Le Forum Catholique
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« La nouvelle polémique autour de la liturgie manifeste les impensés du catholicisme français » par Fenestri (2023-06-27 16:25:34)
Tribune publiée par La Croix (complète car en accès libre sur le site) qui ne manquera pas de faire réagir certains liseurs et qui a le mérite d'essayer de prendre de la hauteur. Nul doute que Paul Airiau, intervenu il y a longtemps dans un rendez-vous du FC, va se prendre quelques tirs croisés...
Qu'en pensez-vous ?
« La nouvelle polémique autour de la liturgie manifeste les impensés du catholicisme français »
L’historien Paul Airiau analyse comment la nouvelle polémique sur la liturgie, opposant de nouveau « traditionalistes » et « conciliaires », dit beaucoup des impensées du catholicisme de notre pays.
Il aura donc suffi d’un motu proprio papal faisant dans l’éparpillement façon puzzle, d’un effet rattrapage face aux intempéries de 2022, d’un plan média fort bien maîtrisé et d’une tribune d’un ancien vicaire général en exil pour qu’une partie du catholicisme français s’offre le luxe d’une nouvelle polémique autour de la liturgie, et donc de tout le reste. Il a ainsi de nouveau manifesté trois de ses impensés.
D’abord, l’obsession unitaire. En effet, en schématisant assez vigoureusement, les « conciliaires » veulent imposer aux « traditionalistes » de s’inscrire à l’intérieur du cadre posé par Vatican Ⅱ, en reconnaissant tangiblement sa légitimité et sa supériorité. Alors qu’ils ont théorisé et pratiqué l’inculturation, y compris en Occident où la pastorale a dû massivement s’adapter à la modernité tardive, ils demeurent incapables d’envisager que les « traditionalistes » puissent être une des formes de la culture catholique occidentale. Ils postulent que ne peuvent coexister avec la même légitimité deux formes du catholicisme, d’autant qu’elles se contestent l’une l’autre.
Coexistence impossible entre traditionalistes et conciliaires ?
Les « traditionalistes » de leur côté critiquent les réformes conciliaires, spécialement en matière liturgique, imaginant l’abolition du nouvel ordo ou son interprétation par l’ancien pour in fine l’y dissoudre. Dans leur majorité, ils n’envisagent pas, et encore moins depuis François, une coexistence pacifique avec les « conciliaires », refusant ou redoutant de devenir une réserve ou un ghetto. Sûrs d’être une forme normative et supérieure du catholicisme, ils ignorent leur propre pluralité, y compris liturgique, malgré les variabilités individuelles, locales ou institutionnelles dans l’appropriation d’un ordo pensé comme intouché, ou presque, depuis toujours, et des disputes récurrentes (forme de la participation des fidèles, messe dialoguée…).
Ensuite, l’illusion de la permanence. Les deux camps se revendiquent d’une pure authenticité catholique, sans solutions de continuité. Pourtant, dans ses rituels, ses théologies, ses spiritualités, ses pastorales, le catholicisme post-Vatican Ⅱ est une mutation du catholicisme antérieur, jugée nécessaire par ceux qui l’ont réalisée, lesquels postulaient qu’il y aurait continuité essentielle malgré les transformations formelles, l’autorité conciliaire garantissant la validité du processus.
Réappropriation d’une pratique
Les hiatus liturgiques sont ainsi occultés, alors que la distance entre Sacrosanctum concilium et les rites réformés est conséquente, puisque, selon une logique administrative, les technocrates firent endosser par les instances dirigeantes des choix allant bien au-delà de ce qu’elles avaient voulu. La légitimité « traditionaliste » se construit sur cette distance, en affirmant maintenir sans faille ce qui s’est toujours fait avant. Mais cet avant est récent, sur des points peu anecdotiques, tels le bréviaire, radicalement réformé en 1911, ou la Semaine sainte, profondément transformée en 1955, ce qui a conduit des « traditionalistes » à revenir à la Semaine sainte d’avant 1955.
Cette réappropriation d’une pratique disparue est caractéristique du « traditionalisme ». Outre qu’il maintient des formes jugées obsolètes par les « conciliaires », il réinvente des us en partie tombés en désuétude et restitue de manière contemporaine des formes (paramentique, mobilier liturgique, espaces rituels) dans l’état d’avant leurs transformations des années 1920-1960. Si, pour les « traditionalistes », ce n’est pas l’essentiel puisque seule compte la conservation de « la messe de toujours », ce sont pourtant bien des nouveautés qui sont placées sous l’étiquette de « la Tradition », nouveautés du fait même d’être réactivées volontairement par et pour des groupes en relation critique avec l’institution.
Enfin, le rôle des médiations institutionnelles. Le catholicisme « conciliaire » a fait le choix de l’héroïsme individuel, de l’implication personnelle, passant par pertes et profits tout usage de la pression sociale pour faire adhérer à ce qu’il est et assurer sa place dans la société. Il n’attend rien du politique et des logiques sociales assurant la reproduction des institutions, hormis pour la famille et l’école. Il voit donc d’un mauvais œil les « traditionalistes » prétendant vouloir « restaurer la chrétienté ». Il dit ainsi sa mauvaise conscience d’avoir fait disparaître ce qui lui assurait une présence autre que patrimoniale, surtout lorsqu’il voit l’efficacité des minorités agissantes travaillant à transformer la société. Il s’illusionne pourtant en pensant que pourrait renaître un catholicisme « constantinien ».
Les « traditionalistes » sont trop peu nombreux pour peser
Les « traditionalistes » ne se sont jamais accordés sur un quelconque projet politique, et la rhétorique de chrétienté sert surtout à la mobilisation interne, au service d’une transmission familiale relayée par l’école, cette pression sociale fort localisée alimentant un investissement individuel plus ou moins intense et une reproduction plutôt réussie. Les agitations ponctuelles et médiatisées ne peuvent cacher leur massive inefficacité, ni que les pouvoirs publics préfèrent largement les « conciliaires », dont l’opposition euphémisée à la modernité avancée et l’institutionnalité ne les fait pas encore suspecter de « séparatisme » ou de confusion du politique et du religieux. Les « traditionalistes » sont aussi trop peu nombreux (100 000 sans doute, toutes obédiences confondues) pour peser, quand bien même ils supputent, avec leur fécondité supérieure en enfants et vocations, être un jour la majorité des pratiquants et du clergé. Mais une projection n’est qu’une hypothèse, et 20 000 pèlerins de Pentecôte, français et étrangers, pèsent moins que les pratiquants dominicaux de Paris ou du diocèse de Versailles, et représentent 5 % des donateurs annuels au denier du culte – et la moitié du nombre d’abonnés au stade Vélodrome. Quant à la pluri-observance (les « tradismatiques »), elle est minoritaire, et peut-être est-elle plus liée à l’âge (les moins de 30 ans) qu’à la génération (elle existait avant 1988).
Faut-il parler d’une controverse pour rien ? Peu importe à l’historien profitant des circonstances pour analyser l’immédiat à partir de ce qui fut. Il laisse ceux qui le veulent se saisir de ses dissections, au risque qu’ils en ignorent la modalité, celle d’un savoir critique et autonome en son ordre, peu utile pour répondre aux deux angoisses modernes du catholicisme : « Que faire ? », « Qui vive ? »

( 966890 )
Le lien par Fenestri (2023-06-27 16:33:04)
[en réponse à 966889]
J'ai oublié de mettre
le lien, le voici. S'il est possible au modérateur de l'insérer dans mon message d'origine... Merci !

( 966892 )
[La Croix] « Le catholicisme post-Vatican II est une mutation » par des « technocrates » par Gaspard (2023-06-27 17:10:24)
[en réponse à 966889]
C'est une évidence, mais que cela soit écrit dans La Croix est notable.
Je relève aussi :
les « conciliaires » (...) ont théorisé et pratiqué l’inculturation, y compris en Occident où la pastorale a dû massivement s’adapter à la modernité tardive, ils demeurent incapables d’envisager que les « traditionalistes » puissent être une des formes de la culture catholique occidentale
(...)
Les hiatus liturgiques sont ainsi occultés, alors que la distance entre Sacrosanctum concilium et les rites réformés est conséquente, puisque, selon une logique administrative, les technocrates firent endosser par les instances dirigeantes des choix allant bien au-delà de ce qu’elles avaient voulu.
Enfin, que les "tradis" soient trop peu nombreux pour peser n'est vraiment pas un argument, surtout pour un historien. Ce sont bien les minorités motivées qui peuvent peser, surtout quand la majorité est moribonde.

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Absolument par Christiank (2023-06-27 18:11:28)
[en réponse à 966892]
Surtout avec une fécondité relative astronomique en vocations.

( 966895 )
Ça sent la faillite conciliaire... par vistemboir2 (2023-06-27 18:04:18)
[en réponse à 966889]
ou post-conciliaire, à lire un tel article dans La Croix. Quoiqu'en dise l'auteur sur le monde "tradi", le pèlerinage de Chartres de cette année est bien un marqueur signifiant de l'évolution actuelle du catholicisme en France, tant il a impressionné les médias acquis au modernisme depuis leur origine. Curieusement, cet événement considérable n'a suscité aucun écho du côté de Rome, lui infligeant un cruel démenti en démontrant de quel côté est la "rigidité", la "rancœur", la "nostalgie du passé"...
Sur un plan plus général, ce n'est pas le "chemin synodal", le "Synode sur la synodalité" ou l'"Église synodale", véritables gadgets de communication pour le moment, qui pourront masquer longtemps la catastrophe conciliaire et le vide abyssal du discours "pastoral" officiel, fondé non d'abord sur la fidélité à l'Évangile, mais avant tout sur le souci de ne pas déplaire au monde, "celui pour lequel le Christ n'a pas prié". (Cf. Jn 17,9).

( 966897 )
Il semble que par Christiank (2023-06-27 18:16:57)
[en réponse à 966895]
Dire faillite postconciliaire soit plus prudent, ce qui d'ailkeurs n'exclut pas l'autre, c'est juste différent. Et la gravité peut être différente dans les 2 cas.

( 966898 )
Ce texte par Christiank (2023-06-27 18:21:20)
[en réponse à 966889]
Centre l'analyse sur la tradition, alors que je crois que la vraie question profonde est l'heresie cryptogamique (Rahner), la pression des pulsions consuméristes d'après guerre, que Mgr Lefebvre admettait mais qu'il jugeait secondaires ("je veux bien admettre..." disait-il, comme réticent)

( 966913 )
Paul Airiau semble assis entre deux chaises par Aliocha (2023-06-27 19:00:45)
[en réponse à 966898]
la chaise tradie et la chaise conciliaire, en suspectant la solidité des deux, tout en se drapant dans l'objectivité de l'historien. Le traditionalisme ne pèse presque rien, qu'il dit, mais il le passionne, car il ne fait que produire des articles ou des contributions sur le sujet

( 966916 )
En 1910-1940 par Christiank (2023-06-27 19:53:32)
[en réponse à 966913]
Ceux qu'on appelait, parfois injustement, "modernistes", parfois victimes d'une chasse excessive (dans cet excès réside le vrai sens du terme "intégristes"), ne pesaient aussi presque rien.
Notre situation actuelle me parait y ressembler...

( 966924 )
très juste observation par Luc Perrin (2023-06-27 23:03:15)
[en réponse à 966916]
pour le coup d'une micro-minorité qui a fini par influencer largement l'espace catholique. Déjà présente en grand nombre dans les Églises protestantes anciennes au XIXe.
Notons cependant qu'un Alfred Loisy passe aux yeux d'un théologien actuel néo-jésuite de renom pour ... excessivement "néo-thomiste". Je cite ex auditu.
1900-1940 : le maître-ouvrage de Loisy est de 1902 L'évangile et l'Église.

( 966912 )
ce que j'en pense ? par jejomau (2023-06-27 18:59:46)
[en réponse à 966889]
C'est qu'on est trollé par La Croix. Comme ils n'ont plus de lecteurs...

( 966914 )
Merci pour cet excellent article par Roger (2023-06-27 19:13:29)
[en réponse à 966889]
Je suis évidemment stupéfait de voir La Croix oucrur ses colonnes à un historien capable de donner une analyse aussi modérée.
!
C'est un signe des temps !
Une seule réserve : 20 000 pèlerins sur 97 km en 3 jours pèsent plus que 40 000 abonnés au stade vélodrome

( 966915 )
L'expression "solution de continuité"... par Père M. Mallet (2023-06-27 19:19:13)
[en réponse à 966889]
...est piégeuse.
Comment la comprenez-vous ?... :
1) une solution qui permet de résoudre un problème en sauvegardant une continuité entre les deux positions ?
ou bien bien :
2) la continuité se dissout entre les deux : il n'y a PAS de continuité ?...
La moitié des auteurs se trompent totalement, et la moitié des lecteurs aussi.
L'expression est donc à bannir totalement.
Ah, c'est "évidemment" (?...) le sens n° 2 qui est le bon !...
Eh oui !...
A bannir, vous dis-je !...
https://fr.wiktionary.org/wiki/solution_de_continuité
Amitiés à Paul Airiau, que j'ai bien connu au siècle dernier.

( 966923 )
intéressante analyse en dépit de ce lubacisme dont il est difficile de se défaire par Luc Perrin (2023-06-27 22:54:13)
[en réponse à 966889]
Les "conciliaires" - acceptons l'étiquette de prime abord - ont en effet suivi la pente consciente pour certains pas très consciente pour d'autres d'abattre ce qu'un théologien jadis nomma "les bastions" et ce qui représente le coeur du catholicisme intransigeant, refaire la chrétienté "par en haut", via la législation, un lien étroit Église-État etc.
Les tradis, j'en ai parlé longuement ici même, ont maintenu la "thèse" comme disait Mgr Dupanloup en 1865 déjà mais se sont de facto contentés de "l'hypothèse", la laïcité sous de multiples formes. oh certes on manie l'encensoir de temps à temps en face de l'icône du Syllabus mais en pratique Assise et Abou Dhabi sont passés au 1er rang des préoccupations bien plus que la "République chrétienne" que fut plusieurs décennies la Colombie ou l'Équateur de Gabriel Garcia Moreno entre 1859 et 1875.
Je dirai que sans avoir rejoint la néo-intransigeance de Paul VI-Jean Paul II et Benoît XVI, nombre de tradis de facto s'en sont rapprochés. Qui les en blâmerait ? Pas moi.
Faut-il pour autant penser qu'un catholicisme tout "spirituel", dégagé de toute "politique" et de toute préoccupation institutionnelle est viable et même existe ?
Là je me sépare radicalement de mon cher ami Paul Airiau et de sa lecture lubaciste ou blondéliste si on veut remonter au maître Maurice Blondel. L'incarnation implique dans la Tradition latine et orientale de se salir les mains dans le politique, l'institutionnel, le législatif : le fait de laisser le champ libre aux forces du Malin, de se retrancher derrière un masque de papier même FFP2 ne sert à rien, c'est même nuisible le plus souvent. Et au plan du salut individuel, il nous sera demandé des comptes comme ces intendants de l'Évangile. Celui qui a enfoui son talent n'a pas vraiment plu à son maître NSJC n'est-ce pas ?
Peut-on d'ailleurs prétendre que les "conciliaires" sont détachés des moyens institutionnels, qu'ils ignorent ces institutions ? Si c'est le cas, c'est à la manière du Tartuffe de Molière ah madame cachez cette institution que je ne saurais voir ...
Mais il n'y a pas plus politique politicien que l'actuel Souverain Pontife : il intervient en politique nominalement dans la campagne américaine de 2016, il encourage J. Biden et Nancy Pelosi personnellement, il est tout entier dans la politique mondialiste, tout impliqué dans le slogan du "changement climatique", il a des gestes en faveur des LGBTQXYZ+-x sans pour autant franchir encore le pas malgré quelques essais en 2014-2015 ...
On pourrait aussi bien aligner les exemples pour tous les papes dits "conciliaires", un peu moins sans doute pour Benoît XVI le plus blondéliste du lot il est vrai.
Bref le détachement tout spirituel des réalités terrestres n'est pas à mon sens intégralement dans les textes de Vatican II, il y a des aspects qui en viennent oui mais pas 100% le néo-thomisme persiste dans bien des passages et l'application de Vatican II n'a pas été exclusivement dans un fier retrait sur l'Aventin comme on contemple de Montmartre et de la basilique du Sacré Coeur, l'agitation du Paris sécularisé. Bien des "conciliaires" sont descendus de la sainte colline et ont tenté de combattre les tendances post-chrétiennes a-chrétiennes aujourd'hui. L'héroïsme "individuel" n'est pas, à mon sens et de loin, l'alpha et l'omega des "conciliaires". A lire Frédéric Martel et le rapport de la CIASE que Paul Airiau connaît bien, il n'y a pas eu que des "héros" dans l'aventure des post-conciliaires. Du côté tradi en général, des héros et héroïnes individuels existent aussi et des cas moins glorieux également.
Je souscris à l'évaluation du petit nombre, Paul est un peu chiche je pense à l'échelle mondiale mais admettons. Face au milliard de "conciliaires", c'est infime : je l'ai souvent dit ici.L'histoire du Salut n'est bien évidemment pas inscrite dans le temps court ni même moyen cf. le christianisme antique.
Les adversaires puissants de la foi chrétienne - car on peut transposer aux Églises chrétiennes en général tiraillées entre ces 2 tendances de l'intransigeance (qui inclut des compromis et de la souplesse dès Pie VII) et de la compromission toujours plus compromettante (cf. l'anglicanisme, les calvinistes ...) - sourient des blondéliens qui restent assis à contempler la bataille.
Conciliaires ou tradis in fine, le Maître demandera compte du talent (ou plusieurs) qu'ils nous a confié au baptême : l'avons nous fait fructifier ou pas ? Des sociologues en nombre constatent l'effacement du christianisme en Europe. Oh certes tradis, tradismatiques, conciliaires fermes dirais-je sont le petit nombre mais j'ose croire que les confessants sans hypocrisie auront un meilleur dossier à plaider au jour du Jugement que ceux qui à force de compromission auront été tout engloutis dans le ventre de la Bête.
Daudet avec les Trois messes basses a pratiquement tout dit en 1875. Que ces mets escomptés semblaient appétissants et il fallait en finir avec ces messes ... la simplification liturgique à outrance déjà.
ps. Bien entendu la catégorie "conciliaires" est un bazar oriental dans lequel on trouve de tout y compris du néo-jésuite fort peu "conciliaire". En frappant (en "volpisant") dans les tout premiers instants du pontificat les Franciscains de l'Immaculée, le Pontife régnant a marqué une ligne rouge bien repérée en son temps par le Prof. Mattei : pas question de favoriser un rapprochement entre les groupes tradis auxquels on va appliquer la tactique du "salami" (cf. l'Europe de l'Est de 1944 à 1949) et les tradismatiques ou simplement conciliaires conséquents (la congrégation est post-conciliaire). Le néo-catholicisme "californien" n'est pas à la différence de la "comprehensiveness anglicane" (capacité à faire cohabiter des tendances divergentes) prédisposé à la tolérance bonasse à laquelle Jean Paul II et Benoît étaient plus enclins. Il est directement en prise avec ... le politique et l'agenda 2030 est aussi coercitif dans l'espace européen, qu'au Canada, Australie, Nouvelle-Zélande Californie et états bleus. Faire disparaître les véhicules à combustible classique (essence) comme faire disparaître les tradis pour "sauver la planète". Sauver/salut tout sécularisé, sorti de Dieu.

( 966967 )
Guillemets par Christiank (2023-06-28 17:59:04)
[en réponse à 966923]
À "conciliaires" parfaitement pertinents, les textes étant ambigus. Suis-je "conciliaire" en exigeant le grégorien, ou anti-"conciliaire", puisque ma politique est de refuser systématiquement toute messe chantée sans grégorien?
Par contre la mondanisation du concile est évidente, bien que non par en haut, vous avez raison. Dire que cette mondanisation est liée à une plus grande pureté spirituelle me semble faux, cette mondanisation est directement reliée au consumérisme médiatique et donc aux hérésies cryptogamiques. On n'est absolument pas plus spirituel quand les fins dernières sont censurées, surtout l'une d'entre elles.