrat est scellé entre les deux parties à un moment donné. Si les conditions étaient réunies à ce moment pour la validité, le mariage est valide.
Les changements ultérieurs ne remettent pas en cause la validité du mariage contracté. Il en va de même pour tous les empêchements, pas seulement pour la disparité de culte.
La question est légèrement différente s'il s'agissait d'un empêchement caché à l'époque du mariage et qui devient connu.
Cordialement
Meneau

( 966943 )
J’en doute par Nemo (2023-06-28 12:11:23)
[en réponse à 966937]
Tout péché peut-être pardonné. Saint-Pierre a renié, il est devenu évêque et pape, et en cette veille des Saints Pierre et Paul, on peut le rappeler, un saint pape.
Celui qui a abjuré peut en avoir du remord et être absous.
Que l’Eglise, pour des raisons de prudence, préfère qu’il ne devienne pas parrain après, c’est compréhensible. Mais elle ne peut lui refuser les sacrements, même le mariage.

( 966946 )
"en avoir du remord et être absous" tout est là par Luc Perrin (2023-06-28 13:04:36)
[en réponse à 966943]
Il y avait depuis le XVIe une procédure pour revenir à la foi catholique quand on était passé au protestantisme ou autre.
Je n'ai pas suivi les développements de ladite procédure mais une radiation sur demande équivaut à une abjuration de la foi catholique et appelle par conséquent une réconciliation et "être absous".
Tout est dans cette démarche : s'il y a des savants canonistes ou autres qui peuvent éclairer cette question de la procédure à suivre quand on a quitté solennellement l'Église et que par la suite, on désire la rejoindre à nouveau. "Que faire ?" comme disait Lénine.

( 966949 )
Oui... par Père M. Mallet (2023-06-28 14:34:02)
[en réponse à 966946]
Je rêvais de faire une longue réponse à ce fil, mais le temps me manque...
Bref, si quelqu'un renonce à son baptême et fait inscrire cela sur le registre, il reste baptisé, mais il est (de fait) apostat.
Il pourra revenir à une situation normale à condition de s'adresser à la chancellerie du diocèse de résidence actuel, qui donnera toutes les indications utiles ; et de s'en confesser (et de recevoir l'absolution).
Le chancelier établira un acte de retour à la situation normale, et la mention sera inscrite sur le registre des baptêmes.
Le baptisé sera alors réintégré dans tous ses droits de baptisé.
(ce qui n'interdit pas de mettre des limites de prudence, par exemple s'il voulait devenir prêtre, etc.)
Il ne sera pas "re-baptisé", c'est simplement son baptême qui sera de nouveau pleinement actif.
A ma connaissance, il pourra être parrain (ce qu'il ne pouvait plus être dans la phase d'apostasie) ; mais ce ne serait peut-être pas une très bonne idée !...
J'ai vu un ou deux cas de ce genre.
On m'a rapporté qu'un baptisé avait renoncé à son baptême, et quelques mois après avait demandé un certificat de baptême pour être parrain.
Il fut invité à s'expliquer : "oh, ben c'était juste pour rigoler".
On lui a expliqué un certain nombre de choses...

( 966951 )
Précision par Fenestri (2023-06-28 14:40:55)
[en réponse à 966949]
son baptême qui sera de nouveau pleinement actif
Pourriez-vous développer ce que vous entendez par "pleinement actif" ? Je ne suis pas sûr de bien comprendre.

( 966956 )
Un apostat... par Père M. Mallet (2023-06-28 15:51:40)
[en réponse à 966951]
- surtout explicitement tel - est excommunié "latae sententiae", i.e. ipso facto (canon 1364).
Sans entrer dans des subtilités théologiques, il me semble que le baptême d'un apostat excommunié va produire moins de fruits que celui d'un fidèle fervent.

( 966964 )
grand merci mon Père par Luc Perrin (2023-06-28 17:46:02)
[en réponse à 966949]
c'était clair et précis et bien utile.

( 966961 )
L'apostat est excommunié ! par PEB (2023-06-28 17:31:18)
[en réponse à 966943]
Les portes de l'Eglise et de l'église se ferment devant lui.
Latae sententiae, il refuse la réception de tout sacrement et sacramental. Il ne participe plus à la vie spirituelle de l'Eglise. Privé des effets du baptême,
- Il ne peut plus recevoir ni la pénitence, ni la communion, ni l'extrême-onction.
- Il ne peut plus assister aux offices publics du culte divin.
- Il ne peut plus avoir le moindre rôle tel que parrain ou témoin de mariage.
- Il ne peut plus bénéficier de l'intercession publique de l'Eglise (messe à son intention notamment).
- Il ne peut plus être recevoir des funérailles chrétiennes.
Bref, on ne peut pas plus lui communiquer la vie divine qu'un âne qui n'a pas soif. Et inutile de lui parler : on ne jette pas des perles aux pourceaux (Mt 7, 6).
Si Dieu lui prête vie, il peut toujours se rétracter mais au prix d'une démarche autrement plus conséquente. Et c'est au prix d'une démarche de conversion longue et coûteuse que l'on peut revenir de son apostasie, dont les effets ne sont guère éloignés du péché mortel.

( 966965 )
Vraiment ? par MG (2023-06-28 17:49:51)
[en réponse à 966961]
vous êtes certain de ce que vous avancez ?
Et inutile de lui parler : on ne jette pas des perles aux pourceaux (Mt 7, 6).
Je suis encore plus étonné.

( 966971 )
Simple conseil de prudence par PEB (2023-06-28 18:17:48)
[en réponse à 966965]
Un apostat est un esprit fort, souvent orgueilleux dans sa démarche.
Il y a un risque d'épuisement personnel et spirituel à vouloir le sermonner. C'est inutile et dangereux, d'abord pour soi. Son acte même signifie qu'il ne veut plus être entretenu du Ciel. Le seul témoignage d'une vie chrétienne authentique est en soi suffisant comme contradiction.
Si, en revanche, l'apostat se repent, alors il vaut mieux l'adresser au diocèse où on saura discerner la sincérité de son mouvement.
C'est pourquoi les simples fidèles sont invités à réduire leur commerce avec ces personnes.
Quant aux conséquences de l'excommunication : on ne peut pas être dedans et dehors, être et avoir été. C'est prendre véritablement au sérieux la démarche du demandeur que d'en tirer toutes les conclusions qui découlent de l'expression de sa volonté.
Et il ne faut pas venir pleurer après.

( 966984 )
Drôle par MG (2023-06-28 21:39:26)
[en réponse à 966971]
il vaut mieux l'adresser au diocèse où on saura discerner la sincérité de son mouvement.
Vu l'état des curies diocésaines...
Il faut aussi prier pour lui. Je crois avoir aussi appris que l'excommunication ne fermait pas systématiquement les portes du Ciel ?
Il y a eu des excommunications un peu abusives n'est-ce pas ?

( 966983 )
Le retour de l'enfant prodigue... par Père M. Mallet (2023-06-28 21:35:52)
[en réponse à 966961]
"il peut toujours se rétracter mais au prix d'une démarche autrement plus conséquente."
Combien de coups de bâton ?
Certes, il faut une démarche sincère et sérieuse ; je suppose qu'on lui donnera une petite pénitence, mais sans qu'il soit besoin de faire tout un long "discernement". De même que quand un pénitent s'accuse d'avoir commis un péché grave régulièrement pendant des décennies, on ne lui donne qu'une pénitence un peu symbolique. Il affirme qu'il regrette sa faute, on le croit (sauf cas de récidives).
"Témoin de mariage" : a priori, on demande du témoin qu'il ait l'usage de la raison, et la "capacité de perception sensitive" (voir et entendre). On ne demande pas qu'il soit baptisé ou croyant. S'il l'est, c'est grandement préférable, évidemment.
"revenir de son apostasie, dont les effets ne sont guère éloignés du péché mortel." Les péchés mortels me semblent hélas beaucoup plus fréquents que les apostasies formelles (qui ont elles aussi des péchés mortels, hormis les cas d'ignorance et autres semblables).

( 967010 )
Il me semble que cette excommunication par Vincent F (2023-06-29 12:37:28)
[en réponse à 966961]
Peut justement être levée lors de la réception du sacrement de pénitence.

( 967011 )
Effectivement par Meneau (2023-06-29 13:28:08)
[en réponse à 967010]
J'attendais qu'éventuellement qqun de mieux informé le dise, mais, hors les cas réservés au siège apostolique, la démarche normale est d'obtenir l'absolution et la levée de l'excommunication en confession.
Il est donc faux d'écrire dans l'absolu que l'excommunié ne peut bénéficier du sacrement de pénitence.
Cordialement
Meneau